Beirut Chants est lancé. Beyrouth en musique
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Nº 3030 du vendredi 4 décembre 2015

Beirut Chants est lancé. Beyrouth en musique

 
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La 8e édition du festival Beirut Chants a démarré le mardi 1er décembre, avec la Messa di Gloria de Puccini, pour se poursuivre jusqu’au 23 du mois, dans les églises et cathédrales de la ville.

Extrême affluence ce mardi 1er décembre, à l’église St. Georges des maronites, pour le lancement des festivités de la 8e édition du Beirut Chants. Un mot d’hommage, en premier lieu, à la libération des otages de l’Armée libanaise, et place à la musique. Après avoir rempli le Carnegie Hall en mai 2015, les voilà au Liban. Les chorales de l’Université Antonine et de la NDU, ainsi que l’Orchestre Giovanile Mediterranea, Palerme, sous la direction de Toufic Maatouk, et accompagnés du ténor Béchara Moufarrej, du baryton Salvatore Grigoli et du basse Marco Vinco. Les silences s’accordent aux souffles, et fusent les premières notes de la Messe de Giacomo Puccini.
Un début tout en beauté, et l’audience est emportée. Composée dans une orchestration classique, comportant un Kyrie, un Gloria, un Credo, un Sanctus et un Agnus Dei, la Messe de Puccini est portée à merveille par les chœurs masculins et surtout féminins de la chorale. Des voix qui emboîtent le déferlement de notes, tour à tour lyriques, puissantes et dramatiques. Les solistes, quant à eux, Béchara Moufarrej, Salvatore Grigoli et Marco Vinco font résonner leurs voix amples, parfois légèrement faibles, pour porter l’émotion à son extrême. Et c’est une «standing ovation» pour un public charmé et fier de porter la musique tout au long de ce mois de festivités.

 

Au programme
Lundi 7
Salon musique de la Belle époque: à l’occasion du centenaire du compositeur italien Francesco Paolo Tosti, la soprano Artemisa Repa sera accompagnée au piano de Fabio Centanni.
St. Elie, Kantari, 20h.
Mardi 8
Impressive Duo avec Boris Andrianov, premier prix violoncelle du concours Rostropovitch compétition et Alexander Ghindin, premier prix piano du concours Tchaïkovski.
St. Louis des Capucins, 20h.
Vendredi 11
Hommage à Nagi Hakim avec l’Orchestre philharmonique libanais, sous la direction de Francesco Lanzillotta, et accompagné de Claire Foison au piano, en collaboration avec le Centre du patrimoine musical libanais et le Conservatoire national.
Cathédrale St. Georges des maronites, 20h.
Samedi 12
«Technique doesn’t exist», récital du pianiste par Julien Libeer.
Eglise Saint-Maron, Gemmayzé, 20h.
Dimanche 13
Avanesyan Piano Trio, avec Hrachya Avanesyan (violon), Aleksander Chavshyan (violoncelle) et Julien Libeer (piano).
St. Elie, Kantari, 20h.
Lundi 14
«Un Noël de ténor!» avec la voix d’Elya Francis, accompagné au piano par Fausto Di Benedetto.
Notre-Dame al-Ataya, Achrafié, 20h.
Dimanche 20
Le concert du Festival, avec la soprano Mira Akiki, Ihab Jammal au violon et Bassel el-Baba au piano.
Cathédrale St. Elie des grecs-catholiques, 20h.
Mardi 22
Hommage à la chorale Beirut Orpheus. Au programme: la Messe du couronnement de Mozart ainsi que des chants de Noël, qui seront interprétés par les sopranos Corinne Metni, Samar Salamé et Miranda Heldt, la mezzo Angela Simkin, le ténor Julian Issa, les barytons Julien Van Mellaerts et Rajai Khouri, ainsi que la chorale de l’Université Antonine, sous la direction de Toby Purser et Toufic Maatouk.
Eglise Saint-Maron, Gemmayzé, 20h.
Mercredi 23
Concert de clôture tout en opéra. La soprano Cinzia Forte interprètera un bouquet d’arias accompagnée au piano par Maurizio Agostini, en collaboration avec le Teatro di San Carlo de Naples.
Eglise Saint-Maron, Gemmayzé, 20h.

 

Nayla Rached

Retrouvez le reste de la programmation sur www.beirutchants.com et la page Facebook.

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Éditorial
Frangié ou le chaos

La question de l’élection présidentielle a confirmé que les chrétiens du Liban ne sont plus ces preneurs d’initiatives, ces rassembleurs de la nation, ces dynamiseurs, capables d’innover, d’imaginer, d’entreprendre et de rallier les autres partenaires à leurs idées. On le savait depuis déjà trois décennies, mais on continuait à espérer un changement des mentalités et des habitudes, des actes et des paroles. Dix-sept mois de vacance présidentielle étaient amplement suffisants pour qu’ils tentent de se repositionner sur l’échiquier national, qu’ils se libèrent de leur condition de suiveurs et redeviennent des décideurs, qu’ils recommencent à peser dans la balance. Ils auraient pu facilement y parvenir en s’entendant entre eux sur un candidat unique à la présidentielle et en portant son nom aux autres partis, qui n’auraient eu ni le courage ni la possibilité de le refuser. En vain. Certains leaders sont restés prisonniers de leur ego démesuré, de leur entêtement légendaire et de leur myopie politique. Au lieu de faire l’événement, ils l’ont regardé venir, initié par les autres et, aujourd’hui, ils en subissent les conséquences.Les autres, c’est Walid Joumblatt, qui s’est réservé une place de choix dans l’équation présidentielle dès la première heure, en présentant son propre candidat, Henri Hélou. C’est Saad Hariri, qui a fait mine d’appuyer la candidature de Samir Geagea tout en négociant la présidence avec Michel Aoun, avant de se rétracter et de passer au suivant… C’est aussi Nabih Berry, qui avait en réserve son candidat caché et qui imaginait, pendant tout ce temps, le scénario de sortie de crise et se donnait les moyens de le concrétiser. Entre-temps, les leaders chrétiens se neutralisaient mutuellement et attendaient que leurs alliés respectifs fassent pencher la balance en leur faveur. Ils se sont barricadés derrière des attitudes négatives, si bien qu’ils sont tombés des nues lorsqu’ils ont appris le projet de candidature de Sleiman Frangié. Ils en ont avalé leur langue. Que peuvent-ils dire du leader du Liban-Nord? Qu’il n’est pas représentatif, qu’il est manipulé, inféodé à telle partie locale ou tel pays régional? Ils savent très bien que cela est inexact. Lui reprocher d’avoir été «choisi» par Saad Hariri est encore moins vrai, car Sleiman Frangié, est, avant tout, le choix de l’Eglise maronite, qui l’a placé parmi les «quatre présidentiables forts», avec l’accord des autres «pôles» chrétiens.Berry, Hariri et Joumblatt ont le mérite d’avoir saisi le moment opportun pour lancer, défendre et vendre, au Liban et à l’étranger, l’option Frangié. Les leaders chrétiens, eux, ont semblé complètement déconnectés des réalités régionales et internationales. Ils n’ont pas vu qu’une «window of opportunity» s’était entrouverte, et qu’il fallait s’y engouffrer avant qu’elle ne se referme, pour prendre l’initiative et se replacer, ainsi, au centre de l’échiquier national. Comme, il y a un an et demi, ils auraient dû faire bloc derrière la candidature de Michel Aoun, ils doivent, aujourd’hui, choisir Sleiman Frangié, quitte à appuyer, demain, Samir Geagea ou Amine Gemayel.Sleiman Frangié n’est pas encore président et il se peut qu’il ne le devienne pas, même si les indices plaidant en faveur de sa candidature se multiplient. Mais une chose est sûre, si les leaders chrétiens choisissent la voie de l’autodestruction, le vide pourrait s’éterniser.De là à dire que les Libanais sont confrontés à l’équation Frangié ou le chaos, il n’y a qu’un petit pas à franchir.


 Paul Khalifeh
   

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