Minassa. Rencontre autour du théâtre arabe aujourd’hui

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    Minassa. Rencontre autour du théâtre arabe aujourd’hui
    L’association Shams, le théâtre Monnot et l’Institut français du Liban organisent une rencontre sur la création théâtrale contemporaine dans le monde arabe. Minassa se déroulera du 15 au 20 octobre,...
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L’association Shams, le théâtre Monnot et l’Institut français du Liban organisent une rencontre sur la création théâtrale contemporaine dans le monde arabe. Minassa se déroulera du 15 au 20 octobre, dans plusieurs théâtres à Beyrouth.


Minassa propose au public libanais de découvrir les pratiques théâtrales du monde arabe contemporain et invite des dramaturges, des metteurs en scène, des comédiens et des opérateurs culturels à partager un moment privilégié d’échange et de réflexion sur le théâtre arabe aujourd’hui.
Durant une semaine, des jeunes de Tunisie, d’Egypte, de Palestine, du Liban, de Syrie et d’Irak vont se rencontrer, confronter leurs expériences et leurs différences, se rassembler sans se ressembler, dans un espace qui a les mêmes contours pour tous: le théâtre et la révolution arabe aujourd’hui.
Lors d’une conférence de presse tenue à l’Institut français du Liban, le 9 du mois courant, à l’occasion du lancement de Minassa, Aurélien Lechevallier a souligné le caractère «particulièrement important de cette initiative. Cet événement est d’une grande importance pour nous, car il a émergé à la suite des événements du Printemps arabe, et notamment de la mobilisation des jeunes. Selon le conseiller de coopération et d’action culturelle et directeur de l’Institut français du Liban, l’idée de Minassa est de se pencher sur la part consacrée à la jeunesse et à la créativité dans le cadre du Printemps arabe, qui a bouleversé nos perceptions de la politique et de la culture dans cette région, et sur comment transformer en art et en culture un appel des jeunes d’aujourd’hui». Il a également insisté sur la dimension régionale de l’événement, sur son plurilinguisme et sur l’invitation d’acteurs culturels français à assister aux spectacles dans le but d’envisager de futures programmations en France.
De son côté, Roger Assaf, président de l’association Shams, a rappelé que l’histoire du théâtre a de tout temps été marquée par les bouleversements révolutionnaires. «Actuellement, nous visons une époque extrêmement importante qui englobe l’ensemble des territoires arabes et qui se distingue par la participation du peuple à l’Histoire mais aussi à la culture. A partir de là, l’idée est née de donner un espace aux artistes, témoins ou actifs, pour se rencontrer et avoir l’occasion de discuter, afin que de ce brassage naissent les questions qui vont déterminer l’art et la culture dans notre monde».
Paul Matar, directeur du théâtre Monnot, a souhaité la pérennité et la durabilité de ces rencontres.
Du 15 au 20 du mois, se succéderont des expositions, des débats, des présentations d’œuvres achevées ou en voie de création pour aboutir le samedi 20 octobre à une table ronde, organisée à l’Institut français de Beyrouth, de 11h à 14h, en présence de spécialistes du théâtre, arabes et français, et de responsables d’institutions culturelles françaises. Y prendront part Robert Abi Rached, professeur émérite des universités et ancien directeur du théâtre et des spectacles au ministère de la Culture (France), Roger Assaf, Paul Matar, Pierre Abi Saab, journaliste culturel d’al-Akhbar, Marie Elias, enseignante et formatrice/animatrice d’ateliers de théâtre interactif (Syrie), et Philippe Foulquié, représentant de Factory Autrepart (France). La table ronde permettra ainsi d’évoquer les interrogations et les questions levées en aval des représentations.

N.R.



Le programme
Lundi 15
17h: Ouverture de l’exposition permanente des photographies de Ziad Homsi – Association Shams.
18h: Au cœur de la révolution syrienne, Th. Tournesol.
20h30: Dans l’ombre du martyr de Paula Fünfeck et François Abou Salem (Palestine), Th. Tournesol.
Mardi 16
18h30: Ouverture de l’exposition permanente « Hommage à François Abou sSlem »- Th. Monnot.
19h: Beirut Sepia, de Chrystèle Khodr (Liban), Th. Monnot, ACT.
20h30: Echo de Mohamed Habib (Egypte), Th. Monnot.
Mercredi 17
17: Signature des livres Le Glorieux paysan de Yakoub Chadrawi et Sous le patronnage de Zaccour de Raymond Gebara – Association Shams.
19h: Beirut Sepia, de Chrystèle Khodr (Liban), Th. Monnot, ACT (15000 L.L.).
20h30: Mémoire en retraite de Myriam Bousselmi (Tunisie), Th. Tournesol.
Jeudi 18
19h: Hoda jour et nuit, conte de Chirine el-Ansary (Egypte), Th. Monnot/ACT.
20h30: Les grenades libertogènes d’Ahmed Samir (Egypte), Th. Monnot.
Vendredi 19
18h30: Virtuelles de Issam Bou Khaled avec le collectif Decibel (Liban), Th. Tournesol/Mezzanine.
19h: Les monologues de Tahrir de Sondos Shabayek (Egypte), Th. Tournesol/Mezzanine.
20h30: Point Chaud de Muhannad Hadi (Irak), Th. Tournesol.
22h: Fil de soie de Maya Zbib (Liban), Zico House*.
Samedi 20
11h: Table ronde – Institut français du Liban.
20h30: Fil de soie de Maya Zbib (Liban), Zico House*.

 

*Le prix de toutes les représentations de théâtre et de conte est à 15000 L.L., à l’exception de Fil de soie, à Zico House à 25000 L.L.
Un passe étudiant à 25000 L.L. donne accès à tous les spectacles sauf Fil de soie et Beirut Sepia.
www.institutfrancais-liban.com – (01) 420234.
www.shamslb.org – (01) 381290.
www.facebook.com/masrah.monnot – (01) 421875.

 

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Éditorial
Sot dans l’inconnu

Il est toujours plus facile, lorsque l’on n’assume pas des responsabilités, et que, par conséquent, l’on n’a pas de comptes à rendre, de s’ériger en donneur de leçons. Il est plus aisé de se livrer à la surenchère quand on n’est pas aux commandes que lorsque l’on est appelé à prendre, tous les jours, des décisions qui engagent le destin d’un pays et qui influent sur l’avenir de millions de personnes. Il faut avoir ces réalités en tête en écoutant Mitt Romney disserter sur la politique étrangère des Etats-Unis et accuser son rival démocrate d’être mollasson. Face à la «passivité» du président sortant, le candidat républicain promet des solutions miracle, basées sur les muscles et les super-budgets militaires. Une bonne partie de son discours électoral est construite autour de la fausse accusation que Barack Obama a «laissé tomber» Israël, oubliant que l’aide militaire, le soutien financier et l’assistance technologique, fournis par l’actuel président à l’Etat hébreu, n’ont jamais été égalés par ses prédécesseurs. En fait, Mitt Romney reproche au locataire de la Maison-Blanche de résister aux pressions -qui frôlent les injonctions- de Benjamin Netanyahu, pour le pousser à couvrir et participer à une attaque préventive contre l’Iran. Accepterait-il, s’il siégeait au Bureau ovale, de s’engager dans une guerre dont les objectifs et les conséquences ne serviraient pas nécessairement les intérêts des Etats-Unis? Mitt Romney plaide donc pour un alignement total de la politique étrangère américaine sur celle d’Israël, même au détriment des intérêts nationaux des Etats-Unis. Un phénomène mis en évidence dès 2006 par les chercheurs John Mearsheimer et Stephen Walt, dans leur remarquable ouvrage sur l’influence du lobby israélien dans les orientations de la politique étrangère américaine. Un travail qui leur a coûté leur emploi, il faut le rappeler. Mitt Romney n’est pas en reste sur le dossier du processus de paix au Proche-Orient. Il affiche un mépris absolu pour les Palestiniens, avec qui la paix «est impensable», peut-on l’entendre dire dans une vidéo filmée à son insu. En d’autres termes, Israël n’a pas l’obligation de rendre les terres qu’il a volées et la situation de conflit et de guerre avec les Palestiniens est appelée à durer ad vitam æternam.    Mitt Romney a exploité à fond l’attaque du consulat américain de Benghazi, au cours de laquelle l’ambassadeur Christopher Stevens a été tué. Il estime que «les attaques contre l’Amérique, le mois dernier, ne doivent pas être prises pour des actes isolés. Elles illustrent la lutte plus large qui traverse tout le Moyen-Orient, une région qui vit son bouleversement le plus profond depuis un siècle.» Le camp républicain a dénoncé la réaction de l’Administration Obama après l’attaque de Benghazi, et le fait d’avoir attendu plusieurs jours avant de la qualifier de «terroriste» et de sous-estimer les menaces anti-américaines. Ces propos sont destinés à la consommation interne car ils n’apportent aucune idée constructive et nouvelle. Pas plus d’ailleurs que ses critiques contre ce qu’il appelle la stratégie d’«espoir» de Barack Obama. Là, le candidat républicain se fend d’une esquisse de stratégie: «Nous ne pouvons pas aider nos amis et battre nos ennemis si nos paroles ne sont pas appuyées par des actes et si la perception de notre stratégie n’est pas celle d’un partenariat mais celle d’une passivité». Traduit en realpolitik, cela ne veut absolument rien dire. Partenariat avec qui? Contre qui? Comment? S’il est élu président, Mitt Romney promet de renforcer les sanctions contre l’Iran pour l’empêcher de développer des capacités nucléaires militaires. Il subordonnerait l’aide financière à l’Egypte au respect du traité de paix avec Israël, augmenterait le budget américain de la Défense. Et, cerise sur le gâteau, il fournirait des armes aux rebelles syriens. Sur ce dernier point, l’actuelle Administration l’a devancé. Car les livraisons d’armes via l’Arabie saoudite et le Qatar –en plus de tous les autres pays qui ne l’ont pas reconnu officiellement- n’auraient jamais pu se faire sans le feu vert des Américains. Concernant l’augmentation du budget militaire, Mitt Romney ne semble pas connaître les chiffres des déficits américains. Sauf s’il compte sur les bons du trésor achetés par la Chine pour financer la dette américaine. Sur l’Iran, l’actuelle Administration a développé le régime des «sanctions intelligentes», douloureuses et efficaces, et qui commencent à donner leur fruit. Mais il n’est pas sûr qu’elles feront plier Téhéran. C’est d’ailleurs fortement improbable.    
Mitt Romney est à cours d’idées. Son discours veut se donner des semblants d’une force qui n’est qu’illusoire, car avec des muscles ramollis et des caisses vides, il ne peut plus mener le monde avec le bâton et la carotte.


 Paul Khalifeh
   

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