Instabeat. Une révolution en natation
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Nº 2896 du vendredi 10 mai 2013

Instabeat. Une révolution en natation

 
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Hind Hobeika a lancé le jeudi 2 mai 2013 au Berytech sa campagne de crowdfunding pour financer son premier produit: Instabeat, le premier moniteur de formation modulaire adapté à la biomécanique complexe en natation, fruit de sa propre création.

Genèse du produit
Instabeat est une technologie de sport start-up innovante au Liban fondée en 2011 par Hind Hobeika. La nécessité d’un dispositif de surveillance de la fréquence cardiaque étant primordiale pour les pratiques de natation, Instabeat s’est vu recevoir le premier prix du MIT Enterprise Forum Pan Arab Business Plan en 2012 et le troisième prix au sein de la compétition  Stars of Science organisée par la fondation de Qatar. Un premier financement pour ce produit Instabeat a été également assuré par le Berytech Fund en 2011.

Pourquoi et comment
Ce dispositif de natation révolutionnaire permet de suivre de manière transparente et instantanée l’entraînement du nageur. Permettant d’atteindre une certaine formation et de parvenir à certains objectifs de fitness, Instabeat est susceptible d’être monté sur une paire de lunettes de natation et a pour fonction de mesurer la fréquence cardiaque à partir de l’artère temporale en permettant à son utilisateur de se débarrasser de la ceinture thoracique. Non seulement ce dispositif fournit la fréquence cardiaque, mais aussi les calories, le nombre de tours et de virages-culbutes, ainsi qu’une évaluation en temps réel de la zone de fréquence cardiaque pendant le bain grâce à un code couleur: ainsi le bleu indiquerait la zone de combustion des graisses, le vert la zone de fitness et le rouge la zone de performance. L’appareil synchronise aussi tout ce qui précède par l’intermédiaire d’un tableau de bord personnel de façon à ce que le nageur puisse suivre son progrès au fil du temps.

«A ce jour, les nageurs ont eu recours à des technologies conçues pour les coureurs et pour les cyclistes, adaptées plus tard à eux, sans être pour autant compatibles avec le complexe biomécanique de la natation», déclare Hind Hobeika, fondatrice et P.-D.G. d’Instabeat. «Le mouvement des bras et de la tête rend impossible aux nageurs la lecture des valeurs affichées sur une montre tout au long de la séance d’entraînement. C’est pourquoi nous nous sommes concentrés sur l’intégration de l’appareil sur un accessoire de natation».
Campagne de financement
La campagne de financement lancée par Instabeat vise à amasser 35000 dollars d’ici environ un mois sur Indiegogo, afin de financer la fabrication du premier dispositif. Elle invite les contributeurs à prendre part à cette révolution et les pousse à créer une énorme différence dans le monde de la natation. Le dispositif est vendu à un tarif spécial (139 dollars au lieu de 149, prix précommandé sur le site suivant: http://www.indiegogo.com/projects/instabeat/x/).
Indiegogo ou le financement de la foule
Indiegogo est un site de crowdfunding international fondé en 2008 à San Francisco en Californie. A partir de 2012, il accueille plus de 100000 campagnes de financement dans différents domaines tels que la musique, le «small-business» et le cinéma.
Le financement de la foule décrit l’effort collectif d’individus qui agencent et mettent en commun leur argent, le plus souvent via Internet, pour soutenir un projet initié par d’autres personnes ou organismes. Les projets peuvent être de toute nature: produits de consommation, films, albums de musique, etc. La campagne de financement offre des récompenses prédéfinies ou des avantages à ses collaborateurs en fonction du montant avec lequel ils s’engagent.
Les start-up préfèrent généralement les campagnes de financement de foule sur les autres types d’investissement, en raison des avantages non financiers supplémentaires qu’elles offrent tels le profil renforcé pour le créateur, un outil à faible coût pour le marketing et l’acquisition prématurée de clients et de commentaires concernant le produit.

 

Natasha Metni

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Éditorial
Il ne reste que le rêve… et encore!

Alors que les magouilles gangrènent les institutions du pays, que le chômage bat son plein et que les citoyens, livrés à la loi de la jungle, souffrent d’une absence totale de protection, le Liban perd au fil des ans l’énergie de sa jeunesse. Jamais mieux qu’aujourd’hui, ne s’est appliquée au Liban, la célèbre formule de Georges Clemenceau: «Le pouvoir est tombé si bas qu’il faut se baisser pour le ramasser». Il fut une époque, très courte aux yeux de l’Histoire, où la jeunesse du pays, formée dans les grandes universités, que tous nos voisins nous envient, ne rêvait que de servir et de promouvoir le Liban, modèle de modernité, de démocratie et de liberté, pas seulement dans la région. Qu’en reste-t-il? Un pays qui s’apprête, quelque trente ans après la fin de la guerre civile pour les uns, et la guerre des autres pour certains, à rééditer la dramatique expérience. S’impliquer dans la crise syrienne, et encore plus dans son conflit probable avec Israël, est-ce dans nos cordes? En a-t-on les moyens? Au milieu de ce sombre tableau, nos universitaires, quelle que soit leur formation, privent, à leur corps défendant, le pays de leur savoir-faire et s’exilent vers des horizons plus cléments. Pendant que le Liban se vide de son sang jeune et de ses forces vives, ses dirigeants se disputent un siège place de l’Etoile ou un fauteuil confortable au Sérail. La question que les citoyens, ignorés par leurs représentants tant que les élections ne se dessinent pas à l’horizon, est celle de savoir à quoi sert un gouvernement dont l’inexistence passe pratiquement inaperçue ou ce Parlement, dont les réunions se font extrêmement rares, alors que ses tiroirs craquent sous les liasses de documents, jaunis à force d’attendre et très probablement devenus caducs. Dans cet abîme constitutionnel, où seuls les échos sifflent, les affaires aventureuses se multiplient. La dernière en date est celle du bateau promis à grands coups de déclarations outrageusement optimistes, après quelques décennies de rationnement électrique et même d’obscurité totale dans certaines régions oubliées. Lancée officiellement, par une publicité tapageuse et des panneaux prometteurs, la «barque turque», Fatmagül Sultan, nous promettait, «immense performance», deux heures de courant de plus dans tout le pays. Mais elle vécut ce que vivent les roses laissant derrière elle des relents sulfureux de négligence ou de scandale… l’avenir le dira peut-être. Plus de vingt ans se sont écoulés depuis que les armes se sont tues dans le pays, mais la lumière des bougies, qui n’ont rien des romantiques chandelles, n’a toujours pas disparu dans de très nombreux foyers. En parallèle, les tours luxueuses jalonnent les rues et montent toujours plus haut, les boutiques offrant les collections les plus huppées remplissent les quartiers et les restaurants aux menus gastronomiques par excellence, pullulent pour le plaisir d’une minorité nantie. Mais tout cela paraît factice et, pour une affaire qui connaît le succès, combien ne sont-elles pas forcées de baisser leur rideau aussitôt levé. Le chaos que connaît le Liban, depuis si longtemps, fait la richesse d’autres pays de la région. La Syrie, elle, avait connu ses beaux jours et son développement dès les premières années de notre guerre. Elle n’a pas su, elle non plus, sauvegarder ses acquis. Il n’en reste pas moins que le Libanais, optimiste invétéré, retrouve son rêve au moindre signe de détente. Ainsi, nous avons assisté aux retrouvailles des «cousins ennemis»: Sleiman Frangié à Bikfaya à l’invitation de Sami Gemayel, le Courant patriotique libre, représenté par le ministre démissionnaire Gebran Bassil, prendre la route de Maarab et les émissaires de Walid Joumblatt chez Nabih Berry, comme l’ancien vice-président de la Chambre à Aïn el Tiné. Le tout ponctué de quelques informations, diffusées sans, peut-être, beaucoup de conviction, annonçant un gouvernement dans les prochains jours… Et voilà que l’espoir renaît, que la vie s’annonce plus belle, à la lueur de la détermination affirmée du Premier ministre désigné et du président de la République. Il n’en reste pas moins que les jeunes exilés, partis vers d’autres horizons donner la preuve de leurs capacités et de leurs compétences, ne sont pas encore près de rentrer au bercail.


 Mouna Béchara
   

Santé

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