EBSOMED. Renforcer le soutien aux entreprises méditerranéennes
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Nº 3095 du vendredi 2 novembre 2018

EBSOMED. Renforcer le soutien aux entreprises méditerranéennes

 
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    EBSOMED. Renforcer le soutien aux entreprises méditerranéennes
    Un séminaire de lancement du projet régional ESBOMED (Enhancing Business support organisations) a eu lieu à Tunis le 28 juin dernier. Un projet d’une durée de 4 ans, cofinancé par...
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Un séminaire de lancement du projet régional ESBOMED (Enhancing Business support organisations) a eu lieu à Tunis le 28 juin dernier. Un projet d’une durée de 4 ans, cofinancé par l’Union européenne, qui vise à soutenir les organisations de soutien aux entreprises (OSE).

Le séminaire de lancement du projet régional EBSOMED organisé par BUSINESSMED (Union Méditerranéenne des Confédérations d’Entreprises) a eu lieu à Tunis. Il s’agit d’un projet de quatre ans cofinancé par la Commission européenne, dirigé par l'Union des confédérations des entreprises de la Méditerranée (BUSINESSMED) et mis en œuvre par le consortium MEDALLIANCE composé de 5 partenaires: EUROCHAMBRES (Association des chambres de commerce en Europe); ASCAME (Association des chambres de commerce de la Méditerranée); ANIMA Investment Network; CAWTAR (Centre des femmes arabes pour la formation et la recherche); GACIC (Chambres germano-arabes de la CTo contribuent davantage au développement de la région euroméditerranéenne.
Cet événement a été l’occasion de présenter ce projet cofinancé par l’Union européenne et toutes les activités qui seront menées pendant 4 ans en vue de renforcer les OSE et les réseaux d’affaires des pays du Sud de la Méditerranée. L’Union européenne s’engage en effet dans la promotion de l’écosystème du secteur privé euroméditerranéen pour une croissance économique plus inclusive. Le séminaire a également offert aux représentants économiques des secteurs public et privé de la région euroméditerranéenne un espace pour échanger et renforcer la coopération régionale et les nouveaux partenariats commerciaux, ce qui pourrait avoir un impact positif sur l’environnement général des affaires dans ces pays ciblés.
Parmi les participants venus spécialement du pays du cèdre jusqu’en Tunisie, le président du Réseau libanais pour le développement (LDN), Amin Nehmé, le directeur général de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Beyrouth et du Mont Liban (CCIAB), Hassan Sabra ainsi que 150 représentants éminents d'autorités locales, d'organisations internationales, de plateformes de la société civile, d'institutions universitaires, d'acteurs du secteur privé. Participaient également des personnalités engagées en faveur de l'égalité des genres, des femmes et des jeunes entrepreneurs et des professionnels des médias de plus de 15 pays euroméditerranéens.

 

CONNECTER LE SUD ET L’EUROPE
Dans son mot de circonstance, Jihen BOUTIBA, secrétaire générale de BUSINESSMED a souligné l’augmentation des opportunités d’affaires dans la région méditerranéenne, mais a également appelé à davantage de renforcement pour les organisations soutenant les Petites et Moyennes Entreprises (PME). De son côté, Saida Neghaza, présidente de BUSINESSMED et de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA) a présenté le projet EBSOMED. Parmi les objectifs, la stimulation des opportunités d’investissement et la mise en connexion des pays du Sud et de l’Europe. Quant à Samir Majoul, président de l’Union tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) et Neziha Labidi , ministre tunisienne de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Seniors, ils ont surtout appuyé l’importance de cette initiative dans la région euroméditerranéenne et l’impact majeur sur les bénéficiaires finaux qui sont principalement les femmes et des jeunes entrepreneurs.
La journée a été structurée en trois sessions:
    •     «Renforcer la coopération inter et intra régionale pour une croissance inclusive et durable: le rôle des organisations de soutien aux entreprises pour répondre aux besoins actuels du voisinage méridional» ;
    •     «Améliorer le soutien aux entreprises Organisations et réseaux d’entreprises dans le voisinage méridional: gamme de services de grande valeur pour les ASF et les PME» ;
    •    «Visions et attentes des ASF du Nord et du Sud à l’égard du projet EBSOMED».
Le séminaire de lancement a été conclu par des remarques finales exprimées par les participants et par l’annonce de la première activité du projet : EU Med Roadshow «Digitalisation et intelligence artificielle: L’avenir de la gestion des investissements dans la région euroméditerranéenne»

 

Liliane Mokbel, à Tunis.

 

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Éditorial
Le réflexe de Samson

La guerre menée par les Etats-Unis et ses alliés contre le Hezbollah est entrée dans une nouvelle phase. C’est l’impression qu’ont eue des diplomates européens et des hommes politiques libanais après avoir rencontré des responsables américains ces dernières semaines. Washington durcit progressivement les sanctions contre le Hezbollah dans le but de «l’affamer». Le président Donald Trump a signé, jeudi 25 octobre, un projet de loi élargissant la liste des personnes pouvant être sanctionnées pour avoir fait affaire avec le parti chiite. «Nous allons cibler, déstabiliser et démanteler leurs réseaux opérationnels et financiers, qui étaient nombreux, et qui le sont beaucoup moins maintenant», a-t-il déclaré. Quelques jours plus tôt, le secrétaire américain à la Justice, Jeff Sessions, avait désigné le Hezbollah comme étant une «organisation transnationale criminelle contre laquelle les Etats-Unis vont mener des enquêtes approfondies et engager des poursuites». «Une équipe spéciale de procureurs expérimentés dans le domaine de la lutte contre le trafic de drogue, le terrorisme, le crime organisé et le blanchiment d’argent va enquêter sur des individus et réseaux soutenant le Hezbollah», a affirmé Jeff Sessions. Le durcissement des sanctions américaines n’est pas une surprise. Dans une interview publiée par le quotidien israélien The Jerusalem Post à la mi-août, un ancien chef du Mossad, Tamir Pardo, avait reconnu qu’il n’était plus possible de vaincre militairement le Hezbollah mais qu’il fallait imposer des sanctions au Liban pour en venir à bout. Cette nouvelle stratégie mise au point entre Washington et ses proches alliés n’a pas échappé au commandement du parti, qui les prend très au sérieux. «Le Hezbollah fait l’objet de pressions, a déclaré Sayyed Hassan Nasrallah dans un de ses discours de Achoura. C’est plutôt une menace psychologique qu’une véritable menace. Ceux qui conspirent contre notre région, comme Israël, les Etats-Unis et leurs alliés, ne reconnaîtront pas notre victoire. Ils ont échoué dans la guerre militaire contre nous, alors ils essaient de nous frapper de l’intérieur».   Le Hezbollah pense que le véritable objectif des mesures américaines est de l’isoler sur le plan interne en le coupant de sa base populaire et de ses soutiens au sein des autres communautés. C’est ce qui expliquerait le fait que les sanctions pourraient être progressivement élargies pour englober des noms et des entités qui ne sont pas forcément liés au parti mais qui appartiennent à des alliés de différentes communautés. Des sources informées affirment, qu’à terme, entre 300 et 1 000 noms seraient inscrits sur les listes américaines. Si elle est prise, une telle mesure risquerait d’avoir de sérieuses répercussions sur l’économie. C’est cela qui a inquiété les diplomates européens et les hommes politiques libanais, qui ont senti que Washington ne se souciait plus de la stabilité du Liban et avait développé un réflexe de Samson, qui a détruit le temple sur sa tête et sur celles de ses ennemis philistins. Le Hezbollah ne reste pas les bras croisés face à ce changement de tactique. Il a lui aussi entamé une nouvelle étape de son parcours politique. La première étape, en 1992, a été son entrée sur la scène politique libanaise avec sa participation aux élections législatives. La deuxième, en 2005, a marqué sa participation au pouvoir exécutif, avec, pour la première fois, des ministres nommés au gouvernement. En 2018, le Hezbollah entame la troisième étape: la conquête de l’administration publique.


 Paul Khalifeh
   

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