Start-up libanaises. Américains et Britanniques intéressés
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Nº 3002 du vendredi 22 mai 2015

Start-up libanaises. Américains et Britanniques intéressés

 
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En temps de ralentissement économique, le nombre d’emplois diminue et les initiatives entrepreneuriales foisonnent. Le domaine des nouvelles technologies attire particulièrement les Libanais, qui y ont marqué des points. Leur dynamique n’a pas laissé indifférents Américains et Britanniques.
Les Américains, par le biais d’une entité du secteur privé, la Chambre libano-américaine de commerce (AmCham Lebanon), et d’une autre entité publique Usaid, l’agence gouvernementale américaine pour le développement, et les Anglais par l’intermédiaire d’un projet du gouvernement géré par l’ambassade de Grande-Bretagne, ont décidé de s’impliquer de plain-pied dans le domaine des start-up libanaises et d’en faire un des leviers de leurs économies respectives.
David Hale, ambassadeur des Etats-Unis au Liban, a estimé que «des opportunités en or pour les investissements peuvent se présenter même dans des pays où une instabilité politique prévaut». Le diplomate avait tenu ses propos lors de l’annonce de la 1ère conférence des start-up libanaises, qui a eu lieu au Big Apple, à New York City, sous le patronage de Bank Audi et Fransabank. Une conférence organisée par AmCham Lebanon, en coopération avec Mégaphone et bénéficiant du soutien de l’ambassade des Etats-Unis à Beyrouth. La journée a été suivie par 250 participants, près d’une cinquantaine de start-up libanaises et plus d’une centaine de représentants de sociétés de capital-risque, d’investisseurs étrangers et d’expatriés libanais. «C’est la première initiative du genre dans la mesure où il s’est agi lors de cette journée d’un B to B entre les parties concernées permettant une interaction directe entre elles», a souligné le président d’AmCham Lebanon, Sélim Zeeni. Il a ajouté: «Cet événement a permis aux jeunes entrepreneurs libanais de partager leurs expériences et leurs acquis avec leurs homologues américains et leurs potentiels pourvoyeurs de fonds et, surtout, de s’inspirer des modèles américains de gestion des start-up».
Par cette démarche, AmCham Lebanon aspire à promouvoir la culture de l’innovation, en encourageant les jeunes à prendre plus de risque et dans le même temps en poussant les hommes d’affaires, les gouvernements, la société et les individus à soutenir et à récompenser cet entrepreneuriat, qui est synonyme de risques et d’aléas.
Dans le même esprit, Usaid, en partenariat avec Berytech, a récemment lancé le fonds Insure and Match Capital Fund d’un montant pouvant atteindre dans les prochaines cinq années près de 15 millions de dollars. L’objectif du fonds est de soutenir les jeunes entrepreneurs libanais qualifiés et créatifs, mais qui font face à des difficultés en termes de financement.
L’ambassadeur de Grande-Bretagne, Tom Fletcher, a lancé dernièrement une initiative, UK Lebanon Tech Hub, visant à la formation d’un pont entre les communautés des start-up au Liban et en Grande-Bretagne. L’idée est de mettre en réseau l’expertise et les investisseurs anglais avec les start-up libanaises. Cette plateforme est basée au Beirut Digital District. Colm Reilly, P.-D.G. du projet d’une durée de deux ans, a précisé qu’UK Lebanon Tech Hub est formé de cinq étapes. A priori, un accélérateur international  sélectionnera 45 sociétés libanaises à fort potentiel de croissance. Ce nombre passera à 15 lors de la deuxième phase, qui permettra à ces sociétés d’aller à l’international en se rendant à Londres. A la troisième étape, le programme Capacity Building & Signposting se chargera de la formation et de l’entraînement des jeunes entrepreneurs en termes d’une meilleure connaissance de la structure de l’investissement dans l’industrie des technologies. Ce programme permettra également à ces start-up de se mettre en contact avec des fournisseurs et des clients établis à Londres et au sein de la diaspora libanaise. A la quatrième et cinquième phase du projet, une stratégie de développement du partenariat entre la Grande-Bretagne et le Liban ciblera les universités au pays du Cèdre susceptibles de promouvoir l’esprit entrepreneurial et mettra en place un plan marketing et de communication pour les start-up accompagnées.
En 2013, le système économique des start-up a reçu un sérieux coup de pouce de la part de la Banque du Liban. Celle-ci a injecté des liquidités de l’ordre de 500 millions de dollars dans un fonds souverain sur base de la circulaire 331, portant sur le financement des start-up. Aujourd’hui, trois sociétés de capital-risque (VC), à savoir Middle East Venture Partners (MEVP), Berytech Fund et Leap Ventures ont levé au moins 50 millions de dollars chacune. MEVP est dotée de 75 millions de dollars et continue de croître. Elle investit dans des start-up basées au Liban, mais également en Jordanie, en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis et en Egypte. MEVP est l’une des premières VC dans le monde arabe qui ont commencé à prendre des participations dans les start-up à partir de 2010, investissant entre 50 000 et 200 000 dollars par projet. Wamda Capital a fait son entrée sur le marché avec des fonds d’un montant de 55 millions de dollars tout comme Y Venture Partners (YVP), un nouvel acteur créé et géré par Abdallah et Gaith el-Yafi. Il est vrai que les investissements dans le secteur des NTIC au Liban restent à un faible niveau. Néanmoins, ce secteur est prometteur. Henry Asseily, partenaire associé de Leap Ventures et fondateur de Shopzilla, a réussi à vendre cette dernière à 500 millions de dollars.

L’amélioration de la connexion
La vitesse moyenne d’Internet au Liban est de 3,11 Mbps, bien en dessous de celle dont bénéficient les Emiratis, soit de 27,9 Mbps. Selon certaines estimations, l’expansion au double de la bande passante pourrait tirer à la hausse le PIB de 0,6%. Un pourcentage sain pour un marché émergent, situé dans une région frappée par la violence et victime de la crise des réfugiés syriens. Afin d’améliorer la vitesse de la connexion Internet, le Liban a été raccordé au câble sous-marin Indian-Middle East-Western Europe (IMEWE). Toutefois, le pays du Cèdre a maintenu sa position dans le cadre du classement d’Ookla sur base de la vitesse d’Internet, soit la 177e position d’un total de 200 pays couverts par l’enquête. La raison est simple puisqu’elle est d’ordre politique. Abdel-Menhem Youssef, à la tête d’Ogero, une organisation mixte des secteurs public et privé, et président de l’Autorité de régulation des télécoms, bloque l’utilisation et la distribution des câbles qui ont été raccordés à IMEWE. Aujourd’hui, moins de 10% de la capacité disponible des câbles Internet opérationnels sont mises à la disposition du marché. Or, un expert dans le domaine des télécoms a confié à Magazine qu’un délai de douze mois serait suffisant afin que chaque ménage soit branché à une fibre, à la condition que le câble marin IMEWE soit entièrement fonctionnel. Cette même source a considéré qu’il y aurait un conflit d’intérêts au sein du ministère des Télécoms vu les missions dont est chargé Abdel-Menhem Youssef.

Liliane Mokbel

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Éditorial
La fin de l’Histoire

Les hordes de l’Etat islamique se sont emparées de la magnifique cité antique de Palmyre, l’un des sites archéologiques les plus riches et les mieux conservés du Levant. Au-delà de la beauté des pierres, de la majesté des temples, de la splendeur des colonnades torsadées et des impressionnants monuments funéraires vieux de 2000 ans, Palmyre est un symbole. Celui d’un Machrek, berceau et creuset d’illustres civilisations, dont l’apport à l’Humanité fut crucial; symbole d’un passé glorieux, trait d’union entre l’Orient de Zénobie et l’Occident d’Aurélien, d’une continuité dans la marche de l’Histoire, d’un pluralisme ethno-religieux, qui fait la richesse de cette partie du monde. Les armées du conquérant de la Syrie, Khaled Ibn el-Walid, tout droit sorties du désert d’Arabie, n’ont pas tenté de détruire Palmyre ou d’autres sites du Levant. Les califes omeyades et abbassides, les Fatimides, les croisés, Saladin, les Mongols, les Mamelouks, les Ottomans, les colonisateurs franco-britanniques, aucun de ceux qui ont occupé, ou dominé, notre région au fil des siècles n’a songé à démolir ces vestiges du passé. Certains ne s’y intéressaient pas, d’autres, en revanche, les ont mis en valeur, estimant que pour grandir, il fallait savoir apprécier les grandes choses.Les crimes perpétrés par Daech contre les peuples du Levant et leur patrimoine archéologique n’ont pas d’équivalent dans le passé des Arabes et de l’islam. Pour cette excroissance monstrueuse d’al-Qaïda, l’Histoire commence il y a quatorze siècles, et tout ce qui vient avant doit disparaître, ce qui vient après doit faire l’objet d’une impitoyable révision afin d’en éliminer les impuretés. C’est cela l’islam du désert, dont la vocation est bien loin des préceptes du prophète Mohammad et de ceux qui, après lui, ont dirigé sa Oumma. En effaçant les traces du passé, Daech veut détruire les symboles qu’elles représentent, pour que domine sa vision d’un monde uniforme, plat, formaté, monotone, totalitaire, injuste, arbitraire, lassant et désespérant. Et c’est en construisant cet enfer, à coups de têtes tranchées, de femmes et d’enfants réduits à l’esclavage, de minorités déracinées, et de populations martyrisées, qu’Abou Bakr el-Baghadadi promet à ses hommes le paradis.Le monde n’a pas encore pris la mesure du danger que représente ce groupe pour l’Humanité. Certains pays dits «civilisés» ne déploient pas les moyens nécessaires pour endiguer sérieusement l’avancée de Daech. Sinon comment expliquer le fait que cette organisation, soumise depuis neuf mois à des bombardements aériens quotidiens menés par des dizaines d’avions, parvient toujours à agrandir son territoire? Des Etats de la région continuent de trouver des convergences d’intérêts avec Abou Bakr el-Baghdadi, partant du principe que «l’ennemi de mon ennemi est mon ami». Le plus dangereux est cette tentative pernicieuse de réhabilitation du Front al-Nosra, la branche syrienne d’al-Qaïda, que certains espèrent voir rayé de la liste des organisations terroristes des Nations unies. Même au Liban, il existe des naïfs qui se croient à l’abri de la menace de Daech dans toutes ses versions, et pensent jouir d’une marge de manœuvre assez large pour jouer aux malins, dans l’espoir de régler des comptes politiques avec leurs adversaires locaux. Ils n’ont pas compris que la menace est globale, que personne n’y échappera, et que l’heure de l’union sacrée a sonné depuis longtemps. 



 Paul Khalifeh
   

Santé

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Un engourdissement, une impossibilité de bouger, des troubles de la parole et de la vision et une perte de sensibilité…

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