Restauration: Amber Consulting s’installe à Téhéran
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Nº 3052 du vendredi 6 mai 2016

Restauration: Amber Consulting s’installe à Téhéran

 
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Il a fallu à Ralph Nader quatre visites d’exploration du terrain, en 2015, dans la capitale iranienne pour prendre la décision de s’y installer. Ainsi, il a ouvert, au premier trimestre 2016 à Téhéran, un bureau de représentation d’Amber Consulting, une société de consultation spécialisée dans le conseil en tourisme, hôtellerie, restauration et projets balnéaires fondée et basée au Liban depuis 2006 et opérant au Moyen-Orient, en Afrique, en Europe et en Asie du Sud-Est. Il est le seul bureau de consultation international dans le créneau de la restauration et de l’hôtellerie à avoir pignon sur rue à Téhéran. Le bureau a déjà signé trois contrats de mission de consultation pour des projets touristiques. Une consultante iranienne ayant fait des études d’hôtellerie au Canada et suivi une formation in-house à Amber Liban, en plus d’une expérience de six ans sur le marché iranien de l’hôtellerie, se trouve sur place. Quant au patron libanais, il y passe une semaine en rythme mensuel.
Les agents économiques du monde entier lorgnent vers l’Iran, persuadés de ses potentialités qui seraient accrues avec la levée totale des sanctions américaines sur les transactions libellées en dollars.

 

Accor et Rotana
Le marché iranien est prometteur dans la mesure où les Iraniens comptent rattraper le retard dans le secteur touristique, figé depuis une trentaine d’années. «Il y a un manque de restaurants en termes de concept et de gestion de qualité. La population iranienne est friande de tous genres de cuisine: évidemment de la cuisine libanaise, qui se rapproche de leur propre cuisine basée sur les grillades et le riz; de la cuisine italienne (Bice étant déjà sur place), de Casual dinning, de Street Food, ainsi que des grandes chaînes internationales de fast-food qui se font attendre.
«Le manque d’établissements hôteliers de toutes catégories est ressenti de plus en plus avec l’émergence de la demande, en l’occurrence celle émanant de grandes compagnies internationales», relève Ralph Nader, indiquant par ailleurs que l’enseigne internationale Accor a déjà ouvert deux hôtels gérés l’un sous la marque Novotel et l’autre Ibis. «Quant à Rotana, l’enseigne a déjà signé plusieurs contrats de gestion, dont deux hôtels dans l’enceinte même d’Iran Mall, qui sera de taille égale à Dubai Mall et qui devrait ouvrir ses portes d’ici fin 2017».
Contrairement à ce que beaucoup de Libanais seraient tentés de croire, le marché iranien est mature, ouvert, et les rouages de son économie fonctionnent. Des ressources humaines locales, éduquées et qualifiées, sont disponibles contrairement à d’autres pays de la région où il est nécessaire de recourir à des expatriés. Plusieurs écoles hôtelières opèrent en Iran et nombreux sont les diplômés dans le secteur touristique. Néanmoins, ces ressources humaines doivent être assistées pour un développement accru. «Sur ce créneau, les Libanais, qui sont des prestataires de services par excellence, ont beaucoup de pain sur la planche», affirme le fondateur de la société Amber Consulting, qui considère que la présence de mains-d’œuvre diplômées est un atout pour les investisseurs étrangers de tout bord, minimisant les coûts élevés de devoir recourir à des expatriés. En deux mots comme en mille, l’Iran manque de restaurants, d’hôtels, ainsi que de sociétés de gestion hôtelière. Ce pays présente de vastes opportunités de travail et d’investissements pour les Libanais, d’autant que la population iranienne s’élève à plus de 80 millions de personnes.
Ceci dit, les écueils à un développement rapide du secteur de la restauration et de l’hôtellerie sont bien présents. Leurs règlements dépendent d’une amélioration de l’infrastructure. A priori, il n’existe pas sur le marché de production locale de produits alimentaires en conformité avec les standards internationaux haut de gamme, sachant qu’un développement du secteur de la restauration serait nécessairement accompagné d’une demande plus pointue et sophistiquée de la part de la clientèle. «Malgré une bonne qualité de certaines matières premières produites localement, le pays aura besoin de recourir à une amélioration qualitative de ses produits, afin de subvenir au besoin du tourisme dans les prochaines années», fait remarquer Ralph Nader. L’homme d’affaires ajoute que la cuisine iranienne est excellente et gagnerait à être plus connue à l’étranger. Il évoque, par ailleurs, un autre problème de taille, celui de la procédure administrative et de dédouanement d’importation des produits agroalimentaires. Un phénomène qui empêche la disponibilité régulière de produits frais, sachant que certains articles comme, à titre indicatif, le saumon frais, qui n’en est plus un après 72 heures. Dans ce prolongement, il faut souligner que les industriels et les producteurs iraniens devraient s’aligner aux normes internationales de la sécurité alimentaire.
Le transport présente un handicap pour les investisseurs. Les liaisons entre les différentes villes iraniennes se font au moyen de réseaux ferroviaires et aériens vétustes, alors que les vols à partir de l’Iran vers l’étranger sont en voie d’amélioration. L’Iran a signé, en mars 2016, un contrat pour l’achat de plus d’une centaine d’appareils à l’avionneur européen Airbus, dont la livraison débutera fin 2017. Sur un autre plan, l’organisation du secteur de location de voitures à l’intention des touristes serait à revoir dans la mesure où les frais de location sont très élevés. A ceci on ajouterait, la pratique des banques de taux d’intérêt tant créditeurs que débiteurs élevés, constituant un réel frein à l’investissement dans le court terme.

Liliane Mokbel

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Éditorial
Les anomalies d’une nation décapitée

La présidentielle est rangée dans les tiroirs place de l’Etoile, ou carrément mise au rancart, en attendant que les principaux ténors, dont on attend le feu vert, aient pris conscience du danger réel que court le pays: citoyens, entreprises, économie, autonomie… Chacun va d’un projet, taillé à sa mesure, allant jusqu’à contrevenir à la Constitution par des propositions anticonstitutionnelles, dépassant toute logique; à titre d’exemple celle d’un président de la République élu pour un mandat de deux ans. La nation poursuit son cours vers la dérive que rien n’arrête. Le peuple reste impuissant, malgré ses tentatives d’envahir les rues en signe de protestation. Mais ne suivra-t-il pas, encore une fois, ceux qui le mènent au désastre depuis des décennies.Les gens du «pouvoir» ont trouvé la parade en organisant tant bien que mal des municipales, toujours problématiques, à quelques jours de leur déroulement. Les appels pressants des candidats aux électeurs des municipales seront-ils entendus? Se heurteront-ils à des oreilles assourdies par de vaines promesses? Les citoyens éclairés se laisseront-ils une fois de plus berner, convaincus à juste titre de remplir leur devoir national? La baguette magique peut-elle opérer quand elle est manipulée par les mêmes «chorégraphes sur une même musique»?Quant à l’élection parlementaire, dont le sujet revient sur le tapis par à-coups, elle est, de toute évidence, renvoyée aux calendes grecques. Il serait inimaginable et un rêve trop beau de croire que le paysage sous la coupole puisse changer. Qu’une nouvelle génération prenne la relève dans un Parlement, dont les membres, confortablement installés dans leurs privilèges, ne se réunissent que pour voter la majoration de leurs émoluments, encaisser leurs chèques ou reconduire leurs mandats.Nos députés sont incapables ou ont-ils des raisons cachées de ne pas voter un budget depuis 2005? Pourront-ils encore le faire avant la fin de cette décennie? Où sont nos économistes chevronnés, professeurs des grandes universités nationales et d’ailleurs? Ne sont-ils pas écoutés ou ne veut-on pas les entendre? Alors que l’Arabie saoudite présente déjà son budget de 2030 en prévision d’un avenir improbable du pétrole, nos caisses résonnent dans le vide et l’Etat plonge dans la détresse de la faillite.Contrairement au proverbe qui veut qu’un problème en chasse un autre, au Liban ils s’accumulent et ne sont pas résolus. Ainsi, les déchets reviennent au galop, toujours sans aucune solution de longue haleine, mais on n’en parle plus ou presque. L’impression qui prédomine est que les Libanais s’y sont habitués ou désespèrent de les voir disparaître.Comble d’ironie, même si celle-ci paraît cynique, il est demandé aux Libanais de fournir l’électricité et l’eau aux réfugiés syriens, sous leurs tentes, alors qu’elles leur sont rationnées ou qu’ils en sont privés; depuis des années, ils paient le prix fort d’une double électricité et d’une eau desservie dans des citernes dont on ignore l’origine. Il est vrai que la situation de ces réfugiés n’est pas enviable, mais les pays riches se font forts de prendre des mesures drastiques pour empêcher ces caravanes de migrants de franchir leurs frontières. Le président français a fait l’ultime geste de générosité en invitant deux familles à rejoindre la France. Ne nous est-il pas permis de protester contre une situation aussi grotesque et minable?A l’occasion de cette semaine, marquée par la deuxième résurrection du Seigneur célébrée par la communauté grecque-orthodoxe, on ne peut que déplorer les divergences entre les Eglises chrétiennes qui, hélas, peinent à s’unir autour d’une même liturgie.Enfin, et cela n’est pas le moindre problème qui resurgit à chaque occasion: les rixes qui opposent des jeunes au nom de leurs héros respectifs. C’est ainsi qu’hélas, les étudiants de l’AUB, membres du Parti syrien national social, se sont confrontés à leurs compagnons de cours du parti Kataëb en raison des insultes que les premiers ont proférées contre le président martyr Bachir Gemayel dont le souvenir est toujours dans la mémoire de tous les Libanais.A ce sombre tableau on pourrait ajouter d’autres sinistres titres, mais on n’en finirait plus. Le seul espoir est qu’un messie tombe d’on ne sait quelle planète pour sauver un pays dont l’Histoire et la civilisation remontent si loin dans le temps.


 Mouna Béchara
   

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