Commerce électronique. Namshi, Spinneys et Chronoshopmall sur le créneau
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Nº 2909 du vendredi 9 août 2013

Commerce électronique. Namshi, Spinneys et Chronoshopmall sur le créneau

 
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Le commerce électronique a encore des progrès considérables à accomplir en matière d’éducation et de formation au Liban. D’une part, les experts parlent d’une offre logicielle à perfectionner et soulignent que le secteur a beaucoup à faire pour développer les savoirs, les connaissances et la base intellectuelle nécessaires pour l’utilisation du commerce électronique.
Les Libanais bénéficieraient d’importants avantages à changer certaines de leurs habitudes portant sur la manière de faire du shopping: économie de temps, moins de stress et d’embouteillages, et ceci à prix égal des produits achetés. De grandes enseignes du shopping en ligne s’installeraient avant la fin de l’été sur le marché local. Et il faudra attendre non moins d’un an pour tester l’aptitude et le goût des Libanais à introduire dans leurs habitudes de chaque jour de telles innovations.
L’entreprise émiratie de commerce électronique Namshi s’implanterait dans les deux prochains mois dans le pays. Elle est spécialisée dans la mode et les produits accessoires de lifestyle. Ceci intervient après que de l’argent frais d’un montant de 13 millions de dollars eut été injecté dans la web company ou société dot.com qui signifie que l’entreprise effectue la majorité de ses transactions marchandes à travers un site électronique. Les fonds ont été avancés par JPMorgan Chase, Blakeney Management and Investment AB Kinnevik. Cette nouvelle liquidité aurait permis l’inauguration à Dubaï d’un nouveau réseau de logistique de la compagnie, lui donnant les moyens de se charger de la livraison de la marchandise commandée au lieu d’engager un sous-contractant et de planifier l’ouverture d’un point de vente en mai dernier au Liban. Cette inauguration a été retardée, mais elle saurait se faire avant la fin de l’été, les responsables de Namshi ayant préféré ne pas lancer leurs opérations avant que les travaux de construction de leurs dépôts au Liban ne soient achevés. Namshi devrait offrir à ses clients une panoplie de produits de 550 marques différentes.
La vague du commerce électronique au Liban a gagné aussi les supermarchés. Lors d’un entretien téléphonique avec Linda Khalaf du département marketing de Spinneys, la responsable a confirmé que l’enseigne met la dernière touche au projet de lancement du shopping en ligne, affirmant qu’il s’agit pour le moment de finaliser les petits détails du processus. Une campagne promotionnelle d’envergure devrait accompagner le lancement de ce nouveau mode de commerce. En avril dernier, un haut responsable au sein de Spinneys, Michael Wright, avait confié à la presse à partir de Dubaï que l’enseigne planifie de lancer son service shopping en ligne dans ses points de vente au Liban, au Qatar, en Jordanie et en Egypte. Toutefois, le processus serait expérimenté d’abord au Liban. La même source a indiqué que le service d’achat en ligne serait forgé en tenant en compte les spécificités de chaque marché où se trouve implantée l’enseigne. En d’autres termes, Spinneys adopterait le système de hub dans certains marchés pour écourter le temps de livraison et bénéficier d’une économie d’échelle. En revanche, ce moyen ne serait pas appliqué au Qatar, où l’on compte une importante concentration de clients et donc de demandes simultanément. Spinneys planifie l’inauguration de quatre nouveaux points de vente, deux au Liban et deux autres au Qatar pour un coût total de 30 millions de dollars.
Concernant le Pays du Nil, le service vente en ligne ne serait pas mis en place avant 2015. Aussi est-il nécessaire que les deux modes d’achat demeurent disponibles, dans le sens où le client pourrait faire ses emplettes à Spinneys sur place et bénéficier de promotion et de programmes de loyauté à l’enseigne ou faire son shopping en ligne.
Dans le même prolongement, s’inscrit l’ouverture de Chronoshopmall, dont l’actionnaire majoritaire est Pierrot Achkar. L’idée a pris presque deux ans et demi pour germer. Là, le concept est une vente uniquement en ligne qui couvrira dans un premier temps le Grand-Beyrouth et le Mont-Liban, soit de Damour à Amchit. Tous les modes de paiement sont acceptés, déclare Pierrot Achkar à Magazine, soulignant au passage que chaque livreur aura sa machine pour avaliser la carte de crédit du client. L’avantage de cette enseigne de vente en ligne est qu’elle détient l’exclusivité entre autres de la distribution des produits de la laiterie de Taanayel, de Souk el-Tayeb et de Fair Trade International (commerce équitable).

Liliane Mokbel

Pays du CCG et du Proche-Orient
Une étude publiée par le site Go-Gulf.com sur l’évolution du commerce  électronique dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), à savoir l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis (EAU), le Qatar, Oman, Bahreïn et le Koweït, a montré que ces pays ont compté en 2012 non moins de 90 millions d’utilisateurs d’Internet qui auraient dépensé un montant global de 9 milliards de dollars en achat en ligne. Cette enquête a également estimé les montants des dépenses de cette région sur le commerce électronique à quelque 15 milliards de dollars en 2012. Pour ce qui est de la région du Proche-Orient, le rapport a mis l’accent sur le fait que 15% des hommes d’affaires ont une présence sur la Toile et que la valeur du commerce électronique pourrait représenter 4,9 milliards de dollars en 2015.Aussi faut-il souligner que les jeux en ligne sont les produits les plus populaires au Proche-Orient et que 66% des consommateurs en ligne effectuent des recherches sur la Toile avant de se décider d’acheter le produit.

Le paysage au Liban
Quid du paysage du commerce électronique au Liban? La première circulaire de base émise par la Banque centrale concernant la réglementation des opérations de commerce électronique remonte à mars 2000 et porte le numéro 1810. Depuis, il n’y a pas eu de décisions majeures portant sur ce domaine. La Banque du Liban (BDL) a de nouveau promulgué en 2009 une circulaire sur la sécurisation des paiements électroniques en instituant l’identité du compte client de la banque connu pour être l’Iban ou International Bank Account Number. Par ailleurs, une étude publiée en 2005 par le ministère de l’Economie - financée par la Commission européenne - a montré que le secteur du commerce électronique dans le Pays du Cèdre a besoin d’un encadrement légal plus pointu, d’un support d’ordre logistique aux fournisseurs de service et d’une étroite protection du consommateur. Ce rapport a ainsi mis l’accent sur l’obligation d’information transparente qui incombe aux vendeurs vis-à-vis du client, l’encadrement du système de passation de commandes, ainsi que le système d’accusé de réception et de l’horodatage. Tout ceci ne ferait démarrer le secteur du e-commerce sans une culture électronique poussée du consommateur.     

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Éditorial
Salade de discours

Les hommes politiques étaient particulièrement communicatifs la semaine dernière. Ils se sont fendus d’une littérature tellement abondante que les Libanais sont servis pour un bon bout de temps: trois discours en mets principal, une flopée de déclarations pour le dessert et, cerise sur le gâteau, un brin de prises de position, assaisonnées d’un zest de commentaires bien pressés. Ils ont néanmoins pu vérifier, une fois de plus, que la quantité et la qualité sont, souvent, inversement proportionnelles. Une partie de ce qu’ils ont entendu était, en effet, tout bonnement indigeste, une autre difficile à avaler, et une troisième plus ou moins raffinée. L’ennui c’est qu’après avoir séparé les belles pièces des morceaux infects, il ne restait plus grand-chose à se mettre sous la dent. Friands des nouveautés, il a fallu qu’ils goûtent à tout pour réaliser qu’il aurait été préférable pour eux de se mêler de leurs oignons... s’ils n’aiment pas qu’on leur raconte des salades. Le plat de résistance était offert par le secrétaire général du Hezbollah. Bien qu’il ait utilisé les ingrédients habituels, sayyed Hassan Nasrallah a un peu trop épicé la sauce, cette fois-ci. Son discours, presque exclusivement consacré aux questions régionales – la crise syrienne, le conflit israélo-arabe, la Palestine... – était plutôt destiné à une clientèle étrangère, car les Libanais restent attachés, en majorité, à la cuisine locale. Visiblement, le chef du Hezbollah trouve le marché domestique trop exigu et envisage d’investir au-delà des frontières, dans le cadre d’une stratégie d’expansion régionale. Cependant, dans le contexte actuel de crise, ce pari est risqué, surtout que le menu qu’il propose, bien que très en vogue entre les années 60 et 90 du siècle dernier, pourrait ne pas être du goût de la génération fast-food. Mais tel qu’on le connaît, Hassan Nasrallah n’est pas près de rendre le tablier... il continuera à servir le même plat jusqu’au bout. De son fourneau saoudien (il fait 41 degrés à Jeddah, température idéale pour cuire à feu doux), Saad Hariri a sorti la carte «menu pour enfant», une formule standard proposée dans toutes les branches de la chaîne 14 mars. Depuis 2005, c’est pratiquement la même salade qui est offerte. A toutes les sauces, on retrouve le Hezbollah et ses armes, responsables, selon l’ancien Premier ministre, de tous les maux dont souffre le Liban. Hariri a vendu sa marchandise à la criée, répétant 45 fois le mot «armes». Sans le savoir, il se fait le promoteur de la théorie de la relation dialectique entre la quantité et la qualité. Le chef du Courant du futur a une vision diamétralement opposée à celle de Hassan Nasrallah et propose le chemin inverse: un retour vers le marché domestique, car l’on n’obtiendra jamais un panier mieux garni que celui que l’on cueille dans son propre jardin. En outre, le marché régional est déjà occupé par ceux qui sont en train de cuisiner les Syriens, les Egyptiens, les Irakiens, les Tunisiens, les Libyens... Les petites bouchées de dessert ont été présentées – sous forme de honteuses surenchères – par les seconds couteaux des deux grands chefs. Gluantes et visqueuses, elles étaient tout simplement repoussantes. Nous ne citerons point les noms de ces assistants car ils ont la réputation de prendre mal les critiques... Avec un tel menu, on voit bien que le palais n’a pas été gâté. Heureusement que l’entrée a été offerte par le président Michel Sleiman. Bien qu’elle n’ait pas été du goût de tout le monde, une bonne partie des clients en a apprécié la saveur. Il a proposé un retour aux sources, aux racines, au bercail, car il n’y a de meilleure cuisine que celle du terroir. Tout compte fait, en cette ère des prorogations tous azimuts, une prolongation de quelques jours du mois du Ramadan aurait été la bienvenue. Car le menu proposé était tellement peu alléchant qu’il aurait mieux valu jeûner plutôt qu’ingurgiter du junk food.


 Paul Khalifeh
   

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