Moyen-Orient
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Nº 2912 du vendredi 30 août 2013

Moyen-Orient

 
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Chômage
Le taux le plus 
 élevé en 2012

Les résultats d’une enquête menée par le groupe Gallup ont montré que le taux de chômage le plus élevé au monde est celui de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord qui a atteint 19% en 2012. Cette région est suivie par celle du sous-Sahara africain avec un taux de 15%, et des 
Balkans (14%). Les taux de chômage les plus faibles se trouveraient dans certains pays 
européens et de l’Asie orientale. 19% des 
résidants de la Mena sont sans emplois, 28%  sont en «sous emploi», et 9% ont des emplois à mi-temps et seraient à la recherche d’un job à plein temps. Ces chiffres sont basés sur le paramètre consistant à ce que le pourcentage important de 56% de la population de cette région n’est pas compté dans la tranche de la force active. Cette 
dénomination est définie comme regroupant les résidants adultes qui ne travaillent pas ou qui n’ont jamais cherché à trouver un emploi. Le pourcentage est considéré comme «énorme» et le plus élevé à un niveau mondial.

Tunisie
Notation en baisse

Standard and Poor’s (S&P) a abaissé la notation du crédit souverain à long terme de la Tunisie que ce soit en monnaie locale ou en devise étrangère. Cette notation a passé de 
«BB-» à «B» associée à des perspectives 
négatives. S&P a assigné la notation «B» au crédit souverain à court terme. S&P a dégradé la notation de la Tunisie à la lumière de la contestation de plus en plus forte des institutions publiques provisoires au lendemain d’un nouveau round de violence. Il y a aussi le facteur de risque de résurgence d’une flambée d’actes terroristes qui menacerait le tourisme, pilier de l’économie tunisienne, ainsi que les investissements directs étrangers. Selon S&P, il y aurait une chance sur trois dans les prochains 12 mois de recourir à un autre abaissement de la notation souveraine de la Tunisie si les résultats des élections ne portraient pas au pouvoir des responsables favorables à la mise en œuvre du plan de réformes internes et si le recours à une aide financière internationale n’est pas approuvé.

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Éditorial
Mauvais remake

Si certains se réjouissent des intentions guerrières de l’Occident en Syrie, d’autres, au contraire, en sont consternés. Ce n’est pas qu’ils soient fans du régime syrien ou inquiets de l’avenir de Bachar el-Assad. De toute façon, Washington et ses alliés ont fixé les contours de la frappe avant même qu’elle ne se produise: elle sera «brève et limitée», elle n’aura pas pour objectif de renverser le président syrien mais seulement de le «punir» d’avoir utilisé des armes chimiques. Tout le monde y trouvera son compte. Cette tristesse, mêlée à une profonde déception, vient du fait que l’Occident affiche, une fois de plus, une hypocrisie sans borne, foulant du pied ce qui lui reste comme principes humains, qu’il a lui-même érigés en valeurs universelles. D’ailleurs, l’opinion publique dans les pays occidentaux ne semble pas dupe, puisqu’une majorité affirme être opposée à une nouvelle guerre au Moyen-Orient. Encore une fois, ce n’est pas que les gens ont de la sympathie pour le régime syrien, mais c’est que les arguments, un peu trop hâtivement avancés pour justifier une nouvelle aventure guerrière aux conséquences inconnues, ne sont pas assez convaincants. Les centaines de victimes de la présumée attaque chimique de la Ghouta sont-elles les morts de trop, ceux qui ont donné un coup de fouet à la conscience des grands de ce monde? Les 100000 morts, tombés depuis le début du conflit, n’étaient-ils pas suffisants pour réveiller cette conscience? 100500 semble être le chiffre magique, celui qu’il ne faut pas atteindre ou dépasser, au risque de se voir puni par la très respectable communauté internationale. L’autre prétexte, celui de la «ligne rouge» qu’il ne fallait pas franchir, frôle le ridicule. L’utilisation des armes chimiques est donc prohibée et celui qui oserait violer cet interdit en payera le prix. On peut comprendre, par conséquent, que ce n’est pas l’acte en soi de tuer, d’exterminer, d’annihiler, d’écraser, de découper en morceaux, qui est répréhensible, mais l’outil utilisé pour le commettre. Les avions et les tanks du régime ou les machettes des takfiristes ne semblent pas constituer une transgression de la fameuse ligne rouge. Du moment que les gaz toxiques ne sont pas utilisés, les massacres peuvent continuer en toute tranquillité… et impunité. Poursuivons la réflexion. Cette affaire nous pousse à nous demander si ce n’est pas l’identité des victimes qui réveillerait la conscience du «monde civilisé». Cette remarque est légitime, car il semble que cette conscience reste endormie, comme anesthésiée, lorsque 200 paysans se font massacrer dans la «montagne alaouite» de Lattaquié, que 150 civils pro-régime et militaires sont exécutés froidement à Khan al-Assal et que des dizaines de chrétiens sont passés par les armes à Marmarita et Hawash, dans la région de Homs; pour ne citer que les tueries perpétrées en juillet et août. Mais quand des civils pro-rebelles sont tués, le monde s’émeut et crie vengeance. Il y a enfin une dernière possibilité. Ce ne serait pas l’identité des victimes, mais plutôt celle des tueurs présumés qui servirait d’alarme pour réveiller la conscience internationale. Quand les crimes sont imputés au régime, le monde se révolte, condamne, dénonce et veut jouer le rôle de gendarme et de justicier. Cependant, tous deviennent sourds, aveugles et introuvables, quand les massacres sont l’œuvre des rebelles. Plus affolant encore est le manque d’imagination des décideurs américains. Car c’est exactement le même scénario utilisé en 2003 pour justifier l’invasion de l’Irak qui est reproduit dans le cas syrien. Mais le remake est de moindre qualité que l’original, car le réalisateur, Barack Obama, a été formé sur le tas.


 Paul Khalifeh
   

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