Carnet Mondain
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Nº 3103 du vendredi 5 juillet 2019

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Carnet Mondain (309)

Il fallait un écrin aussi majestueux que le Musée national pour honorer une cause des plus nobles que celle de Assameh Birth & Beyond. Dans sa troisième édition, en présence du Pr Robert Sacy et de toute une équipe dévouée à l’enfance «battue, maltraitée, vendue…», le Bal du Cèdre a mis en lumière les projets qui ont été réalisés jusqu’à présent à l’hôpital gouvernemental de la Quarantaine, qu’il s’agisse de l’agrandissement du nouveau service de pédiatrie, ou de l’achat d’équipements médicaux de pointe et le reste à l’avenant. La soirée a également permis de braquer les projecteurs sur les femmes, porteuses et gardiennes de vie, «pour les féliciter de leur courage, de leur ténacité, de leurs efforts et de tout ce qu’elles font pour l’enfance».
Depuis sa création en 2016, le rêve un peu fou du Pr Sacy s’installe dans la durée. 2572 enfants nés de parents complètement démunis ont été pris en charge, accueillis, opérés, soignés «indépendamment de leur nationalité, de leur religion ou de leur race», gratuitement ou presque.
Sous le ciel étoilé de Beyrouth, devant les colonnes du Musée national, sentinelle de l’histoire et témoin de la vie qui se renouvelle chaque jour, le bal a été animé par Omar Rahbani, le Ballet Béjart Lausanne et la troupe les Charbels qui ont fait danser les invités, les officiels et les donateurs jusque tard dans la nuit.

Rania Chiniara

Pour la quatrième année consécutive, le Centre Moïse Khairallah pour les études sur la diaspora libanaise, à l’université de Caroline du Nord (Etats-Unis), a primé des œuvres littéraires et artistiques portant sur l’émigration libanaise dans le monde. Le réalisateur aujourd’hui disparu, Georges Nasr, a obtenu le prix de cette année pour son film Ila Ayn (Où?), et un hommage a été rendu à l’écrivaine disparue Emilie Nasrallah pour son ouvrage Al-Makan (L’endroit), en lui décernant le prix d’honneur.
La cérémonie de remise des prix a été organisée le 17 juin au Musée Sursok à Beyrouth en présence du consul honoraire du Liban en Caroline du Nord, Moïse Khairallah, et des membres des fondations Nasr et Nasrallah. Le film Ila Ayn est considéré comme une œuvre majeure de Georges Nasr. C’est le premier film libanais à avoir été retenu au festival de Cannes. Il raconte les difficultés auxquels sont confrontés les émigrés libanais dans le monde et les défis auxquels leurs familles restées au Liban doivent faire face. L’endroit est une autobiographie dans laquelle Emile Nasrallah raconte sa vie outre-mer et la vie dans un village du Mont-Liban. Ces trois dernières années, le Centre Moïse Khairallah a primé les auteurs Charif Majdalani, David Joseph et Joseph Jeha.

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Éditorial
Le facteur temps est décisif

Les ministres rencontrés ou interviewés par Magazine ces dernières semaines, toutes tendances confondues, soulignent le «sens des responsabilités» des représentants de tous les partis au gouvernement et le «sérieux» avec lequel ils abordent les dossiers économiques, financiers et politiques. Ils jettent un regard plutôt positif sur la qualité des débats en Conseil des ministres, même si certains déplorent le temps parfois excessif passé sur des dossiers qui auraient pu être tranchés plus rapidement.Or le temps est, aujourd’hui, un facteur déterminant dans la dynamique de maîtrise de la crise que le gouvernement se promet d’enclencher. Chaque jour qui passe est un jour de perdu. Chaque jour qui passe éloigne davantage le gouvernement des objectifs qu’il s’est fixés au niveau de la réduction du déficit budgétaire. Chaque jour qui passe voit le service de la dette gonfler et le sauvetage de plus en plus périlleux.Cette constatation n’est pas nouvelle mais on ne la rappellera jamais assez. On ne la martèlera jamais assez. C’est parce qu’ils n’ont pas conscience du facteur temps que les responsables ont mené le pays là où il est aujourd’hui, au bord du gouffre. Le plan de réhabilitation du secteur de l’électricité, adopté en avril dernier, est pratiquement le même que celui qui avait été préparé il y a 9 ans. Les tiraillements et les surenchères politiques avaient empêché sa mise en œuvre. Si ce vaste chantier avait été lancé à l’époque, les milliards de dollars engloutis par l’EDL, qui constituent tous les ans une moyenne de 11% du budget, auraient pu être économisés et le Liban ne serait pas dans la situation délicate qui est la sienne en ce moment. Cet exemple d’incurie des pouvoirs publics peut être multiplié à volonté dans divers secteurs.Le temps n’est plus un luxe que les dirigeants peuvent se payer avec l’argent du contribuable. L’examen du budget par la Commission parlementaire des Finances et du Budget a trop traîné, ce qui est inexplicable, car la composition politique de cette instance est presque similaire à celle du gouvernement, qui a déjà amplement pris son temps pour approuver le projet de loi de Finances au bout de 21 séances marathons. Soit les partis sont atteints de schizophrénie et adoptent une chose en Conseil des ministres puis son contraire en Commission; soit ils sont incapables de tenir leurs troupes et certains députés s’ingénient à défaire ce que leurs camarades ont approuvé au gouvernement; soit les partis tiennent un double langage et, de ce fait, sont moins «responsables» qu’ils n’en donnent l’impression. Cette dernière option nous semble la plus plausible.Pour la démentir, le gouvernement doit montrer son sérieux et sa détermination à aller de l’avant en préparant et en envoyant au Parlement le projet de budget 2020 d’ici la mi-octobre au plus tard, comme le stipule la Constitution. Sinon, le sauvetage relèvera des missions impossibles.     


 Paul Khalifeh
   

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