Lufthansa. Le Liban, un marché en pleine expansion
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Nº 2896 du vendredi 10 mai 2013

Lufthansa. Le Liban, un marché en pleine expansion

 
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    Lufthansa. Le Liban, un marché en pleine expansion
    Cartsen Schaeffer, vice-président des ventes et services pour l’Europe du sud-est, le Moyen-Orient et l’Afrique, a effectué sa première visite officielle au Liban. Magazine l’a rencontré. Est-ce votre première visite officielle...
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Cartsen Schaeffer, vice-président des ventes et services pour l’Europe du sud-est, le Moyen-Orient et l’Afrique, a effectué sa première visite officielle au Liban. Magazine l’a rencontré.

Est-ce votre première visite officielle au Liban? Et dans quel but?
Nous croyons, et je crois personnellement, dans le potentiel du marché libanais, qui n’est pas encore entièrement exploité. Je suis convaincu qu’avec la bonne approche on peut accroître notre présence sur ce marché et nos résultats. Déjà l’année dernière, nous avons noté une croissance de 8%, et de 10% lors du premier trimestre 2013. En dépit du contexte qui n’est pas nécessairement en notre faveur, le Liban représente pour nous un marché en expansion. Nous voulons en fait augmenter notre offre ici. Actuellement, nous effectuons un double vol quotidien à Francfort et trois vols hebdomadaires à Berlin. Je crois que Berlin a un énorme potentiel pour les clients libanais, mais Francfort étant le pilier de nos opérations, si on pouvait introduire un 3e vol quotidien, on aurait ainsi une parfaite connexion avec notre réseau global. Quand on a une bonne offre, les clients achètent nos produits, ce qui nous permet d’augmenter notre offre: c’est cette synergie d’énergies que nous recherchons pour enclencher le processus.

Qu’est-ce qui selon vous attire les Libanais vers Lufthansa?
Nous sommes une compagnie allemande. Et cela véhicule certaines vertus, à l’instar de la réputation des voitures allemandes: c’est sûr, ça fonctionne très bien, il n’y a pas de mauvaises surprises et on reçoit la contrepartie du prix qu’on a payé. C’est l’une des raisons qui poussent les gens à choisir Lufthansa. Il y a également une certaine mentalité dans notre manière de servir les clients. C’est que nous sommes dans cette industrie depuis 60 ans et au Liban depuis 57 ans. Nous sommes connus et les gens savent à quoi s’attendre avec nous. Il y a également notre réseau qui propose beaucoup de choix, d’options et de vols, à destination d’Europe évidemment, mais aussi d’Amérique du Nord. Donc, je crois que c’est cette combinaison entre les vertus allemandes, le service et le réseau que nous proposons à des prix compétitifs qui attire les clients, non seulement les Libanais.


Quelle est votre démarche pour cette année?
Nous avons déjà commencé l’année dernière et nous continuons cette année à améliorer nos produits, avec l’instauration de nouvelles premières classes, classes économiques et classes affaires. Nous cherchons également à développer les services proposés au cours du vol. Nous essayons par exemple d’augmenter les services relatifs au divertissement, puisqu’en tout cas, chaque voyageur transporte avec lui son propre ordinateur portable, son propre iPad…On se demandait donc s’il valait mieux incorporer des écrans ou installer un serveur qui distribue à tout l’avion un certain contenu, des films, des informations, de la musique… qui pourrait intéresser les voyageurs et qu’ils pourraient avoir sur leurs propres équipements qu’ils sont habitués à manipuler. Nous introduisons également de nouveaux avions, de nouveaux modèles… Nous sommes aussi à la recherche de nouvelles technologies à court et à long terme, pour augmenter le confort du passager, mais aussi pour réduire nos dépenses astronomiques en carburant.

Vous avez 30 ans d’expérience dans l’industrie de l’aviation. Vous avez donc été témoin de l’évolution de ce domaine, notamment du passage vers le Net.
La manière dont nos services sont vendus est en soi une évolution. La façon d’acheter un produit varie en fonction de la culture, de l’âge. Nous constatons un vrai changement de génération où les plus matures ont tendance à acheter leurs billets selon les anciennes modalités, alors que les plus jeunes le font à travers leurs téléphones portables, moins réticents à donner le numéro de leurs cartes de crédit. Au fil du temps, l’achat en ligne va automatiquement augmenter. Au début, on proposait les horaires de vol, puis deuxième évolution, les prix en spécifiant le meilleur. A mon avis, la prochaine étape aura un aspect culturel, parce que le voyage ne se résume plus simplement à aller à une destination précise, mais à voyager en fonction d’un thème. La manière dont les gens achètent les produits tourne autour de leur style de vie. L’idée qui prévaut actuellement est l’envie de faire quelque chose d’intéressant, d’excitant, sans vraiment savoir quoi exactement. C’est donc à nous de nous adapter à ces nouveaux modèles et de proposer au client plusieurs options qu’on aura sélectionnées en fonction de notre base de données. C’est la direction que nous voulons emprunter, un marché personnalisé, le marketing one-to-one; comprendre les besoins de notre client et présenter une offre qui sied à son palais.

Propos recueillis par Nayla Rached
 

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Éditorial
Il ne reste que le rêve… et encore!

Alors que les magouilles gangrènent les institutions du pays, que le chômage bat son plein et que les citoyens, livrés à la loi de la jungle, souffrent d’une absence totale de protection, le Liban perd au fil des ans l’énergie de sa jeunesse. Jamais mieux qu’aujourd’hui, ne s’est appliquée au Liban, la célèbre formule de Georges Clemenceau: «Le pouvoir est tombé si bas qu’il faut se baisser pour le ramasser». Il fut une époque, très courte aux yeux de l’Histoire, où la jeunesse du pays, formée dans les grandes universités, que tous nos voisins nous envient, ne rêvait que de servir et de promouvoir le Liban, modèle de modernité, de démocratie et de liberté, pas seulement dans la région. Qu’en reste-t-il? Un pays qui s’apprête, quelque trente ans après la fin de la guerre civile pour les uns, et la guerre des autres pour certains, à rééditer la dramatique expérience. S’impliquer dans la crise syrienne, et encore plus dans son conflit probable avec Israël, est-ce dans nos cordes? En a-t-on les moyens? Au milieu de ce sombre tableau, nos universitaires, quelle que soit leur formation, privent, à leur corps défendant, le pays de leur savoir-faire et s’exilent vers des horizons plus cléments. Pendant que le Liban se vide de son sang jeune et de ses forces vives, ses dirigeants se disputent un siège place de l’Etoile ou un fauteuil confortable au Sérail. La question que les citoyens, ignorés par leurs représentants tant que les élections ne se dessinent pas à l’horizon, est celle de savoir à quoi sert un gouvernement dont l’inexistence passe pratiquement inaperçue ou ce Parlement, dont les réunions se font extrêmement rares, alors que ses tiroirs craquent sous les liasses de documents, jaunis à force d’attendre et très probablement devenus caducs. Dans cet abîme constitutionnel, où seuls les échos sifflent, les affaires aventureuses se multiplient. La dernière en date est celle du bateau promis à grands coups de déclarations outrageusement optimistes, après quelques décennies de rationnement électrique et même d’obscurité totale dans certaines régions oubliées. Lancée officiellement, par une publicité tapageuse et des panneaux prometteurs, la «barque turque», Fatmagül Sultan, nous promettait, «immense performance», deux heures de courant de plus dans tout le pays. Mais elle vécut ce que vivent les roses laissant derrière elle des relents sulfureux de négligence ou de scandale… l’avenir le dira peut-être. Plus de vingt ans se sont écoulés depuis que les armes se sont tues dans le pays, mais la lumière des bougies, qui n’ont rien des romantiques chandelles, n’a toujours pas disparu dans de très nombreux foyers. En parallèle, les tours luxueuses jalonnent les rues et montent toujours plus haut, les boutiques offrant les collections les plus huppées remplissent les quartiers et les restaurants aux menus gastronomiques par excellence, pullulent pour le plaisir d’une minorité nantie. Mais tout cela paraît factice et, pour une affaire qui connaît le succès, combien ne sont-elles pas forcées de baisser leur rideau aussitôt levé. Le chaos que connaît le Liban, depuis si longtemps, fait la richesse d’autres pays de la région. La Syrie, elle, avait connu ses beaux jours et son développement dès les premières années de notre guerre. Elle n’a pas su, elle non plus, sauvegarder ses acquis. Il n’en reste pas moins que le Libanais, optimiste invétéré, retrouve son rêve au moindre signe de détente. Ainsi, nous avons assisté aux retrouvailles des «cousins ennemis»: Sleiman Frangié à Bikfaya à l’invitation de Sami Gemayel, le Courant patriotique libre, représenté par le ministre démissionnaire Gebran Bassil, prendre la route de Maarab et les émissaires de Walid Joumblatt chez Nabih Berry, comme l’ancien vice-président de la Chambre à Aïn el Tiné. Le tout ponctué de quelques informations, diffusées sans, peut-être, beaucoup de conviction, annonçant un gouvernement dans les prochains jours… Et voilà que l’espoir renaît, que la vie s’annonce plus belle, à la lueur de la détermination affirmée du Premier ministre désigné et du président de la République. Il n’en reste pas moins que les jeunes exilés, partis vers d’autres horizons donner la preuve de leurs capacités et de leurs compétences, ne sont pas encore près de rentrer au bercail.


 Mouna Béchara
   

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