L’eau du Liban en question. Le Litani d’hier et de demain

L’eau du Liban en question. Le Litani d’hier et de demain

 
  • taille de la police diminution de la taille de police diminution de la taille de police augmentation de la taille de police increase font size
  • A
    De
    Message
    L’eau du Liban en question. Le Litani d’hier et de demain
    Parmi  les principales réalisations de l’ingénieur Ibrahim Abdel-Al, décédé trop jeune, la volonté d’assurer aux habitants des villes et des villages, 90% des besoins en eau, alors qu’elle n’était que...
  •  
Notez cet article
(1 Vote)
A- A+

Parmi  les principales réalisations de l’ingénieur Ibrahim Abdel-Al, décédé trop jeune, la volonté d’assurer aux habitants des villes et des villages, 90% des besoins en eau, alors qu’elle n’était que de 20%. Il surveillait de près la qualité de l’eau afin d’empêcher toute pollution. Plusieurs régions agricoles étaient ainsi irriguées et des lacs créés pour servir de réservoirs. Sa priorité était le projet du Litani auquel il a consacré quinze ans de sa vie et écrit en 1948 Le Litani-Etude Hydrologique.

Pour connaître les raisons de l’importance accordée par Abdel-Al à ce fleuve en particulier, il faut remonter dans l’histoire à 1938 où le ministre américain de l’Agriculture de l’époque avait été dépêché en Palestine pour étudier les possibilités économiques du Litani. Il avait établi un rapport sous le titre Palestine terre promise qui comportait le premier projet global de l’exploitation des eaux de la vallée de la Jordanie. Il suffit d’en retenir deux chapitres liés aux eaux du Liban. D’abord tirer les eaux des sources du Jourdain (soit le Hasbani et son affluent le Wazzani du Liban) pour irriguer la Galilée et le Ghor et d’autres régions. Ensuite détourner les eaux du Litani vers le nord de la Palestine où ses eaux seraient recueillies dans un lac artificiel au nord de la ville de Nazareth. Les Israéliens n’ont jamais renoncé au profit qu’ils pourraient tirer des eaux du Liban et, en particulier, du Litani.

La guerre des eaux et la soif du Liban
En 1992, Magazine avait mené une enquête sur le thème de la guerre des eaux. A la fin du mandat Eisenhower, le programme de soutien agronomique des Etats-Unis, prédécesseur du fameux «Point Four», installé dans la Békaa avait vainement tenté d’initier une exploitation rationnelle des eaux libanaises, syriennes et israéliennes. On pensait, à l’époque, que les études pouvaient, le cas échéant, servir de plateforme à des pourparlers techniques en cas de multilatérales. Le débat était axé sur le Yarmouk et les affluents, le Hasbani et le Wazzani, eaux communes au Liban et à la Jordanie.
Mais Beyrouth s’était rapidement soulevée en affirmant que personne ne toucherait au Litani, le seul fleuve libanais de A à Z.  Il n’était pourtant pas exclu que l’énergie électrique qu’il produit, soit revendue en partie. La Syrie, selon la Banque mondiale, manquerait très bientôt d’un milliard de mètres cubes par an.

«Notre richesse hydraulique, une pure légende»
Cette affirmation, nous l’avions obtenue toujours en 1992, de la bouche de l’ancien directeur de l’Office du Litani, actuel président du comité  de l’Association des amis d’Ibrahim Abdel-Al. Elle répondait à ceux qui parlaient de mettre le Liban à contribution hydraulique pour ses voisins du Nord et du Sud – surtout pour ce dernier. La question était de savoir si une telle générosité serait appropriée. «Le Liban ‘‘immense réservoir’’ n’est qu’une pure légende, déclare-t-il dans une interview accordée à Magazine. Le Liban ne flotte pas sur une nappe d’eau, comme certains le croient.»
M. Nasrallah souligne au sujet des eaux qui vont en pure perte, ce dont Israël prend prétexte pour demander qu’on le laisse en profiter, que le gaspillage découle essentiellement d’une mauvaise planification. Des études sont faites et des dossiers préparés mais tout est resté lettre morte. Un autre facteur tient aux seize années de la guerre dont l’un des buts était d’empêcher le Liban de dépasser son sous-développement pour devenir un Etat moderne.

Où en est-on aujourd’hui?
A l’initiative de l’Association des amis d’Ibrahim Abdel-Al, les représentants des médias ont passé une journée d’information au lac de Qaraoun et au Litani. Accompagnés du ministre de l’Information, Walid Daouk, d’Imane Abdel-Al, qui a repris le flambeau de son père, de Nasser Nasrallah, ancien directeur de l’Office national du Litani, actuel président du comité de l’Association, ils ont suivi avec un très grand intérêt les explications qui leur ont été fournies à toutes les étapes de la tournée. Explications techniques certes mais aussi critiques de ce qui n’a pas été fait par l’Etat.
Il s’agissait pour l’association de lancer une campagne mettant en relief l’importance de l’unique ressource hydraulique à 100% libanaise qu’est le fleuve du Litani. Cette tournée a mené le groupe au lac de Qaraoun et aux installations du Litani.
Quelques chiffres fournis par le directeur des bureaux de l’Office national du Litani donnent une idée de ce que représente le bassin: 2170 km2, soit 20% de la superficie du Liban sur une longueur de 170 km et 30% des ressources hydrauliques du pays.
L’Office national du Litani bénéficie de prérogatives limitées au stockage et à l’exploitation des eaux du fleuve sans intervenir sur leur qualité ni sur la pollution qu’il ne peut que constater. Il gère actuellement le seul barrage qui y a été construit et les trois stations hydroélectriques. S’adressant au ministre de l’Information présent à toutes les étapes de la tournée, Nasser Nasrallah dit: «Ce que nous revendiquons aujourd’hui c’est la création d’une commission conjointe dans laquelle seraient représentés tous les ministères concernés  par le barrage ainsi que les représentants de l’Association des amis d’Ibrahim Abdel-Al. Actuellement, la gestion est de la responsabilité du ministère de l’Energie et de l’Eau, du ministère de l’Environnement, celui de l’Intérieur et du Conseil du développement et de la reconstruction. Sans entrer dans les détails techniques, le message transmis par l’association est de ne pas laisser notre eau en proie à notre laxisme et à une négligence criminelle d’un secteur vital pour tout le Liban et tous les Libanais.»  Le message donc de cette journée du 30 septembre 2012 était clair: il faut lutter pour préserver et exploiter cette ressource nationale.
Un déjeuner informel et convivial a clôturé cette journée riche en informations, en espérant surtout qu’elle porte ses fruits.


Le projet 800 pour le Sud
Ce projet selon l’Office national du Litani sera formé d’un canal de 51 Km et englobera des tunnels de 6,3 Km, pour acheminer l’eau du Quaraoun jusqu’à Baraachit à Bint Jbeil. Des canalisations irrigueront la plaine de Marjeyoun. 12 réservoirs stockeront quelque 95000 mètres cubes d’eau et comporteront sept stations de pompage. Coût du projet: environ 217 millions de dollars qui seront fournis par la Caisse koweitienne, la Caisse arabe et le gouvernement libanais. 77 villages profiteront de ce projet qui aura de multiples retours sociaux et économiques dans les régions concernées. La réalisation du projet aurait dû commencer dès les premières années 2000, mais l’Etat marque, une fois de plus, du retard.



Bio en bref d’Ibrahim Abdel-Al
Entré à l’Ecole d’ingénieurs en 1925, Ibrahim Abdel-Al a suivi des cours de trois ans qui suffisaient à l’époque pour obtenir le diplôme. «Son passage à l’Ecole d’ingénieurs, écrivait le R. P. Alban de Jerphanion, «a été comme une source qui féconde une terre, fait fructifier les efforts de tous ceux qui l’ont entouré et ont ressenti la valeur de son contact»,
Devenu professeur d’Hydraulique agricole et urbaine, le jeune ingénieur, ne se contentait pas de notions et cherchait à rendre son enseignement concret et adapté. Sa connaissance du régime des pluies et des neiges, des variations des cours d’eau, des possibilités que recèlent les cavités de la terre libanaise -l’Observatoire de Ksara était l’objet de toute son attention-, les contacts qu’il entretenait avec les pays du terroir, ses tournées dans les districts, son travail sur le terrain lui permettaient d’illustrer la théorie et donnaient à ses leçons un grand attrait, toujours selon le recteur de l’USJ.
Décédé en 1959, son souvenir reste collé au projet du Litani, dont il a été le père. « …Comment s’influencent les précipitations et les débits dans le temps et dans l’espace? Suivant quelles lois la terre, gorgée d’eau, restitue-t-elle aux sources le précieux dépôt qu’elle a reçu? Autant de questions auxquelles Abdel-Al cherchait des réponses, penché sur les flots turbulents de l’Euphrate, de l’Oronte et du Litani, ou sur les eaux jaillissantes de Hermel à Anjar et de la Kadisha à Tyr… », écrivait le professeur Joseph Najjar dans un texte d’hommage à l’homme qui a marqué l’histoire de l’eau au Liban.


 



A quand une chasse responsable?

Durant l’automne, ce sont 500 à 600 millions d’oiseaux migrateurs venus du monde entier qui transitent par le Liban. Les chasseurs libanais de tout poil s’en donnent à cœur joie, sans se préoccuper des conséquences sur la biodiversité et l’écosystème.


Avec 500 à 600 millions d’oiseaux qui transitent par le territoire chaque année, le Liban s’affiche comme le deuxième couloir migratoire au monde. Les fins observateurs du ciel et de la nature pourront ainsi découvrir des rapaces, des cigognes, des alouettes, des pélicans... Au Liban, les oiseaux ne sont pas juste «observés». Ils se font aussi tirer dessus.
La semaine dernière, le village d’Ehmej accueillait une conférence organisée par l’association Les amis des oiseaux et animée par Paul Abi Rached, président de Lebanon Eco Movement et de T.E.R.R.E. Liban, pour sensibiliser la population aux bonnes pratiques de chasse et au respect des oiseaux migrateurs. «Notre discours est loin d’être intégriste, explique Abi Rached. Nous ne voulons pas interdire la chasse, mais uniquement la réglementer». Officiellement interdite depuis le 1er janvier 1995, la chasse reste courante dans nombre de familles libanaises. Une loi, la 580, a pourtant été élaborée en 2004 pour donner un cadre aux pratiques de chasse sur le territoire. Mais toujours pas votée. «Au Liban, tout ce qui vole, on le chasse», souligne Abi Rached. «Pour certains chasseurs, notamment chez les jeunes, la chasse est uniquement un ‘‘sport’’ et ils essaient de se convaincre qu’ils ne font pas de mal au pays en tuant n’importe quel oiseau qui passe devant eux. C’est un véritable massacre écologique!». «Ce sont, selon Abi Rached, des pratiques hyper sauvages et anti-environnement, car ils tuent tout sans distinction». Les oiseaux migrateurs viennent d’Europe, d’Asie ou d’Afrique. S’ils sont tués au Liban, c’est l’écosystème et la biodiversité de plusieurs continents qui sont remis en question. «En ce moment, on voit beaucoup de photos sur Facebook par exemple, avec des rapaces tués par des chasseurs, alors que ce sont des prédateurs utiles pour l’écosystème (ils mangent des serpents, des rats, etc.), qui sont au haut de la pyramide», s’insurge Abi Rached.
Des rapaces, mais pas seulement, tués en plein vol, pour le bon plaisir de chasseurs mal informés, qui pratiquent la chasse uniquement comme un jeu. Alors que l’un des principes élémentaires de la chasse, théoriquement, est de «manger ce que l’on tue».
Qu’attend donc le gouvernement pour voter la loi 580 qui offrirait un cadre légal à la chasse? «Il y a une vingtaine de jours, le Lebanon Eco Movement, regroupant 50 ONG libanaises, a envoyé une lettre au ministère de l’Environnement pour protester contre le fait que la grive draine, la perdrix et le pinson figurent sur la liste des dix oiseaux que l’on est autorisé à chasser», explique Abi Rached. Toujours sans réponse. Le cas de la grive draine est éloquent. Cet oiseau permet la reproduction du genévrier, en rejetant les graines dans ses excréments. Si la grive draine disparaît de l’environnement libanais, les genévriers ne viendront plus fleurir les montagnes.
A la conférence d’Ehmej, où des chasseurs étaient présents, tous se sont mis d’accord sur la nécessité d’une loi. «Si une loi est votée, les chasseurs la respecteront, comme on a pu le voir, dans un autre domaine, pour l’interdiction du tabac dans les lieux publics», affirme Abi Rached. «Nous souhaitons tous, chasseurs y compris, une chasse responsable, pour le bien de l’homme et pour la nature, avec des périodes et des zones bien définies».

J.S.


Encourager le birdwatching
Alternative à la chasse, le birdwatching, l’observation des oiseaux. Une pratique qui permet de marcher dans la nature tout en respectant l’environnement. Lebanon Eco Movement a lancé un concours photo Chasseurs d’images pour promouvoir cette pratique, avec des prix à la clé.  Renseignements au (05) 920105. E-mail: info@lebanonecomovement.org
Les amis des oiseaux du Liban et la municipalité d’Ehmej organisent aussi un concours des plus belles photos d’oiseaux à Ehmej, qui seront exposées à partir du 16 novembre.



Planter avec Jouzour Loubnan
Après le succès de sa soirée de gala annuelle organisée le 27 septembre dernier, l’association Jouzour Loubnan organise une journée de plantation d’arbustes ouverte au public, le 20 octobre prochain.
Cette journée se déroulera à Ouyoun el-Simane - Kfardébian.
Pour y participer, contactez Joëlle Saab par e-mail (joelle.saab@jouzourloubnan.org) ou téléphonez au (71) 124000.











 

Ecrivez un commentaire

Assurez-vous d’avoir inscrit les informations requises, là où c’est indiqué.

Éditorial
Sot dans l’inconnu

Il est toujours plus facile, lorsque l’on n’assume pas des responsabilités, et que, par conséquent, l’on n’a pas de comptes à rendre, de s’ériger en donneur de leçons. Il est plus aisé de se livrer à la surenchère quand on n’est pas aux commandes que lorsque l’on est appelé à prendre, tous les jours, des décisions qui engagent le destin d’un pays et qui influent sur l’avenir de millions de personnes. Il faut avoir ces réalités en tête en écoutant Mitt Romney disserter sur la politique étrangère des Etats-Unis et accuser son rival démocrate d’être mollasson. Face à la «passivité» du président sortant, le candidat républicain promet des solutions miracle, basées sur les muscles et les super-budgets militaires. Une bonne partie de son discours électoral est construite autour de la fausse accusation que Barack Obama a «laissé tomber» Israël, oubliant que l’aide militaire, le soutien financier et l’assistance technologique, fournis par l’actuel président à l’Etat hébreu, n’ont jamais été égalés par ses prédécesseurs. En fait, Mitt Romney reproche au locataire de la Maison-Blanche de résister aux pressions -qui frôlent les injonctions- de Benjamin Netanyahu, pour le pousser à couvrir et participer à une attaque préventive contre l’Iran. Accepterait-il, s’il siégeait au Bureau ovale, de s’engager dans une guerre dont les objectifs et les conséquences ne serviraient pas nécessairement les intérêts des Etats-Unis? Mitt Romney plaide donc pour un alignement total de la politique étrangère américaine sur celle d’Israël, même au détriment des intérêts nationaux des Etats-Unis. Un phénomène mis en évidence dès 2006 par les chercheurs John Mearsheimer et Stephen Walt, dans leur remarquable ouvrage sur l’influence du lobby israélien dans les orientations de la politique étrangère américaine. Un travail qui leur a coûté leur emploi, il faut le rappeler. Mitt Romney n’est pas en reste sur le dossier du processus de paix au Proche-Orient. Il affiche un mépris absolu pour les Palestiniens, avec qui la paix «est impensable», peut-on l’entendre dire dans une vidéo filmée à son insu. En d’autres termes, Israël n’a pas l’obligation de rendre les terres qu’il a volées et la situation de conflit et de guerre avec les Palestiniens est appelée à durer ad vitam æternam.    Mitt Romney a exploité à fond l’attaque du consulat américain de Benghazi, au cours de laquelle l’ambassadeur Christopher Stevens a été tué. Il estime que «les attaques contre l’Amérique, le mois dernier, ne doivent pas être prises pour des actes isolés. Elles illustrent la lutte plus large qui traverse tout le Moyen-Orient, une région qui vit son bouleversement le plus profond depuis un siècle.» Le camp républicain a dénoncé la réaction de l’Administration Obama après l’attaque de Benghazi, et le fait d’avoir attendu plusieurs jours avant de la qualifier de «terroriste» et de sous-estimer les menaces anti-américaines. Ces propos sont destinés à la consommation interne car ils n’apportent aucune idée constructive et nouvelle. Pas plus d’ailleurs que ses critiques contre ce qu’il appelle la stratégie d’«espoir» de Barack Obama. Là, le candidat républicain se fend d’une esquisse de stratégie: «Nous ne pouvons pas aider nos amis et battre nos ennemis si nos paroles ne sont pas appuyées par des actes et si la perception de notre stratégie n’est pas celle d’un partenariat mais celle d’une passivité». Traduit en realpolitik, cela ne veut absolument rien dire. Partenariat avec qui? Contre qui? Comment? S’il est élu président, Mitt Romney promet de renforcer les sanctions contre l’Iran pour l’empêcher de développer des capacités nucléaires militaires. Il subordonnerait l’aide financière à l’Egypte au respect du traité de paix avec Israël, augmenterait le budget américain de la Défense. Et, cerise sur le gâteau, il fournirait des armes aux rebelles syriens. Sur ce dernier point, l’actuelle Administration l’a devancé. Car les livraisons d’armes via l’Arabie saoudite et le Qatar –en plus de tous les autres pays qui ne l’ont pas reconnu officiellement- n’auraient jamais pu se faire sans le feu vert des Américains. Concernant l’augmentation du budget militaire, Mitt Romney ne semble pas connaître les chiffres des déficits américains. Sauf s’il compte sur les bons du trésor achetés par la Chine pour financer la dette américaine. Sur l’Iran, l’actuelle Administration a développé le régime des «sanctions intelligentes», douloureuses et efficaces, et qui commencent à donner leur fruit. Mais il n’est pas sûr qu’elles feront plier Téhéran. C’est d’ailleurs fortement improbable.    
Mitt Romney est à cours d’idées. Son discours veut se donner des semblants d’une force qui n’est qu’illusoire, car avec des muscles ramollis et des caisses vides, il ne peut plus mener le monde avec le bâton et la carotte.


 Paul Khalifeh
   

Santé

L’infection par le rotavirus. 30% d’hospitalisation chez les enfants
Presque tous les enfants de moins de 5 ans peuvent être infectés par le rotavirus. Cette infection très contagieuse cause…

Bannière
Designed and Developed by:   iBaroody
© Magazine.com.lb 2016 All Rights Reserved