Manger sainement. Démêler le vrai du faux
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Nº 2913 du vendredi 6 septembre 2013

Manger sainement. Démêler le vrai du faux

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    Manger sainement. Démêler le vrai du faux
    De nombreuses idées reçues ont circulé à propos de l’alimentation. A la suite de maintes études, plusieurs d’entre elles se sont révélées fausses et certains aliments considérés comme malsains étaient...
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De nombreuses idées reçues ont circulé à propos de l’alimentation. A la suite de maintes études, plusieurs d’entre elles se sont révélées fausses et certains aliments considérés comme malsains étaient finalement bons pour la santé. En voici quelques exemples.

Le jus de légumes est très salé
Vrai
Une tasse de jus de légumes renferme en moyenne 690 mg de sodium, alors que la consommation maximale est estimée à 2300 mg pour les adultes en bonne santé. Malgré sa teneur élevée en sodium, le jus de légumes représente un choix de boisson intéressant (sauf pour les personnes souffrant d’hypertension sévère), qui offre divers éléments nutritifs tels que des fibres, des vitamines (A, E, B3, B6) et des minéraux (magnésium, manganèse).

L’œuf est mauvais pour la santé
Faux
Pendant longtemps, nous avions cru que l’œuf n’est pas bon pour notre santé étant un aliment riche en cholestérol. Mais d’après les résultats d’une étude, rien n’indique que la consommation d’œufs augmente le risque de cardiopathie. 25% seulement du cholestérol sanguin vient des aliments. Le reste est fabriqué par le foie. Le cholestérol alimentaire a donc peu d’effets sur les niveaux de cholestérol sanguin. L’œuf est également  riche en gras insaturés, divers minéraux et d’autres vitamines B.

Les légumes surgelés ou en conserve sont moins nutritifs
Vrai et Faux
Les fruits et les légumes frais sont plus nutritifs que ceux qui sont surgelés et en conserve, c’est vrai, mais uniquement au moment où ils sont récoltés. Durant le long voyage qu’ils doivent effectuer entre la récolte et le moment où ils arrivent sur les étals, sans compter leur long séjour en entrepôt, les enzymes naturelles qu’ils libèrent dégradent certains de leurs nutriments et les rendent donc moins nutritifs. En revanche, il a été démontré que les haricots surgelés renferment deux fois plus de vitamine C que les frais. La mise en conserve ne prive pas non plus les fruits et légumes de quantités significatives de nutriments.

Les fruits à coque font grossir
Faux
S’il est vrai que les noix, l’amande et les autres fruits à coque sont riches en gras, il s’agit de bons gras. Les études ont montré que la consommation de fruits à coque peut contribuer à la perte de poids. Les chercheurs croient que les gras présents dans ces aliments contribuent au sentiment de satiété et que durant leur digestion, leurs protéines pourraient brûler les calories qu’ils fournissent.

Plus un chocolat est riche en cacao, plus il est calorique
Vrai
Le terme chocolat est réservé aux produits contenant du beurre de cacao. Plus un chocolat est riche en cacao (la pâte de cacao contient 50% à 55% de beurre de cacao), moins il contient du sucre. Or, les matières grasses sont plus caloriques que le sucre.

La banane constipe
Faux
La constipation est, le plus souvent, le résultat d’un manque de fibres dans l’alimentation, d’une hydratation insuffisante et d’un manque d’activité physique. Aucun aliment ne peut être tenu responsable de la constipation. Mais les bananes, comme d’autres fruits, contiennent un type de fibres (fibres solubles) qui aiderait à contrôler la consistance des selles.

La bière contient plus de calories que le vin
Faux
Chaque gramme d’alcool pur cache sept calories. Ainsi, plus une boisson est alcoolisée, plus elle contient de calories. A quantité égale (250 ml), la bière est donc moins calorique (103 calories) que le vin (180 calories) puisque son pourcentage d’alcool est plus faible. Toutefois, la quantité de la boisson consommée est à prendre en considération.

Manger trop de sucre cause le diabète
Faux
Les causes du diabète sont plus complexes que le simple excès de sucre dans l’alimentation! Bien qu’il s’agisse d’un débalancement quant à la gestion du sucre par le corps, le diabète est surtout le résultat d’une prédisposition génétique et de certaines habitudes de vie, comme la sédentarité, le tabagisme ou l’obésité. Lorsqu’on consomme un aliment contenant du sucre, la quantité dans le sang (la glycémie) s’élève, mais revient rapidement à la normale, grâce aux effets de l’insuline.

Il ne faut pas manger des œufs crus
Faux
On a longtemps cru qu’il ne fallait pas consommer d’œufs crus étant donné le risque d’intoxication alimentaire. Mais dans les pays développés, des programmes sévères de contrôle de qualité et de salubrité alimentaire permettent d’assurer au consommateur des œufs sains et exempts de salmonelle. Les œufs sont donc propres à la consommation à l’état cru. Il est toutefois recommandé aux très jeunes enfants et aux femmes enceintes de ne pas en consommer.

Le fromage ferme au toucher est plus riche en calcium
Vrai
Le parmesan, le gruyère et le suisse sont trois bons exemples de fromages fermes au toucher et qui sont particulièrement riches en calcium. A l’opposé, le brie, le fromage de chèvre et le fromage à la crème contiennent moins de calcium.

Il faut éviter de manger du pamplemousse avec certains médicaments
Vrai
Le pamplemousse contient diverses substances qui peuvent interférer avec le mode d’assimilation de certains médicaments par l’organisme. Par conséquent, la quantité de médicaments dans le sang peut augmenter et ainsi entraîner des effets secondaires graves. Des médicaments destinés à traiter l’angine de poitrine, le cancer, la dépression, l’anxiété, le VIH/sida, etc. sont susceptibles d’entrer en interaction avec le pamplemousse et son jus.

Il ne faut pas boire durant les repas
Faux
Boire de l’eau pendant les repas n’affecte pas la digestion. Cependant, de très grandes quantités de liquides peuvent dilater l’estomac et ainsi causer un certain inconfort. Contrairement aux rumeurs, boire au cours d’un repas ne dilue pas le suc gastrique et, par conséquent, ne perturbe pas la digestion.

 

NADA JUREIDINI



 

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Éditorial
La coupable inconscience

Sommes-nous condamnés à vivre au rythme des humeurs belliqueuses de nos voisins: celui que certains considèrent ami et celui qualifié d’ennemi par tous? Le Liban, terre d’accueil certes, mais dorénavant pour des touristes d’un genre particulier. Nous avons connu, il y a quelques décennies, un flux de Palestiniens, chassés de leurs terres par un envahisseur arrogant et fort de ses alliances occidentales. Ils n’ont pas tardé à prendre conscience de la faiblesse du pouvoir dans le pays hôte. Ils ont vite fait de quitter les tentes, dites provisoires, pour se regrouper dans des logements en béton dans toutes les régions. Conscients de l’absence d’institutions et de véritables autorités, armés par ceux qui espéraient régler leur problème en leur assurant un pays de rechange au Liban, ils se sont posés en pouvoir absolu, allant jusqu’à prendre en charge non seulement leur propre sécurité, mais celle de tous les citoyens et à leur imposer des barrages de contrôle au vu et au su des forces de l’ordre et des dirigeants. Plus récemment, le Liban, toujours sans frontières, après avoir été longtemps dominé par Damas avant que ses troupes ne soient expulsées en 2005, reçoit des réfugiés dont le nombre semble difficile à déterminer. Les chiffres valsent et la misère se creuse un peu plus au fil des mois. Cela dure depuis plus de deux ans. Des familles entières, celles qui ne peuvent pas échapper aux massacres, sont décimées sans pitié. Le nombre de morts ne se décompte plus au milieu d’un assourdissant silence international. Il a fallu parler de l’utilisation d’armes chimiques pour que l’hypocrisie du monde éclate au grand jour. L’horrible spectacle des cadavres gazés a réveillé ceux qui, depuis plus de deux ans avaient assisté, indifférents, à l’exode massif des centaines de milliers de Syriens démunis, à la peur qu’on lit sur les visages d’enfants, aux blessés en mal de soins dont les photos remplissent les écrans de télévision et les «Une» des journaux. Mieux vaut tard que jamais, pourrait-on dire. Mais le résultat n’a fait que prouver la faillite des grandes puissances. Celles-ci victimes, dit-on, de leur démocratie ont affiché leur fragilité. N’auraient-elles pas dû prendre le temps de la concertation et de la réflexion avant de promettre une intervention improvisée et provoquer une panique incontrôlable qui a gagné, non seulement les citoyens syriens, mais tous ceux des pays frontaliers et, à leur tête, le Liban? Qu’entend-on par frappe punitive? Comment peut-on éviter les dégâts collatéraux? Pourquoi a-t-on suscité cette tension qui accompagne l’attente des décisions de ceux qui possèdent le droit de vie et de mort sur des hommes, des femmes et des enfants? Au Liban, pays aux frontières ouvertes à tout vent, l’annonce d’une possible frappe occidentale sur la Syrie, a fait fuir, non seulement les étrangers, mais surtout ceux qui hésitaient encore à quitter leur terre. Le rush sur les avions en direction des Emirats ou d’autres pays lointains, en est la preuve évidente. Les écoles perdent leurs élèves qui occuperont les bancs d’autres écoles sous des climats plus cléments. Les universités ne sont pas mieux loties. La saison touristique a été étouffée dans l’œuf et l’économie s’effondre un peu plus, même si les responsables des institutions financières, dont la Banque du Liban, se veulent convaincants dans leurs prévisions. De tout cela n’en sommes-nous pas responsables? Une frange importante de la population ne s’est-elle pas volontairement impliquée dans une crise qui ne nous concerne en aucune manière? Une démocratie «consensuelle» qui a toujours empêché l’entente sur des sujets plus ou moins cruciaux, une société qui n’a pas la compétence d’élire ses représentants, un gouvernement compliqué, pour ne pas dire impossible, à former, un mandat présidentiel dont certaines voix commencent à mettre en doute une relève. Si le chef de l’Etat multiplie les déclarations toujours plus fermes, il n’en reste pas moins que le pays va à la dérive, qu’il se vide de son sang tandis que, par miracle, la vie continue et avec elle les festivals qui défient la sinistrose ambiante. Les appels au dialogue ont-ils encore un sens?


 Mouna Béchara
   

Santé

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