The Park. Un jardin suspendu au-dessus de Zaytouna Bay
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Nº 3103 du vendredi 5 juillet 2019

The Park. Un jardin suspendu au-dessus de Zaytouna Bay

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La saison des roof-tops est ouverte et en voilà un qui promet de faire parler de lui. En plein cœur du centre-ville, doté d’une vue imprenable sur la baie et le front de mer de Beyrouth, le toit du Yacht-Club ouvre ses portes et garantit une escale paisible et gourmande à ses visiteurs.

Depuis quelques semaines, les piétons et automobilistes longeant les abords de Zaytouna Bay peuvent apercevoir un drôle de chantier. Sur le toit du prestigieux Yacht-Club, les dalles grises ont cédé la place aux arbres et étendues de gazon frais. En bas du bâtiment, les balais incessants de grues et camions chargés de terre rythment les journées des ouvriers à pied d’œuvre depuis des semaines. A quelques minutes du très branché quartier de Downtown, ce lieu unique jamais exploité auparavant s’est peu à peu transformé en terrasse végétalisée à l’abri de l’agitation beyrouthine et surplombant une Méditerranée à perte de vue. Perchée au dernier étage du bâtiment et à l’accès discret, il y flotte un air d’exclusivité et de réjouissances estivales.

Ambiance bucolique
Dès l’entrée, le toit de bougainvilliers transporte le visiteur dans une ambiance bucolique: lauriers-roses, albizias, citronniers et fleurs de jasmin italien, toutes les plantes et autres végétaux ont été méticuleusement choisis et importés d’Italie par l’initiateur du projet pour qui chaque emplacement a son importance. Ce projet «vert» est le dernier-né d’une série d’établissements célèbres au Liban, menés d’une main de maître par l’artiste et homme d’affaires Michel Eléftériadès. De la boîte de nuit Amor y Libertad dans les années 90, au Music-Hall depuis 2003 (Starco et Waterfront, Dubaï, Jeddah) en passant par le restaurant B en 2017 (sur le toit de la fondation Aïshti), The Park est son tout nouveau bébé qui mêle dépaysement total et possibilité de se restaurer pour tous les goûts, le tout dans une ambiance paisible et 100% champêtre. Un soir, sa curiosité le pousse à monter sur le toit du Yacht-Club où il réside depuis deux ans. C’est là qu’il a le déclic. «J’ai pensé qu’avoir un peu de vert dans un milieu urbain comme Beyrouth ne pouvait pas faire de mal. C’est un endroit à la vue exceptionnelle et qui est très proche de l’eau en comparaison avec d’autres roof-tops qui existent déjà en ville. Je tiens à préciser que The Park n’est pas un lieu de nightlife. C’est un endroit où vous pouvez passer un moment au calme, dîner ou siroter un cocktail délicieux dans un jardin suspendu au-dessus de la Méditerranée et entouré de végétation». Sur les 3 500 m2 aménagés, les clients pourront se ravitailler auprès d’originales «food-stations» logées dans cinq vans Volkswagen vintage à la carrosserie revisitée par Michel Eléftériadès. Au menu, et dans des zones bien identifiées propres à chaque ambiance du lieu, de la gastronomie libanaise, du street-food healthy et un bar à cocktails sont à la disposition des visiteurs tout comme une multitude de tables en bois bénéficiant d’une vue époustouflante. Pour les amateurs de pique-nique et d’herbe moelleuse, The Park met aussi à disposition des nappes et paniers pour un dîner dépaysant en communion avec la nature. Le spectacle est d’autant plus sublime au coucher du soleil. A la tombée de la nuit et à l’heure où le ciel s’abaisse sur la mer, le toit du Yacht-Club se pare de mille lumières dissimulées dans la végétation, éclairant les arbres, fleurs et autres plantes grimpantes... Un travail minutieux qui a nécessité des centaines d’heures de travail aux ingénieurs, éclairagistes et ouvriers du chantier. Ouvert depuis fin juin, du coucher du soleil jusqu’à tard dans la nuit, The Park s’annonce comme l’un des lieux incontournables de l’été à Beyrouth, pour ceux qui souhaitent prendre de la hauteur.

MARGUERITE SILVE

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Éditorial
Le facteur temps est décisif

Les ministres rencontrés ou interviewés par Magazine ces dernières semaines, toutes tendances confondues, soulignent le «sens des responsabilités» des représentants de tous les partis au gouvernement et le «sérieux» avec lequel ils abordent les dossiers économiques, financiers et politiques. Ils jettent un regard plutôt positif sur la qualité des débats en Conseil des ministres, même si certains déplorent le temps parfois excessif passé sur des dossiers qui auraient pu être tranchés plus rapidement.Or le temps est, aujourd’hui, un facteur déterminant dans la dynamique de maîtrise de la crise que le gouvernement se promet d’enclencher. Chaque jour qui passe est un jour de perdu. Chaque jour qui passe éloigne davantage le gouvernement des objectifs qu’il s’est fixés au niveau de la réduction du déficit budgétaire. Chaque jour qui passe voit le service de la dette gonfler et le sauvetage de plus en plus périlleux.Cette constatation n’est pas nouvelle mais on ne la rappellera jamais assez. On ne la martèlera jamais assez. C’est parce qu’ils n’ont pas conscience du facteur temps que les responsables ont mené le pays là où il est aujourd’hui, au bord du gouffre. Le plan de réhabilitation du secteur de l’électricité, adopté en avril dernier, est pratiquement le même que celui qui avait été préparé il y a 9 ans. Les tiraillements et les surenchères politiques avaient empêché sa mise en œuvre. Si ce vaste chantier avait été lancé à l’époque, les milliards de dollars engloutis par l’EDL, qui constituent tous les ans une moyenne de 11% du budget, auraient pu être économisés et le Liban ne serait pas dans la situation délicate qui est la sienne en ce moment. Cet exemple d’incurie des pouvoirs publics peut être multiplié à volonté dans divers secteurs.Le temps n’est plus un luxe que les dirigeants peuvent se payer avec l’argent du contribuable. L’examen du budget par la Commission parlementaire des Finances et du Budget a trop traîné, ce qui est inexplicable, car la composition politique de cette instance est presque similaire à celle du gouvernement, qui a déjà amplement pris son temps pour approuver le projet de loi de Finances au bout de 21 séances marathons. Soit les partis sont atteints de schizophrénie et adoptent une chose en Conseil des ministres puis son contraire en Commission; soit ils sont incapables de tenir leurs troupes et certains députés s’ingénient à défaire ce que leurs camarades ont approuvé au gouvernement; soit les partis tiennent un double langage et, de ce fait, sont moins «responsables» qu’ils n’en donnent l’impression. Cette dernière option nous semble la plus plausible.Pour la démentir, le gouvernement doit montrer son sérieux et sa détermination à aller de l’avant en préparant et en envoyant au Parlement le projet de budget 2020 d’ici la mi-octobre au plus tard, comme le stipule la Constitution. Sinon, le sauvetage relèvera des missions impossibles.     


 Paul Khalifeh
   

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