L’infection par le rotavirus. 30% d’hospitalisation chez les enfants

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    L’infection par le rotavirus. 30% d’hospitalisation chez les enfants
    Presque tous les enfants de moins de 5 ans peuvent être infectés par le rotavirus. Cette infection très contagieuse cause une gastroentérite et menace sérieusement la santé d’un nourrisson. Au...
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Presque tous les enfants de moins de 5 ans peuvent être infectés par le rotavirus. Cette infection très contagieuse cause une gastroentérite et menace sérieusement la santé d’un nourrisson. Au Liban, près de 30% des hospitalisations sont liées à une gastroentérite parmi les enfants de moins de 5 ans à cause du rotavirus.


Le rotavirus est la cause la plus importante de diarrhée grave entraînant une déshydratation chez les nourrissons et les jeunes enfants de moins de 5 ans. Cette maladie grave nécessite très souvent une hospitalisation. La gastro-entérite à rotavirus évolue de façon très imprévisible. Parmi ses symptômes, on note une fièvre, des vomissements et une diarrhée. Comme le rotavirus est relativement résistant à la plupart des désinfectants, il est difficile d’éviter qu’un enfant soit exposé à ce virus. Une étude menée pendant un an, englobant plus de 500 enfants, souligne la nécessité de mettre en œuvre la vaccination contre le rotavirus au niveau national tel que conseillé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’étude menée au Liban pour évaluer la prévalence et l’impact du rotavirus sur les enfants de moins de 5 ans, montre que la maladie est attribuée à 27,7% des hospitalisations liées à une gastroentérite, avec plus de 75% des cas observés chez les enfants de moins de 2 ans. Entre 2001 et 2008, près de 40% des hospitalisations associées à une diarrhée, observées chez les enfants de moins de 5 ans dans le monde entier, ont été attribuées à une infection par le rotavirus. Dans les pays en voie de développement, plus de 95% des enfants ont été atteints au moins une fois par une maladie liée au rotavirus avant l’âge de 5 ans. Selon les experts, bien que la maladie se transmette par voie orale et surtout à cause d’une mauvaise hygiène, les études ont montré que l’amélioration de l’assainissement et de l’hygiène publique n’a eu que peu d’effets concernant la réduction des maladies liées au rotavirus. La vaccination est donc une priorité contre ces maladies. Celle-ci a d’ailleurs été recommandée par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) en 2009. Au Liban, la vaccination ne fait pas encore partie du Programme de vaccination national et elle est sujette à des décisions individuelles revenant aux médecins ou aux parents. On estime par ailleurs que pas plus de 30% des nouveau-nés sont vaccinés au Liban. La vaccination contre le rotavirus se fait par voie orale et est administrée dès que possible puisque 18% des cas hospitalisés concernent des enfants de moins de 6 mois.

Une infection virale
L’infection par le rotavirus est une maladie virale qui ne se traite pas au moyen d’antibiotiques. La déshydratation est l’une des complications potentielles les plus importantes chez les enfants infectés par le rotavirus. Dans les cas graves, un enfant peut avoir plus de vingt épisodes de diarrhée ou de vomissements dans une période de 24 heures. Un traitement de réhydratation par voie intraveineuse est souvent nécessaire. L’infection par le rotavirus est très contagieuse. Le rotavirus peut survivre pendant des semaines sur des jouets et d’autres articles ménagers. Une personne peut contracter l’infection par transmission du virus des mains à la bouche après avoir touché une surface contaminée. Bien se laver les mains avec du savon peut contribuer à se débarrasser des virus présents sur les mains. La propreté et les bonnes mesures d’hygiène sont enfin essentielles pour prévenir l’infection par le rotavirus.

NADA JUREIDINI

 


L’étude en bref
L’étude a été menée pendant un an, englobant plus de 500 enfants à Beyrouth, Tripoli et Saïda. Tous les enfants de moins de cinq ans et admis dans les hôpitaux suite à une gastroentérite ont été sélectionnés pour l’étude. Il s’agit d’une première étude menée dans cinq grands hôpitaux au Liban et ce, entre 2007 et 2008, dans le but d’évaluer la prévalence de la maladie chez les enfants de moins de cinq ans.


 

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Éditorial
Sot dans l’inconnu

Il est toujours plus facile, lorsque l’on n’assume pas des responsabilités, et que, par conséquent, l’on n’a pas de comptes à rendre, de s’ériger en donneur de leçons. Il est plus aisé de se livrer à la surenchère quand on n’est pas aux commandes que lorsque l’on est appelé à prendre, tous les jours, des décisions qui engagent le destin d’un pays et qui influent sur l’avenir de millions de personnes. Il faut avoir ces réalités en tête en écoutant Mitt Romney disserter sur la politique étrangère des Etats-Unis et accuser son rival démocrate d’être mollasson. Face à la «passivité» du président sortant, le candidat républicain promet des solutions miracle, basées sur les muscles et les super-budgets militaires. Une bonne partie de son discours électoral est construite autour de la fausse accusation que Barack Obama a «laissé tomber» Israël, oubliant que l’aide militaire, le soutien financier et l’assistance technologique, fournis par l’actuel président à l’Etat hébreu, n’ont jamais été égalés par ses prédécesseurs. En fait, Mitt Romney reproche au locataire de la Maison-Blanche de résister aux pressions -qui frôlent les injonctions- de Benjamin Netanyahu, pour le pousser à couvrir et participer à une attaque préventive contre l’Iran. Accepterait-il, s’il siégeait au Bureau ovale, de s’engager dans une guerre dont les objectifs et les conséquences ne serviraient pas nécessairement les intérêts des Etats-Unis? Mitt Romney plaide donc pour un alignement total de la politique étrangère américaine sur celle d’Israël, même au détriment des intérêts nationaux des Etats-Unis. Un phénomène mis en évidence dès 2006 par les chercheurs John Mearsheimer et Stephen Walt, dans leur remarquable ouvrage sur l’influence du lobby israélien dans les orientations de la politique étrangère américaine. Un travail qui leur a coûté leur emploi, il faut le rappeler. Mitt Romney n’est pas en reste sur le dossier du processus de paix au Proche-Orient. Il affiche un mépris absolu pour les Palestiniens, avec qui la paix «est impensable», peut-on l’entendre dire dans une vidéo filmée à son insu. En d’autres termes, Israël n’a pas l’obligation de rendre les terres qu’il a volées et la situation de conflit et de guerre avec les Palestiniens est appelée à durer ad vitam æternam.    Mitt Romney a exploité à fond l’attaque du consulat américain de Benghazi, au cours de laquelle l’ambassadeur Christopher Stevens a été tué. Il estime que «les attaques contre l’Amérique, le mois dernier, ne doivent pas être prises pour des actes isolés. Elles illustrent la lutte plus large qui traverse tout le Moyen-Orient, une région qui vit son bouleversement le plus profond depuis un siècle.» Le camp républicain a dénoncé la réaction de l’Administration Obama après l’attaque de Benghazi, et le fait d’avoir attendu plusieurs jours avant de la qualifier de «terroriste» et de sous-estimer les menaces anti-américaines. Ces propos sont destinés à la consommation interne car ils n’apportent aucune idée constructive et nouvelle. Pas plus d’ailleurs que ses critiques contre ce qu’il appelle la stratégie d’«espoir» de Barack Obama. Là, le candidat républicain se fend d’une esquisse de stratégie: «Nous ne pouvons pas aider nos amis et battre nos ennemis si nos paroles ne sont pas appuyées par des actes et si la perception de notre stratégie n’est pas celle d’un partenariat mais celle d’une passivité». Traduit en realpolitik, cela ne veut absolument rien dire. Partenariat avec qui? Contre qui? Comment? S’il est élu président, Mitt Romney promet de renforcer les sanctions contre l’Iran pour l’empêcher de développer des capacités nucléaires militaires. Il subordonnerait l’aide financière à l’Egypte au respect du traité de paix avec Israël, augmenterait le budget américain de la Défense. Et, cerise sur le gâteau, il fournirait des armes aux rebelles syriens. Sur ce dernier point, l’actuelle Administration l’a devancé. Car les livraisons d’armes via l’Arabie saoudite et le Qatar –en plus de tous les autres pays qui ne l’ont pas reconnu officiellement- n’auraient jamais pu se faire sans le feu vert des Américains. Concernant l’augmentation du budget militaire, Mitt Romney ne semble pas connaître les chiffres des déficits américains. Sauf s’il compte sur les bons du trésor achetés par la Chine pour financer la dette américaine. Sur l’Iran, l’actuelle Administration a développé le régime des «sanctions intelligentes», douloureuses et efficaces, et qui commencent à donner leur fruit. Mais il n’est pas sûr qu’elles feront plier Téhéran. C’est d’ailleurs fortement improbable.    
Mitt Romney est à cours d’idées. Son discours veut se donner des semblants d’une force qui n’est qu’illusoire, car avec des muscles ramollis et des caisses vides, il ne peut plus mener le monde avec le bâton et la carotte.


 Paul Khalifeh
   
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Santé

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