La brucellose. Une maladie qui regagne du terrain
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Nº 3102 du vendredi 7 juin 2019

La brucellose. Une maladie qui regagne du terrain

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En 2019, le nombre de personnes atteintes de brucellose est en nette augmentation. Bien que les données chiffrées ne soient pas forcément exactes, la situation se fait de plus en plus alarmante. Mise au point avec le Dr Jacques Mokhbat, infectiologue.
 

Infection due à un germe la «brucella» (bactérie que l’on retrouve dans le monde animal), la brucellose se transmet aux humains par l’ingestion d’aliments crus (la viande en particulier) ou de produits laitiers non pasteurisés. Parfois aussi, la contamination peut se faire par inhalation: lorsque l’individu se trouve par exemple dans un endroit où un animal souffrant de brucellose est en train de mettre bas. Cette zoonose (maladie infectieuse des animaux vertébrés et transmissible aux êtres humains) atteint les animaux domestiques: chèvres, moutons, vaches, chevaux ainsi que certains rongeurs, pouvant même entraîner des avortements chez ces derniers.

Symptômes
Chez l’être humain, la maladie apparaît deux semaines après ingestion de l’aliment contaminé. Elle se manifeste par des symptômes comme de la fièvre, de la fatigue, une transpiration «anormale» et continue, etc. La brucellose peut-elle entraîner la perte d’un enfant chez une femme enceinte? Le Dr Jacques Mokhbat, infectiologue, répond par la négative. «C’est la fièvre, qui est le résultat de la brucellose, qui peut engendrer, comme toute fièvre d’ailleurs, la mort de l’enfant dans le ventre de sa mère», affirme-t-il à Magazine.

Diagnostic
Mis à part l’examen physique et l’examen clinique, une hémoculture (examen bactériologique qui consiste à rechercher la présence de germes (microbes) dans le sang) ou un test sérologique (examen du sérum sanguin qui consiste à détecter et étudier les anticorps correspondant à une maladie spécifique présents dans le sérum, reflétant alors l’immunité de l’individu) sont effectués.

Traitements
 Il est évidemment possible de guérir de la brucellose. Toutefois, plus la prise en charge se fait tôt, moins le traitement est long.
● Lorsque la brucellose est encore récente et non localisée, le médecin prescrit au malade deux médicaments: de la tétracycline (antibiotique bactériostatique) avec de la rifampicine (antibiotique destiné à traiter un certain nombre d’infections bactériennes) et de la tétracycline avec de la streptomycine (un autre genre d’antibiotique agissant sur les bactéries). Ces médicaments sont pris par injection sur une durée de 6 semaines.
● Lorsque la brucellose est localisée (foie, rate, os, reins, organes génitaux, cœur – rarement – et méningites), les mêmes médicaments sont recommandés mais délivré sur une durée plus longue, de 3 à 6 mois. Ces traitements sont efficaces et les risques de rechute sont minimes.

Prévention
Eviter de manger de la viande crue et des produits non pasteurisés, même si l’on «connaît bien son boucher ou son fermier».

Vrai ou Faux?
■ La brucellose est transmise sexuellement – Faux.
Les seuls modes de contamination sont ceux cités précédemment.

■ Il existe un vaccin contre la brucellose – Vrai.
Sauf que ce vaccin est uniquement destiné aux animaux. C’est donc en protégeant les animaux, en leur administrant ce vaccin, que l’on peut protéger l’homme. D’où l’importance de coopération entre le ministère de l’Agriculture au Liban et ceux de la Syrie et de la Turquie, vu que les animaux qui se trouvent au Liban migrent vers ces deux autres pays et qu’il est difficile de vérifier que l’ensemble du troupeau sont vaccinés.

Natasha Metni Torbey

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Éditorial
L’inacceptable dictaturedes agences de notation

Le gouvernement avait à peine approuvé le projet de budget 2019 que l’agence de notation internationale Standard & Poor’s (S&P) se fendait d’un commentaire négatif, expédié sous forme de mail. Signé par Zahabia Salim Gupta, analyste chargée du Liban à S&P, le communiqué estime que l’objectif de réduction de déficit public annoncé par le gouvernement libanais pourrait ne pas suffire à redonner confiance aux investisseurs. «Nous estimons que le déficit atteindra environ 10% du PIB en 2019 (…) En l’absence de mesures substantielles pour augmenter les recettes de l’État et réduire ses dépenses, nous tablons sur une augmentation du ratio dette/PIB, qui atteindra un seuil de 160% en 2022», a notamment affirmé Zahabia Salim Gupta.Ce jugement précipité – de l’avis des plus éminents experts économiques libanais – qui donne un mauvais signal à la communauté des affaires, aux investisseurs et aux citoyens libanais, suscite de nombreuses interrogations de par son timing et ses objectifs réels. Pour quelqu’un qui brandit l’argument de la «confiance», Mme Gupta n’a pas l’air très soucieuse d’aider à la rétablir. Sauf si son véritable but est justement de procéder à un travail de sape de ce qu’il reste de confiance dans l’économie libanaise et dans sa capacité à se redresser.En lisant ces lignes, certains nous accuseront de voir des complots partout. Libre à eux de se complaire dans leur naïveté et de continuer à prendre pour parole d’Evangile ce qui est émis par ces sacro-saintes institutions internationales. Libre à eux, aussi, de ne pas douter des compétences de ces experts et de refuser de leur attribuer des intentions douteuses.Pour notre part, nous gardons en mémoire les graves dysfonctionnements des agences de notations qui se sont lourdement trompées à plusieurs reprises ou qui ont failli au rôle de régulateur qui leur a été conféré, sans qu’elles ne le méritent réellement.L’incapacité des grandes agences à anticiper la crise des subprimes aux Etats-Unis, en 2007-2008, a soulevé de nombreuses interrogations non seulement quant à leurs réelles compétences et à leur efficacité mais aussi au sujet de leur code d’éthique et de leur échelle de valeur. Ceux-ci semblent essentiellement guidés par la profitabilité.Concernant Standard & Poor’s, nous rappelons à ceux qui s’émerveillent devant ses jugements, que cette agence, comme toutes les autres d’ailleurs, collectionnent les prestations douteuses. L’agence a été publiquement sanctionnée en juin 2014 par l’Autorité européenne de surveillance des agences de notation pour avoir «par erreur» annoncé une dégradation de la note de la France en 2011.En 2015, la Securities and Exchange Commission (SEC) aux Etats-Unis a décidé de bannir pour un an Standard & Poor’s de l’un des marchés d’émission de dette les plus lucratifs, celui de l’immobilier commercial. Cette sanction, assortie d’une amende de 60 millions de dollars, a été prise car S&P a émis des notes trop complaisantes sur des obligations intégrant des prêts hypothécaires subprimes ayant alimenté la crise financière.Même le Sénat américain avait révélé dans un rapport que Moody’s et Standard & Poor’s avaient eu des comportements éthiques discutables et condamnables.La liste des couacs est longue mais nous en resterons là. Nous préférons accorder la primauté aux experts libanais, reconnus dans le monde entier pour leurs compétences, plutôt qu’à des «analystes» aux sombres desseins. Ce sont les Libanais que nous écouterons. Qui a dit que nul n’est prophète en son pays?  


 Paul Khalifeh
   
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Santé

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