Confidences sécurité
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Nº 3100 du vendredi 5 avril 2019

Confidences sécurité

 
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Sky eagle
Des drones inopérationnels?

Une source militaire occidentale a indiqué que les drones Sky eagle livrés par les Etats-Unis à l'armée libanaise ne peuvent pas être déployés sans une autorisation préalable des autorités militaires américaines compétentes. Cette même source ajoute que l'efficacité de ces appareils de surveillance est d'autant plus questionnable que les systèmes de brouillage électronique russes, installés à Hmeimim (Lattaquié) et à Homs, et qui balaient l'espace aérien libanais, ont provoqué la chute de ce type de drones à plusieurs reprises. Conséquence de ces incidents malheureux, ces appareils restent cloués au sol la plupart du temps en attendant un feu vert américain, ou de crainte d'être paralysés par le dispositif russe de guerre électronique. Les militaires libanais réfléchissent à des solutions pour surmonter ces obstacles.

Les sept vies d'Abou Malek al-Talli
L'ancien chef du Front el-Nosra, rebaptisé Hayaat Tahrir el-Cham, de l'émirat du Qalamoun, à cheval à la frontière libano-syrienne, Abou Malek el-Talli, est bien vivant et libre comme un oiseau. Tantôt donné pour mort ou grièvement blessé, tantôt capturé par l'armée syrienne à Idleb, le chef jihadiste a refait surface fin février après plusieurs mois de silence. A grand renfort de communiqués et de vidéos diffusés sur les réseaux sociaux, Abou Malek el-Talli, qui s'était illustré par le rapt des 13 religieuses de Maaloula ou par l'enlèvement et l'assassinat de plusieurs militaires libanais, est responsable du «front» de Lattaquié. Il a dirigé, en février, une offensive lancée par Hayaat Tahrir el-Cham et un autre groupe proche d'al-Qaëda contre des positions de l'armée syrienne à Jabal Turkman. Selon des experts, cette attaque avait plus un objectif médiatique que militaire, son but étant de permettre à Abou Malek el-Talli, considéré comme une figure jihadiste de premier plan, de démentir les informations sur sa mort ou sa capture. 

Double erreur
Dans l'affaire des 40 armes légères exportées par la Suisse pour le compte du ministre Ghazi Zéaïter en 2016, aussi bien l'ancien ministre des Travaux publics que les autorités helvètes ont commis des erreurs, selon une source libanaise de sécurité. Cette source précise que M. Zéaïter a acheté à l'étranger pour des besoins personnels mais en sa qualité officielle de ministre 10 fusils d'assaut et 30 pistolets-mitrailleurs, alors que l'importation d'armes relève uniquement de services autorisés par les ministères de la Défense et de l'Intérieur. L'erreur des Suisses a été de conclure un contrat avec une partie non autorisée. Les armes sont entrées par l'aéroport avec des documents en règle.         


Sous surveillance
Le Parti socialiste progressiste (PSP) de Walid Joumblatt surveille avec appréhension l'activité grandissante des partisans de Wiam Wahhab dans le Chouf et à Aley, surtout que certains d'entre eux multiplient les va-et-vient entre le Liban et la Syrie. Le PSP essaie d'établir si ce regain d'activité est uniquement de nature politique ou s'il cache une dimension sécuritaire, d'autant que M. Joublatt est convaincu que la Syrie veut provoquer une discorde dans la montagne, comme il l'a déclaré Walid Joumblatt à Magazine en février.


232
incidents frontaliers avec la Syrie ont été enregistrés en 2018, selon un rapport intitulé Conflict analysis de Lebanon Support. Ce nombre est en baisse de 57% comparé à 2017, lorsque 506 incidents avaient été signalés. Cette baisse drastique s'explique par la sécurisation de l'ensemble de la frontière par les armées libanaise et syrienne après l'éradication de toute présence des groupes rebelles et extrémistes à l'issue des offensives du printemps et de l'été 2017.


Guerre entre Israël et le Hezbollah
des Analyses contradictoires Des analyses contradictoires circulent dans les milieux politiques et académiques sur les risques de guerre entre Israël et le Hezbollah. Certaines excluent catégoriquement toute possibilité de conflit alors que d'autres estiment très élevées les possibilités d'une vaste confrontation au printemps. Les tenants de la deuxième thèse avancent une série de signaux qu'ils jugent inquiétants: la multiplication des manœuvres à caractère offensif des unites d'élite de l'armée israélienne; le déploiement en Israël par les Américains d'un bouclier anti-missiles; les tentatives de localisation et de destruction des présumés tunnels creusés par le Hezbollah; l'accroissement des pressions politiques et économiques de Washington sur le Hezbollah. Ceux qui défendent la thèse opposée se contentent de dire que les Israéliens ne sont pas prêts à mener une guerre dont ils ne connaissent pas à l'avance les résultats, ce qui pourrait s'avérer désastreux pour l'Etat hébreu.


Roumié
Interviews de derrière les barreaux

L'administration pénitenciaire de Roumié a été confrontée, ces dernières semaines, à un problème particulier: des détenus ont accordé des interviews par téléphone à des médias locaux. Ce phénomène a suscité la crainte que des prisonniers jugés «dangereux», comme le cheikh extrémiste  Ahmad el-Assir ou d'autres personnes accusées de terrorisme, aient accès à ce type de communication non autorisé. Les mesures de surveillance ont été accrues pour éviter un incident fâcheux, surtout que le procès d'el-Assir est en cours. Ceci dit, le report au 18 avril de l'audience d'el-Assir, prévue début mars, n'a rien à voir avec cette affaire. Un des accusés, Mohamed Salah, a présenté un rapport médical.


Coopération militaire avec Moscou
A peine rentré de sa visite à Moscou, le président de la République, Michel Aoun, a donné des instructions au ministre de la Défense, Elias Bou Saab, afin qu'il remette sur le tapis la question de la coopération militaire entre le Liban et la Russie. M. Bou Saab a donc écrit au secrétariat de la présidence du Conseil pour lui demander d'inscrire le plus tôt à l'ordre du jour la question de l'accord de coopération militaire entre les deux pays. Le chef du gouvernement, Saad Hariri, s'était employé, à deux reprises, à retirer ce projet. Cette question risque de raviver les tensions entre les principaux partis politiques. Mais les rapports de force issus des élections semblent plus favorables à son approbation.


Des yeux et des oreilles au Barouk
Ce n'est plus un secret que la présence militaire américaine au Liban, qui prend des formes de coopération, de conseil et de soutien à l'armée libanaise, n'a jamais été aussi importante. Des sources informées révèlent que les Américains souhaiteraient installer sur le Mont Barouk une station de radar et d'écoute capable de balayer la Syrie, le Liban-sud et la Méditerranée orientale. Cette base leur permettrait de surveiller les troupes russes déployées dans la région ainsi que les Gardiens de la révolution iranienne et le Hezbollah. Il est peu probable que le Liban accède à la requête américaine. En revanche, les Etats-Unis ont pratiquement terminé les travaux de prolongement et d'élargissement de la piste de l'aérodrome militaire de Hamat (Liban-sud), désormais capable d'accueillir des avions de transports militaires moyens.  

 


Les combattants font défaut
Des personnalités politiques libanaises qui ont rencontré ou discuté avec le secrétaire d'Etat Mike Pompeo lors de sa visite à Beyrouth le 22 mars affirment que l'administration américaine va intensifier ses pressions sur le Hezbollah et souhaite associer des partenaires libanais à cette campagne. Ces personnalités pensent cependant que ceux qui sont prêts à s'investir dans cette énième bataille contre le Hezbollah ne se bousculent pas. «La confiance fait défaut et les politiciens libanais ne veulent plus servir de chair à canon car il savent que la priorité des Etats-Unis est de servir les intérêts d'Israël», affirme un ancien député.



Roumié
Interviews de derrière les barreaux
L'administration pénitenciaire de Roumié a été confrontée, ces dernières semaines, à un problème particulier: des détenus ont accordé des interviews par téléphone à des médias locaux. Ce phénomène a suscité la crainte que des prisonniers jugés «dangereux», comme le cheikh extrémiste  Ahmad el-Assir ou d'autres personnes accusées de terrorisme, aient accès à ce type de communication non autorisé. Les mesures de surveillance ont été accrues pour éviter un incident fâcheux, surtout que le procès d'el-Assir est en cours. Ceci dit, le report au 18 avril de l'audience d'el-Assir, prévue début mars, n'a rien à voir avec cette affaire. Un des accusés, Mohamed Salah, a présenté un rapport médical.


Agir sur terre pour récolter en mer
Les tentatives israéliennes de modifier le tracé des frontières terrestres avec le Liban en ne prenant pas en compte les revendications libanaises au sujet des points litigieux sur la ligne bleue font partie d'un plan à long terme ayant pour but d'imposer une nouvelle délimitation des frontières maritimes. Selon des sources informées, le véritable objectif des Israéliens est de pénétrer d'une profondeur de 40 mètres en territoire libanais dans la région de Naqoura, au niveau de la borne appelée B1. Si cette distance apparait insignifiante dans l'absolu (bien que la souveraineté nationale se mesure aussi en centimètres), une telle mesure permettrait de modifier le tracé des frontières maritimes de manière à renforcer les prétentions israéliennes concernant le bloc 9, qui renfermerait d'importantes réserves d'hydrocarbure. Cette manœuvre israélienne jouit du soutien des Etats-Unis.

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Éditorial
Ces mafias qui nous gouvernent

La situation économique et financière a atteint un tel bas-fond que l’édifice risque de s’écrouler sur tout le monde. Le cercle vicieux déficit/dette/hausse des taux d’intérêt/baisse de la consommation/chômage risque de se refermer durablement si des mesures d’urgence ne sont pas adoptées. Pour ne prendre que l’exemple de l’électricité, chaque mois qui s’écoule coûte au Trésor 160 millions de dollars. Le temps est compté, et pourtant, les dirigeants ne semblent pas pressés. Le gouvernement a été formé il y a maintenant plus de deux mois et il n’a encore pris aucune décision sérieuse susceptible de freiner la chute. Celle-ci sera tellement brutale que le pays aura du mal à s’en remettre. Ce n’est plus de l’incurie mais carrément de l’irresponsabilité qui s’apparente à une haute trahison. Tous savent que le pays n’a jamais traversé une situation économique et financière aussi mauvaise, même du temps de la guerre civile. Malgré cela, ils continuent à palabrer, à polémiquer, à se livrer à leur jeu favori de la surenchère stérile et destructrice. Ce n’est plus de l’insouciance mais une perverse complicité avec ces mafias sectorielles qui contrôlent des pans entiers de l’économie et du commerce, et qui font des milliards, dans l’illégalité et l’impunité les plus totales, au détriment du portefeuille et de la santé de centaines de milliers d’honnêtes citoyens, qui, malgré leur dur labeur, ne parviennent plus à boucler leurs fins de mois. Sinon comment expliquer les tergiversations, les lenteurs, le laxisme et autres travers qui rythment l’action (ou faut-il dire l’inaction!) de ceux qui nous gouvernent? Pour ne parler que des générateurs privés, ceux-ci génèrent (en plus des particules hautement polluantes) entre un milliard et un milliard et demi de dollars par an. Cette manne providentielle est appelée à tarir progressivement puis à disparaître définitivement si le plan de réhabilitation du secteur de l’électricité est mis en œuvre comme prévu. Les propriétaires sans scrupules de ces générateurs, qui n’ont pas hésité, il y a quelques mois, à plonger 4 millions de Libanais dans l’obscurité pour faire pression sur l’Etat, accepteront-ils candidement de fermer boutique? Certains d’entre eux n’ont-ils pas comme partenaires, ou comme complices ou protecteurs, des hommes politiques hauts placés? N’utiliseront-ils pas leur influence, achetée à coups de pots-de-vin et autres cadeaux pernicieux, pour saboter le plan de réhabilitation de l’électricité? Ce cas de figure, il faut le multiplier par cent, par mille peut-être, pour d’autres secteurs de l’économie, du commerce et des finances. Tant que les passerelles ne sont pas coupées entre les mafias et les dirigeants, tant que le tri n’est pas fait entre les affairistes et les hommes d’Etat, l’espoir de voir un véritable changement s’amorcer dans le pays reste mince.


 Paul Khalifeh
   
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