Confidences sécurité
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Nº 3101 du vendredi 3 mai 2019

Confidences sécurité

 
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    Le triple bouclier israélien Très Coûteux et peu efficace Des experts militaires israéliens de renom relativisent l'efficacité du triple bouclier anti-missiles déployé dans le pays pour le protéger en cas de guerre....
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Le triple bouclier israélien
Très Coûteux et peu efficace

Des experts militaires israéliens de renom relativisent l'efficacité du triple bouclier anti-missiles déployé dans le pays pour le protéger en cas de guerre. Le Dôme d'acier (pour intercepter les roquettes de courte portée), le Fronde de David (moyenne portée) et Hetz (longue portée) seront incapables de contrer les quelque 2 000 roquettes et missiles que le Hezbollah lancerait tous les jours sur Israël en cas de conflit, estiment les experts. Si une partie des projectiles sera interceptée, des centaines d'autres atteindront leurs cibles. Le triple bouclier devra tirer en moyenne 1 400 projectiles par jour pour être efficace, ce qui signifie que l'Etat hébreu n'est pas capable de mener une guerre de longue durée. De plus, 1 400 missiles couteraient 1,3 milliard de dollars par jour. Si la guerre dure 10 jours, le coût s'élèverait à 13 milliards. Si elle se poursuit pendant 33 jours, comme la guerre de juillet-août 2006, il faudra débourser 43 milliards de dollars.

Chadi Mawlaoui refait surface
L'islamiste recherché par la justice, Chadi Mawlaoui, refait parler de lui après un an et demi de silence. Cette figure extrémiste tripolitaine, dont l'arrestation par la Sûreté générale (SG), en mai 2012, avait provoqué de fortes tensions dans le pays, s'était réfugiée dans le camp de Aïn el-Héloué avant de s'enfuir en Syrie à l'automne 2017. Depuis son refuge à Idleb, où il combat dans les rangs de Hayaat Tahrir al-Cham (l'ancienne branche d'al-Qaïda en Syrie), il a publié, fin avril, un communiqué, menaçant de représailles les services de sécurité libanais, «qui se livrent à des vexations contre les sunnites», s'ils «ne mettent pas un terme à leurs exactions contre nos femmes».  

Les tunnels ne mobilisent pas
Le Front populaire de libération de 
la Palestine - Commandement général, dirigé par Ahmad Jibril, occupe toujours des tunnels creusés dans la montagne dans la localité de Nahmé, à 20 kilomètres au sud de Beyrouth. On ne connaît pas exactement le nombre de combattants déployés sur ce site ni le type d'armements qu'ils possèdent. Leur approvisionnement en eau et en nourriture se fait discrètement par le biais de véhicules civils. Selon une source informée, une personnalité politique considérée comme un faucon du 14-Mars a tenté dernièrement de mobiliser les habitants de la localité contre cette présence armée non légale dans une zone résidentielle. Mais cette personnalité n'a pas trouvé des oreilles attentives au sein de la population locale car les principaux partis influents dans la région refusent d'ouvrir ce sujet qui risque de créer des tensions qu'ils jugent «inutiles» à ce stade.  

Blanchiment
Washington encourage la délation

«La récompense allant jusqu'à 10 millions de dollars proposée par le Département du Trésor américain à toute personne fournissant des informations susceptibles de faire la lumière sur les réseaux de financement du Hezbollah est un appel on ne peut plus clair à la délation», a affirmé une source bancaire libanaise. Dans les milieux du Hezbollah, l'appel du Trésor américain lancé le 22 avril, est pris très au sérieux. Une source proche du parti estime que les efforts des services de renseignements américains se concentrent actuellement sur le recrutement d'agents et de collaborateurs au sein du secteur bancaire pour surveiller les transactions financières et fournir des informations sur les clients.

Des mémoires qui font des vagues

Un ancien haut responsable d'un service de sécurité libanais, très influent à une époque pas très lointaine, est sur le point de terminer la rédaction de ses mémoires. Une source informée du projet assure que le livre ferait d'importantes révélations sur des événements qui ont marqué les 20 dernières années au Liban et dans la région, ferait la lumière sur certaines zones d'ombre et ébranlerait pas mal de certitudes. «Ces mémoires, très bien documentés, apportent des réponses parfois déroutantes à des événements cruciaux et contiennent de précieuses informations», affirme cette source à Magazine. Certaines personnalités toujours actives dans la vie politique auraient conseillé à cet ancien haut responsable sécuritaire de ne pas publier ses mémoires à ce stade, car ils risquent de provoquer des polémiques et d'ouvrir des plaies à un moment où le pays a besoin de stabilité et d'un minimum de vagues. 

 

Le mur de Miyé Miyé
Les habitants protestent

Les habitants de la localité de Miyé-Miyé, à l'est de Saïda, ont protesté auprès de l'armée libanaise contre la construction d'un mur séparant le camp palestinien portant le même nom que le village. Soutenu par l'évêque grec-catholique de Saïda et Deir al-Qamar, Mgr Elie Haddad, et du curé de la paroisse Sassine Grégoire, les habitants réclament la restitution de leurs maisons saisies il y a près de quatre ans par le groupe Ansarallah, chassé du camp en octobre 2018 par le Fateh (après des combats qui ont fait 4 morts et 30 blessés). Ansarallah, dont le chef Jamal Sleiman avait été exilé en Syrie, a accepté le principe de la restitution de ces trois maisons, dont l'une avait été transformée en mosquée. Les habitants souhaitent que le tracé du mur n'englobe pas leurs biens, mais l'armée a indiqué que cet ouvrage est provisoire. Affaire à suivre.

Liban-Syrie: la frontière surveillée
Le déploiement de l'armée libanaise à la frontière orientale du pays n'a jamais été aussi important et efficace, affirme un source informée dans la région de Baalbek-Hermel. Le dispositif de surveillance de la frontière, mis en place avec une aide et un financement britanniques est pratiquement achevé. Il comporte des dizaines de miradors fortifiés et équipés de matériel de surveillance. Cette source déclare que la frontière libano-syrienne au niveau du Hermel est aujourd'hui pratiquement sous le contrôle de l'armée. «Cette frontière était poreuse, on pouvait aller et venir entre le Liban et la Syrie comme si on se déplaçait dans un même pays. On se rendait à Homs comme si on allait à Zahlé. Ce n'est plus le cas», ajoute la source. L'armée libanaise a laissé un passage entre le Hermel et la région syrienne de Qoussair pour que le Hezbollah puisse transférer et remplacer ses troupes déployées en Syrie. La source ajoute que le renforcement du contrôle de l'armée à la frontière se fait en coordination avec le Hezbollah.

Agendas différents en Syrie
Une source libanaise bien informée a assuré que les hauts dirigeants syriens n'ont pas été associés aux efforts de la Russie qui ont permis de retrouver et de restituer à Israël, début avril, le corps du soldat Zachary Baumel, porté disparu depuis la bataille de chars de Sultan Yaacoub (Békaa-Ouest), entre l'armée syrienne et les troupes d'invasion israéliennes, en 1982. Cette source n'a cependant pas nié que les Russes auraient pu bénéficier de l'aide d'un service de sécurité syrien. Cette affaire montre que Russes, Syriens et Iraniens n'ont pas le même agenda en Syrie, conclut la source.

1 204
sur les 3 071 incidents violents répertoriés en 2018 au Liban par le Conflict analysis Bulletin ont impliqué Israël. Ce pays est le premier des 30 acteurs identifiés par l'étude comme responsables de différents actes de violence. En 2ème position viennent les «civils» libanais, responsables de 1 130 incidents, suivis des Forces de sécurité intérieure (FSI, 877) et des «civils syriens» avec 561 incidents. Le bulletin fait état de 949 violations de l'espace aérien libanais par des appareils israéliens en 2018.   


Banditisme
Soumis depuis le printemps 2018 aux pressions de l'armée et des services de sécurité, les gangs qui étaient actifs dans le trafic de drogue et d'armes dans la Békaa semblent s'être reconvertis dans le brigandage de grand chemin. Ces trois derniers mois, plusieurs personnes sont tombées dans les filets de ces malfaiteurs vêtus d'uniformes militaires et qui écument la route internationale Chtoura-Masnaa à bord de 4x4 utilisés par les services de sécurité libanais. Ils choisissent leurs cibles parmi les voitures luxueuses, qu'ils interceptent. Puis ils emmènent les occupants vers la région de Baalbek où ils les délestent de tout ce qu'ils ont de précieux, y compris la voiture, avant de les abandonner dans des lieux déserts. 

 

Les choix de Bassil
Dans l'entourage du président de la République Michel Aoun, il y a plusieurs avis concernant  les nominations des candidats aux postes militaires et sécuritaires occupés par des chrétiens, assure une source proche de la présidence. Mais dans la majorité des cas, c'est le choix retenu par le ministre des Affaires étrangères et chef du Courant patriotique libre (CPL), Gebran Bassil, qui l'emporte sur tous les autres. Sauf lorsque le président Aoun souhaite lui-même nommer une personne bien déterminée à un poste.   

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Éditorial
Un budget en deçà des ambitions

Le projet de budget 2019 proposé par le ministre Ali Hassan Khalil prévoit une réduction du déficit à travers une compression des dépenses de l’Etat. Toutefois, les mesures envisagées semblent plus motivées par le souci de répondre aux attentes de la communauté internationale afin de débloquer les fonds de la conférence Paris IV que par une réelle volonté d’assainir sérieusement les finances publiques et de jeter les bases d’une réforme sur le long terme. Le texte initial examiné par le Conseil des ministres mardi, et qui sera revu à maintes reprises avant d’être voté par le Parlement, prévoit des dépenses de 26 031 milliards de livres et des recettes de 18 256 milliards, soit un déficit de 5 352 milliards de livres, ou 3,55 milliards de dollars. Conformément à ces chiffres, le déficit s’élèverait à 5,95% du Produit intérieur brut (PIB). Mais c’est sans compter les avances octroyées à l’Electricité du Liban (EDL) pour acheter le fuel, qui seraient de 1,13 milliard de dollars, ce qui signifie que le déficit réel avoisinerait les 8% du PIB. Cette tentative d’enjoliver les chiffres prouve que les préposés à la gestion des deniers publics n’ont pas rompu avec cette fâcheuse manie d’user de mesures cosmétiques pour maquiller la réalité. Mais ce n’est pas la seule tare du projet. Une première lecture montre que les autorités financières tablent plus sur une réduction des dépenses que sur une amélioration des recettes. La tentative de revoir à la baisse les gros budgets et de combattre le gaspillage est certes louable, elle semble cependant sinon arbitraire du moins sélective. Sur les 500 milliards de livres d’économies faites sur les fonds alloués à certains ministères et administrations, la moitié (252 milliards de L.L.) est supportée par le ministère de la Défense, qui voit son budget passer de 3 199 milliards à 2 946 milliards de livres. Le ministère de l’Intérieur, lui, est amputé de seulement 17 milliards de livres (1 652 au lieu de 1 670 milliards); celui du Travail de 24 milliards (365 au lieu de 389 milliards); les Travaux publics perdent 73,6 milliards (368 au lieu de 441 milliards) etc.D’autres ministères voient leurs budgets augmenter, comme celui de l’Energie et de l’Eau, qui passe de 328 milliards à 400 milliards de L.L.; celui des Affaires sociales s’élève à 340 milliards au lieu de 228 milliards. Le plus frappant est l’augmentation du budget de la présidence du Conseil (qui passe de 1 523 à 1 592 milliards de L.L.), alors que les fonds alloués à la présidence de la République et au Parlement baissent respectivement de 2,1 milliards et 5,6 milliards de livres. Cela montre que la «mentalité» des préposés à la gestion des finances publiques n’a pas changé sinon comment expliquer le fait que le Grand Sérail continue de gérer une multitude de caisses et de fonds pour lesquels sont alloués plus d’un milliard de dollars, sans véritable audit et sans qu’aucune coupe ne soit opérée dans ces généreux budgets.La principale augmentation des recettes proviendrait de la hausse de l’impôt sur les dépôts bancaires qui passerait de 7 à 10%, et qui drainerait plus de 900 milliards de livres. Sinon, il y a peu de mesures pour pénaliser ceux qui ont fait des centaines de millions de dollars dans l’illégalité, comme les empiètements sur le domaine public maritime: les exemptions douanières qui permettent aux institutions religieuses d’user et d’abuser de leurs privilèges en important des produits pour le compte de commerçants, qui le revendent sur le marché en faisant du dumping des prix etc…Et évidemment, il n’est nulle part question de récupérer ne serait-ce qu’une infime partie des milliards de dollars détournés ou volés par les pontes du système.  


 Paul Khalifeh
   
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Combien ça coûte

Un baptême
L’Eglise «vit», en grande partie, grâce aux quêtes dominicales et aux donations. Il n’existe pas de tarification officielle pour l’organisation d’un baptême. Toutefois, certains frais peuvent être estimés. «Le baptême…

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