Combien ça coûte
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Nº 3103 du vendredi 5 juillet 2019

Combien ça coûte
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Combien ça coûte (26)

Qu’il figure à l’avant ou à l’arrière de la cavité buccale, le vide causé par la perte de certaines dents est toujours désagréable. La pratique des implants dentaires constitue une véritable révolution efficace mais onéreuse.
Un dispositif médical qui permet de « reconstituer » entièrement une dent manquante. Il s’agit d’une racine artificielle, qui prend la forme d’un cylindre en titane, que l’on insère dans l’os de la mâchoire. Pourquoi le titane? Parce que c’est un matériau compatible avec le corps humain. Après l’implant, les cellules de l’os ne tardent pas à se souder à celui-ci. Il s’agit d’un «produit» très résistant et adapté à la pression provoquée par la mastication. Cette racine artificielle sert de support à la fixation d’une couronne.

L’implant, si cher
Nombre de patients se plaignent du coût élevé des implants dentaires. Il est important, pour cela, de préciser les facteurs desquels dépend la tarification d’une telle intervention.
● Le choix du praticien:  Au Liban, une pratique devient de plus en plus répandue. Bon nombre de dentistes prétendent être capables de poser des implants à leurs patients, alors qu’il s’agit d’une tâche que seuls quel-
ques chirurgiens-dentistes et stomatologistes peuvent accomplir. Ces premiers se contentent de suivre des formations assurées par certains instituts et décrochent ainsi des «diplômes» attestant leur capacité à réaliser des implants. Or, pour effectuer une telle opération, la détention d’un diplôme n’est pas suffisante et le seul fait d’être dentiste ne l’est pas non plus. Le praticien traitant devrait avoir une bonne expérience en la matière. De ce dernier point dépend fortement la tarification de l’implant relative aux honoraires du médecin. Ce coût peut varier entre 50$ pour un non spécialiste et 100-120$ pour un spécialiste avec grande expérience.
● Le nombre d’implants.
● La nature et la marque des matériaux: beaucoup d’entreprises de par le monde proposent, de nos jours, des prix très compétitifs. Ceci pousse davantage de patients à se déplacer à l’étranger pour se faire soigner à moindre coût. Un implant dentaire en Hongrie vaut par exemple environ 450 euros contre 465 euros en Pologne, 660 euros au Mexique, 685 euros en Thaïlande, 1 300 euros en Espagne, etc. Lorsque l’on recourt à des matériaux fabriqués par des entreprises non connues, le risque de se trouver dans une situation où ces produits disparaissent du marché (l’entreprise ayant fait faillite par exemple) augmente. Considérons le cas suivant: une personne X a opté pour des implants produits par une entreprise Y, à un prix abordable. L’entreprise a fait faillite. Ses produits (de bonne qualité peut-être) ne sont plus disponibles sur le marché. L’un des implants de X se casse. X se rend chez son praticien qui se trouve dans l’obligation de tout lui enlever et de reprendre la procédure, faute de manque de produits de la même marque. D’où la nécessité de pencher plutôt pour des marques connues, quitte à devoir payer davantage le bien acheté.  
Généralement, le coût moyen d’un cas simple se décompose comme suit:
● L’implant placé dans l’os coûte entre 500$ et 1 500$.
● Le pilier qui se visse dans l’implant coûte entre 150$ et 200$. S’il doit être fabriqué sur mesure, une somme supplémentaire allant jusqu’à 150$ s’impose.
● La couronne fixée au pilier est le composant le plus cher et varie énormément selon le matériau choisi.
● Des coûts supplémentaires peuvent s’ajouter: intervention d’autres professionnels de la santé (un anesthésiste par exemple).
● Le coût des médicaments sur ordonnance qui est très variable.

NATASHA METNI TORBEY
 

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Éditorial
Le facteur temps est décisif

Les ministres rencontrés ou interviewés par Magazine ces dernières semaines, toutes tendances confondues, soulignent le «sens des responsabilités» des représentants de tous les partis au gouvernement et le «sérieux» avec lequel ils abordent les dossiers économiques, financiers et politiques. Ils jettent un regard plutôt positif sur la qualité des débats en Conseil des ministres, même si certains déplorent le temps parfois excessif passé sur des dossiers qui auraient pu être tranchés plus rapidement.Or le temps est, aujourd’hui, un facteur déterminant dans la dynamique de maîtrise de la crise que le gouvernement se promet d’enclencher. Chaque jour qui passe est un jour de perdu. Chaque jour qui passe éloigne davantage le gouvernement des objectifs qu’il s’est fixés au niveau de la réduction du déficit budgétaire. Chaque jour qui passe voit le service de la dette gonfler et le sauvetage de plus en plus périlleux.Cette constatation n’est pas nouvelle mais on ne la rappellera jamais assez. On ne la martèlera jamais assez. C’est parce qu’ils n’ont pas conscience du facteur temps que les responsables ont mené le pays là où il est aujourd’hui, au bord du gouffre. Le plan de réhabilitation du secteur de l’électricité, adopté en avril dernier, est pratiquement le même que celui qui avait été préparé il y a 9 ans. Les tiraillements et les surenchères politiques avaient empêché sa mise en œuvre. Si ce vaste chantier avait été lancé à l’époque, les milliards de dollars engloutis par l’EDL, qui constituent tous les ans une moyenne de 11% du budget, auraient pu être économisés et le Liban ne serait pas dans la situation délicate qui est la sienne en ce moment. Cet exemple d’incurie des pouvoirs publics peut être multiplié à volonté dans divers secteurs.Le temps n’est plus un luxe que les dirigeants peuvent se payer avec l’argent du contribuable. L’examen du budget par la Commission parlementaire des Finances et du Budget a trop traîné, ce qui est inexplicable, car la composition politique de cette instance est presque similaire à celle du gouvernement, qui a déjà amplement pris son temps pour approuver le projet de loi de Finances au bout de 21 séances marathons. Soit les partis sont atteints de schizophrénie et adoptent une chose en Conseil des ministres puis son contraire en Commission; soit ils sont incapables de tenir leurs troupes et certains députés s’ingénient à défaire ce que leurs camarades ont approuvé au gouvernement; soit les partis tiennent un double langage et, de ce fait, sont moins «responsables» qu’ils n’en donnent l’impression. Cette dernière option nous semble la plus plausible.Pour la démentir, le gouvernement doit montrer son sérieux et sa détermination à aller de l’avant en préparant et en envoyant au Parlement le projet de budget 2020 d’ici la mi-octobre au plus tard, comme le stipule la Constitution. Sinon, le sauvetage relèvera des missions impossibles.     


 Paul Khalifeh
   
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Les implants dentaires
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