3 questions à Fady Karam
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Nº 3002 du vendredi 22 mai 2015

3 questions à Fady Karam

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    3 questions à Fady Karam
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Il semble qu’un accord se profile à l’horizon sur le projet de loi sur la récupération par les émigrés de la nationalité libanaise…
Ce n’est pas le seul point. Nous voulons aussi que la loi électorale soit à l’ordre du jour de la séance parlementaire. Il n’y a pas de raisons convaincantes pour qu’elle ne le soit pas. Nous avions abouti à un accord sur la loi électorale mixte. Tant que les deux lois ne sont pas à l’ordre du jour, nous n’allons pas assister à la séance.

Où en est le dialogue en cours entre le courant aouniste et les FL?
Sur la bonne voie. La déclaration d’intentions est prête. Elle porte sur 17 points sur lesquels il y a un accord. Nous en sommes à l’étude des détails et des sujets qui divisent. Nous avons entamé avec le CPL une discussion sur tous les points. Nous ne refusons rien de but en blanc. Nous discutons du mécanisme d’exécution de tous les points, surtout qu’ils sont hors normes et hors Constitution.

En ce qui concerne la présidence de la République?
Chacun sait qu’il existe un différend à ce niveau. Nous essayons de le réduire et de trouver un terrain d’entente qui pourrait conduire par la suite à élire un président. Nul n’ignore qu’un élément régional entre en jeu. Nous travaillons pour qu’il ne soit pas essentiel, et que l’élément interne soit le principal. Nous attendons de trouver des idées communes à travers le dialogue afin d’arriver à un ou plusieurs candidats d’entente.


Arlette Kassas

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Éditorial
La fin de l’Histoire

Les hordes de l’Etat islamique se sont emparées de la magnifique cité antique de Palmyre, l’un des sites archéologiques les plus riches et les mieux conservés du Levant. Au-delà de la beauté des pierres, de la majesté des temples, de la splendeur des colonnades torsadées et des impressionnants monuments funéraires vieux de 2000 ans, Palmyre est un symbole. Celui d’un Machrek, berceau et creuset d’illustres civilisations, dont l’apport à l’Humanité fut crucial; symbole d’un passé glorieux, trait d’union entre l’Orient de Zénobie et l’Occident d’Aurélien, d’une continuité dans la marche de l’Histoire, d’un pluralisme ethno-religieux, qui fait la richesse de cette partie du monde. Les armées du conquérant de la Syrie, Khaled Ibn el-Walid, tout droit sorties du désert d’Arabie, n’ont pas tenté de détruire Palmyre ou d’autres sites du Levant. Les califes omeyades et abbassides, les Fatimides, les croisés, Saladin, les Mongols, les Mamelouks, les Ottomans, les colonisateurs franco-britanniques, aucun de ceux qui ont occupé, ou dominé, notre région au fil des siècles n’a songé à démolir ces vestiges du passé. Certains ne s’y intéressaient pas, d’autres, en revanche, les ont mis en valeur, estimant que pour grandir, il fallait savoir apprécier les grandes choses.Les crimes perpétrés par Daech contre les peuples du Levant et leur patrimoine archéologique n’ont pas d’équivalent dans le passé des Arabes et de l’islam. Pour cette excroissance monstrueuse d’al-Qaïda, l’Histoire commence il y a quatorze siècles, et tout ce qui vient avant doit disparaître, ce qui vient après doit faire l’objet d’une impitoyable révision afin d’en éliminer les impuretés. C’est cela l’islam du désert, dont la vocation est bien loin des préceptes du prophète Mohammad et de ceux qui, après lui, ont dirigé sa Oumma. En effaçant les traces du passé, Daech veut détruire les symboles qu’elles représentent, pour que domine sa vision d’un monde uniforme, plat, formaté, monotone, totalitaire, injuste, arbitraire, lassant et désespérant. Et c’est en construisant cet enfer, à coups de têtes tranchées, de femmes et d’enfants réduits à l’esclavage, de minorités déracinées, et de populations martyrisées, qu’Abou Bakr el-Baghadadi promet à ses hommes le paradis.Le monde n’a pas encore pris la mesure du danger que représente ce groupe pour l’Humanité. Certains pays dits «civilisés» ne déploient pas les moyens nécessaires pour endiguer sérieusement l’avancée de Daech. Sinon comment expliquer le fait que cette organisation, soumise depuis neuf mois à des bombardements aériens quotidiens menés par des dizaines d’avions, parvient toujours à agrandir son territoire? Des Etats de la région continuent de trouver des convergences d’intérêts avec Abou Bakr el-Baghdadi, partant du principe que «l’ennemi de mon ennemi est mon ami». Le plus dangereux est cette tentative pernicieuse de réhabilitation du Front al-Nosra, la branche syrienne d’al-Qaïda, que certains espèrent voir rayé de la liste des organisations terroristes des Nations unies. Même au Liban, il existe des naïfs qui se croient à l’abri de la menace de Daech dans toutes ses versions, et pensent jouir d’une marge de manœuvre assez large pour jouer aux malins, dans l’espoir de régler des comptes politiques avec leurs adversaires locaux. Ils n’ont pas compris que la menace est globale, que personne n’y échappera, et que l’heure de l’union sacrée a sonné depuis longtemps. 



 Paul Khalifeh
   

Santé

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Un engourdissement, une impossibilité de bouger, des troubles de la parole et de la vision et une perte de sensibilité…

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