3 questions à Sejaan Azzi
Logo

Nº 3030 du vendredi 4 décembre 2015

3 questions à Sejaan Azzi

  • taille de la police diminution de la taille de police diminution de la taille de police augmentation de la taille de police increase font size
  • A
    De
    Message
    3 questions à Sejaan Azzi
    Vous avez lancé la «carte intelligente des travailleurs étrangers». Quel en est l’objectif? Concerne-t-elle toutes les nationalités? Le ministère fournira en principe, à partir du 1er janvier 2016, les cartes intelligentes...
  •  
Notez cet article
(0 votes)
A- A+

Vous avez lancé la «carte intelligente des travailleurs étrangers». Quel en est l’objectif? Concerne-t-elle toutes les nationalités?
Le ministère fournira en principe, à partir du 1er janvier 2016, les cartes intelligentes des permis de travail pour toutes les catégories et les nationalités. Ceci permettra d’abord l’informatisation des données au ministère et devrait favoriser la transparence et le contrôle direct de tout travailleur étranger sur le territoire libanais, quels que soient sa position et son travail. Ensuite, cette mesure permettra de contrôler tous les permis et évitera les falsifications des documents.

Quel en est le mécanisme?
Le mécanisme est bien simple. Les documents demandés pour délivrer les permis de travail sont les mêmes qu’auparavant. La différence c’est qu’il faut relever l’empreinte digitale du travailleur et que la carte est magnétisée. Ce n’est plus un document en papier. Ceci permettra de déterminer ce que fait l’employé, le travail qu’il fournit, la position qu’il occupe, et s’il exerce la fonction pour laquelle le permis est délivré.

Avec cette carte, le permis peut-il être renouvelé par la poste? Faut-il renouveler la carte chaque année?
Comme cela est prévu aujourd’hui, la carte devra être renouvelée tous les ans et ne peut pas l’être par la poste étant donné qu’elle nécessite de porter l’empreinte digitale de l’employé. Il devra donc se rendre personnellement au ministère ou dans les bureaux régionaux pour renouveler sa carte.

Arlette Kassas 

Ecrivez un commentaire

Assurez-vous d’avoir inscrit les informations requises, là où c’est indiqué.

Éditorial
Frangié ou le chaos

La question de l’élection présidentielle a confirmé que les chrétiens du Liban ne sont plus ces preneurs d’initiatives, ces rassembleurs de la nation, ces dynamiseurs, capables d’innover, d’imaginer, d’entreprendre et de rallier les autres partenaires à leurs idées. On le savait depuis déjà trois décennies, mais on continuait à espérer un changement des mentalités et des habitudes, des actes et des paroles. Dix-sept mois de vacance présidentielle étaient amplement suffisants pour qu’ils tentent de se repositionner sur l’échiquier national, qu’ils se libèrent de leur condition de suiveurs et redeviennent des décideurs, qu’ils recommencent à peser dans la balance. Ils auraient pu facilement y parvenir en s’entendant entre eux sur un candidat unique à la présidentielle et en portant son nom aux autres partis, qui n’auraient eu ni le courage ni la possibilité de le refuser. En vain. Certains leaders sont restés prisonniers de leur ego démesuré, de leur entêtement légendaire et de leur myopie politique. Au lieu de faire l’événement, ils l’ont regardé venir, initié par les autres et, aujourd’hui, ils en subissent les conséquences.Les autres, c’est Walid Joumblatt, qui s’est réservé une place de choix dans l’équation présidentielle dès la première heure, en présentant son propre candidat, Henri Hélou. C’est Saad Hariri, qui a fait mine d’appuyer la candidature de Samir Geagea tout en négociant la présidence avec Michel Aoun, avant de se rétracter et de passer au suivant… C’est aussi Nabih Berry, qui avait en réserve son candidat caché et qui imaginait, pendant tout ce temps, le scénario de sortie de crise et se donnait les moyens de le concrétiser. Entre-temps, les leaders chrétiens se neutralisaient mutuellement et attendaient que leurs alliés respectifs fassent pencher la balance en leur faveur. Ils se sont barricadés derrière des attitudes négatives, si bien qu’ils sont tombés des nues lorsqu’ils ont appris le projet de candidature de Sleiman Frangié. Ils en ont avalé leur langue. Que peuvent-ils dire du leader du Liban-Nord? Qu’il n’est pas représentatif, qu’il est manipulé, inféodé à telle partie locale ou tel pays régional? Ils savent très bien que cela est inexact. Lui reprocher d’avoir été «choisi» par Saad Hariri est encore moins vrai, car Sleiman Frangié, est, avant tout, le choix de l’Eglise maronite, qui l’a placé parmi les «quatre présidentiables forts», avec l’accord des autres «pôles» chrétiens.Berry, Hariri et Joumblatt ont le mérite d’avoir saisi le moment opportun pour lancer, défendre et vendre, au Liban et à l’étranger, l’option Frangié. Les leaders chrétiens, eux, ont semblé complètement déconnectés des réalités régionales et internationales. Ils n’ont pas vu qu’une «window of opportunity» s’était entrouverte, et qu’il fallait s’y engouffrer avant qu’elle ne se referme, pour prendre l’initiative et se replacer, ainsi, au centre de l’échiquier national. Comme, il y a un an et demi, ils auraient dû faire bloc derrière la candidature de Michel Aoun, ils doivent, aujourd’hui, choisir Sleiman Frangié, quitte à appuyer, demain, Samir Geagea ou Amine Gemayel.Sleiman Frangié n’est pas encore président et il se peut qu’il ne le devienne pas, même si les indices plaidant en faveur de sa candidature se multiplient. Mais une chose est sûre, si les leaders chrétiens choisissent la voie de l’autodestruction, le vide pourrait s’éterniser.De là à dire que les Libanais sont confrontés à l’équation Frangié ou le chaos, il n’y a qu’un petit pas à franchir.


 Paul Khalifeh
   

Santé

Bienfaits, risques, nouvelles techniques… La chirurgie de l’obésité l’ultime recours
L’obésité morbide est un grave problème de santé. Il s’agit d’une maladie multifactorielle, en partie génétique, qui a des conséquences…

Bannière
Designed and Developed by:   iBaroody
© Magazine.com.lb 2016 All Rights Reserved