Mohammad Fairouz. Un compositeur dans l’air du temps

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    Mohammad Fairouz. Un compositeur dans l’air du temps
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Les œuvres de Mohammad Fairouz, l’un des compositeurs arabo-américains les plus talentueux de notre temps, seront présentées par le Borromeo String Quartet et l’ensemble Cygnus à la Cathédrale Notre-Dame du Liban à Brooklyn, New York. A 26 ans, Fairouz a déjà composé des travaux de grande envergure. Zoom sur la carrière internationale de ce jeune artiste.

Pauline Mouhanna, Etats-Unis


Son œuvre de compositeur est saluée comme l’une des plus significatives de sa génération.
Pour le New York Times, c’est «une nouvelle voix artistique importante». Quant à la station de musique classique la plus écoutée aux Etats-Unis, WQXR, elle a sélectionné son disque et a considéré que sa musique de chambre atteint une «intimité exaltante». Pour la BBC, il est actuellement l’un des compositeurs les plus doués. Il a moins de 30 ans, mais a déjà été invité à donner des conférences dans des institutions telles que Columbia University, Brown University, Chestnut Hill College, Grinnell College, Humboldt State University et Western Michigan University. Il a été membre du corps professoral de  la Northeastern University de Boston et de plusieurs festivals d’été dont Songfest et le Festival de musique de chambre Imani Winds à la Juilliard School. Fairouz a reçu le Prix des anciens du Conservatoire de la Nouvelle-Angleterre, le Malcolm Morse Memorial Award et le prix NEC Honors. En 2008, il a été honoré par l’ambassade des Emirats arabes unis à Washington DC pour ses réalisations exceptionnelles dans le domaine artistique. Ainsi, Mohammad Fairouz, c’est un très grand nom dans le monde de la composition.

Obsédé par le texte
Mais qui est ce New-Yorkais très attaché à sa ville de résidence?  Pour lui, tout a commencé assez tôt. Jeune, le compositeur avait déjà voyagé à travers les cinq continents, plongeant dans la vie musicale de divers environnements. Son inspiration, il l’a trouvée dans la littérature et la philosophie. A l’âge de 7 ans, il a essayé de mettre en musique une pièce d’Oscar Wilde. Dès lors, il se décrit comme «un obsédé par le texte». Sa passion pour la poésie l’a poussé à collaborer avec plusieurs poètes tels que le Palestinien Mahmoud Darwish, l’Américain Wayne Koestenbaum et l’écrivain irlandais Seamus Heaney qui a reçu le prix Nobel de la littérature en 1996. Fairouz s’est également basé sur les textes des poètes arabes Fadwa Tûqân et Mahmoud Darwish, ainsi que l’Israélien Yehuda Amichaï. Son catalogue englobe pratiquement tous les genres, y compris l’opéra, la  musique de chambre, la musique de chorale et la musique électronique. Ses travaux de grande envergure, dont quatre symphonies et un opéra, portent souvent sur des thèmes géopolitiques et philosophiques. Cherchant à promouvoir la communication culturelle, il est convaincu que «là où les mots échouent, la musique commence. Je dirais, presque, explique-t-il, que là où les politiciens ont échoué, les artistes peuvent réussir». Sa troisième symphonie, Poèmes et prières pour mezzo-soprano, baryton, chœur et orchestre, se fonde sur les poètes arabes et israéliens précités et des prières telles que le Kaddish araméen. Parmi les défenseurs éminents de sa musique instrumentale, figurent le Borromeo String Quartet (voir encadré), la violoniste américaine Rachel Barton Pine, le clarinettiste David Krakauer ainsi que l’ensemble Cygnus. De célèbres chanteurs ont interprété sa musique vocale: David Kravitz, Randall Scarlata, Lucy Shelton. Sa musique a été jouée au Carnegie Hall, Boston Symphony Hall, le Lincoln Center, au Kennedy Center, et à travers les Etats-Unis, au Moyen-Orient, en Europe et en Australie. On peut aussi écouter sa musique dans plusieurs clubs de jazz situés au centre-ville de New York. Prochainement, c’est à la cathédrale Notre-Dame du Liban à Brooklyn qu’on pourra découvrir ses nouvelles compositions. Le public saura sans doute apprécier les œuvres d’une personnalité d’exception.

P.M.

 



La soirée de Notre-Dame
Le Borromeo String Quartet présente, lors de la soirée, la dernière œuvre pour Quatuor de Mohammad Fairouz intitulée The named angels, basée sur la mythologie des anges dans le folklore arabe. Egalement au programme, Lamentation et satire. Quant aux musiciens de l’Ensemble Cygnus, ils vont jouer les Trois fragments d’Ibn Khafajah avec la soprano Elizabeth Farnum. Ce cycle de chansons établit des fragments de la poésie amoureuse du poète arabe andalou.


Le Borromeo String Quartet
Depuis 1989, ce Quatuor est devenu l’un des plus acclamés au monde, exécutant chaque saison plus de 100 concerts de musique classique et contemporaine. Ce qui les particularise, c’est leur capacité à raviver des œuvres souvent connues tout en rendant accessibles même les plus difficiles. Au cours de leurs carrières, ils ont reçu plusieurs prix prestigieux dont le Martin E. Segal Award, le prix Quatuor pour la musique de chambre en Amérique et le premier prix au Concours international de quatuor à cordes d’Evian, en France.

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Éditorial
Sot dans l’inconnu

Il est toujours plus facile, lorsque l’on n’assume pas des responsabilités, et que, par conséquent, l’on n’a pas de comptes à rendre, de s’ériger en donneur de leçons. Il est plus aisé de se livrer à la surenchère quand on n’est pas aux commandes que lorsque l’on est appelé à prendre, tous les jours, des décisions qui engagent le destin d’un pays et qui influent sur l’avenir de millions de personnes. Il faut avoir ces réalités en tête en écoutant Mitt Romney disserter sur la politique étrangère des Etats-Unis et accuser son rival démocrate d’être mollasson. Face à la «passivité» du président sortant, le candidat républicain promet des solutions miracle, basées sur les muscles et les super-budgets militaires. Une bonne partie de son discours électoral est construite autour de la fausse accusation que Barack Obama a «laissé tomber» Israël, oubliant que l’aide militaire, le soutien financier et l’assistance technologique, fournis par l’actuel président à l’Etat hébreu, n’ont jamais été égalés par ses prédécesseurs. En fait, Mitt Romney reproche au locataire de la Maison-Blanche de résister aux pressions -qui frôlent les injonctions- de Benjamin Netanyahu, pour le pousser à couvrir et participer à une attaque préventive contre l’Iran. Accepterait-il, s’il siégeait au Bureau ovale, de s’engager dans une guerre dont les objectifs et les conséquences ne serviraient pas nécessairement les intérêts des Etats-Unis? Mitt Romney plaide donc pour un alignement total de la politique étrangère américaine sur celle d’Israël, même au détriment des intérêts nationaux des Etats-Unis. Un phénomène mis en évidence dès 2006 par les chercheurs John Mearsheimer et Stephen Walt, dans leur remarquable ouvrage sur l’influence du lobby israélien dans les orientations de la politique étrangère américaine. Un travail qui leur a coûté leur emploi, il faut le rappeler. Mitt Romney n’est pas en reste sur le dossier du processus de paix au Proche-Orient. Il affiche un mépris absolu pour les Palestiniens, avec qui la paix «est impensable», peut-on l’entendre dire dans une vidéo filmée à son insu. En d’autres termes, Israël n’a pas l’obligation de rendre les terres qu’il a volées et la situation de conflit et de guerre avec les Palestiniens est appelée à durer ad vitam æternam.    Mitt Romney a exploité à fond l’attaque du consulat américain de Benghazi, au cours de laquelle l’ambassadeur Christopher Stevens a été tué. Il estime que «les attaques contre l’Amérique, le mois dernier, ne doivent pas être prises pour des actes isolés. Elles illustrent la lutte plus large qui traverse tout le Moyen-Orient, une région qui vit son bouleversement le plus profond depuis un siècle.» Le camp républicain a dénoncé la réaction de l’Administration Obama après l’attaque de Benghazi, et le fait d’avoir attendu plusieurs jours avant de la qualifier de «terroriste» et de sous-estimer les menaces anti-américaines. Ces propos sont destinés à la consommation interne car ils n’apportent aucune idée constructive et nouvelle. Pas plus d’ailleurs que ses critiques contre ce qu’il appelle la stratégie d’«espoir» de Barack Obama. Là, le candidat républicain se fend d’une esquisse de stratégie: «Nous ne pouvons pas aider nos amis et battre nos ennemis si nos paroles ne sont pas appuyées par des actes et si la perception de notre stratégie n’est pas celle d’un partenariat mais celle d’une passivité». Traduit en realpolitik, cela ne veut absolument rien dire. Partenariat avec qui? Contre qui? Comment? S’il est élu président, Mitt Romney promet de renforcer les sanctions contre l’Iran pour l’empêcher de développer des capacités nucléaires militaires. Il subordonnerait l’aide financière à l’Egypte au respect du traité de paix avec Israël, augmenterait le budget américain de la Défense. Et, cerise sur le gâteau, il fournirait des armes aux rebelles syriens. Sur ce dernier point, l’actuelle Administration l’a devancé. Car les livraisons d’armes via l’Arabie saoudite et le Qatar –en plus de tous les autres pays qui ne l’ont pas reconnu officiellement- n’auraient jamais pu se faire sans le feu vert des Américains. Concernant l’augmentation du budget militaire, Mitt Romney ne semble pas connaître les chiffres des déficits américains. Sauf s’il compte sur les bons du trésor achetés par la Chine pour financer la dette américaine. Sur l’Iran, l’actuelle Administration a développé le régime des «sanctions intelligentes», douloureuses et efficaces, et qui commencent à donner leur fruit. Mais il n’est pas sûr qu’elles feront plier Téhéran. C’est d’ailleurs fortement improbable.    
Mitt Romney est à cours d’idées. Son discours veut se donner des semblants d’une force qui n’est qu’illusoire, car avec des muscles ramollis et des caisses vides, il ne peut plus mener le monde avec le bâton et la carotte.


 Paul Khalifeh
   

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