Philippe Massoud à New York. La gastronomie libanaise en phase séduction
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Nº 2896 du vendredi 10 mai 2013

Philippe Massoud à New York. La gastronomie libanaise en phase séduction

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    Philippe Massoud à New York. La gastronomie libanaise en phase séduction
    Son restaurant, Ilili, situé à l’Upper East Side à New York, est devenu le lieu de rencontre des cadres et des célébrités. Depuis quelques années, le chef Philippe Massoud frappe...
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Son restaurant, Ilili, situé à l’Upper East Side à New York, est devenu le lieu de rencontre des cadres et des célébrités. Depuis quelques années, le chef Philippe Massoud frappe fort avec sa cuisine raffinée. Et si on comprenait comment la jet-set est devenue accro à la taboulé, au hommos et au mezzé!

The New York Times, New York Observer, Hauteliving.com… Dans toutes ces revues américaines, sa photo de chef de cuisine souriant défile et des articles lui sont consacrés. Pas de doute, les médias font les yeux doux au chef Philippe Massoud. Mais pourquoi un tel succès? Comment ce Libanais d’origine, qui a quitté son pays en 1985, a-t-il construit sa carrière?
Tout commence au sein de son propre noyau familial. L’hôtel de sa famille à Beyrouth, fondé par son grand-père, Alexandre, est transmis à son père, George. C’est ici qu’il a vécu pendant huit ans. C’est ici surtout qu’il a traîné dans la cuisine et qu’il est tombé amoureux de la gastronomie libanaise. Mais dehors, la guerre fait rage. Il fallait fuir le pays. Il se rend alors aux Etats-Unis, New York notamment. Une fois arrivé, le jeune Philippe Massoud comprend qu’il ne reviendrait plus jamais au Liban. «J’ai senti que je suis arrivé à un pays civilisé, alors que j’étais plongé dans un véritable chaos», dit-il. Ici, il décide d’avoir la vie presque normale d’un adolescent américain. Après ses études secondaires, il termine son diplôme à l’Institut de Rochester. Tout au long de ces années éducatives, il se met une idée en tête: tenter de faire fortune grâce à sa cuisine. Il sait alors ce qui lui reste à faire après la fin de son cursus universitaire. Retourner au Liban où il est formé par les meilleurs chefs du pays, la plupart d’entre eux étant des anciens employés de son père. En 1999, il pose ses valises dans la capitale et ouvre son restaurant Neyla. Le succès est au rendez-vous, et c’est ici qu’il propose sa propre version ou sa signature de la cuisine libanaise. En 2006, il quitte Neyla et Washington direction New York. Il lance alors Ilili – vous l’aurez compris, ce qui signifie  «Dites-moi». Savait-il alors que ce resto le rendrait si célèbre et que tout le monde  dira qu’il est le meilleur resto libanais de New York? Grâce au «de la bouche à l’oreille» et à l’obsession du chef Massoud, Ilili est devenu un phénomène culte. Que du chemin parcouru et le meilleur reste à venir.

Pauline Mouhanna, Etats-Uni
 

Les cinq meilleurs restos libanais
Autre qu’Ilili, quatre restos libanais ont beaucoup de succès à New York. La chaîne américaine CBS News a émis d’ailleurs son classement des meilleurs restos. Balade, le Sajj, Tom food et Naya. Mais pourquoi ces restos et pas d’autres? Ce qui particularise Balade, c’est l’authenticité de ses produits, la singularité de ses pizzas à la libanaise. Quant au Sajj, situé à Brooklyn, il propose le meilleur hommos. Tom food est l’endroit à se rendre si on n’a pas le temps et qu’on veut emporter rapidement les plats. Enfin, Naya est le resto trendy où la cuisine traditionnelle est servie de la façon la plus moderne. 

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Éditorial
Il ne reste que le rêve… et encore!

Alors que les magouilles gangrènent les institutions du pays, que le chômage bat son plein et que les citoyens, livrés à la loi de la jungle, souffrent d’une absence totale de protection, le Liban perd au fil des ans l’énergie de sa jeunesse. Jamais mieux qu’aujourd’hui, ne s’est appliquée au Liban, la célèbre formule de Georges Clemenceau: «Le pouvoir est tombé si bas qu’il faut se baisser pour le ramasser». Il fut une époque, très courte aux yeux de l’Histoire, où la jeunesse du pays, formée dans les grandes universités, que tous nos voisins nous envient, ne rêvait que de servir et de promouvoir le Liban, modèle de modernité, de démocratie et de liberté, pas seulement dans la région. Qu’en reste-t-il? Un pays qui s’apprête, quelque trente ans après la fin de la guerre civile pour les uns, et la guerre des autres pour certains, à rééditer la dramatique expérience. S’impliquer dans la crise syrienne, et encore plus dans son conflit probable avec Israël, est-ce dans nos cordes? En a-t-on les moyens? Au milieu de ce sombre tableau, nos universitaires, quelle que soit leur formation, privent, à leur corps défendant, le pays de leur savoir-faire et s’exilent vers des horizons plus cléments. Pendant que le Liban se vide de son sang jeune et de ses forces vives, ses dirigeants se disputent un siège place de l’Etoile ou un fauteuil confortable au Sérail. La question que les citoyens, ignorés par leurs représentants tant que les élections ne se dessinent pas à l’horizon, est celle de savoir à quoi sert un gouvernement dont l’inexistence passe pratiquement inaperçue ou ce Parlement, dont les réunions se font extrêmement rares, alors que ses tiroirs craquent sous les liasses de documents, jaunis à force d’attendre et très probablement devenus caducs. Dans cet abîme constitutionnel, où seuls les échos sifflent, les affaires aventureuses se multiplient. La dernière en date est celle du bateau promis à grands coups de déclarations outrageusement optimistes, après quelques décennies de rationnement électrique et même d’obscurité totale dans certaines régions oubliées. Lancée officiellement, par une publicité tapageuse et des panneaux prometteurs, la «barque turque», Fatmagül Sultan, nous promettait, «immense performance», deux heures de courant de plus dans tout le pays. Mais elle vécut ce que vivent les roses laissant derrière elle des relents sulfureux de négligence ou de scandale… l’avenir le dira peut-être. Plus de vingt ans se sont écoulés depuis que les armes se sont tues dans le pays, mais la lumière des bougies, qui n’ont rien des romantiques chandelles, n’a toujours pas disparu dans de très nombreux foyers. En parallèle, les tours luxueuses jalonnent les rues et montent toujours plus haut, les boutiques offrant les collections les plus huppées remplissent les quartiers et les restaurants aux menus gastronomiques par excellence, pullulent pour le plaisir d’une minorité nantie. Mais tout cela paraît factice et, pour une affaire qui connaît le succès, combien ne sont-elles pas forcées de baisser leur rideau aussitôt levé. Le chaos que connaît le Liban, depuis si longtemps, fait la richesse d’autres pays de la région. La Syrie, elle, avait connu ses beaux jours et son développement dès les premières années de notre guerre. Elle n’a pas su, elle non plus, sauvegarder ses acquis. Il n’en reste pas moins que le Libanais, optimiste invétéré, retrouve son rêve au moindre signe de détente. Ainsi, nous avons assisté aux retrouvailles des «cousins ennemis»: Sleiman Frangié à Bikfaya à l’invitation de Sami Gemayel, le Courant patriotique libre, représenté par le ministre démissionnaire Gebran Bassil, prendre la route de Maarab et les émissaires de Walid Joumblatt chez Nabih Berry, comme l’ancien vice-président de la Chambre à Aïn el Tiné. Le tout ponctué de quelques informations, diffusées sans, peut-être, beaucoup de conviction, annonçant un gouvernement dans les prochains jours… Et voilà que l’espoir renaît, que la vie s’annonce plus belle, à la lueur de la détermination affirmée du Premier ministre désigné et du président de la République. Il n’en reste pas moins que les jeunes exilés, partis vers d’autres horizons donner la preuve de leurs capacités et de leurs compétences, ne sont pas encore près de rentrer au bercail.


 Mouna Béchara
   

Santé

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