Le destin exceptionnel de Kathy Najimy. «Rien ne peut jamais compter plus que mon pays d’origine»
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Nº 2909 du vendredi 9 août 2013

Le destin exceptionnel de Kathy Najimy. «Rien ne peut jamais compter plus que mon pays d’origine»

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    Le destin exceptionnel de Kathy Najimy. «Rien ne peut jamais compter plus que mon pays d’origine»
    Kathy Najimy, la fameuse actrice américaine de descendance libanaise, a dernièrement été considérée par les critiques comme l’une des personnes les plus drôles aux Etats-Unis. Alors que l’Amérique lui voue...
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Kathy Najimy, la fameuse actrice américaine de descendance libanaise, a dernièrement été considérée par les critiques comme l’une des personnes les plus drôles aux Etats-Unis. Alors que l’Amérique lui voue un respect incroyable, retour sur un parcours si marquant à Hollywood.


Lorsqu’un jour, sa mère quitte le Liban, âgée de 18 ans, pouvait-elle déjà savoir que sa fille sera un jour élue femme de l’année aux Etats-Unis? S’il est sûr que rien ne présageait à la jeune Kathy un tel destin, ses deux parents ont eu le mérite de lui donner confiance en elle, en ses origines. Pour elle, tout a commencé en Californie.

Pays des rois et des reines
C’est ici qu’elle grandit entourée de sa famille et ses cousins. A ses amis de classe, elle racontait qu’elle est complètement de pur-sang libanais. Lors d’un événement arabo-américain, elle raconte son histoire: «J’employais cette expression devant qui voulait l’entendre. A l’école primaire, d’autres enfants apportaient des albums de leurs vacances avec des photos de leurs chiens. Pour ma part, j’apportais le persil, les feuilles de menthe et le bourgoul et faisais du taboulé pour toute la classe. C’était presque ma carte de visite... Je ne sais pas... C’était la chose la plus importante dans ma vie». Kathy ajoute qu’elle a vraiment beaucoup appris de son entourage, des femmes surtout. «Elles parlaient l’arabe et me racontaient des histoires, me relatant leur Liban... Que c’est beau et chaud. Elles me parlaient de ces réveils matinaux avec sur la table à manger des abricots, de la labné…». Quant à sa tante Alice, elle leur préparait du pain frais. Un autre goût du pays. Mais c’est de sa maman que Kathy Najimy a retenu le plus. «Elle m’a enseigné la musique et l’âme du Liban. Et à propos de la famille et de la fierté». Dans la tête de l’actrice aussi, le pays de ses ancêtres est composé de rois et de reines. «Je savais, dès le moment où je suis née, que je venais du pays des rois et reines. En fait, je suis sûre que je menais ma mère à la folie quand je lui disais que j’étais bien une princesse et que je devais être traitée ainsi».  
A bien y penser, Kathy Najimy est bel et bien une princesse mais de Hollywood. Pour le croire, il faut juste revenir à sa longue carrière. Après avoir débuté au cinéma, dans les années 90, avec plusieurs petits rôles, elle obtient un vrai premier rôle dans Sister Act, en 1992. Elle le reprend, en 1993, dans Sister Act II: Back in the Habit. En 1997, elle se fait particulièrement connaître comme la voix de Peggy Hill, dans King of the Hill. A Broadway, la critique acclame Kathy pour son interprétation de Mae West dans Dirty Blonde. Elle est également apparue dans les premières productions de V DAY avec The Vagina Monologues. Plus récemment, Kathy a été vue dans Desperate Housewives, Drop Dead Diva et Ugly Betty. Et dans Chicago Hope, Disneys’ The Scream Team. En bref, une carrière riche et intense.
Mais malgré tout ce succès, pour elle, la seule «vérité, c’est qu’il n’y a pas de cinéma, de show TV et aucune somme d’argent ou de célébrité qui ne pourrait jamais plus compter pour moi que le pays extraordinaire dont je suis originaire. Je suis fière d’être de cette contrée des rois et des reines, et anxieuse et fière de voir ma fille embrasser son héritage».

Pauline Mouhanna (Etats-Unis)

Une femme engagée
Kathy Najimy a donné des conférences pour plus de cinquante organisations humanitaires dans toute l’Amérique. Pour ses vingt ans d’activisme contre le sida, elle a été honorée à Los Angeles, ainsi que par la L.A. Distinguished Achievement Award du Gay Center. Kathy a posé deux fois pour la campagne populaire de Peta. «Je préfère aller nue que porter de la fourrure», dit-elle. Et en 2000, elle a reçu le Prix humanitaire de l’année de Paul McCartney pour ses participations aux campanes de Peta.

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Éditorial
Salade de discours

Les hommes politiques étaient particulièrement communicatifs la semaine dernière. Ils se sont fendus d’une littérature tellement abondante que les Libanais sont servis pour un bon bout de temps: trois discours en mets principal, une flopée de déclarations pour le dessert et, cerise sur le gâteau, un brin de prises de position, assaisonnées d’un zest de commentaires bien pressés. Ils ont néanmoins pu vérifier, une fois de plus, que la quantité et la qualité sont, souvent, inversement proportionnelles. Une partie de ce qu’ils ont entendu était, en effet, tout bonnement indigeste, une autre difficile à avaler, et une troisième plus ou moins raffinée. L’ennui c’est qu’après avoir séparé les belles pièces des morceaux infects, il ne restait plus grand-chose à se mettre sous la dent. Friands des nouveautés, il a fallu qu’ils goûtent à tout pour réaliser qu’il aurait été préférable pour eux de se mêler de leurs oignons... s’ils n’aiment pas qu’on leur raconte des salades. Le plat de résistance était offert par le secrétaire général du Hezbollah. Bien qu’il ait utilisé les ingrédients habituels, sayyed Hassan Nasrallah a un peu trop épicé la sauce, cette fois-ci. Son discours, presque exclusivement consacré aux questions régionales – la crise syrienne, le conflit israélo-arabe, la Palestine... – était plutôt destiné à une clientèle étrangère, car les Libanais restent attachés, en majorité, à la cuisine locale. Visiblement, le chef du Hezbollah trouve le marché domestique trop exigu et envisage d’investir au-delà des frontières, dans le cadre d’une stratégie d’expansion régionale. Cependant, dans le contexte actuel de crise, ce pari est risqué, surtout que le menu qu’il propose, bien que très en vogue entre les années 60 et 90 du siècle dernier, pourrait ne pas être du goût de la génération fast-food. Mais tel qu’on le connaît, Hassan Nasrallah n’est pas près de rendre le tablier... il continuera à servir le même plat jusqu’au bout. De son fourneau saoudien (il fait 41 degrés à Jeddah, température idéale pour cuire à feu doux), Saad Hariri a sorti la carte «menu pour enfant», une formule standard proposée dans toutes les branches de la chaîne 14 mars. Depuis 2005, c’est pratiquement la même salade qui est offerte. A toutes les sauces, on retrouve le Hezbollah et ses armes, responsables, selon l’ancien Premier ministre, de tous les maux dont souffre le Liban. Hariri a vendu sa marchandise à la criée, répétant 45 fois le mot «armes». Sans le savoir, il se fait le promoteur de la théorie de la relation dialectique entre la quantité et la qualité. Le chef du Courant du futur a une vision diamétralement opposée à celle de Hassan Nasrallah et propose le chemin inverse: un retour vers le marché domestique, car l’on n’obtiendra jamais un panier mieux garni que celui que l’on cueille dans son propre jardin. En outre, le marché régional est déjà occupé par ceux qui sont en train de cuisiner les Syriens, les Egyptiens, les Irakiens, les Tunisiens, les Libyens... Les petites bouchées de dessert ont été présentées – sous forme de honteuses surenchères – par les seconds couteaux des deux grands chefs. Gluantes et visqueuses, elles étaient tout simplement repoussantes. Nous ne citerons point les noms de ces assistants car ils ont la réputation de prendre mal les critiques... Avec un tel menu, on voit bien que le palais n’a pas été gâté. Heureusement que l’entrée a été offerte par le président Michel Sleiman. Bien qu’elle n’ait pas été du goût de tout le monde, une bonne partie des clients en a apprécié la saveur. Il a proposé un retour aux sources, aux racines, au bercail, car il n’y a de meilleure cuisine que celle du terroir. Tout compte fait, en cette ère des prorogations tous azimuts, une prolongation de quelques jours du mois du Ramadan aurait été la bienvenue. Car le menu proposé était tellement peu alléchant qu’il aurait mieux valu jeûner plutôt qu’ingurgiter du junk food.


 Paul Khalifeh
   

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