Des préoccupations à contre-courant

Des préoccupations à contre-courant

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    Des préoccupations à contre-courant
    Cette semaine, la presse internationale se concentre sur tous les à-côtés des sacro-saintes questions politiques. Le Liban, c’est aussi sa brillante diaspora et sa culture particulière.    El Watan Le quotidien algérien...
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Cette semaine, la presse internationale se concentre sur tous les à-côtés des sacro-saintes questions politiques. Le Liban, c’est aussi sa brillante diaspora et sa culture particulière.   



El Watan
Le quotidien algérien El Watan s’intéresse à la spécificité de la littérature libanaise, à savoir «les confluences linguistiques». Livres d’exil ou de retrouvailles, d’amour ou de résistance, la littérature francophone libanaise traduit le sentiment d’inquiétude d’un quotidien tumultueux, soutenu par des textes éclairés. «La vie du Libanais est si compliquée et burlesque que chaque tranche de vie est un roman! La maturité des écrivains fait qu’ils traitent les thèmes avec férocité et lucidité», déclare Marwan Khaidar, journaliste, écrivain et didacticien. Dans les librairies beyrouthines, on trouve la littérature du monde entier, et aussi des titres phare de la littérature libanaise d’expressions arabe, française et anglaise. Des classiques, des incontournables et des nouveautés. Le Liban est connu pour son souffle créateur qui a donné de grands écrivains. Dans le domaine des lettres, le pays du Cèdre produit des centaines de titres par an, grâce à ses 400 maisons d’édition et 600 imprimeurs soutenus par des librairies actives et des cercles de diffusion efficaces
 Que contient réellement la littérature libanaise pour plaire tant aux lecteurs? A cette question, Mejda Sahlawi, journaliste, prépare un livre sur la littérature libanaise dans ses expressions plurielles. «Les auteurs libanais s’illustrent dans l’exercice difficile du roman. Ils y dessinent des personnages et décors du pays, éclairés par un réalisme poignant. Les thèmes sont ceux de la littérature contemporaine; prostitution, sexe, liberté de la femme, l’immigration et aussi la guerre, la résistance, les conflits intérieurs et le communautarisme. La trame romanesque ouvre souvent des histoires dans la même histoire et devient la gardienne de la mémoire du Liban».

 

 

Huffington Post
Sur la version française du Huffington Post, est célébrée «la renaissance des vins libanais».
Baalbek, l’antique cité romaine nichée au cœur de la Békaa, est la capitale du vin libanais. A l’entrée de la ville, les drapeaux noirs du Hezbollah et les portraits d’imams enturbannés côtoient tout naturellement les massives colonnes du temple de Bacchus, unique bâtiment romain jamais dédié au dieu du vin, des plaisirs et autres débordements sexuels. Majestueux, intact, patrimoine mondial de l’humanité, le monument semble présider aux destinées des terres chiites...
 En dépit d’un parcours tourmenté, la vigne libanaise se porte à merveille. Depuis la fin de la guerre civile, la viticulture libanaise connaît une croissance exponentielle, multipliée par quatre en dix ans. Le vignoble s’étend sur près de 3000 hectares pour s’accroître annuellement de 100 à 150 hectares. La production est passée de 5 millions de cols en 2000 à 8 millions en 2011, le nombre de châteaux de trois à quarante. Grâce à son terroir d’exception, ses températures élevées et son ensoleillement maximum, le Liban a de quoi produire des vins brillants notamment sur le segment des rouges moyens à haut de gamme, qui peuvent rivaliser sans complexe avec d’autres productions. Le vignoble serait-il l’avenir du Liban? En tous les cas, c’est la seule filière agricole qui fonctionne, pouvant devenir une culture de substitution pour remplacer le haschich, aujourd’hui illégal. Selon l’Onu, le Pays du Cèdre est aussi celui de la «dope»: un des cinq premiers producteurs mondiaux de cannabis.

Mediapart
Le site d’informations Mediapart revient sur le parcours tumultueux de Rami el-Obeidi, dernier chef des services du renseignement extérieur de Mouammar Kadhafi.
Au mois d’avril 2011, Rami el-Obeidi est officiellement nommé au poste sensible de chef des renseignements extérieurs. Ce qui ne va pas sans lui attirer quelques graves ennuis. On apprendra que les services secrets italiens lui permettront d’anticiper et de déjouer de nombreux complots. En pleine guerre, on l’informera de la volonté d’un des fils de Kadhafi de ramener 3000 combattants palestiniens des camps des réfugiés du Liban par l’intermédiaire d’Ahmed Jibril moyennant 20 millions de dollars. C’est Nabih Berry qui se chargera de court-circuiter l’opération en fermant les frontières du Liban et en restreignant le déplacement des réfugiés au sein des camps. Le projet d’Ahmed Jibril d’acheminer ces combattants à Tripoli en passant par Lattaquié, Tunis et Djerba, tombera alors à l’eau.
 Le 19 avril, el-Obeidi se trouve à Rome avec le président du CNT Mustapha Abdel Jalil. Le lendemain, ce dernier, officiellement invité par Sarkozy, doit se rendre à Paris. Le président du CNT demandera à el-Obeidi de l’accompagner. Mais celui-ci refuse: «Je n’y vais pas », répondra-t-il sèchement, avant de poursuivre: «Je n’ai rien à faire en France. Cela ne m’intéresse pas». Il préfèrera se rendre le jour même à Tripoli pour remercier Nabih Berry pour l’aide apportée.
 Quarante-huit heures après son refus, Rami el-Obeidi dit avoir échappé à une tentative d’assassinat à Beyrouth, orchestrée, selon lui, par les services secrets français.

 

 

Le Figaro
Le Figaro dresse le portrait de Karim Habib, un Libanais d’origine qui monte.
 Karim Habib jaillit d’un groupe de journalistes venus du monde entier. Fidèle à lui-même. Silhouette ténue de mannequin, front dégarni, sourire angélique. Costume et chemise impeccables taillés dans de belles étoffes, élégant. Créateur de mode? Karim Habib l’est d’une certaine manière, tant les formes des BMW donnent le «la» de l’industrie automobile et suscitent le respect de la concurrence. Quand on lui murmure que l’un de ses pairs du bureau de style Porsche avoue une inclination pour les formes harmonieuses de la berline Série 5 actuelle, il demande son nom pour le remercier.
 Le designer, qui transforme tout ce qu’il touche en or, joue le jeu de l’interview avec application. A 42 ans, il est le nouvel homme fort de BMW. En mai dernier, il a été propulsé directeur du bureau de style des automobiles de la firme munichoise, au terme d’un parcours sans faute. Seul le Néerlandais Adrian Van Hooydonk, directeur du design de BMW Group, le dépasse dans la hiérarchie de la maison. Karim Habib a une pensée pour ses parents qui ont vécu son ascension fulgurante à distance, depuis Montréal. «Ils doivent être d’autant plus fiers qu’ils n’ont pas ménagé leurs efforts pour que nous réussissions ma sœur, mon frère et moi».
 Karim, qui aurait de quoi bomber le torse, a le triomphe modeste des réussites indiscutables, signe d’une grande élégance de style et de pensée.

J. A-R.



L’Inter
Un club «libanais» en Côte-d’Ivoire

C’est le quotidien local L’Inter qui raconte cette belle histoire. Le club de football du Rodis Etoile FC d’Adjamé est né en 1964 de la volonté d’un homme, Ezzet Zein et de certains compatriotes libanais, tous des passionnés de football, qui ont voulu traduire dans les relations ivoiro-libanaises, cette vertu du sport, facteur de rapprochement des peuples. Ainsi a vu le jour l’Etoile FC d’Adjamé. Depuis, cette formation n’a cessé de contribuer à l’animation sportive de sa commune de naissance, mais aussi de la ville d’Abidjan.
Lorsqu’en 1995, Ezzet Zein se retire, l’étoile traverse une longue période de léthargie avant de retrouver son éclat en mars 2004, grâce à Ahmed Kaeck dit Prési et son équipe composée de Moustapha Mouhiedinne et Mohamed Siklaoui dit Pek-Pek. La présidence d’honneur est alors confiée à un homme, un industriel reconnu aussi pour sa passion pour le football: Samir Hawili.
«Notre objectif est certes de participer à l’animation de l’environnement sportif en Côte-d’Ivoire, mais aussi de briser les barrières de méfiance et les préjugés entre les peuples de Côte-d’Ivoire et du Liban. C’est pour cette raison que nous avons créé cette équipe qui regorge aussi bien d’Ivoiriens que de Libanais, mais aussi de joueurs d’autres pays d’Afrique qui vivent ensemble et jouent au football sans complexe. C’est notre façon à nous de rapprocher les peuples vivant en Côte-d’Ivoire», explique Ahmed Kaeck.

 

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Éditorial
Sot dans l’inconnu

Il est toujours plus facile, lorsque l’on n’assume pas des responsabilités, et que, par conséquent, l’on n’a pas de comptes à rendre, de s’ériger en donneur de leçons. Il est plus aisé de se livrer à la surenchère quand on n’est pas aux commandes que lorsque l’on est appelé à prendre, tous les jours, des décisions qui engagent le destin d’un pays et qui influent sur l’avenir de millions de personnes. Il faut avoir ces réalités en tête en écoutant Mitt Romney disserter sur la politique étrangère des Etats-Unis et accuser son rival démocrate d’être mollasson. Face à la «passivité» du président sortant, le candidat républicain promet des solutions miracle, basées sur les muscles et les super-budgets militaires. Une bonne partie de son discours électoral est construite autour de la fausse accusation que Barack Obama a «laissé tomber» Israël, oubliant que l’aide militaire, le soutien financier et l’assistance technologique, fournis par l’actuel président à l’Etat hébreu, n’ont jamais été égalés par ses prédécesseurs. En fait, Mitt Romney reproche au locataire de la Maison-Blanche de résister aux pressions -qui frôlent les injonctions- de Benjamin Netanyahu, pour le pousser à couvrir et participer à une attaque préventive contre l’Iran. Accepterait-il, s’il siégeait au Bureau ovale, de s’engager dans une guerre dont les objectifs et les conséquences ne serviraient pas nécessairement les intérêts des Etats-Unis? Mitt Romney plaide donc pour un alignement total de la politique étrangère américaine sur celle d’Israël, même au détriment des intérêts nationaux des Etats-Unis. Un phénomène mis en évidence dès 2006 par les chercheurs John Mearsheimer et Stephen Walt, dans leur remarquable ouvrage sur l’influence du lobby israélien dans les orientations de la politique étrangère américaine. Un travail qui leur a coûté leur emploi, il faut le rappeler. Mitt Romney n’est pas en reste sur le dossier du processus de paix au Proche-Orient. Il affiche un mépris absolu pour les Palestiniens, avec qui la paix «est impensable», peut-on l’entendre dire dans une vidéo filmée à son insu. En d’autres termes, Israël n’a pas l’obligation de rendre les terres qu’il a volées et la situation de conflit et de guerre avec les Palestiniens est appelée à durer ad vitam æternam.    Mitt Romney a exploité à fond l’attaque du consulat américain de Benghazi, au cours de laquelle l’ambassadeur Christopher Stevens a été tué. Il estime que «les attaques contre l’Amérique, le mois dernier, ne doivent pas être prises pour des actes isolés. Elles illustrent la lutte plus large qui traverse tout le Moyen-Orient, une région qui vit son bouleversement le plus profond depuis un siècle.» Le camp républicain a dénoncé la réaction de l’Administration Obama après l’attaque de Benghazi, et le fait d’avoir attendu plusieurs jours avant de la qualifier de «terroriste» et de sous-estimer les menaces anti-américaines. Ces propos sont destinés à la consommation interne car ils n’apportent aucune idée constructive et nouvelle. Pas plus d’ailleurs que ses critiques contre ce qu’il appelle la stratégie d’«espoir» de Barack Obama. Là, le candidat républicain se fend d’une esquisse de stratégie: «Nous ne pouvons pas aider nos amis et battre nos ennemis si nos paroles ne sont pas appuyées par des actes et si la perception de notre stratégie n’est pas celle d’un partenariat mais celle d’une passivité». Traduit en realpolitik, cela ne veut absolument rien dire. Partenariat avec qui? Contre qui? Comment? S’il est élu président, Mitt Romney promet de renforcer les sanctions contre l’Iran pour l’empêcher de développer des capacités nucléaires militaires. Il subordonnerait l’aide financière à l’Egypte au respect du traité de paix avec Israël, augmenterait le budget américain de la Défense. Et, cerise sur le gâteau, il fournirait des armes aux rebelles syriens. Sur ce dernier point, l’actuelle Administration l’a devancé. Car les livraisons d’armes via l’Arabie saoudite et le Qatar –en plus de tous les autres pays qui ne l’ont pas reconnu officiellement- n’auraient jamais pu se faire sans le feu vert des Américains. Concernant l’augmentation du budget militaire, Mitt Romney ne semble pas connaître les chiffres des déficits américains. Sauf s’il compte sur les bons du trésor achetés par la Chine pour financer la dette américaine. Sur l’Iran, l’actuelle Administration a développé le régime des «sanctions intelligentes», douloureuses et efficaces, et qui commencent à donner leur fruit. Mais il n’est pas sûr qu’elles feront plier Téhéran. C’est d’ailleurs fortement improbable.    
Mitt Romney est à cours d’idées. Son discours veut se donner des semblants d’une force qui n’est qu’illusoire, car avec des muscles ramollis et des caisses vides, il ne peut plus mener le monde avec le bâton et la carotte.


 Paul Khalifeh
   

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