Aïn el-Heloué. Daech reprend du service
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Nº 3025 du vendredi 30 octobre 2015

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    L’arrestation de plusieurs jeunes Palestiniens du camp de Aïn el-Heloué, affiliés à l’Etat islamique, aurait évité la reprise des attentats terroristes au Liban. Récit.   La Sûreté générale libanaise a appréhendé deux...
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L’arrestation de plusieurs jeunes Palestiniens du camp de Aïn el-Heloué, affiliés à l’Etat islamique, aurait évité la reprise des attentats terroristes au Liban. Récit.
 

La Sûreté générale libanaise a appréhendé deux suspects palestiniens qui auraient avoué avoir planifié une série d’attaques terroristes pour le compte de l’Etat islamique (EI). Jihad et Ziad Kaaoush étaient, en effet, en train de préparer des attentats suicide visant des personnalités politiques, ainsi que certaines régions abritant la communauté chiite.
«Les deux frères ne sont toutefois pas les figures centrales au Liban de la cellule terroriste de l’EI, contrairement aux informations véhiculées par la presse», explique à Magazine un officier de l’Armée libanaise sous couvert d’anonymat.
Jihad Kaaoush − qui a reçu son éducation religieuse en Algérie − aurait avoué être l’idéologue de l’EI dans le camp de Aïn el-Heloué. Son frère, Ziad, aurait également rencontré de hauts responsables de l’EI à Raqqa, la capitale syrienne de l’organisation terroriste, dans le but de coordonner des opérations terroristes au Liban visant à exacerber les tensions communautaires. Il aurait été arrêté, il y a une dizaine de jours, à son retour de Turquie, alors que son frère se serait rendu par la suite aux services de la sécurité. L’enquête visant les deux suspects aurait été ouverte il y a plusieurs mois, lorsque des membres des services de la sécurité libanaise ont remarqué une recrudescence d’activité de l’EI à Aïn el-Heloué. Les noms de sept suspects ont été identifiés alors, comme ayant fait allégeance à Daech.
Mais, selon le cheikh Hajj Maher Oueid, chef du groupe palestinien Ansarallah, de nombreux jeunes soutiendraient l’EI dans le camp. «Il est difficile d’identifier l’allégeance de tel ou tel groupe, explique-t-il. En règle générale, les anciens de Chabab el-Muslim (un groupe terroriste dirigé par Bilal Badr) gravitent dans l’orbite de l’EI. Il y a également les jeunes de Fateh al-islam et de Jund al-Cham, chaque faction étant composée d’une quinzaine d’individus. Certains soutiennent le Front al-Nosra, d’autres l’EI, mais ils coopèrent toujours entre eux», souligne Hajj Maher.

 

Attentats suicide évités
Ce rapport semble assez étonnant vu les relations tendues entre les deux groupes terroristes en Syrie. Le chef du Front al-Nosra, Abou Mohammad el-Joulani, a refusé de prêter allégeance au chef de l’EI, Abou Bakr el-Baghdadi. Ces rivalités ne semblent toutefois pas s’appliquer au camp de Aïn el-Heloué où les membres des deux factions paraissent collaborer, comme aussi dans certaines régions de Syrie.
Les suspects auraient admis avoir recruté des candidats aux attentats suicide et auraient reçu l’ordre de cibler la base de l’Armée libanaise à Saïda et les barrages des services de renseignements, le complexe el-Zahraa dans la même ville et des responsables politiques libanais et palestiniens, ainsi que certains quartiers de la banlieue sud de Beyrouth à majorité chiite, à l’occasion de la célébration de la Achoura, commémorant le martyre de l’imam Hussein.
La cellule terroriste prévoyait également d’assassiner le chef de l’Organisation populaire nassérienne (OPN), Oussama Saad, proche du Hezbollah, ainsi que Mahmoud Issa, alias el-Lino, qui dirige une faction du Fateh. Ce général palestinien est considéré comme la bête noire des extrémistes, du fait qu’il a été impliqué dans une série d’attentats ayant visé les groupes terroristes dans le camp palestinien.
«Malgré ces arrestations, les figures influentes comme Haytham Chaabi, Bilal Badr et Taoufik Taha sont toujours en liberté», signale Hajj Maher.

Mona Alami

Des menaces dès juin
Durant le mois de juin, le journal anglophone The Daily Star avait prévu une série d’attentats à grande échelle visant l’Armée libanaise à Tripoli, au Liban-Nord. Ces attaques dirigées par Abou Qatada el-Iraqi, un commandant de l’Etat islamique, envoyé du bastion du groupe à Raqqa, avaient été prévues pour le mois de Ramadan. La cellule aurait été infiltrée par les services de renseignements de l’Armée libanaise.

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Éditorial
20 raisons pour virer nos dirigeants

Il existe un tas de raisons qui incitent les Libanais à éjecter leurs dirigeants sans aucun égard mais, faute de place, nous n’en citerons que vingt. Certes, il serait injuste de mettre tout le monde dans un même sac. Certains sont moins condamnables que d’autres, quelques-uns ont même du mérite. Il ne s’agit, cependant, que d’exceptions qui confirment une règle générale: la classe politique libanaise est inapte à diriger le pays, elle doit partir. Et c’est au peuple libanais que revient la responsabilité historique de la virer.1-Les dirigeants pratiquent allègrement et au quotidien le délit d’initié. Ils profitent de leurs positions pour faire des affaires personnelles afin d’en tirer des bénéfices matériels.2-Ils sont coupables d’abus de pouvoir. Ils dépassent les limites légales de leurs fonctions, non pour le bien public mais pour servir des intérêts partisans ou personnels.3-Beaucoup de responsables politiques sont soupçonnés de corruption à grande échelle. Pourtant, ils ne sont jamais inquiétés.4-Lorsqu’ils ne sont pas eux-mêmes corrompus ou corrupteurs, ils encouragent la corruption ou font semblant de ne pas la voir dans les ministères et les organismes dont ils ont la gestion.5-La plupart des commis de l’Etat sont coupables de gaspillage des deniers publics et de dilapidation du patrimoine national.6-Certains leaders de classe A sont coupables d’exploitation illégale et frauduleuse de biens domaniaux et de biens maritimes publics.7-La plupart des hauts dirigeants pratiquent, d’une manière tout à fait naturelle, l’évasion fiscale en tenant une double comptabilité.8-Tous, ou presque, pratiquent le népotisme et le clientélisme. Ils placent des membres de leurs familles ou des proches à des postes clés sans prendre en considération le critère de la compétence.9-Ils sont imprévoyants. Ils n’anticipent pas les problèmes et, par conséquent, ne prévoient pas des solutions et des plans de contingence en cas de crise.10-Ils sont laxistes. Leur excès d’indulgence n’est pas dû à leur extrême tolérance, mais à leur paresse intellectuelle.11-Le laxisme conduit à des attitudes irresponsables qui ont, souvent, des conséquences graves sur la vie quotidienne des citoyens.12-Ils manquent de courage, car ils n’osent pas prendre des décisions impopulaires de peur d’être critiqués par leur entourage proche ou au sein de leur communauté, même si l’absence de décision risque d’avoir des retombées néfastes et irrémédiables au niveau national.13-Leurs discours sectaires et partisans constituent une violation flagrante des lois en vigueur, qui interdisent l’exacerbation des dissensions communautaires.14-Ils font primer d’étroits intérêts communautaires et partisans sur les intérêts supérieurs de la nation.15-Ils défendent les intérêts de pays étrangers au détriment des intérêts nationaux.16-Leur allégeance va à des puissances étrangères, non pas à leur patrie.17-Ils sont prêts à mourir pour que soient haut portés les drapeaux d’Etats étrangers au lieu de celui de leur pays.18-Ils sont sadiques, car ils humilient avec un malin plaisir leur peuple, comme c’est le cas dans le scandale des déchets.19-Ils sont coupables d’homicide prémédité, car ils savent pertinemment que l’accumulation des déchets pendant des mois peut provoquer de graves épidémies, comme le choléra.20-Ils sont coupables de trahison, car ils n’ont pas respecté les termes du mandat que le peuple libanais leur a accordé, et aussi de parjures car ils ont violé leur serment de respecter la Constitution et les lois libanaises.S’il fallait juger les personnalités politiques libanaises pour leurs manquements, il ne resterait presque plus personne sur les strapontins du Parlement ou sur les fauteuils du Conseil des ministres. Il faudrait construire de nouvelles prisons, mais faisons en sorte que les appels d’offres ne soient pas remportés par des prête-noms de nos ‘chers’ dirigeants.


 Paul Khalifeh
   
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