La tendance à la paresse. Ecrite dans les gènes?
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Nº 2896 du vendredi 10 mai 2013

La tendance à la paresse. Ecrite dans les gènes?

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    La tendance à la paresse. Ecrite dans les gènes?
    Nos gènes pourraient être responsables de notre paresse! Autrement dit, un individu serait génétiquement prédisposé à ce comportement. Les chercheurs ont mené une expérience sur une cinquantaine de rats. Ils...
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Nos gènes pourraient être responsables de notre paresse! Autrement dit, un individu serait génétiquement prédisposé à ce comportement. Les chercheurs ont mené une expérience sur une cinquantaine de rats. Ils les ont fait se reproduire en respectant scrupuleusement les groupes sportifs et paresseux. L’équipe a comparé les caractéristiques physiques des groupes de rats, leur profil ADN, ainsi que leurs cellules musculaires, et plus précisément le taux de mitochondries, qui s’y trouvaient. Ce sont ces structures qui fabriquent l’énergie dans les cellules. La différence génétique entre les deux lignées de rats a été constatée.

Les enfants sportifs
Moins de risque de fractures

L’activité physique régulière chez l’enfant diminue son risque futur de fracture osseuse, notamment après la cinquantaine. Les enfants, qui pratiquent une activité physique à l’école pendant quarante minutes chaque jour, présentent une densité osseuse significativement plus haute. Ainsi, plus la densité osseuse sera importante au début de l’adolescence, moins les risques de fragilité osseuse, et notamment d’ostéoporose, seront importants. L’activité physique développe aussi l’activité motrice. En augmentant l’agilité et l’équilibre, l’exercice fait également baisser le risque de chutes et donc de fractures. La marche, la course et la corde à sauter sont les mieux indiquées pour renforcer les os.




La myopathie
Un traitement prometteur

Des chercheurs ont trouvé une piste très prometteuse pour augmenter l’endurance et la force musculaire de patients atteints d’une forme de myopathie. L’essai thérapeutique a montré qu’une supplémentation en antioxydants permettait aux malades traités de retrouver à la fois de la force musculaire et de l’endurance à l’effort, des effets très nets et très encourageants. La FSH, une forme de myopathie, affecte d’abord les muscles du visage, puis ceux de la ceinture scapulaire et ensuite ceux des bras.



Les chips
Des effets sur la santé

Les consommateurs excessifs de chips augmentent leur risque d’obésité, d’hypertension, de diabète de type 2 et de maladies coronariennes. Les chips sont responsables en partie de l’épidémie d’obésité aux Etats-Unis. Les niveaux élevés d’amidon et de glucides des chips peuvent aussi modifier ceux de glucose et d’insuline dans notre sang. Ce déséquilibre conduit à moins de sensation de satiété, ce qui augmente la faim et la consommation d’aliments par jour. Cette surconsommation nuit aux enfants, mais aussi aux enfants à naître. Les femmes enceintes qui consomment de grandes quantités de frites et de chips pourraient nuire à leur bébé autant que si elles étaient fumeuses. Les chips contiennent un produit toxique qui cause des dommages à l’ADN.



 

Un mauvais sommeil
Dérègle les fonctions cognitives?

Un bon sommeil est déterminant pour préserver ses capacités cognitives. Les troubles de sommeil contribuent à aggraver la maladie d’Alzheimer chez les patients qui en sont atteints. Une privation de sommeil affecterait donc les capacités de mémoire, d’attention et d’éveil. Les conséquences sur l’humeur et la dépression sont aussi connues. Un bon sommeil serait tributaire d’une nuit dans l’obscurité. Il est recommandé d’éviter de trop chauffer la chambre en hiver.

 

 

 

Les hommes
Indifférents à leur poids

Une nouvelle enquête montre que les hommes ont deux fois plus de chance de sous-estimer leur poids que les femmes. Un quart des hommes ont donné une estimation sous-évaluée de leur poids. Ils ont affirmé être d’une corpulence normale, alors qu’ils étaient en réalité en surpoids. A l’inverse, seules 8% des femmes se sont vues moins grosses qu’elles ne le sont en réalité. En revanche, elles étaient 27% à surestimer leur corpulence, contre 12% des hommes. Les hommes pourraient donc faire moins attention à leur alimentation et avoir plus de problèmes de santé.

NADA JUREIDINI
 

 





 

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Éditorial
Il ne reste que le rêve… et encore!

Alors que les magouilles gangrènent les institutions du pays, que le chômage bat son plein et que les citoyens, livrés à la loi de la jungle, souffrent d’une absence totale de protection, le Liban perd au fil des ans l’énergie de sa jeunesse. Jamais mieux qu’aujourd’hui, ne s’est appliquée au Liban, la célèbre formule de Georges Clemenceau: «Le pouvoir est tombé si bas qu’il faut se baisser pour le ramasser». Il fut une époque, très courte aux yeux de l’Histoire, où la jeunesse du pays, formée dans les grandes universités, que tous nos voisins nous envient, ne rêvait que de servir et de promouvoir le Liban, modèle de modernité, de démocratie et de liberté, pas seulement dans la région. Qu’en reste-t-il? Un pays qui s’apprête, quelque trente ans après la fin de la guerre civile pour les uns, et la guerre des autres pour certains, à rééditer la dramatique expérience. S’impliquer dans la crise syrienne, et encore plus dans son conflit probable avec Israël, est-ce dans nos cordes? En a-t-on les moyens? Au milieu de ce sombre tableau, nos universitaires, quelle que soit leur formation, privent, à leur corps défendant, le pays de leur savoir-faire et s’exilent vers des horizons plus cléments. Pendant que le Liban se vide de son sang jeune et de ses forces vives, ses dirigeants se disputent un siège place de l’Etoile ou un fauteuil confortable au Sérail. La question que les citoyens, ignorés par leurs représentants tant que les élections ne se dessinent pas à l’horizon, est celle de savoir à quoi sert un gouvernement dont l’inexistence passe pratiquement inaperçue ou ce Parlement, dont les réunions se font extrêmement rares, alors que ses tiroirs craquent sous les liasses de documents, jaunis à force d’attendre et très probablement devenus caducs. Dans cet abîme constitutionnel, où seuls les échos sifflent, les affaires aventureuses se multiplient. La dernière en date est celle du bateau promis à grands coups de déclarations outrageusement optimistes, après quelques décennies de rationnement électrique et même d’obscurité totale dans certaines régions oubliées. Lancée officiellement, par une publicité tapageuse et des panneaux prometteurs, la «barque turque», Fatmagül Sultan, nous promettait, «immense performance», deux heures de courant de plus dans tout le pays. Mais elle vécut ce que vivent les roses laissant derrière elle des relents sulfureux de négligence ou de scandale… l’avenir le dira peut-être. Plus de vingt ans se sont écoulés depuis que les armes se sont tues dans le pays, mais la lumière des bougies, qui n’ont rien des romantiques chandelles, n’a toujours pas disparu dans de très nombreux foyers. En parallèle, les tours luxueuses jalonnent les rues et montent toujours plus haut, les boutiques offrant les collections les plus huppées remplissent les quartiers et les restaurants aux menus gastronomiques par excellence, pullulent pour le plaisir d’une minorité nantie. Mais tout cela paraît factice et, pour une affaire qui connaît le succès, combien ne sont-elles pas forcées de baisser leur rideau aussitôt levé. Le chaos que connaît le Liban, depuis si longtemps, fait la richesse d’autres pays de la région. La Syrie, elle, avait connu ses beaux jours et son développement dès les premières années de notre guerre. Elle n’a pas su, elle non plus, sauvegarder ses acquis. Il n’en reste pas moins que le Libanais, optimiste invétéré, retrouve son rêve au moindre signe de détente. Ainsi, nous avons assisté aux retrouvailles des «cousins ennemis»: Sleiman Frangié à Bikfaya à l’invitation de Sami Gemayel, le Courant patriotique libre, représenté par le ministre démissionnaire Gebran Bassil, prendre la route de Maarab et les émissaires de Walid Joumblatt chez Nabih Berry, comme l’ancien vice-président de la Chambre à Aïn el Tiné. Le tout ponctué de quelques informations, diffusées sans, peut-être, beaucoup de conviction, annonçant un gouvernement dans les prochains jours… Et voilà que l’espoir renaît, que la vie s’annonce plus belle, à la lueur de la détermination affirmée du Premier ministre désigné et du président de la République. Il n’en reste pas moins que les jeunes exilés, partis vers d’autres horizons donner la preuve de leurs capacités et de leurs compétences, ne sont pas encore près de rentrer au bercail.


 Mouna Béchara
   

Santé

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