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Nº 3100 du vendredi 5 avril 2019

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LE ROUGE ORLINSKI COULE DANS LES VEINES DE LA DERNIÈRE HUBLOT

Richard Orlinski, un des artistes contemporains les plus vendus au monde, imprime son style biseauté et son rouge fascinant, couleur de vie et de passion, sur la CLASSIC FUSION AEROFUSION CHRONOGRAPH ORLINSKI RED MAGIC, dernière-née de Hublot. A l’instar de ses sculptures, cette oeuvre d’art, éditée à 200 exemplaires, affiche ses pliages tridimensionnels brillants, avec un fini poli, révélant arêtes et facettes. Quatre ans de développement ont été nécessaires pour aboutir à une innovation de matière et de procédé de fabrication pour une céramique plus dure que ses alter ego, formule secrète protégée par plusieurs brevets. C’est en février dernier, à l’hôtel Le Gray, que David Tedeschi, Directeur régional de Hublot pour l’Amérique latine, les Caraïbes et la région Mena, et Mher Atamian, Directeur général des Ets. H. Atamian, ont présenté la nouvelle collection Hublot qui célèbre «l’art de la fusion» dans les matériaux. Outre la Classic Fusion Orlinski, la ligne englobe la Spirit of Big Bang Yellow Sapphire, montre énergisante, lumineuse et brillante, la Big Bang Unico Paraíba 45mm et la Big Bang Paraíba One-Click 39mm, en or blanc ou en King Gold, ainsi que l’élégante Big Bang Unico 42mm, minimaliste et raffinée. ●

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Éditorial
Ces mafias qui nous gouvernent

La situation économique et financière a atteint un tel bas-fond que l’édifice risque de s’écrouler sur tout le monde. Le cercle vicieux déficit/dette/hausse des taux d’intérêt/baisse de la consommation/chômage risque de se refermer durablement si des mesures d’urgence ne sont pas adoptées. Pour ne prendre que l’exemple de l’électricité, chaque mois qui s’écoule coûte au Trésor 160 millions de dollars. Le temps est compté, et pourtant, les dirigeants ne semblent pas pressés. Le gouvernement a été formé il y a maintenant plus de deux mois et il n’a encore pris aucune décision sérieuse susceptible de freiner la chute. Celle-ci sera tellement brutale que le pays aura du mal à s’en remettre. Ce n’est plus de l’incurie mais carrément de l’irresponsabilité qui s’apparente à une haute trahison. Tous savent que le pays n’a jamais traversé une situation économique et financière aussi mauvaise, même du temps de la guerre civile. Malgré cela, ils continuent à palabrer, à polémiquer, à se livrer à leur jeu favori de la surenchère stérile et destructrice. Ce n’est plus de l’insouciance mais une perverse complicité avec ces mafias sectorielles qui contrôlent des pans entiers de l’économie et du commerce, et qui font des milliards, dans l’illégalité et l’impunité les plus totales, au détriment du portefeuille et de la santé de centaines de milliers d’honnêtes citoyens, qui, malgré leur dur labeur, ne parviennent plus à boucler leurs fins de mois. Sinon comment expliquer les tergiversations, les lenteurs, le laxisme et autres travers qui rythment l’action (ou faut-il dire l’inaction!) de ceux qui nous gouvernent? Pour ne parler que des générateurs privés, ceux-ci génèrent (en plus des particules hautement polluantes) entre un milliard et un milliard et demi de dollars par an. Cette manne providentielle est appelée à tarir progressivement puis à disparaître définitivement si le plan de réhabilitation du secteur de l’électricité est mis en œuvre comme prévu. Les propriétaires sans scrupules de ces générateurs, qui n’ont pas hésité, il y a quelques mois, à plonger 4 millions de Libanais dans l’obscurité pour faire pression sur l’Etat, accepteront-ils candidement de fermer boutique? Certains d’entre eux n’ont-ils pas comme partenaires, ou comme complices ou protecteurs, des hommes politiques hauts placés? N’utiliseront-ils pas leur influence, achetée à coups de pots-de-vin et autres cadeaux pernicieux, pour saboter le plan de réhabilitation de l’électricité? Ce cas de figure, il faut le multiplier par cent, par mille peut-être, pour d’autres secteurs de l’économie, du commerce et des finances. Tant que les passerelles ne sont pas coupées entre les mafias et les dirigeants, tant que le tri n’est pas fait entre les affairistes et les hommes d’Etat, l’espoir de voir un véritable changement s’amorcer dans le pays reste mince.


 Paul Khalifeh
   

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