Contrôle glycémique. Pour mieux vivre avec le diabète
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Nº 2979 du vendredi 12 décembre 2014

Contrôle glycémique. Pour mieux vivre avec le diabète

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Un bon contrôle de la glycémie a pour objectif de prévenir ou retarder les complications liées au diabète de type 2. Il permet d’adapter son traitement et de maintenir ses glycémies le plus près possible des valeurs normales. Explications.
 

Le diabète est une maladie chronique qui apparaît lorsque le pancréas ne produit pas suffisamment d’insuline ou que l’organisme n’utilise pas correctement l’insuline qu’il produit. L’insuline est une hormone qui régule la concentration de sucre dans le sang. L’hyperglycémie, ou concentration sanguine élevée de sucre, est un effet fréquent du diabète non contrôlé qui conduit avec le temps à des atteintes graves de nombreux systèmes organiques et, plus particulièrement, des nerfs et des vaisseaux sanguins. Le diabète de type 2 commence généralement entre 40 et 50 ans, mais l’âge moyen du diagnostic se situe entre 60 et 65 ans. Mais comme le diabète de type 2 est sans symptômes au début de la maladie, on considère que plus d’un tiers des personnes atteintes ignorent leur maladie. La glycémie, appelée aussi «taux de sucre» ou «taux de glucose» dans le sang, peut varier chez la personne diabétique pour plusieurs raisons: alimentation, traitement, situations... Parvenir à l’équilibre glycémique est essentiel pour bien vivre son diabète au quotidien. Dans une conférence de presse organisée par Sanofi, les experts en endocrinologie ont souligné l’importance d’un contrôle glycémique adéquat pour les patients atteints de diabète de type 2. Une nouvelle thérapie, utilisée en association avec une insuline basale, permet d’améliorer le contrôle glycémique des patients diabétiques de type 2 et de réduire significativement la glycémie après les repas ou postprandiale. Le traitement permet également d’atteindre les taux cible d’HbA1c qui est un bon indicateur du sucrage de notre organisme et, donc, du risque de complications diabétiques à long terme. Pour le diabète de type 2, les objectifs glycémiques sont fixés entre 70 et 120 mg/dl avant les repas et 180 mg/dl après les repas (postprandial). La régulation de la glycémie est assurée grâce à un équilibre permanent entre différentes substances principalement hormonales. Plus l’HbA1c est proche de la normale, plus le risque de développer des complications du diabète est faible. Pour la plupart des patients diabétiques de type 2, une cible d’HbA1c inférieure ou égale à 7% est recommandée. Si l’HbA1c est supérieure à 7%, le traitement doit être réévalué. Selon les médecins, la glycémie postprandiale est prise à la légère et très souvent négligée par les diabétiques. Or, cette glycémie est un facteur à prendre en considération pour éviter les complications liées à la maladie. La nouvelle thérapie permet de maintenir et réguler le taux de glucose postprandial dans le sang et a un effet sur la prise de poids.
 

Avis d’experts
«La nouvelle thérapie est une nouvelle alternative pour un meilleur contrôle du diabète de type 2. Il ne suffit pas de contrôler la glycémie à jeun, mais également, après les repas. Bien que l’insuline basale permette de contrôler efficacement la glycémie à jeun, à mesure que le diabète progresse dans le temps, les patients traités par insuline basale ne parviennent plus à maintenir leur taux cible d’HbA1c, en dépit d’un bon contrôle de la glycémie à jeun. Dans ce cas, l’ajout de cette thérapie a un effet réducteur prononcé sur la glycémie postprandiale et peut constituer une stratégie efficace pour réduire davantage la glycémie sanguine et atteindre les taux cible d’HbA1c», précisent les endocrinologues.

 

NADA JUREIDINI

 

Quelques faits
Le diabète augmente en particulier dans les pays en développement.
Le diabète sera la septième cause de décès dans le monde en 2030.
Le diabète de type 2 représente près de 90% du diabète dans le monde,
Une maladie cardio-vasculaire est à l’origine de 50 à 80% des décès chez les diabétiques.
Une grande proportion des cas de diabète et de ses complications pourrait être prévenue par un régime alimentaire sain, de l’exercice physique régulier et le maintien d’un poids normal.

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Éditorial
Le sursaut des mollassons

Avec la mort de Sabah, de Saïd Akl et de Nahawand, disparaît une partie de l’histoire et du patrimoine, qui ont fait la gloire du Liban. Une autre partie a été bradée par une classe politique inconsciente, irresponsable et corrompue, championne des occasions manquées. Si le Liban parvient toujours à vivoter malgré la terrible tempête qui frappe la région, s’il ne s’est pas encore effondré en dépit des vicissitudes, le mérite n’en revient pas à ceux qui le dirigent, mais au capital accumulé tout au long de son histoire. Nous vivons sur les réminiscences du passé qui, il faut le souligner, ne sont pas des ressources intarissables. Un jour, pas très lointain peut-être, ce capital sera épuisé et nous nous retrouverons, alors, complètement démunis, impuissants et vulnérables. Aspirant à l’éternité, cette classe politique a verrouillé le système pour nous empêcher de l’expulser par la fente des urnes. Son dernier fait d’armes a été l’autoprorogation, pour la deuxième fois consécutive, du mandat du Parlement. Elle ne semble pas pressée, non plus, d’élire un président de la République, car à ses yeux, le vide reste plus facile à gérer que d’éventuels changements, aussi minimes soient-ils, que pourrait apporter un nouveau mandat présidentiel. Ce sont toujours quelques mois de gagnés dans son inlassable marche vers l’immortalité. Mais l’heure est grave. Les circonstances actuelles que traverse le Liban sont inhabituelles. L’énormité des enjeux et le caractère existentiel des dangers qui planent sur la région, y compris sur le Liban, ne laissent plus de place aux mesquines manœuvres politiciennes. La cupidité, l’avidité et la rapacité ne peuvent plus être le moteur de la vie politique. Bientôt, il ne restera plus rien à ingurgiter. On ne peut certes pas demander à la classe politique de se débarrasser de ses instincts de prédateur, elle en est incapable. Elle peut, cependant, écouter l’un de ces instincts, celui de la conservation, dont elle ignore les appels du pied, qui deviennent, pourtant, de plus en plus lancinants. Avec ce qui se passe dans la région, nos politiciens locaux, malgré tous leurs talents de prédateurs, risquent bien de se retrouver au bas de la chaîne alimentaire. Aujourd’hui, la possibilité d’un déblocage de la présidentielle se présente. Ce ne sont évidemment pas eux qui ont noté l’existence de cette «window of opportunity», mais les émissaires étrangers qui ont débarqué au Liban ces derniers jours et ceux qui y sont attendus. Les Français pensent que le dialogue annoncé entre le Hezbollah et le Courant du futur pourrait assurer des circonstances propices à l’élection d’un président de la République, en partant du principe qu’il est possible de séparer cette échéance des nombreux dossiers litigieux entre l’Iran et l’Arabie saoudite. Un tel scénario s’est déjà produit. En effet, l’élection de Michel Sleiman, en mai 2008, était le fruit d’un accord régional partiel, portant uniquement sur cette question. D’aucuns diront que l’élection de Sleiman était aussi le résultat d’une modification des équilibres internes, après le coup de force du Hezbollah contre le gouvernement de Fouad Siniora. C’est exact. Mais les rapports de force actuels ne sont-ils pas le fruit de l’intervention du Hezbollah en Syrie, qui a changé complètement la donne, depuis la bataille de Qoussair? Les chrétiens, car ce sont eux les principaux concernés par la présidentielle, doivent saisir cette occasion pour conclure, entre eux, un accord historique sur la question. Sinon, ce sont les autres qui le feront à leur place. Ils iront alors se lamenter, comme un mari trompé. Leur affliction sera d’autant plus grande qu’ils avaient été prévenus, mais n’avaient voulu rien entendre.


 Paul Khalifeh
   

Santé

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