Le Costa Rica. Mille et une richesses
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Nº 2909 du vendredi 9 août 2013

Le Costa Rica. Mille et une richesses

 
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Embarquement immédiat pour le Costa Rica! Le pays de la Pura Vida... Appelée la «Suisse de l’Amérique centrale», la République du Costa Rica est une destination touristique par excellence. Le pays jouit d’une splendeur naturelle qui ne peut laisser personne indifférent. Côte débordante de mille et une richesses, montagnes et rivières, forêts tropicales, végétation luxuriante, papillons multicolores, le Costa Rica ne cesse de fasciner par ses beautés naturelles et enchante les adeptes du farniente autant que les sportifs. C’est parti pour un petit tour au bout du monde!

Terre étonnamment luxuriante, le Costa Rica est un creuset où faune et flore se côtoient en de multiples déclinaisons. Forêts verdoyantes à perte de vue, nombreux volcans au cœur de parcs naturels protégés, longues plages sur les océans Pacifique et Atlantique… Imaginez une cordillère centrale qui se jette dans les eaux du Pacifique à l’ouest et dans celles de la mer des Caraïbes à l’est. C’est l’un des royaumes de la nature de plus en plus prisés par les touristes, ce qui se comprend! Pays d’Amérique centrale, le Costa Rica se niche entre le Nicaragua au nord et le Panama au sud. Ses côtes bordent deux mers: l’océan Atlantique à l’est, et l’océan Pacifique à l’ouest. Le pays, avec ses côtes, ses montagnes et ses volcans, regorge de parcs nationaux: la faune, notamment sous-marine, et la flore sont d’une très grande richesse (10% des papillons de la planète y vivent) et le gouvernement a de tout temps adopté une politique de conservation. C’est la destination idéale pour les voyageurs en quête de sports nautiques, notamment de plongée, mais aussi de farniente. Des plages de rêve sur l’Atlantique et le Pacifique, 20 parcs et réserves naturels: le Costa Rica est l’un des derniers paradis de la nature, une frontière sauvage qui saura tour à tour vous offrir la détente la plus luxueuse et l’aventure totale. Le climat tropical divise l’année en deux saisons: l’une qui va de mai à novembre, et l’autre, sèche, de décembre à avril. Il y a peu de différences de températures, sauf celles provoquées par les variations d’altitude. La côte caraïbe connaît l’humidité une bonne partie de l’année, et des températures chaudes, avoisinant les 30°C dans la journée. Dans la vallée centrale, le climat est plus tempéré, avec une moyenne de 20°C, qui semble figer la région dans ce que les autochtones appellent un «éternel printemps». La saison sèche est plus agréable pour une visite du pays, mais c’est aussi la plus fréquentée et ça grouille!

 

«Pura Vida»
«Pura Vida, cette expression fétiche» du Costa Rica est celle qui décrit le mieux ce pays qui déborde de vie. La gentillesse et la chaleur des Ticos (ce sont les habitants du Costa Rica) n’ont d’égales que l’extraordinaire richesse de la nature. Partir au Costa Rica, c’est d’abord s’offrir un voyage pour jouer à Indiana Jones dans un véritable paradis sauvage! Un paradis qui offre tout à la fois: des plages de rêve et des sommets vertigineux; la jungle la plus épaisse et des steppes lunaires; des fonds marins dignes des plus beaux aquariums et des forêts immenses à couper le souffle; des mangroves inextricables et deux océans aux vagues parfois impressionnantes... Le Costa Rica rassemble dans un «mouchoir de poche» d’à peine plus de 51000 km² des merveilles. C’est aussi un pays de rencontres, des habitants ouverts, sensibles et accueillants... Un pays qui a abandonné son armée et privilégié la santé et l’éducation de sa population sans attendre la mode du développement durable. Un pays où il est facile d’être un voyageur heureux et comblé! Toutefois, si paresser sur une plage bordée de cocotiers, plonger dans une eau tiède, observer les papillons et les oiseaux ou escalader un volcan ne font pas partie de vos envies, le Costa Rica n’est pas fait pour vous. Vous n’y ressentirez pas de grandes émotions culturelles. Par ailleurs, l’apparence est importante dans ce pays: il convient d’être correctement vêtu et de se comporter avec courtoisie. Ne vous laissez pas aller à des démonstrations d’affection ostentatoires en public et sachez que le nudisme ou les seins nus ne sont pas tolérés sur les plages. La vie familiale revêt une grande importance et le quinzième anniversaire des jeunes filles donne lieu à des festivités aussi folles qu’un mariage! Alors si ça vous tente, à vos valises!
 

Christiane Tager Deslandes

Carte d’identité
Superficie: 51100 km².
Population: 4695952 habitants (estimation 2013).
Capitale: San José.
Densité: 89 hab./km².
Langues: l’espagnol est la langue officielle, mais l’anglais est également utilisé.
Religions: large majorité catholique (76%); évangéliques (14%); minorité de Témoins de Jéhovah (1,3 %).
Chef d’Etat: Laura Chinchilla (1ère femme présidente élue au Costa Rica en février 2010).
Taux d’alphabétisation: plus de 95%, l’un des plus élevés du continent.
Espérance de vie: 75 ans pour les hommes, 80 ans pour les femmes.
Monnaie: le colón (CRC).

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Éditorial
Salade de discours

Les hommes politiques étaient particulièrement communicatifs la semaine dernière. Ils se sont fendus d’une littérature tellement abondante que les Libanais sont servis pour un bon bout de temps: trois discours en mets principal, une flopée de déclarations pour le dessert et, cerise sur le gâteau, un brin de prises de position, assaisonnées d’un zest de commentaires bien pressés. Ils ont néanmoins pu vérifier, une fois de plus, que la quantité et la qualité sont, souvent, inversement proportionnelles. Une partie de ce qu’ils ont entendu était, en effet, tout bonnement indigeste, une autre difficile à avaler, et une troisième plus ou moins raffinée. L’ennui c’est qu’après avoir séparé les belles pièces des morceaux infects, il ne restait plus grand-chose à se mettre sous la dent. Friands des nouveautés, il a fallu qu’ils goûtent à tout pour réaliser qu’il aurait été préférable pour eux de se mêler de leurs oignons... s’ils n’aiment pas qu’on leur raconte des salades. Le plat de résistance était offert par le secrétaire général du Hezbollah. Bien qu’il ait utilisé les ingrédients habituels, sayyed Hassan Nasrallah a un peu trop épicé la sauce, cette fois-ci. Son discours, presque exclusivement consacré aux questions régionales – la crise syrienne, le conflit israélo-arabe, la Palestine... – était plutôt destiné à une clientèle étrangère, car les Libanais restent attachés, en majorité, à la cuisine locale. Visiblement, le chef du Hezbollah trouve le marché domestique trop exigu et envisage d’investir au-delà des frontières, dans le cadre d’une stratégie d’expansion régionale. Cependant, dans le contexte actuel de crise, ce pari est risqué, surtout que le menu qu’il propose, bien que très en vogue entre les années 60 et 90 du siècle dernier, pourrait ne pas être du goût de la génération fast-food. Mais tel qu’on le connaît, Hassan Nasrallah n’est pas près de rendre le tablier... il continuera à servir le même plat jusqu’au bout. De son fourneau saoudien (il fait 41 degrés à Jeddah, température idéale pour cuire à feu doux), Saad Hariri a sorti la carte «menu pour enfant», une formule standard proposée dans toutes les branches de la chaîne 14 mars. Depuis 2005, c’est pratiquement la même salade qui est offerte. A toutes les sauces, on retrouve le Hezbollah et ses armes, responsables, selon l’ancien Premier ministre, de tous les maux dont souffre le Liban. Hariri a vendu sa marchandise à la criée, répétant 45 fois le mot «armes». Sans le savoir, il se fait le promoteur de la théorie de la relation dialectique entre la quantité et la qualité. Le chef du Courant du futur a une vision diamétralement opposée à celle de Hassan Nasrallah et propose le chemin inverse: un retour vers le marché domestique, car l’on n’obtiendra jamais un panier mieux garni que celui que l’on cueille dans son propre jardin. En outre, le marché régional est déjà occupé par ceux qui sont en train de cuisiner les Syriens, les Egyptiens, les Irakiens, les Tunisiens, les Libyens... Les petites bouchées de dessert ont été présentées – sous forme de honteuses surenchères – par les seconds couteaux des deux grands chefs. Gluantes et visqueuses, elles étaient tout simplement repoussantes. Nous ne citerons point les noms de ces assistants car ils ont la réputation de prendre mal les critiques... Avec un tel menu, on voit bien que le palais n’a pas été gâté. Heureusement que l’entrée a été offerte par le président Michel Sleiman. Bien qu’elle n’ait pas été du goût de tout le monde, une bonne partie des clients en a apprécié la saveur. Il a proposé un retour aux sources, aux racines, au bercail, car il n’y a de meilleure cuisine que celle du terroir. Tout compte fait, en cette ère des prorogations tous azimuts, une prolongation de quelques jours du mois du Ramadan aurait été la bienvenue. Car le menu proposé était tellement peu alléchant qu’il aurait mieux valu jeûner plutôt qu’ingurgiter du junk food.


 Paul Khalifeh
   

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