Journée mondiale de l’hépatite. Affronter une épidémie silencieuse
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Nº 2909 du vendredi 9 août 2013

Journée mondiale de l’hépatite. Affronter une épidémie silencieuse

 
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    Journée mondiale de l’hépatite. Affronter une épidémie silencieuse
    Les virus de l’hépatite peuvent provoquer des infections et inflammations aiguës et chroniques du foie, susceptibles d’entraîner une cirrhose ou un cancer hépatique. A l’occasion de la Journée mondiale de...
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Les virus de l’hépatite peuvent provoquer des infections et inflammations aiguës et chroniques du foie, susceptibles d’entraîner une cirrhose ou un cancer hépatique. A l’occasion de la Journée mondiale de l’hépatite, fin juillet, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), rappelle les mesures à prendre pour prévenir ces virus.


L’hépatite virale est une épidémie silencieuse car la plupart des porteurs ignorent qu’ils en sont atteints et l’infection évolue lentement pendant plusieurs années, en maladie de foie. Le fait que beaucoup d’infections par les virus de l’hépatite B et C soient silencieuses et ne causent aucun symptôme avant que le foie ne soit gravement atteint rend d’autant plus urgent l’accès universel à la vaccination, au dépistage, au diagnostic et au traitement antiviral, lance l’OMS. De nouveaux médicaments plus efficaces pour prévenir l’évolution des hépatites chroniques B et C sont en cours d’élaboration. Mais ils seront coûteux et le traitement nécessitera une surveillance au moyen de tests de laboratoire très élaborés. Pour guérir l’hépatite et limiter la propagation de ces virus, les médicaments doivent devenir plus accessibles. L’hépatite est rendue complexe par l’existence de différents types de virus. Les hépatites A et E sont transmises par l’eau et les aliments et causent des millions de cas de maladies aiguës chaque année, la guérison complète nécessitant parfois plusieurs mois. Les hépatites B, C et D sont transmises par les liquides biologiques contaminés, notamment le sang, par contact sexuel, de la mère à l’enfant à l’accouchement ou encore par du matériel médical infecté. Les hépatites B et C entraînent une charge plus lourde en termes de mortalité, car elles peuvent provoquer une infection à vie dite infection chronique, susceptible d’évoluer en cirrhose et en cancer du foie. L’hépatite chronique est d’ailleurs la première cause de cirrhose et de cancer du foie.

Les personnes à risque
L’hépatite B est une des maladies virales les plus répandues dans le monde. Elle peut se transmettre lors d’une grossesse. Le vaccin est le pilier de la prévention contre l’hépatite B. L’OMS recommande de vacciner tous les nourrissons contre cette maladie dès que possible après la naissance, de préférence dans les 24 heures. Parmi les personnes à risque, celles qui ont besoin de sang fréquemment, les receveurs de transplantations d’organes et les consommateurs de drogues injectables. Les personnes exposées sont aussi celles ayant de multiples partenaires sexuels, ainsi que les personnels de santé. Pour prévenir l’hépatite B, des programmes de vaccination doivent être mis en place. Les vaccins contre les hépatites A et B assurent une protection d’environ 90%. Il est possible de réduire le risque d’hépatite B en évitant de partager les articles d’hygiène personnelle qui pourraient être contaminés par le sang, et en s’assurant que les tatouages et les perçages corporels sont faits à l’aide d’équipement stérilisé et propre. Une bonne hygiène personnelle peut aussi aider à prévenir la transmission de l’hépatite A. Afin de réduire les risques d’infection par les virus des hépatites A et E, il est essentiel d’éviter les aliments et l’eau contaminés. Une personne atteinte par le virus de l’hépatite peut présenter des symptômes comme de la fatigue et une jaunisse, mais beaucoup de personnes ne se sentent pas du tout malades et ignorent qu’elles sont infectées. La consultation médicale est donc nécessaire pour passer un test sanguin. Un diagnostic précoce est essentiel, car le fait de commencer très rapidement le traitement augmente les chances d’éliminer le virus. Le traitement peut également réduire les dommages au foie et prévenir la transmission involontaire du virus.

NADA JUREIDINI

Les principaux symptômes des hépatites
Une fièvre peu élevée.
Des douleurs musculaires.
Une perte d’appétit.
Des nausées et vomissements.
De la fatigue.
Une jaunisse.
Des éruptions de la peau.





 

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Éditorial
Salade de discours

Les hommes politiques étaient particulièrement communicatifs la semaine dernière. Ils se sont fendus d’une littérature tellement abondante que les Libanais sont servis pour un bon bout de temps: trois discours en mets principal, une flopée de déclarations pour le dessert et, cerise sur le gâteau, un brin de prises de position, assaisonnées d’un zest de commentaires bien pressés. Ils ont néanmoins pu vérifier, une fois de plus, que la quantité et la qualité sont, souvent, inversement proportionnelles. Une partie de ce qu’ils ont entendu était, en effet, tout bonnement indigeste, une autre difficile à avaler, et une troisième plus ou moins raffinée. L’ennui c’est qu’après avoir séparé les belles pièces des morceaux infects, il ne restait plus grand-chose à se mettre sous la dent. Friands des nouveautés, il a fallu qu’ils goûtent à tout pour réaliser qu’il aurait été préférable pour eux de se mêler de leurs oignons... s’ils n’aiment pas qu’on leur raconte des salades. Le plat de résistance était offert par le secrétaire général du Hezbollah. Bien qu’il ait utilisé les ingrédients habituels, sayyed Hassan Nasrallah a un peu trop épicé la sauce, cette fois-ci. Son discours, presque exclusivement consacré aux questions régionales – la crise syrienne, le conflit israélo-arabe, la Palestine... – était plutôt destiné à une clientèle étrangère, car les Libanais restent attachés, en majorité, à la cuisine locale. Visiblement, le chef du Hezbollah trouve le marché domestique trop exigu et envisage d’investir au-delà des frontières, dans le cadre d’une stratégie d’expansion régionale. Cependant, dans le contexte actuel de crise, ce pari est risqué, surtout que le menu qu’il propose, bien que très en vogue entre les années 60 et 90 du siècle dernier, pourrait ne pas être du goût de la génération fast-food. Mais tel qu’on le connaît, Hassan Nasrallah n’est pas près de rendre le tablier... il continuera à servir le même plat jusqu’au bout. De son fourneau saoudien (il fait 41 degrés à Jeddah, température idéale pour cuire à feu doux), Saad Hariri a sorti la carte «menu pour enfant», une formule standard proposée dans toutes les branches de la chaîne 14 mars. Depuis 2005, c’est pratiquement la même salade qui est offerte. A toutes les sauces, on retrouve le Hezbollah et ses armes, responsables, selon l’ancien Premier ministre, de tous les maux dont souffre le Liban. Hariri a vendu sa marchandise à la criée, répétant 45 fois le mot «armes». Sans le savoir, il se fait le promoteur de la théorie de la relation dialectique entre la quantité et la qualité. Le chef du Courant du futur a une vision diamétralement opposée à celle de Hassan Nasrallah et propose le chemin inverse: un retour vers le marché domestique, car l’on n’obtiendra jamais un panier mieux garni que celui que l’on cueille dans son propre jardin. En outre, le marché régional est déjà occupé par ceux qui sont en train de cuisiner les Syriens, les Egyptiens, les Irakiens, les Tunisiens, les Libyens... Les petites bouchées de dessert ont été présentées – sous forme de honteuses surenchères – par les seconds couteaux des deux grands chefs. Gluantes et visqueuses, elles étaient tout simplement repoussantes. Nous ne citerons point les noms de ces assistants car ils ont la réputation de prendre mal les critiques... Avec un tel menu, on voit bien que le palais n’a pas été gâté. Heureusement que l’entrée a été offerte par le président Michel Sleiman. Bien qu’elle n’ait pas été du goût de tout le monde, une bonne partie des clients en a apprécié la saveur. Il a proposé un retour aux sources, aux racines, au bercail, car il n’y a de meilleure cuisine que celle du terroir. Tout compte fait, en cette ère des prorogations tous azimuts, une prolongation de quelques jours du mois du Ramadan aurait été la bienvenue. Car le menu proposé était tellement peu alléchant qu’il aurait mieux valu jeûner plutôt qu’ingurgiter du junk food.


 Paul Khalifeh
   

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