Au soleil, en toute sécurité!
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Nº 2909 du vendredi 9 août 2013

Au soleil, en toute sécurité!

 
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A l’origine de nos problèmes, la fissure dans la couche d’ozone et le réchauffement climatique. Ils accentuent les effets néfastes du soleil sur notre peau. En Australie, une personne sur trois est atteinte du cancer de la peau. Même si, au Liban, nous en sommes encore loin, il n’en reste pas moins qu’il faut se protéger. Mais quelle est la bonne protection, crème solaire ou maillots anti-UV?


Susan Craig, Australienne, a commencé à dessiner et à coudre des vêtements anti-UV dans sa cuisine avec ses deux enfants pour modèles dès qu’elle a pris conscience que le soleil tuait dans son pays. A l’occasion d’un voyage autour du monde, elle a cherché comment protéger ses jeunes enfants en toutes circonstances. Elle n’a rien trouvé. Son idée de vêtements anti-UV lui est venue au cours d’un voyage en Asie où elle a découvert le tissu anti-UV porté par les femmes asiatiques, alors qu’au Liban, les tout-petits sont nus et bronzés à la plage…
«En Occident, le port de vêtements anti-UV est beaucoup mieux accepté que chez nous», confie le Dr Makhoul, dermatologue. Il ajoute: «C’est bien dommage. Il faudrait en faire la promotion au Liban, car nul ne peut en nier l’efficacité. La protection en est optimale même s’il ne faut pas oublier l’écran solaire sur les zones découvertes, le chapeau et les lunettes».
Il existe actuellement un réel combat entre crème solaire et vêtement anti- UV. En Europe, de grandes marques de cosmétiques se sont mises à offrir un tee-shirt anti-UV à l’achat d’un écran total pour promouvoir leurs ventes.
«La clientèle européenne a compris qu’un tee-shirt anti-UV était très efficace et évite les désagréments de la crème. Jamais celle-ci n’est appliquée comme il se doit», explique le dermatologue. «Pour que l’écran soit aussi efficace que le vêtement spécial, il faudrait s’appliquer une couche de crème très épaisse régulièrement et après chaque baignade, ce que nous ne faisons jamais».
Au Liban, le facteur esthétique tient une place importante. «Les gens aiment être bronzés et voir les enfants en tout petit maillot à la plage. Ce n’est pas dans notre culture de se couvrir pour aller au soleil. Souvent, je vois entrer des patients dans mon cabinet ultra bronzés; je leur fais la morale en leur expliquant les méfaits du soleil car même si être bronzé embellit, c’est mauvais pour la santé. Le risque est grand d’attraper des maladies de peau sévères, surtout chez les plus jeunes. Il ne faut en aucun cas exposer un enfant de moins d’un an au soleil. L’excuse de la vitamine D a bon dos! Il suffit de quelques minutes pour en faire le plein! Si on souhaite faire découvrir les joies de la mer aux plus petits, mieux vaut le faire à une heure tardive, sur une courte durée et avec la protection maximum», explique le Dr Makhoul.
Sans se transformer en Fantômas, on peut porter des maillots, des t-shirts, des paréos anti-UV, et se couvrir d’une bonne crème solaire pour une protection optimale. Certains pensent qu’il ne s’agit que de marketing et malheureusement, les changements climatiques ne se trouvent pas uniquement dans les scénarios des films catastrophes! Dire de ne pas s’exposer de midi à 16h, ne suffit plus. Il faut suivre l’exemple de l’Australie où les enfants ne peuvent sortir sans chapeau ni protection UV. Le Pays des Kangourous est celui où la couche d’ozone est la plus abîmée, mais cela peut s’étendre ailleurs rapidement. Alors pourquoi ne pas penser à la sécurité de nos chérubins protégés même dans l’eau sans avoir à les tartiner de crème solaire toutes les deux heures!
Les rayons ultraviolets (UV) sont particulièrement sournois. Ils brûlent sans provoquer une sensation de chaleur. «Avoir la peau carbonisée à l’instar d’une actrice d’Alerte à Malibu n’est plus tendance», dit Victoria Beckham. Elle ajoute: «Etre trop bronzé n’est plus de mode. Acceptez votre couleur naturelle!», conseille l’épouse du footballeur David Beckham.

Anne Lobjoie Kanaan

Protéger son capital solaire
A ce jour, les maillots anti-UV étaient boudés en raison de leur prix. Mais la situation évolue. Depuis quelques années, il est possible de trouver sur le marché des articles textiles anti-UV, notamment des t-shirts et des maillots de bain abordables. D’après des études scientifiques, il n’est pas besoin d’acheter le maillot anti-UV le plus cher pour qu’il soit efficace! Au Liban, tous les centres commerciaux regorgent de ces maillots et pour 30000 livres libanaises, on peut être assuré de protéger le capital solaire et donc le capital vie des tout-petits. Cela donne à réfléchir…

 

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Éditorial
Salade de discours

Les hommes politiques étaient particulièrement communicatifs la semaine dernière. Ils se sont fendus d’une littérature tellement abondante que les Libanais sont servis pour un bon bout de temps: trois discours en mets principal, une flopée de déclarations pour le dessert et, cerise sur le gâteau, un brin de prises de position, assaisonnées d’un zest de commentaires bien pressés. Ils ont néanmoins pu vérifier, une fois de plus, que la quantité et la qualité sont, souvent, inversement proportionnelles. Une partie de ce qu’ils ont entendu était, en effet, tout bonnement indigeste, une autre difficile à avaler, et une troisième plus ou moins raffinée. L’ennui c’est qu’après avoir séparé les belles pièces des morceaux infects, il ne restait plus grand-chose à se mettre sous la dent. Friands des nouveautés, il a fallu qu’ils goûtent à tout pour réaliser qu’il aurait été préférable pour eux de se mêler de leurs oignons... s’ils n’aiment pas qu’on leur raconte des salades. Le plat de résistance était offert par le secrétaire général du Hezbollah. Bien qu’il ait utilisé les ingrédients habituels, sayyed Hassan Nasrallah a un peu trop épicé la sauce, cette fois-ci. Son discours, presque exclusivement consacré aux questions régionales – la crise syrienne, le conflit israélo-arabe, la Palestine... – était plutôt destiné à une clientèle étrangère, car les Libanais restent attachés, en majorité, à la cuisine locale. Visiblement, le chef du Hezbollah trouve le marché domestique trop exigu et envisage d’investir au-delà des frontières, dans le cadre d’une stratégie d’expansion régionale. Cependant, dans le contexte actuel de crise, ce pari est risqué, surtout que le menu qu’il propose, bien que très en vogue entre les années 60 et 90 du siècle dernier, pourrait ne pas être du goût de la génération fast-food. Mais tel qu’on le connaît, Hassan Nasrallah n’est pas près de rendre le tablier... il continuera à servir le même plat jusqu’au bout. De son fourneau saoudien (il fait 41 degrés à Jeddah, température idéale pour cuire à feu doux), Saad Hariri a sorti la carte «menu pour enfant», une formule standard proposée dans toutes les branches de la chaîne 14 mars. Depuis 2005, c’est pratiquement la même salade qui est offerte. A toutes les sauces, on retrouve le Hezbollah et ses armes, responsables, selon l’ancien Premier ministre, de tous les maux dont souffre le Liban. Hariri a vendu sa marchandise à la criée, répétant 45 fois le mot «armes». Sans le savoir, il se fait le promoteur de la théorie de la relation dialectique entre la quantité et la qualité. Le chef du Courant du futur a une vision diamétralement opposée à celle de Hassan Nasrallah et propose le chemin inverse: un retour vers le marché domestique, car l’on n’obtiendra jamais un panier mieux garni que celui que l’on cueille dans son propre jardin. En outre, le marché régional est déjà occupé par ceux qui sont en train de cuisiner les Syriens, les Egyptiens, les Irakiens, les Tunisiens, les Libyens... Les petites bouchées de dessert ont été présentées – sous forme de honteuses surenchères – par les seconds couteaux des deux grands chefs. Gluantes et visqueuses, elles étaient tout simplement repoussantes. Nous ne citerons point les noms de ces assistants car ils ont la réputation de prendre mal les critiques... Avec un tel menu, on voit bien que le palais n’a pas été gâté. Heureusement que l’entrée a été offerte par le président Michel Sleiman. Bien qu’elle n’ait pas été du goût de tout le monde, une bonne partie des clients en a apprécié la saveur. Il a proposé un retour aux sources, aux racines, au bercail, car il n’y a de meilleure cuisine que celle du terroir. Tout compte fait, en cette ère des prorogations tous azimuts, une prolongation de quelques jours du mois du Ramadan aurait été la bienvenue. Car le menu proposé était tellement peu alléchant qu’il aurait mieux valu jeûner plutôt qu’ingurgiter du junk food.


 Paul Khalifeh
   

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