L’hypertension artérielle. Vous n’en êtes pas épargné
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Nº 2951 du vendredi 30 mai 2014

L’hypertension artérielle. Vous n’en êtes pas épargné

 
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    L’hypertension artérielle. Vous n’en êtes pas épargné
    36% de la population libanaise souffre d’hypertension. Seule la moitié le sait! La médecine se penche sur un problème de santé auquel ceux qui en sont victimes prêtent rarement attention...
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36% de la population libanaise souffre d’hypertension. Seule la moitié le sait! La médecine se penche sur un problème de santé auquel ceux qui en sont victimes prêtent rarement attention et ne s’en préoccupent que lorsqu’il devient crucial. Etes-vous sûr d’être bien traité et contrôlé?

A l’occasion de la Journée mondiale de l’Hypertension, la faculté de médecine de l’Université Saint-Joseph et le service de cardiologie à l’Hôtel-Dieu de France, en collaboration avec Sanofi, ont organisé à la faculté même, sous le patronage du ministre de la Santé publique, Waël Abou Faour, une conférence de presse pour exposer les résultats nationaux de la première étude sur l’hypertension Prévalence, sensibilisation, traitement et contrôle.
Aux hypertendus: êtes-vous sûrs d’être bien traités et contrôlés? Aux non-hypertendus: êtes-vous sûrs de ne pas l’être?

 

Bref aperçu sur l’hypertension artérielle
«Le sang circule dans les vaisseaux. Or, pour qu’il puisse le faire, il a besoin d’une force qui le pousse. Cette force, c’est ce qu’on appelle la pression artérielle», explique le Dr José Khabouth, président de l’association de néphrologie et d’hypertension au Liban. La pression artérielle est un phénomène normal. Mais c’est lorsque cette pression devient excessive qu’on peut parler d’hypertension artérielle.
Comment savoir si on est hypertendu? Le moyen est très simple: mesurer sa pression artérielle. «Contrairement à ce que pensent les gens, la mesure de la pression est un acte médical», insiste le Dr Khabouth. En d’autres termes, ce n’est pas n’importe quel appareil qui donne des mesures exactes. Il est impératif d’utiliser le bon appareil.
Comment mesurer sa pression artérielle? Etre au repos (assis) pendant cinq minutes, ne pas la mesurer après un repas et ne pas être en rétention d’urine. La pression artérielle se mesure alors avec deux valeurs: la pression systolique (correspond à la pression qui règne dans les vaisseaux lorsque le cœur se contracte) et la pression diastolique (la pression qui règne dans les vaisseaux entre deux contractions). La normale de la pression artérielle doit être de 14/9 (elle ne doit jamais dépasser cette valeur, à n’importe quel âge, sauf chez l’enfant). Chez les personnes diabétiques, et chez celles qui souffrent d’un problème rénal ou qui ont été victimes d’un accident vasculaire cérébral, la pression doit être inférieure à 13/8.

 

Pourquoi est-on hypertendu?
Le facteur génétique peut jouer sur la nature des vaisseaux. Ceux-ci sont alors durs et provoquent une hypertension artérielle.
Il existe aussi d’autres éléments qui secondent ce facteur génétique, à savoir le diabète, le tabac, le cholestérol, la surcharge pondérale et l’inactivité physique.

 

L’hypertension artérielle: «le tueur silencieux»
De 1970 à 1975, John Laragh, un des premiers à avoir parlé de l’hypertension artérielle, qualifie cette dernière dans le Time Magazine de «silent killer» (tueur silencieux). Pourquoi? Parce que l’hypertension artérielle, souvent, ne se manifeste pas. «Les gens s’imaginent que quand on est hypertendu, on doit avoir mal à la tête, on doit se sentir mal, avoir des troubles de la vue... Or, la majorité des hypertendus ne ressentent strictement rien», affirme le Dr Khabouth.
Le malade asymptomatique, laissant évoluer l’hypertension sans la traiter (parce que n’ayant pas mesuré par précaution sa pression) se retrouve, quelques années plus tard, avec ce qu’on appelle «les complications de l’hypertension artérielle»: des problèmes cardiaques avec une augmentation du volume du cœur qui conduit à l’insuffisance cardiaque, des maladies coronariennes, des problèmes rénaux, des accidents vasculaires cérébraux...

 

Manque de contrôle
Le Dr Rabih Azar, chef du département de cardiologie à l’Hôtel-Dieu de France, déclare que l’étude menée dans de nombreuses régions du Liban montre que «chez les patients hypertendus, seuls 50% sont traités et que le taux de contrôle de la pression sanguine globale est de 27%. Cela signifie que, sur quatre patients libanais hypertendus, un seul a sa pression artérielle sous contrôle».

 

Natasha Metni
 

Conseils de prévention
Le traitement et le contrôle de l’hypertension vont de pair. Selon le Dr Khabouth, il faut:

Commencer par réduire les facteurs de risque précités et la consommation de sel.
Savoir que le traitement est à vie, 
l’hypertension étant une maladie chronique.
Prendre les bons médicaments (et non des copies qui n’ont aucun effet sur la maladie).
Effectuer des visites médicales régulières.
Mesurer sa pression artérielle.
Savoir que la puissance sexuelle n’est pas affectée par les médicaments.

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Éditorial
La contagion du vide

Depuis la fin de la guerre, en 1990, aucun mandat présidentiel ne s’est achevé normalement. Ceux d’Elias Hraoui et d’Emile Lahoud ont été prorogés de trois ans. Après la fin du mandat de ce dernier, le Parlement a été incapable d’élire un successeur et le siège de la présidence est resté vacant, de septembre 2007 à mai 2008. Six ans plus tard, la Chambre se retrouve encore dans l’impossibilité d’élire un président dans les délais constitutionnels et le vide s’est, une nouvelle fois, installé au palais de Baabda. La première observation que l’on peut faire de ces événements est que les Libanais sont incapables de s’entendre, de leur propre chef, sur un candidat accepté de tous. Ils ont soit besoin d’un tuteur, le Syrien en l’occurrence, soit de l’aide directe de puissances régionales et internationales, comme ce fut le cas à la conférence de Doha, qui a permis d’élire Michel Sleiman à la magistrature suprême. Les deux camps s’accusent réciproquement du blocage actuel. En réalité, ils se partagent tous la responsabilité, aux côtés du système politique bancal, déficient et défaillant, mis en place à la conférence de Taëf, à laquelle il faut reconnaître quand même le mérite d’avoir mis un terme à la guerre. Pendant la tutelle syrienne, le Liban était gouverné d’une manière extraconstitutionnelle. Le pays était, en quelque sorte, cogéré par les Syriens et la classe politique libanaise (toutes tendances confondues) et tout le monde y trouvait son compte. Avec le départ du tuteur, les Libanais ont été contraints de s’en remettre aux lois pour diriger leur pays et gérer leurs divergences. C’est alors que sont apparues les gigantesques failles, lacunes et autres insuffisances dans la Constitution. L’expérience et la pratique ont prouvé que le pays ne peut pas fonctionner normalement sans une réforme constitutionnelle et électorale. Le jour de son départ, Michel Sleiman en a proposé quelques-unes, susceptibles de donner un peu de contenu à la phrase sans cesse serinée: «Le président est le garant de la Constitution». Rendre au président de la République la prérogative de dissoudre le Parlement en cas de crise majeure ou de blocage politique est la plus pertinente. Mais elle est insuffisante. Il faudrait aussi autoriser deux mandats présidentiels consécutifs, comme dans tous les pays du monde, après avoir ramené à cinq années la durée du mandat; il faudrait réfléchir à accorder un délai au Premier ministre pour la formation de son cabinet. Il est, en effet, inconcevable qu’un chef de gouvernement désigné puisse bénéficier d’un délai illimité pour former son équipe. La réforme la plus fondamentale reste l’adoption d’une loi électorale basée sur le mode de scrutin proportionnel et l’instauration d’un sénat communautaire, afin de pouvoir élire, enfin, le premier Parlement non confessionnel. Sans une réforme en profondeur, les blocages politiques apparaîtront à chaque échéance importante. Aujourd’hui, le vide risque de se propager à toutes les institutions. Le Parlement est paralysé et la menace de blocage plane au-dessus du gouvernement. Le grippage de toutes les institutions est une invitation, on ne peut plus claire, à un arbitrage étranger. Celui-ci est toujours intervenu après une explosion de la situation. Les conférences de Taëf et de Doha n’ont-elles pas fait suite à une guerre civile de quinze ans et aux événements sanglants du 7 mai 2008? Pour une fois, les Libanais pourraient faire preuve de prévoyance et de perspicacité, en prouvant que l’Histoire ne se répète pas toujours nécessairement.


 Paul Khalifeh
   

Santé

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