Sesobel. L’auberge des 3 Cœurs ouvre ses portes
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Nº 2896 du vendredi 10 mai 2013

Sesobel. L’auberge des 3 Cœurs ouvre ses portes

 
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    Sesobel. L’auberge des 3 Cœurs ouvre ses portes
    L’hôtel Phoenicia Intercontinental récompensera, le 23 mai 2013, neuf jeunes gens atteints de handicap en remettant un diplôme à chacun pour son talent en matière d’hôtellerie. Et ce, après une...
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L’hôtel Phoenicia Intercontinental récompensera, le 23 mai 2013, neuf jeunes gens atteints de handicap en remettant un diplôme à chacun pour son talent en matière d’hôtellerie. Et ce, après une formation de près de deux ans.

Après avoir découvert en Belgique, il y a trois ans, un atelier d’hôtellerie pour jeunes handicapés, Fadia Safi, présidente et directrice générale de Sesobel, décide de reprendre cette initiative au Liban, qu’elle considère riche en services. Partie du principe que l’hôtellerie n’est pas un domaine très exigeant, mais susceptible de valoriser les jeunes et leur permet de trouver facilement du travail, elle se réunit avec ces derniers. Après avoir longuement discuté avec eux, il s’avère que neuf sur dix répondent effectivement au profil exigé par un tel métier. Mais pour que les compétences nécessaires au travail dans l’hôtellerie soient acquises, Safi a recouru à l’hôtel Phoenicia qui n’a pas hésité à accepter d’assurer cette formation aux jeunes.
Le programme s’est déroulé sur plusieurs étapes: l’entretien des chambres, le service en salle, la préparation du petit-déjeuner et des buffets et, enfin, la réception et l’accueil. C’est ainsi que, le 23 mai 2013, une cérémonie de remise des diplômes aura lieu à l’hôtel Phoenicia sous le haut patronage du ministre des Affaires sociales, Waël Abou Faour. L’invitation est évidemment ouverte. De 18h30 à 22h00, on pourra admirer l’exposition des peintures réalisées par les enfants de Sesobel atteints d’autisme qui se sont inspirés des grands artistes (Van Gogh, Monet, Matisse).

 

L’Auberge
Pour parfaire le stage de ces jeunes dans leur domaine, Sesobel a transformé le 5e et dernier étage de son bâtiment à Aïn el-Rihani en auberge à l’accueil chaleureux, familial et amical. «Nous recevons déjà quelques clients», affirme Safi. Ainsi, le but d’une telle initiative serait double: d’une part, l’auberge constitue une activité aidant à son financement et à l’association de poursuivre son dessein. Cette initiative ouvre sans aucun doute la porte à la création d’emplois pour les jeunes handicapés, leur intégration au sein de la société et leur insertion professionnelle.
Avec ses douze lits répartis sur cinq chambres, l’Auberge des 3 Cœurs taxe la nuitée à 52 dollars, petit-déjeuner inclus, avec maintes facilités, à savoir le wifi, un coffre placé dans les chambres, un parking, une salle de conférences, ainsi que le transport assuré depuis l’Aéroport international de Beyrouth.

Natasha Metni

1 commentaires

  • lien du commentaire 12.05.13 publié par Liliane MOKBEL

    Sesobel se foute de notre intelligence. Elle cherche les projecteurs de la presse un point c'est tout. La directrice de Sesobel a eu l'arrogance de mettre à la porte trois enfants âgés de 6 ans (qui ont passé des années dans le centre ) pour deux raisons. A priori manque de place .Secundo il s'agit de cas difficiles. Des arguments non dissuasifs qui font mal au cœur et qui révoltent tous les grands cœurs.

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Éditorial
Il ne reste que le rêve… et encore!

Alors que les magouilles gangrènent les institutions du pays, que le chômage bat son plein et que les citoyens, livrés à la loi de la jungle, souffrent d’une absence totale de protection, le Liban perd au fil des ans l’énergie de sa jeunesse. Jamais mieux qu’aujourd’hui, ne s’est appliquée au Liban, la célèbre formule de Georges Clemenceau: «Le pouvoir est tombé si bas qu’il faut se baisser pour le ramasser». Il fut une époque, très courte aux yeux de l’Histoire, où la jeunesse du pays, formée dans les grandes universités, que tous nos voisins nous envient, ne rêvait que de servir et de promouvoir le Liban, modèle de modernité, de démocratie et de liberté, pas seulement dans la région. Qu’en reste-t-il? Un pays qui s’apprête, quelque trente ans après la fin de la guerre civile pour les uns, et la guerre des autres pour certains, à rééditer la dramatique expérience. S’impliquer dans la crise syrienne, et encore plus dans son conflit probable avec Israël, est-ce dans nos cordes? En a-t-on les moyens? Au milieu de ce sombre tableau, nos universitaires, quelle que soit leur formation, privent, à leur corps défendant, le pays de leur savoir-faire et s’exilent vers des horizons plus cléments. Pendant que le Liban se vide de son sang jeune et de ses forces vives, ses dirigeants se disputent un siège place de l’Etoile ou un fauteuil confortable au Sérail. La question que les citoyens, ignorés par leurs représentants tant que les élections ne se dessinent pas à l’horizon, est celle de savoir à quoi sert un gouvernement dont l’inexistence passe pratiquement inaperçue ou ce Parlement, dont les réunions se font extrêmement rares, alors que ses tiroirs craquent sous les liasses de documents, jaunis à force d’attendre et très probablement devenus caducs. Dans cet abîme constitutionnel, où seuls les échos sifflent, les affaires aventureuses se multiplient. La dernière en date est celle du bateau promis à grands coups de déclarations outrageusement optimistes, après quelques décennies de rationnement électrique et même d’obscurité totale dans certaines régions oubliées. Lancée officiellement, par une publicité tapageuse et des panneaux prometteurs, la «barque turque», Fatmagül Sultan, nous promettait, «immense performance», deux heures de courant de plus dans tout le pays. Mais elle vécut ce que vivent les roses laissant derrière elle des relents sulfureux de négligence ou de scandale… l’avenir le dira peut-être. Plus de vingt ans se sont écoulés depuis que les armes se sont tues dans le pays, mais la lumière des bougies, qui n’ont rien des romantiques chandelles, n’a toujours pas disparu dans de très nombreux foyers. En parallèle, les tours luxueuses jalonnent les rues et montent toujours plus haut, les boutiques offrant les collections les plus huppées remplissent les quartiers et les restaurants aux menus gastronomiques par excellence, pullulent pour le plaisir d’une minorité nantie. Mais tout cela paraît factice et, pour une affaire qui connaît le succès, combien ne sont-elles pas forcées de baisser leur rideau aussitôt levé. Le chaos que connaît le Liban, depuis si longtemps, fait la richesse d’autres pays de la région. La Syrie, elle, avait connu ses beaux jours et son développement dès les premières années de notre guerre. Elle n’a pas su, elle non plus, sauvegarder ses acquis. Il n’en reste pas moins que le Libanais, optimiste invétéré, retrouve son rêve au moindre signe de détente. Ainsi, nous avons assisté aux retrouvailles des «cousins ennemis»: Sleiman Frangié à Bikfaya à l’invitation de Sami Gemayel, le Courant patriotique libre, représenté par le ministre démissionnaire Gebran Bassil, prendre la route de Maarab et les émissaires de Walid Joumblatt chez Nabih Berry, comme l’ancien vice-président de la Chambre à Aïn el Tiné. Le tout ponctué de quelques informations, diffusées sans, peut-être, beaucoup de conviction, annonçant un gouvernement dans les prochains jours… Et voilà que l’espoir renaît, que la vie s’annonce plus belle, à la lueur de la détermination affirmée du Premier ministre désigné et du président de la République. Il n’en reste pas moins que les jeunes exilés, partis vers d’autres horizons donner la preuve de leurs capacités et de leurs compétences, ne sont pas encore près de rentrer au bercail.


 Mouna Béchara
   

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