Symposium de la Fondation Emile Bustani. Les objectifs définis par Myrna Bustani
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Nº 2913 du vendredi 6 septembre 2013

Symposium de la Fondation Emile Bustani. Les objectifs définis par Myrna Bustani

 
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    Symposium de la Fondation Emile Bustani. Les objectifs définis par Myrna Bustani
    La Fondation Emile Bustani organise, le samedi 7 septembre, un symposium à l’hôtel Al Bustan à Beit Méri. De nombreuses personnalités libanaises, arabes et internationales sont invitées à débattre d’un...
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La Fondation Emile Bustani organise, le samedi 7 septembre, un symposium à l’hôtel Al Bustan à Beit Méri. De nombreuses personnalités libanaises, arabes et internationales sont invitées à débattre d’un éventail de sujets et à évoquer le parcours de la très grande personnalité que fut Emile Bustani qui a consacré l’essentiel de sa vie à l’essor de son pays et du Moyen-Orient. Rencontre avec Myrna Bustani, présidente de la fondation.
Quel est le but de ce symposium?

Nous organisons cette journée pour rappeler ce qu’a été Emile Bustani et son action. Cela peut éveiller chez eux l’idée que chacun est capable de faire ce que cet homme a fait.

Qu’est-ce qui le caractérisait?
C’était un travailleur acharné. Il consacrait au moins 18 heures par jour à son travail. Il avait une vision claire pour le Liban et pour les pays arabes. Il a disparu à 55 ans, mais cela ne l’a pas empêché d’accumuler les expériences et les contacts. Rien ne l’arrêtait. C’était un battant. A travers sa compagnie C.A.T. - The Contracting and Trading Company, il a contribué à la construction de l’infrastructure dans les pays arabes: l’Irak, Abou Dhabi, Dubaï, Koweït, Qatar et même le Nigeria. Il possédait un petit avion privé et se déplaçait d’un pays à un autre confiant dans l’avenir de cette partie du monde. A ses yeux, le Liban était le pionnier, le leader du monde arabe. Tout devait être centré à Beyrouth. Il était d’une intégrité reconnue. Il croyait dans le système démocratique, parlementaire et vouait une passion pour son pays. Pour lui, l’éducation est le meilleur moyen de développer les sociétés. La sienne a été subventionnée par des personnes et non par ses parents. Il avait perdu son père alors qu’il avait six ans et sa mère ne pouvait pas assurer les frais nécessaires. Dès qu’il a commencé à travailler, il a pris à son tour en charge des jeunes pour les aider à parfaire leur éducation.

Selon quels critères avez-vous choisi les 
personnalités qui participeront  à ce symposium 
et les sujets à débattre?
Nous avons demandé, par exemple, à Tammam Salam de participer, son père et le mien étaient très liés. Il se souvient donc de cette époque. Georges Skaff a aussi beaucoup de souvenirs à partager. Maroun Bustani parlera de la famille dont mon père était si fier de faire partie. Salah Honein représente la nouvelle génération… nous profiterons de l’occasion pour remettre le «Award Emile Bustani» à Edgard Choueiri, un savant, un génie libanais qui travaille pour la Nasa et a qui inventé le fuel pour permettre aux fusées d’atteindre la lune. Il préside également l’Académie libanaise des Sciences dont le président honoraire est Fouad Siniora.

Propos recueillis par Danièle Gergès

Le programme du symposium
9h: Petit-déjeuner.
9h30: Discours de John Keane sur le thème La politique s’intéresse-t-elle toujours au concept de la vérité?
10h15: La politique libanaise: du village à la scène internationale. Les conférenciers: Tammam Salam, Marwan Hamadé, Georges Skaff, Salah Honein et Maroun Bustani. Modérateur: Paula Yaacoubian.
11h45: Un homme d’affaires et un entrepreneur. La fondation de la compagnie C.A.T. 
Les conférenciers: Raya el-Hassan, Fouad el-Khazen, Talal el-Shaër, Azizi Syriani, Salim Nassar, Georges Zakhem, Ayman Asfari, Samir Lahoud et Georges Hage. Modérateur: Violette Balaa.
12h45: Pause-déjeuner.
2h: Son amour pour la vie. Son sens de l’humour, son charme insolent, son engouement pour le sport, pour la danse, pour le vin, pour le cigare cubain, son intérêt pour les animaux, sa sincérité envers son épouse Laura… Les témoignages de Samir Khalaf, Nina Jidedjian et Asma Andraos.
2h45: Un homme éduqué et philanthrope. Les conférenciers: Peter Dorman, Demianos Kattar, Georges Asseili, Issam Shammas, Ramsay Khoury, Nabil Djani, Sami Salman. Modérateur: Ayman Mehanna.
4h: Sa politique arabe et internationale. Les conférenciers: Mohammad Hassanein Heikal, Marwan 
el-Moacher, sir Alan Munro, Richard Beeston, Mohammad el-Sammak, Marwan Iskandar.
Modérateur: Gisèle Khoury.
5h15: Discours de clôture par Philippe Khoury: Qu’est ce qui aurait changé si Emile Bustani était toujours vivant?
5h30: La remise du prix Emile Bustani.

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Éditorial
La coupable inconscience

Sommes-nous condamnés à vivre au rythme des humeurs belliqueuses de nos voisins: celui que certains considèrent ami et celui qualifié d’ennemi par tous? Le Liban, terre d’accueil certes, mais dorénavant pour des touristes d’un genre particulier. Nous avons connu, il y a quelques décennies, un flux de Palestiniens, chassés de leurs terres par un envahisseur arrogant et fort de ses alliances occidentales. Ils n’ont pas tardé à prendre conscience de la faiblesse du pouvoir dans le pays hôte. Ils ont vite fait de quitter les tentes, dites provisoires, pour se regrouper dans des logements en béton dans toutes les régions. Conscients de l’absence d’institutions et de véritables autorités, armés par ceux qui espéraient régler leur problème en leur assurant un pays de rechange au Liban, ils se sont posés en pouvoir absolu, allant jusqu’à prendre en charge non seulement leur propre sécurité, mais celle de tous les citoyens et à leur imposer des barrages de contrôle au vu et au su des forces de l’ordre et des dirigeants. Plus récemment, le Liban, toujours sans frontières, après avoir été longtemps dominé par Damas avant que ses troupes ne soient expulsées en 2005, reçoit des réfugiés dont le nombre semble difficile à déterminer. Les chiffres valsent et la misère se creuse un peu plus au fil des mois. Cela dure depuis plus de deux ans. Des familles entières, celles qui ne peuvent pas échapper aux massacres, sont décimées sans pitié. Le nombre de morts ne se décompte plus au milieu d’un assourdissant silence international. Il a fallu parler de l’utilisation d’armes chimiques pour que l’hypocrisie du monde éclate au grand jour. L’horrible spectacle des cadavres gazés a réveillé ceux qui, depuis plus de deux ans avaient assisté, indifférents, à l’exode massif des centaines de milliers de Syriens démunis, à la peur qu’on lit sur les visages d’enfants, aux blessés en mal de soins dont les photos remplissent les écrans de télévision et les «Une» des journaux. Mieux vaut tard que jamais, pourrait-on dire. Mais le résultat n’a fait que prouver la faillite des grandes puissances. Celles-ci victimes, dit-on, de leur démocratie ont affiché leur fragilité. N’auraient-elles pas dû prendre le temps de la concertation et de la réflexion avant de promettre une intervention improvisée et provoquer une panique incontrôlable qui a gagné, non seulement les citoyens syriens, mais tous ceux des pays frontaliers et, à leur tête, le Liban? Qu’entend-on par frappe punitive? Comment peut-on éviter les dégâts collatéraux? Pourquoi a-t-on suscité cette tension qui accompagne l’attente des décisions de ceux qui possèdent le droit de vie et de mort sur des hommes, des femmes et des enfants? Au Liban, pays aux frontières ouvertes à tout vent, l’annonce d’une possible frappe occidentale sur la Syrie, a fait fuir, non seulement les étrangers, mais surtout ceux qui hésitaient encore à quitter leur terre. Le rush sur les avions en direction des Emirats ou d’autres pays lointains, en est la preuve évidente. Les écoles perdent leurs élèves qui occuperont les bancs d’autres écoles sous des climats plus cléments. Les universités ne sont pas mieux loties. La saison touristique a été étouffée dans l’œuf et l’économie s’effondre un peu plus, même si les responsables des institutions financières, dont la Banque du Liban, se veulent convaincants dans leurs prévisions. De tout cela n’en sommes-nous pas responsables? Une frange importante de la population ne s’est-elle pas volontairement impliquée dans une crise qui ne nous concerne en aucune manière? Une démocratie «consensuelle» qui a toujours empêché l’entente sur des sujets plus ou moins cruciaux, une société qui n’a pas la compétence d’élire ses représentants, un gouvernement compliqué, pour ne pas dire impossible, à former, un mandat présidentiel dont certaines voix commencent à mettre en doute une relève. Si le chef de l’Etat multiplie les déclarations toujours plus fermes, il n’en reste pas moins que le pays va à la dérive, qu’il se vide de son sang tandis que, par miracle, la vie continue et avec elle les festivals qui défient la sinistrose ambiante. Les appels au dialogue ont-ils encore un sens?


 Mouna Béchara
   

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