Les hommes nouvelle génération. Romantiques, sensuels et… très fidèles
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Nº 2912 du vendredi 30 août 2013

Les hommes nouvelle génération. Romantiques, sensuels et… très fidèles

 
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    Les hommes nouvelle génération. Romantiques, sensuels et… très fidèles
    Les hommes ont la réputation de dissocier sexe et sentiments. D’être des dominateurs, égoïstes, insensibles et infidèles, accumulant maîtresses et prostituées. Or, les anciens clichés sont maintenant dépassés et, désormais,...
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Les hommes ont la réputation de dissocier sexe et sentiments. D’être des dominateurs, égoïstes, insensibles et infidèles, accumulant maîtresses et prostituées. Or, les anciens clichés sont maintenant dépassés et, désormais, les hommes sont parfois, 
tenez-vous bien, plus romantiques et sensuels que leur moitié occupée à défendre les valeurs du féminisme… même sous la couette.
 

«Le soir, quand je rentre chez moi après une journée chargée, j’éprouve un profond désir de tendresse envers ma femme, n’hésite pas à raconter Omar à Magazine. Je me dis quel bonheur que d’avoir une personne dont on est amoureux pour pouvoir faire face avec sérénité aux aléas de la vie. Au début, j’avais honte de lui dire que j’avais besoin d’être câliné, caressé, pris dans ses bras. Tout doucement, elle a découvert ma sensualité et me comble. Notre harmonie corporelle et sentimentale est un atout incontestable d’équilibre et d’épanouissement».
«Depuis ma plus tendre enfance, confie Imad, directeur de banque, je me rappelle que mon père, Saleh, était un homme volage et infidèle et que ma mère, Hania, était triste et résignée. Devenu adolescent, Saleh m’a dit qu’il aimait profondément Hania, mais désirait ses maîtresses de passage, parce qu’avec elles, il pouvait tout se permettre. Moi, je suis marié depuis dix ans, et je n’ai jamais été tiraillé entre la femme que j’aime et une éventuelle amante avec qui je vivrais mes fantasmes. Ma compagne incarne les deux. Cette harmonie corporelle et sentimentale me comble et je ne vois pas pourquoi j’irai chercher ailleurs».
 

Exigences des femmes, 
un frein inhibiteur
«En une génération, les modèles traditionnels de la masculinité ont éclaté, analyse le psychiatre Ralph Nader. L’élaboration de l’identité masculine passait par le ralliement aux valeurs intemporelles du masculin. La maîtrise de soi, quoi qu’il en coûte, l’indépendance, la rationalité, le sens de la compétition… Ces valeurs en véhiculaient d’autres moins nobles comme la violence, l’agressivité, la domination sur les femmes… en conquérant leur indépendance financière, leur autonomie professionnelle et leur liberté sexuelle, les femmes ont ébranlé les privilèges du pouvoir masculin, ce qui a poussé les hommes à apprendre à s’adapter à ce nouveau contexte social et, par là, à laisser la part féminine de leur personnalité mieux s’exprimer. Désormais, les hommes nouvelle génération craignent moins que leurs prédécesseurs masculins de se laisser aller aux sentiments, d’exprimer leur sensibilité, leur émotivité… Leur identité n’est plus seulement définie par le statut professionnel ou social, mais ils veulent exister aussi en tant que pères, époux, amants, amis... Ils découvrent, avec de plus en plus de satisfaction, le potentiel d’épanouissement que leur réserve la sphère personnelle et s’impliquent plus fortement dans leur vie de couple». Et de poursuivre: «Actuellement, les hommes se sont réconciliés avec leur part féminine, mais le danger réside dans le fait que les femmes, après des siècles de soumission, devenues enfin autonomes, ont tendance à se comporter souvent selon les anciens modèles virils, ce qui peut entraîner des troubles au niveau de la sexualité chez l’homme, dont la libido est beaucoup plus fragile qu’on ne le croit».
«Mon père était ce qu’on appelle un Don Juan, raconte Marc. Il disait aimer ma mère, mais ne pouvait pas s’empêcher d’accumuler les maîtresses. J’ai donc grandi dans une ambiance malsaine à la maison, ponctuée par les disputes incessantes de mes parents. Ma vie sentimentale et sexuelle, je l’ai voulue harmonieuse, sans heurts. A mon grand étonnement, chaque fois qu’une femme me plaisait, je n’avais même pas le temps de la draguer qu’elle se jetait sur moi, n’hésitant pas à coucher dès le premier soir et à prendre les choses en main sous la couette. Cette assurance me fait perdre mes moyens. La nouvelle génération de femmes est dure; elles sont dans une logique de consommation qui devient dramatique. Il a fallu que je rencontre Nicole, la femme de ma vie, douce, aimante, enjôleuse, pour avoir une sexualité plus épanouissante et devenir enfin performant».
Les hommes sont enfin sortis de leur soumission vis-à-vis des stéréotypes masculins et tentent de se lancer à la conquête de nouveaux territoires comme ceux de l’expression de leurs sentiments et de leur sensibilité. Selon les sociologues, l’homme semble donc le grand gagnant de la nouvelle donne sentimentale et sexuelle. Seul hic, la nouvelle révolution des femmes fait que, précisément sur ce plan, elles deviennent plus exigeantes, préfèrent les partenaires fonctionnels au lit et le font savoir haut et fort. Ces nouvelles exigences, qui deviennent un frein inhibiteur, effraient les hommes et ont des incidences pas toujours positives sur leurs performances. Sachez donc madame que monsieur a besoin d’être rassuré avant d’être stimulé, d’être aimé avant d’être désiré.

 

Fidélité quand tu nous tiens
La fidélité est une valeur que les hommes plébiscitent désormais. Les hommes nouvelle génération tromperaient moins leurs compagnes. Contrairement à la génération de leurs pères, ils ne dissocient pas épouse et maîtresse, c’est-à-dire que, pour la plupart d’entre eux, vivre avec sa moitié ses désirs et ses fantasmes est très excitant et largement suffisant. Pas besoin alors d’une amante pour aller s’éclater. D’autre part, le cybersexe remplace l’infidélité réelle. En effet, un homme en couple peut tomber, en deux cliques, sur des sites pornos. Les hommes ont plus tendance à vivre actuellement une sexualité virtuelle à partir de leur foyer qu’aller faire la tournée des bars pour tromper la femme aimée ou vivre des aventures passagères qui auraient des incidences négatives sur leur vie de couple. Une fois bien installés au fond de leur lit ou quand madame, prétextant fatigue ou migraine, répond à leur désir par un refus catégorique, ils donnent libre cours à cette nouvelle addiction sur Internet. Le psychiatre Jean-Paul Mialet, auteur de Sex aequo, le quiproquo des sexes, écrit que, depuis que les femmes s’affirment dans la vie sociale, c’est plus compliqué sous la couette, parce qu’elles disent non plus souvent», ou alors prennent carrément les devants, ce qui peut effaroucher certains.

Danièle Gergès

Des chiffres et des attitudes…
Selon une enquête menée en France et aux Etats-Unis par une marque de 
préservatif, il semble que la très grande majorité des hommes ne dissocient plus sexe et sentiments.
Faire l’amour deux fois par semaine est-il suffisant? 63% répondent par la négative.
Qu’est-ce qu’un rapport sexuel réussi? 60% répondent: vivre un moment d’intimité partagée.
Etes-vous amoureux de la femme avec qui vous vivez? 92% répondent par l’affirmative.
Qu’est-ce qui vous excite chez une femme? 60% répondent: l’ensemble de 
sa silhouette.
Le libertinage, l’échangisme, le triolisme vous tentent-ils? 80% des hommes répondent qu’ils préfèrent vivre leurs fantasmes dans leur tête que dans la pratique.
Le fait de voir vieillir votre compagne 
a-t-il des incidences sur votre désir? 
70% répondent non.

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Éditorial
Mauvais remake

Si certains se réjouissent des intentions guerrières de l’Occident en Syrie, d’autres, au contraire, en sont consternés. Ce n’est pas qu’ils soient fans du régime syrien ou inquiets de l’avenir de Bachar el-Assad. De toute façon, Washington et ses alliés ont fixé les contours de la frappe avant même qu’elle ne se produise: elle sera «brève et limitée», elle n’aura pas pour objectif de renverser le président syrien mais seulement de le «punir» d’avoir utilisé des armes chimiques. Tout le monde y trouvera son compte. Cette tristesse, mêlée à une profonde déception, vient du fait que l’Occident affiche, une fois de plus, une hypocrisie sans borne, foulant du pied ce qui lui reste comme principes humains, qu’il a lui-même érigés en valeurs universelles. D’ailleurs, l’opinion publique dans les pays occidentaux ne semble pas dupe, puisqu’une majorité affirme être opposée à une nouvelle guerre au Moyen-Orient. Encore une fois, ce n’est pas que les gens ont de la sympathie pour le régime syrien, mais c’est que les arguments, un peu trop hâtivement avancés pour justifier une nouvelle aventure guerrière aux conséquences inconnues, ne sont pas assez convaincants. Les centaines de victimes de la présumée attaque chimique de la Ghouta sont-elles les morts de trop, ceux qui ont donné un coup de fouet à la conscience des grands de ce monde? Les 100000 morts, tombés depuis le début du conflit, n’étaient-ils pas suffisants pour réveiller cette conscience? 100500 semble être le chiffre magique, celui qu’il ne faut pas atteindre ou dépasser, au risque de se voir puni par la très respectable communauté internationale. L’autre prétexte, celui de la «ligne rouge» qu’il ne fallait pas franchir, frôle le ridicule. L’utilisation des armes chimiques est donc prohibée et celui qui oserait violer cet interdit en payera le prix. On peut comprendre, par conséquent, que ce n’est pas l’acte en soi de tuer, d’exterminer, d’annihiler, d’écraser, de découper en morceaux, qui est répréhensible, mais l’outil utilisé pour le commettre. Les avions et les tanks du régime ou les machettes des takfiristes ne semblent pas constituer une transgression de la fameuse ligne rouge. Du moment que les gaz toxiques ne sont pas utilisés, les massacres peuvent continuer en toute tranquillité… et impunité. Poursuivons la réflexion. Cette affaire nous pousse à nous demander si ce n’est pas l’identité des victimes qui réveillerait la conscience du «monde civilisé». Cette remarque est légitime, car il semble que cette conscience reste endormie, comme anesthésiée, lorsque 200 paysans se font massacrer dans la «montagne alaouite» de Lattaquié, que 150 civils pro-régime et militaires sont exécutés froidement à Khan al-Assal et que des dizaines de chrétiens sont passés par les armes à Marmarita et Hawash, dans la région de Homs; pour ne citer que les tueries perpétrées en juillet et août. Mais quand des civils pro-rebelles sont tués, le monde s’émeut et crie vengeance. Il y a enfin une dernière possibilité. Ce ne serait pas l’identité des victimes, mais plutôt celle des tueurs présumés qui servirait d’alarme pour réveiller la conscience internationale. Quand les crimes sont imputés au régime, le monde se révolte, condamne, dénonce et veut jouer le rôle de gendarme et de justicier. Cependant, tous deviennent sourds, aveugles et introuvables, quand les massacres sont l’œuvre des rebelles. Plus affolant encore est le manque d’imagination des décideurs américains. Car c’est exactement le même scénario utilisé en 2003 pour justifier l’invasion de l’Irak qui est reproduit dans le cas syrien. Mais le remake est de moindre qualité que l’original, car le réalisateur, Barack Obama, a été formé sur le tas.


 Paul Khalifeh
   

Santé

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