36e Rallye du Liban. Les frères Féghali contre le Qatari Nasser el-Attiah
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Nº 2913 du vendredi 6 septembre 2013

36e Rallye du Liban. Les frères Féghali contre le Qatari Nasser el-Attiah

 
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Le champion du Rallye international du Liban en titre, le Libanais Roger Féghali, sera une fois de plus le favori de la 36e édition qui aura lieu ce week-end sous le patronage du président de la République, le général Michel Sleiman.
 

Roger Féghali, dix fois vainqueur de la course, dont neuf titres consécutifs, devra batailler cette fois contre un concurrent des plus sérieux en la personne du Qatari Nasser el-Attiah qui a confirmé sa participation malgré l’interdiction par son gouvernement à ses ressortissants de se rendre au Liban à cause «de la situation sécuritaire qui y règne». Leader du championnat du Moyen-Orient des rallyes, avec trois victoires en trois courses au Qatar, au Koweït et en Jordanie, Attiah cherchera à remporter la course pour l’ajouter à son prestigieux palmarès qui comprend notamment huit titres de champion régional et une médaille olympique de bronze aux Jeux olympiques de Londres 2012, dans la compétition de tir (skeet).
Le frère cadet de Roger, Abdo, sera un candidat sérieux à la première place et pourrait donner du fil à retordre aux deux favoris, sans oublier qu’il pourrait profiter de la moindre gaffe qu’ils pourraient commettre.
Trente-sept équipages prendront le départ de la 36e édition. Trente-deux pilotes libanais, trois Qataris, un Jordanien et un Koweïtien, soutenus par 31 copilotes libanais, un Polonais, un Italien, un Belge, un Portugais, un Koweitien et un Français, se disputeront les premières places du rallye d’une distance de 853,99 kilomètres dont 13 épreuves spéciales d’une distance de 256,77 km étalées sur trois jours les 6, 7 et 8 septembre 2013.

La course traversera 250 villes ou villages à travers le Mont-Liban (Kesrouan, Metn et Chouf) et le Batroun.
 

Déclarations
Pour Roger Féghali, «il n’est pas question de ne pas relever le défi du Qatari Nasser el-Attiah qui est un grand champion, mais le fait de disputer la course sur l’asphalte libanais nous est favorable, nous habitués du sol local». Il ajoute: «Je serai avec mon copilote Joseph Matar à bord d’une nouvelle voiture, la Ford Fiesta», sans préciser ses avantages.
Champion de vingt-cinq rallyes libanais (six rallyes consécutifs du printemps, sept rallyes des Cèdres et deux titres au rallye de l’Eté, en plus de dix titres au rallye du Liban), Roger Féghali a affirmé qu’il cherchera une onzième couronne pour confirmer son statut de No 1 des rallyes du Liban.
Attiah qui s’est préparé pour la course libanaise en terminant à la 13e place au dernier rallye d’Allemagne disputé également sur un parcours asphalté, a affirmé vouloir remporter une neuvième couronne régionale, «c’est pourquoi il m’est important de remporter cette course après avoir gagné les trois premières».
Enfin, Abdo Féghali, qui dispute le titre du championnat du Liban des rallyes pour la saison 2013 avec le trio Gilbert Bannout, Nicolas Amiouni et Chafic Boulos, n’a pas droit à l’erreur surtout que son retrait du dernier rallye de l’Eté lui a coûté des points précieux. Car même s’il remporte la 1ère place du rallye qui manque à son palmarès, ses points ne compteront que sur le plan national et nullement régional, conformément au règlement de l’Automobile et Touring club du Liban, représentant officiel de la Fédération internationale (FIA) au Liban.

 

Le programme
n Vendredi 6 septembre 2013: après un coup d’envoi officieux nocturne donné jeudi à partir de la face maritime de Beyrouth (Water Front), à Solidere, le départ de cette deuxième journée est prévu à 7h, à partir du stade Fouad Chéhab à Jounié vers Jbeil, avec au programme les trois épreuves spéciales suivantes: ES-2: Nahr Ibrahim - Michan (15,42 km), ES-3: Torzaya - Torzaya (17,39 km), ES-4: Sourat - Boukayaa (28,85 km).
n Samedi 7: le départ de la journée sera donné à 9h, également à partir du stade Fouad Chéhab en direction de Jbeil, pour un remake des trois épreuves de vitesse de la veille: ES-5: Nahr Ibrahim - Michan (15,42 km), ES-6: Torzaya - Torzaya (17,39 km), ES-7: Sourat - Boukayaa (28,85 km).
n Dimanche 8: le départ de la 4e et dernière journée est prévu à 7h et les équipages encore en lice disposeront de quinze minutes pour rallier le stade Fouad Chéhab, à partir de l’ATCL à Kaslik. De là, les voitures se dirigeront ensuite vers Zandouka via Antélias, Jal el-Dib, Jdeidé, Fanar, Aïn Saadé, pour parcourir les cinq dernières épreuves spéciales: ES-8: Zandouka - Bzebdine (17,42 km), ES-9: Kefraya - Barouk (27,90 km), ES-10: Zabbougha - Marj Baskinta (19,51 km), ES-11: Zandouka - Bzebdine (17,42 km), ES-12: Kefraya - Barouk (27,90 km), ES-13: Zabbougha - Marj Baskinta (19,51 km).
n Les premières voitures à franchir la ligne d’arrivée à l’ATCL sont attendues aux alentours de 18h30.

Mohamed Fawaz

Liste des engagés
1- Nasser el-Attiah (QAT) - Giovanni Bernacchini (POL): Ford Fiesta RRC.
2- Misfer el-Marri (QAT) - Nicola Arena (ITA): Ford Fiesta RRC.
3- Abdo Féghali - Marc Haddad (LIB): Mini Countryman JCW RRC.
4- Nicolas Amiouni - Chadi Beyrouthy (LIB): Mitsubishi Lancer EVO X.
5- Chafic Boulos - Georges Nader (LIB): Mitsubishi Lancer EVO X.
6- Roger Féghali - Joseph Matar (LIB): Ford Fiesta.
7- Tamer Ghandour - Salim Jleilaty (LIB): Mitsubishi Lancer EVO IX.
8- Gilbert Bannout (LIB) - Renaud Jamoul (BEL): Ford Fiesta.
9- Mshary el-Thefiry - Moubarak el-Thefiry (KOW): Mitsubishi Lancer EVO IX.
10- Eddy A.K. (LIB) - Hugo Magalhaes (POR): Mitsubishi Lancer EVO X.
11- Henry Massaad - Rami Menhem (LIB): Skoda Fabia S2000.
12- Joseph Hindy - Rony Maroun (LIB): Mitsubishi Lancer EVO X.
13- Rodrigue Rahi - Jean-Pierre Taawani (LIB): Mitsubishi Lancer EVO IX.
14- Zeid Dahshan (JOR) - Elie Moussallem (LIB): Mitsubishi Lancer EVO X.
15- Tony Hélou - Ziad Chéhab (LIB): Mitsubishi Lancer EVO IX.
16- Dany Abou Chacra - Joe Dibeh (LIB): Mitsubishi Lancer EVO IX R4.
17- Abdallah el-Kuwari (QAT) - Mathieu Baumel (FRA): Mitsubishi Lancer EVO X.
18- Robert Aaraj - Micky Assaf (LIB): Renault Clio Sport R3.
19- Emile Abou Karam - Najd Rouhana (LIB): Mitsubishi Lancer EVO IX.  
20- Rabih Ayoub - Ricky Rizk (LIB): Mitsubishi Lancer EVO IX.
21- Garo Haroutian - Carlos Chamoun (LIB): Mitsubishi Lancer EVO IX.
22- Béchara Béchir - Antoine Salem (LIB): Renault Clio RS.
23- Nabil Abdel-Hak - Samer Sfeir (LIB): Mitsubishi Lancer EVO X.
24- Walid Chlink - André Achkouty (LIB): Renault Clio Sport R3.
25- Hicham el-Abiad - Serge Akiki (LIB): Renault Clio RS.
26- Michel Féghali - Youssef el-Mayss (LIB): Mitsubishi Lancer EVO VII.
27- Tony Abi Gebrayel - Naaman Aad (LIB): Mitsubishi Lancer EVO IX.
28- Joe Azzi - Roudy Eid (LIB): Renault Clio.
29- Chadi Fakih - Akram Chmait (LIB): Mitsubishi Lancer EVO IX.
30- Joe Kfoury - Guy Farhat (LIB): Mitsubishi Lancer EVO IX.
31- Majed Khoury - Ziad Bardawil (LIB): Skoda Fabia R2.
32- Laurent Baz - Hicham Gebeily (LIB): Peugeot 206 RC.
33- Elie Nehmé - Louay Sakr (LIB): Suzuki Swift Sport.
34- Ziad Karanouh - Fadi Succar (LIB): Peugeot 207.
35- Hovic Karakozian - Amine Akl (LIB): Mitsubishi Lancer EVO IX.
36- Charbel Khalifé - Roger Ghosn (LIB): Renault Clio RS.37- Nadim Halabi - Carlos Hanna (LIB): Renault Clio Sport.

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Éditorial
La coupable inconscience

Sommes-nous condamnés à vivre au rythme des humeurs belliqueuses de nos voisins: celui que certains considèrent ami et celui qualifié d’ennemi par tous? Le Liban, terre d’accueil certes, mais dorénavant pour des touristes d’un genre particulier. Nous avons connu, il y a quelques décennies, un flux de Palestiniens, chassés de leurs terres par un envahisseur arrogant et fort de ses alliances occidentales. Ils n’ont pas tardé à prendre conscience de la faiblesse du pouvoir dans le pays hôte. Ils ont vite fait de quitter les tentes, dites provisoires, pour se regrouper dans des logements en béton dans toutes les régions. Conscients de l’absence d’institutions et de véritables autorités, armés par ceux qui espéraient régler leur problème en leur assurant un pays de rechange au Liban, ils se sont posés en pouvoir absolu, allant jusqu’à prendre en charge non seulement leur propre sécurité, mais celle de tous les citoyens et à leur imposer des barrages de contrôle au vu et au su des forces de l’ordre et des dirigeants. Plus récemment, le Liban, toujours sans frontières, après avoir été longtemps dominé par Damas avant que ses troupes ne soient expulsées en 2005, reçoit des réfugiés dont le nombre semble difficile à déterminer. Les chiffres valsent et la misère se creuse un peu plus au fil des mois. Cela dure depuis plus de deux ans. Des familles entières, celles qui ne peuvent pas échapper aux massacres, sont décimées sans pitié. Le nombre de morts ne se décompte plus au milieu d’un assourdissant silence international. Il a fallu parler de l’utilisation d’armes chimiques pour que l’hypocrisie du monde éclate au grand jour. L’horrible spectacle des cadavres gazés a réveillé ceux qui, depuis plus de deux ans avaient assisté, indifférents, à l’exode massif des centaines de milliers de Syriens démunis, à la peur qu’on lit sur les visages d’enfants, aux blessés en mal de soins dont les photos remplissent les écrans de télévision et les «Une» des journaux. Mieux vaut tard que jamais, pourrait-on dire. Mais le résultat n’a fait que prouver la faillite des grandes puissances. Celles-ci victimes, dit-on, de leur démocratie ont affiché leur fragilité. N’auraient-elles pas dû prendre le temps de la concertation et de la réflexion avant de promettre une intervention improvisée et provoquer une panique incontrôlable qui a gagné, non seulement les citoyens syriens, mais tous ceux des pays frontaliers et, à leur tête, le Liban? Qu’entend-on par frappe punitive? Comment peut-on éviter les dégâts collatéraux? Pourquoi a-t-on suscité cette tension qui accompagne l’attente des décisions de ceux qui possèdent le droit de vie et de mort sur des hommes, des femmes et des enfants? Au Liban, pays aux frontières ouvertes à tout vent, l’annonce d’une possible frappe occidentale sur la Syrie, a fait fuir, non seulement les étrangers, mais surtout ceux qui hésitaient encore à quitter leur terre. Le rush sur les avions en direction des Emirats ou d’autres pays lointains, en est la preuve évidente. Les écoles perdent leurs élèves qui occuperont les bancs d’autres écoles sous des climats plus cléments. Les universités ne sont pas mieux loties. La saison touristique a été étouffée dans l’œuf et l’économie s’effondre un peu plus, même si les responsables des institutions financières, dont la Banque du Liban, se veulent convaincants dans leurs prévisions. De tout cela n’en sommes-nous pas responsables? Une frange importante de la population ne s’est-elle pas volontairement impliquée dans une crise qui ne nous concerne en aucune manière? Une démocratie «consensuelle» qui a toujours empêché l’entente sur des sujets plus ou moins cruciaux, une société qui n’a pas la compétence d’élire ses représentants, un gouvernement compliqué, pour ne pas dire impossible, à former, un mandat présidentiel dont certaines voix commencent à mettre en doute une relève. Si le chef de l’Etat multiplie les déclarations toujours plus fermes, il n’en reste pas moins que le pays va à la dérive, qu’il se vide de son sang tandis que, par miracle, la vie continue et avec elle les festivals qui défient la sinistrose ambiante. Les appels au dialogue ont-ils encore un sens?


 Mouna Béchara
   

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