Confidences Liban
Logo

Nº 2941 du vendredi 21 mars 2014

Confidences Liban

  • taille de la police diminution de la taille de police diminution de la taille de police augmentation de la taille de police increase font size
  • A
    De
    Message
    Confidences Liban
    Aoun prêt pour la présidentielle        On dit que le général Michel Aoun aurait prévenu ses alliés, le courant du Moustaqbal, et même les diplomates qu’il rencontre, qu’il...
  •  
Notez cet article
(0 votes)
A- A+

Aoun prêt pour la présidentielle       
On dit que le général Michel Aoun aurait prévenu ses alliés, le courant du Moustaqbal, et même les diplomates qu’il rencontre, qu’il ne se contentera pas cette fois de proposer un nom ou de mettre un veto sur un candidat. Il sera lui même candidat à la présidentielle, estimant avoir tous les atouts pour être un bon président, à savoir une bonne base populaire chrétienne, une faculté de dialoguer avec tous et d’œuvrer pour consolider la Constitution.

Les Iraniens mécontents de Machnouk
Mécontentement des autorités iraniennes après l’intervention du ministre de l’Intérieur, Nouhad Machnouk, lors de la réunion qui a regroupé les ministres arabes de l’Intérieur au Maroc. L’ambassadeur d’Iran à Beyrouth, Ghadanfar Rokn Abadi, a transmis des protestations à ce sujet aux présidents de la République et du Conseil libanais. Le président Michel Sleiman a assuré au diplomate que les propos tenus par Machnouk n’expriment pas la position officielle de l’Etat libanais qui reste attaché à avoir les meilleurs rapports avec l’Iran, rapports bâtis sur les intérêts communs et le respect mutuel. Contrairement aux coutumes en vigueur, le ministre Machnouk n’avait pas préalablement soumis aux présidents de la République et du Conseil le texte de son allocution devant les ministres arabes.

La présidentielle à travers le prisme de Bkerké
Les cercles de Bkerké s’activent à organiser une réunion, rassemblant tous les leaders maronites. Elle sera exclusivement axée sur l’échéance présidentielle, particulièrement à l’approche des deux mois au cours desquels le Parlement doit être convoqué pour élire le nouveau chef d’Etat. Les sources de Bkerké assurent que les contacts s’intensifient pour mettre la touche finale à l’ordre du jour de ces assises qui se tiendront de façon imminente. Si le siège patriarcal sait très bien qu’aucun candidat maronite ne peut faire l’unanimité, le patriarche tient, en revanche, à arriver à une entente sur des points essentiels, à savoir: l’élection coûte que coûte d’un nouveau président dans les délais impartis, la participation de tous les députés chrétiens au vote, qu’il y ait eu consensus préalable ou non, l’entente autour des caractéristiques du futur numéro un, loin de toute amplification des rôles.


Les FL et le futur président
Le Bloc des Forces libanaises ne soutiendra qu’un candidat ayant des positions claires et affichées concernant les questions fondamentales, avancent ses sources. Le consensus sur ce gouvernement, ajoutent-elles, ouvre la voie à l’élection d’un président que l’on qualifiera de consensuel, c’est-à-dire qu’ils veulent un candidat qui acceptera de concilier l’Etat avec le non-Etat, l’intervention en Syrie avec la non-ingérence, la protection de la frontière avec sa non-protection, le tribunal international avec la non-interception des coupables. Interrogées sur leur perception du rapprochement Aoun-Hariri, les sources disent que la position des FL sera définie en fonction des résultats. «Notre parti est porteur d’un projet. Si le général Michel Aoun adopte les constantes du 14 mars et déclare être avec l’Etat contre le non-Etat et l’intervention en Syrie, s’il dit vouloir protéger les frontières, nous féliciterons cheikh Saad pour sa prouesse. Si, en revanche, ils se sont accordés sur d’autres principes, nous serons contre».


Investissements contre enlèvements
Investir dans la Békaa réglerait une grande partie des problèmes de cette région, rapportent les visiteurs de Aïn el-Tiné attribuant ces propos au président de la Chambre, Nabih Berry. La relation, dit-il, entre l’investissement et la sécurité est organique. Le phénomène des enlèvements, ajoute-t-il, s’autoréglerait si on parvenait à assurer la sécurité et un minimum vital aux fils de cette région. Le président Berry s’est intéressé à cette zone après l’enlèvement du tout jeune Michel Sakr et les rapts contre rançons qui se sont succédé dans la Békaa. On dit que le président du Parlement avait, par le passé, abordé avec des sociétés étrangères, cubaines surtout, les possibilités d’implanter des usines pour la fabrication de cigares et ou de cigarettes qu’on exporterait vers les pays du Moyen-Orient. Mais les échanges se sont arrêtés là, sans que l’on sache pourquoi.


Médias: liberté bâillonnée
Le président du Conseil national de l’audiovisuel (CNA), Abdel-Hadi Mahfouz, compte prendre l’initiative de convoquer à une réunion des médias audiovisuels en présence du ministre de l’Information, Ramzi Joreige, en vue de définir la relation entre le pouvoir et la justice, d’une part, et les médias de l’autre. Mahfouz assure que la liberté d’expression est préservée et qu’il est inacceptable de la comparer à celle qui prévaut dans d’autres pays arabes. C’est l’action d’éclat de la LBCI qui a suspendu son programme Nharkom Saeed pour protester contre les pressions exercées par les politiques sur les médias d’information qui a inspiré à Mahfouz l’organisation de cette réunion. La LBCI estime que les «interdits» ont eu pour effet de bâillonner la liberté de la presse.


 

Invitation à Moscou non remise
L’ambassadeur de Russie à Beyrouth, Alexander Zasypkin, n’a pas remis l’invitation à Moscou que le ministre russe du Tourisme avait adressée à son homologue libanais, Michel Pharaon, dans le but d’activer la coopération touristique entre les deux pays. L’ajournement de la visite du ministre libanais serait dû au fait que Moscou est actuellement focalisé sur les développements en Ukraine.


Priorité à la lutte antiterroriste
Le Hezbollah dissocie la tension politique qui l’oppose au Moustaqbal de la coopération sécuritaire avec des officiers et personnalités connus pour être favorables à ce parti. C’est dans cette perspective que le responsable de la commission de liaison et de coopération centrale du Hezb, hajj Wafic Safa, s’est rendu auprès des chefs sécuritaires de la région du Sud. Il a ainsi présenté ses félicitations au colonel Samir Chehadé dont la nomination à la tête de la région sud des Forces de sécurité intérieure (FSI), remonte à quatre mois. Les observateurs remarquent que le Moustaqbal commence à son tour à appliquer la même méthode avec le parti chiite, en conférant au dossier sécuritaire et à la menace terroriste et radicale une importance particulière, en faisant abstraction des antagonismes politiques qui l’opposent au Hezbollah, une tendance clairement mise en avant dans le discours prononcé par le président Saad Hariri le 14 février passé. Il avait déclaré qu’il n’admettra pas que le sunnisme modéré soit supplanté par l’extrémisme, et que la lutte contre le terrorisme sera une priorité.


La Jamaa sous le choc
Le député de la Jamaa islamia, Imad el-Hout, estime que la décision saoudienne de classer la confrérie des Frères musulmans dans la catégorie des organisations terroristes est une première depuis la création de ce mouvement en Egypte. Il rappelle que le roi Farouk avait dissous la confrérie sans l’abolir ou la taxer de terrorisme. «La décision prise dans le Golfe, ajoute-t-il, s’inscrit dans le cadre d’un plan régional global. Les autorités saoudiennes et celles des Emirats ont été mal informées lorsqu’on les a convaincues que les Ikhwan constituaient une menace pour leur régime». Des sources de la Jamaa islamia se disent étonnées par cette démarche qui n’a pas sa raison d’être, d’après elle, parce que l’Arabie saoudite est la pierre angulaire des équilibres politiques dans le monde arabe et n’a pas intérêt à s’attirer l’adversité du mouvement le plus modéré parmi ceux qui sont présents sur la scène.

 

Le miracle de la déclaration ministérielle
Le représentant du Secrétaire général des Nations unies à Beyrouth, Derek Plumbly, aurait donné un «coup de pousse» à la déclaration ministérielle, comme le révèlent les milieux du président Nabih Berry. Le diplomate, disent-ils, a demandé un rendez-vous à Aïn el-Tiné à l’heure des négociations de dernière minute, et s’est activé à arrondir les angles des conditions posées par le 14 mars, en proposant simultanément au président de la Chambre, en sa qualité de représentant du 8 mars, de renoncer au déterminant «al» en arabe pour «Moukawama» (résistance au lieu de la Résistance) et de reconnaître le droit de libération du territoire à l’Etat et à ses citoyens. Des concessions que Berry a catégoriquement refusées. Le fonctionnaire onusien, ayant compris que la marge de manœuvre avec le chef du Parlement était verrouillée, a poursuivi ses contacts avec les ténors du 14 mars, en leur conseillant d’accepter les amendements apportés à la formule de Berry. Ainsi fut annoncé le miracle de la déclaration ministérielle.

Joumblatt sent venir le changement
«Depuis 2005, je n’avais plus vu Walid Joumblatt aussi calme», dit un militant présent à la cérémonie de commémoration de l’assassinat de Kamal Joumblatt à Moukhtara. Citant les proches du leader de la Montagne, le militant avance que Joumblatt, aujourd’hui, donne la priorité à la mise en ordre de l’entité druze et à la liquidation des discordes internes qui se sont accumulées après deux moments forts pour le Liban: l’assassinat de Rafic Hariri en 2005 et le déclenchement de la crise syrienne en 2011. «Moukhtara, selon ce même activiste, se retire en douceur de Syrie, à tel point que le député de la Montagne a surpris les présents, lorsque l’un de ses partisans, venu se plaindre d’être pourchassé par les SR syriens pour avoir aidé l’opposition syrienne, s’est entendu répondre: «T’avais-je donné des ordres pour que tu le fasses?». «Walid Joumblatt, toujours selon cette source, sent les choses venir et croit qu’une redistribution au sein du pouvoir politique est imminente. Il tient à ne pas affronter les changements avec faiblesse lorsque l’heure H sonnera». Le député druze avait qualifié le festival du 14 mars au Biel de «festival de la poésie et de l’éloquence», ce qui lui a valu des réactions de la part du secrétaire général du Moustaqbal, Ahmad Hariri et du coordinateur du secrétariat général du 14 mars, Farès Souhaid.

Vague takfiriste contre l’armée à Tripoli
Les milieux concernés par la lutte antiterroriste relient le rôle du Comité des ulémas musulmans, présidé par le cheikh Salem Rafeï, à la montée du courant takfiriste au cœur de certaines sociétés locales. L’expert sécuritaire qui rapporte l’information, indique que Rafeï, adepte de l’idéologie wahhabite, s’active depuis 2010 à mettre sur pied ce comité en coopération avec des cheikhs résidant dans un pays du Golfe dont certains avaient combattu dans de mouvements liés à al-Qaïda. Quant au cheikh Hassan Katergi, fort influent au sein de ce Comité des ulémas, il a pour modèle l’Egyptien Sayyed Kotob, théologien du takfirisme moderne. L’action de ce duo radical constitue un vrai danger, preuve en est l’expansion de la vague takfiriste contre l’armée à Tripoli. Les partisans de Rafeï utilisent les mosquées du quartier des Mankoubin, de Tebbané et la mosquée Amira à Bab el-Raml pour mobiliser des jeunes salafistes naïfs dans le but de les endoctriner et les envoyer au jihad contre l’Armée libanaise. D’ailleurs les adeptes du même Rafeï ont appelé, à travers les réseaux sociaux, à protester contre les «abus de l’armée et le pilonnage de Bab el-Tebbané».

Explosion mystérieuse dans les fermes de Chébaa
Trois jours après l’explosion d’un dispositif mystérieux dans les fermes de Chébaa, l’armée israélienne continuait à bombarder les bois avec des missiles de 150 mm craignant l’existence d’autres engins dans le périmètre de l’explosion qui a endommagé un blindé israélien et blessé trois ou quatre soldats. L’arsenal de la Résistance, selon les informations, s’est enrichi de missiles terre-terre de plusieurs calibres, de drones bombardiers, de missiles antichars, nouvelle génération, de jumelles thermiques et à infrarouge, ainsi que de systèmes d’orientation de missiles par GPS. L’enquête menée par Tel-Aviv à ce sujet indique que des combattants du Hezbollah ont réussi à s’introduire à l’intérieur des territoires occupés, à quelques mètres au sud de la ligne bleue, pour y implanter deux charges explosives qui se sont déclenchées au passage d’une patrouille composée d’un officier et de quelques soldats. Des sources militaires signalent que si la charge était plus puissante, l’incident aurait été une catastrophe. L’objectif du Hezbollah consistait à adresser une mise en garde à Israël pour qu’il suspende ses attaques contre les convois d’armes à la frontière syro-libanaise.

 

Ecrivez un commentaire

Assurez-vous d’avoir inscrit les informations requises, là où c’est indiqué.

Éditorial
S.O.S. Liban!

Chaque jour apporte son lot d’explosifs, de morts, de blessés et de dégâts que provoquent les véhicules de la mort. Les Libanais vivent dans l’angoisse de ce qui les attend. Les services de renseignements et les forces de sécurité s’acharnent à intercepter les terroristes avant qu’ils n’agissent. Ils réussissent, parfois, et en paient le prix. L’armée est devenue la cible privilégiée des criminels. Ce fléau qui frappe le Liban ne peut être éradiqué que par une politique, dans le sens le plus juste du mot, menée par des hommes conscients de la responsabilité qui leur incombe, celle d’assurer la sécurité et le bien-être des citoyens. Nous en sommes très loin. A Tripoli, devenue ville fantôme, les combats meurtriers se poursuivent. Les écoles ferment leurs portes, les commerces baissent leurs rideaux et les gens du Nord vivent au rythme des agressions contre Ersal. A cela se greffe la chute de Yabroud, une «victoire» que célèbre bruyamment le Hezbollah ignorant le flux de nouveaux réfugiés qui traversent la frontière gonflant le nombre de ceux qui, désormais, sont sur place avec peu d’espoir de rentrer chez eux, du moins à court terme. On estime, sans crainte d’exagérer, que Syriens et Palestiniens confondus constituent non moins du tiers de la population libanaise encore résidante dans le pays. Arrivés sans ressources, dans leur grande majorité, ils sont accueillis, presque, à bras ouverts, mais sans aucun plan social et surtout sans contrôle. Leur présence, quel que soit le devoir humanitaire qui dicte l’aide qui leur est apportée, pèse lourd dans un pays où l’Etat peine à répondre aux besoins sociaux de ses propres citoyens. Ces derniers sont très souvent remplacés dans nombre de travaux par une main-d’œuvre moins coûteuse. Les Libanais, toutes cultures, toutes classes sociales confondues, s’interrogent sur l’avenir de leur pays où la vie devient de plus en plus dure et où l’espoir d’un redressement radical n’est pas hélas à l’horizon. Sur qui et sur quoi peuvent-ils compter? Est-ce sur des élus qui ont oublié le chemin de l’hémicycle et qui, pour beaucoup, ne le retrouveront probablement plus? Sur des situations où les compromis, indispensables dans l’état actuel des choses, sont la règle? Sur certains leaders, chefs de file de courants ou zaïms d’un autre temps?… On ne sait plus. Même si nous n’avons pas le droit de généraliser et de mettre dans un même panier tous ceux qui sévissent dans les hautes sphères, il nous faut reconnaître que les meilleurs  d’entre eux n’ont plus vraiment leur destin en main et le nôtre encore moins. Dans un pays où l’Etat dans l’Etat affaiblit l’autorité, celle-ci peut difficilement s’imposer. Il ne nous reste, pour toute perspective, que le dialogue. Mais sommes-nous assez naïfs pour croire encore dans la bonne foi de ceux qui ne cessent de renier leurs engagements? Nous entendons sans cesse la chose et son contraire. Peut-on croire que le Hezbollah qui, comme l’a laissé entendre récemment l’un de ses piliers, favoriserait une Armée libanaise renforcée par des équipements que le chef de l’Etat s’acharne à obtenir? Le président Sleiman et l’institution militaire ne sont-ils pas la cible quasi permanente du parti de Dieu? Ce qui nous reste, en guise de consolation, c’est de placer nos espoirs dans ce gouvernement en gestation, souhaitant qu’il ne naisse pas affublé d’un handicap irrémédiable. Déjà, en filigrane des débats parlementaires, se dessine le profil de la présidentielle mais attendant, au cours des deux mois qui leur sont accordés, ces messieurs du Sérail ne devraient pas chômer. Ils ont du pain sur la planche et surtout des services à assurer à tous ceux dont ils ont la charge et qui peinent à trouver les moyens de survivre, d’éduquer leurs enfants et de boucler leurs fins de mois. C’est ce qu’attend le Libanais lambda.


 Mouna Béchara
   

Santé

Insuffisance rénale. Un nouvel espoir
Une nouvelle molécule capable de bloquer le passage du sel de l’intestin à la circulation sanguine a été développée. Elle…

Bannière
© Magazine.com.lb 2016 All Rights Reserved