TWITTOSCOPE
Logo

Nº 2986 du vendredi 30 janvier 2015

TWITTOSCOPE

  • taille de la police diminution de la taille de police diminution de la taille de police augmentation de la taille de police increase font size
  • A
    De
    Message
    TWITTOSCOPE
    La force du Liban réside dans la Résistance pas dans son affaiblissement. Sleiman Frangieh, leader du courant Marada - @sleimanfrangieh - 37100 abonnés.     Si le Hezbollah libérait la Palestine, le titre...
  •  
Notez cet article
(0 votes)
A- A+

La force du Liban réside dans la Résistance pas dans son affaiblissement.
Sleiman Frangieh, leader du courant Marada - @sleimanfrangieh - 37100 abonnés.

 

 

Si le Hezbollah libérait la Palestine, le titre d’al-Arabiya ressemblerait à «Le Hezbollah refuse de libérer l’Andalousie».
Asad Abukhalil, blogueur libanais aux Etats-Unis - @asadabukhalil - 23200 abonnés.

Aujourd’hui, la question principale est: faut-il amender la résolution 1701 pour qu’elle englobe le Golan ou va-t-elle être caduque? La réponse va déterminer la suite.
Nadim Koteich, animateur d’émissions politiques - @NadimKoteich - 91300 abonnés.

Si vous prétendez être neutre dans la guerre qui oppose le Hezbollah à Israël, je considérerai alors que vous êtes un grand et stupide menteur et que vous soutenez Israël.
Jean Assy, blogueur - @jeanassy - 7600 abonnés.

Lorsque la guerre éclate, les habitants de Dahié et du Sud perdent leurs maisons et les autres font de l’argent en louant des appartements et en montant les prix. Si cette attaque fait leurs affaires, alors pourquoi râlent-ils?
Hicham Haddad, humoriste - @HichamHaddad57 - 23800 abonnés.

Je suis avec la Résistance et le Hezbollah dans la guerre et dans la paix.
Wiam Wahhab, ancien ministre - @wiamwahhab - 34600 abonnés.



Obama a peut-être cédé la Syrie à la sphère d’influence iranienne. Mais Israël n’a aucune intention de laisser cela s’étendre au Golan.
Tony Badran, politologue - @AcrossTheBay - 3500 abonnés.

Le cabinet israélien tient une réunion de crise. La direction du Hezbollah est en réunion de crise. Le gouvernement libanais fait une sieste après le déjeuner.
Sara Assaf, activiste - @SaraAssaf - 20200 abonnés.

Savez-vous ce que serait un beau nom pour un nouveau parti politique au Moyen-Orient? «L’autre parti de Dieu».
Karl Sharro, blogueur - @KarlreMarks - 44700 abonnés.

Allez, et si on allait vers une nouvelle guerre? Qu’est-ce qu’on a d’autre à faire?
Serge Zarka, animateur de télévision - @SergeZarka - 16800 abonnés.



Nous entrons dans une période de grands bouleversements.
Walid Joumblatt, leader druze du PSP - @walidjoumblatt - 62400 abonnés.



L’Etat islamique a nommé Ahmad Assir «émir du Liban», un titre réservé aux druzes. Quels incompétents…
Elias Muhanna, blogueur - @QifaNabki - 59700 abonnés.


La guerre contre l’EI passe par Twitter
Twitter a suspendu près de 18000 comptes liés à l’EI depuis l’automne 2014, selon un expert américain témoignant devant une commission du Congrès. «800 comptes confirmés de partisans de l’EI ont été suspendus entre l’automne 2014 et janvier 2015, mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, car nous avons aussi identifié 18000 comptes liés au réseau de l’EI qui ont été suspendus pendant la même période», a déclaré J. M. Berger, spécialiste du terrorisme islamique à la Brookings institution.

Allégeance sur Twitter
Dans le temps, les Saoudiens traversaient le désert pour prêter allégeance à leur nouveau roi. Aujourd’hui, ils le font sur Twitter d’un simple clic. Suivant une tradition bien établie, des milliers de Saoudiens se sont rués vers le palais du nouveau roi pour lui prêter allégeance. Mais beaucoup ont choisi d’effectuer ce geste virtuellement en utilisant les réseaux sociaux et plus particulièrement Twitter, très populaire dans ce royaume pourtant ultraconservateur, qui censure tout écart. Le hashtag en arabe «Je prête allégeance au roi Salmane» est vite devenu populaire dans la blogosphère saoudienne après l’annonce de la disparition du roi Abdallah.

Twitter: nouvelles fonctionnalités
Twitter a annoncé mardi 27 janvier l’ajout de nouvelles fonctionnalités à son réseau social. Jusqu’ici réservé aux messages de 140 signes et aux photos, Twitter permettra désormais de publier des vidéos de trente secondes. Sa nouvelle version des applications intègre également une fonction de discussion de groupe par messages privés. Il sera désormais possible d’avoir des conversations incluant jusqu’à vingt personnes sans empiéter sur la taille du message.

@julienabiramia

Ecrivez un commentaire

Assurez-vous d’avoir inscrit les informations requises, là où c’est indiqué.

Éditorial
Pris entre deux feux

On s’y attendait, sans trop vouloir y croire. L’attaque israélienne sur Qoneitra ne pouvait pas passer sans conséquence. Le Hezbollah, qui a payé un lourd tribut de victimes, l’avait promis. La riposte serait dure. Elle le fut mercredi. Le Hezbollah a-t-il mesuré ce que coûtera au Liban sa vengeance? De leur côté, inconscients de la situation dans laquelle ils continuaient à plonger le pays, privé d’un chef d’Etat, quelques parlementaires tentaient de se donner bonne conscience en se réunissant Place de l’Etoile avec la certitude d’en sortir gros Jean comme devant. Les citoyens, eux, semblent devenus lymphatiques, incapables de réagir et de manifester leur volonté. Le Liban où, à une époque hélas lointaine, il faisait bon vivre dans un climat de liberté, est devenu le pays de tous les dangers. Menacés à l’intérieur même du pays par une insécurité à tous les niveaux, ignorant les règles essentielles de la Constitution qui régit la vie publique et, perdant peu à peu l’indépendance qui caractérisait le pays où dix-sept communautés vivaient en commun dans une harmonie qui, sans être parfaite, était cimentée par la volonté de tous. L’ancien président disparu, Saëb Salam, ne disait-il pas que le «Liban ne pouvait vivre sans ses deux ailes»? Nous en sommes, malheureusement, très loin et le vide créé à la tête de l’Etat par des ambitions démesurées n’est pas près, sauf souffle du Saint-Esprit, d’être comblé. Un dialogue entamé entre deux courants que tout divise n’a pour but que d’apaiser les esprits… jusqu’à quand? Un autre encore en gestation peine à voir le jour. Il oppose deux projets et deux courants d’idées inconciliables. Certains préconisent un changement radical des règles édictées dans l’accord conclu à Taëf en 1989, parrainé par la Syrie, force occupante du Liban à l’époque, et par l’Arabie saoudite, pays ami et arbitre impartial. Les leaders chrétiens réalisent-ils que leur bataille de coqs met le pays en danger et risque de le balancer dans un vide chronique en prouvant, par leurs agissements, que le Liban peut survivre décapité ou livré à plusieurs têtes? Alors que l’insécurité sévit sur tout le territoire, que des crimes individuels commis ces derniers jours sont qualifiés de faits divers, que de lourdes menaces pèsent sur le pays, l’armée perd ses soldats courageusement engagés dans leur lutte sans merci contre le terrorisme et attend toujours l’armement promis dans des délais… que diverses raisons repoussent sans cesse. Chaque jour apporte son lot de martyrs. Les hommes du Renseignement militaire ne sont pas mieux protégés. Nombre d’entre eux sont tombés victimes de leur mission. Le dernier en date en témoigne. Les corbillards recouverts du drapeau national sillonnent les routes du pays accompagnés par des familles éplorées qui enterrent leurs enfants, leurs maris et leurs pères, envoyés au-devant d’une mort quasi inéluctable dans des conditions aussi difficiles que les leurs. Le Liban, hélas, n’est plus sur l’agenda international, sinon pour quelques Etats qui mettent en garde leurs ressortissants de se rendre dans ce pays à risque. Tel est le cas, entre autres, de certains Etats du Golfe et des Etats-Unis. La vague de terrorisme, pourtant, ne frappe pas le seul Liban, et nul n’y est à l’abri. La disparition d’un grand ami du Liban, le roi Abdallah d’Arabie, a permis à des personnalités, pas toujours sur la même longueur d’onde, de se retrouver dans un même avion en direction de Riyad. Ce voyage de quelques heures où la paix a régné dans la cabine, nous dit-on, entre des passagers forcés de se rencontrer, n’aura été probablement qu’un intermède de courte durée. On n’est pas près pas d’oublier l’espoir déçu d’un dialogue national initié en 2006 par le président de la Chambre. On ne peut pas non plus occulter l’image réconfortante et si fragile de tous les leaders qui, de retour du Qatar en 2008, où ils avaient conclu un accord dit de Doha, s’étaient enfin entendus sur l’élection d’un président de la République. Accord qui n’aura tenu la route que l’espace d’un mandat. Où ira-t-on chercher cette fois la sagesse ou le courage de s’entendre sur l’élection d’un chef d’Etat? Mais le Liban, quel que soit son climat sécuritaire, continue à attirer curieusement artistes, écrivains et comédiens de toutes nationalités qui, sans réticence, nous apportent des moments de détente et de distraction dans une ambiance tant explosive. Pays des occasions manquées, il n’en reste pas moins celui des miracles.


 Mouna Béchara
   
Bannière
© Magazine.com.lb 2016 All Rights Reserved