Roquettes sur la Galilée. Israël riposte à al-Qaïda contre le FPLP-CG!
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Nº 2912 du vendredi 30 août 2013

Roquettes sur la Galilée. Israël riposte à al-Qaïda contre le FPLP-CG!

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    Roquettes sur la Galilée. Israël riposte à al-Qaïda contre le FPLP-CG!
    Le tir des roquettes du sud du Liban vers le nord d’Israël a aggravé le danger. Bien qu’ayant accusé al-Qaïda d’être à l’origine de ce bombardement, l’Etat hébreu a riposté...
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Le tir des roquettes du sud du Liban vers le nord d’Israël a aggravé le danger. Bien qu’ayant accusé al-Qaïda d’être à l’origine de ce bombardement, l’Etat hébreu a riposté par un raid aérien contre une position du FPLP-CG, à Naamé.

Quatre roquettes sont tirées à partir de deux secteurs, de l’est et du sud de la ville de Tyr vers le nord d’Israël sans faire de victimes ni de dégâts matériels. Mais plus que l’impact sécuritaire, c’est le sens d’un tel acte qui fait couler beaucoup d’encre.
Des habitants de la région de Tyr disent avoir entendu quatre explosions. Les tirs déclenchent les sirènes d’alarme dans la région de la ville côtière israélienne de Nahariya. La police exhorte les habitants à demeurer à proximité des abris. L’armée israélienne a précisé que son système de défense antimissile Iron Dome avait intercepté l’une des roquettes entre Nahariya et la ville d’Acre. Cependant, toujours selon l’armée israélienne, aucune des roquettes n’a atterri sur le territoire israélien. Les projectiles ont pu tomber «dans la mer ou ailleurs».
L’Armée libanaise, qui a mené l’enquête, a découvert dans des vergers à environ 20 kilomètres de la frontière avec Israël, dans la région d’al-Haouch au sud-est de la ville de Tyr, quatre plateformes en bois utilisées en guise de lance-roquettes. Des informations ont filtré selon lesquelles une voiture Renault Rapid, de couleur rouge munie d’une plaque d’immatriculation falsifiée, aurait été vue à l’emplacement d’où les roquettes sont parties. Des sources sécuritaires autorisées ont affirmé que «les forces de sécurité libanaises ont trouvé des pistes importantes dans le cadre de l’enquête et assurent que les coupables ne sont pas libanais».
Les services compétents semblent douter de la responsabilité des Brigades Abdallah Azzam qui ont revendiqué l’attaque. Le but de ces roquettes est-il d’embarrasser le Hezbollah et de pousser Israël à riposter? Etait-ce un incident isolé ou une attaque programmée? Les réactions sont mitigées en Israël. Pour les uns, il s’agit d’un incident isolé, pour les autres, Israël doit prendre «très au sérieux» cette attaque. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu menace de riposter.
L’armée israélienne répond en général en bombardant l’emplacement des roquettes. Cette fois, la riposte a été différente. L’armée de l’air israélienne a mené un raid aérien sur la vallée de Naamé, avec pour cible une position du Front populaire de libération de la Palestine-commandement général, dirigé par Ahmad Jibril sans faire de victimes ni de dégâts.
Le Liban a condamné le tir des roquettes et les responsables ont estimé que cet incident était une violation de la résolution 1701 des Nations unies et de la souveraineté du Liban. Ils ont lancé des appels pour démasquer les responsables et les traduire en justice. Face à la riposte israélienne, le Liban souligne que «toute violation de la résolution 1701 est traitée selon le mécanisme mis en place par la Finul et non à travers des agressions directes violant la souveraineté du Liban». Le Hezbollah y voit «une violation dangereuse et flagrante de la souveraineté libanaise, et une preuve des mauvaises intentions de l’ennemi à l’égard du Liban».
Le but du raid israélien n’est pas de provoquer le Hezbollah, Israël l’avait innocenté du tir des roquettes, mais plutôt un message à l’Etat libanais et à l’Armée libanaise, afin qu’ils assument la responsabilité de tout acte du genre mené à partir du Liban. Des responsables israéliens ont vu dans l’attaque une tentative de les entraîner dans le conflit régional.

Arlette Kassas
 

Des roquettes israéliennes
Plusieurs roquettes non préparées pour être lancées ont été découvertes dans la région de Nassar entre les deux villages de Cana et de Deir Kanoun Ras el-Aïn. Des informations ont indiqué qu’elles dataient de la guerre de juillet 2006, et que des écritures en hébreu ont été découvertes sur certaines d’entre elles.
Par ailleurs, le système de défense antimissile Iron Dome a été conçu pour intercepter des roquettes de courte portée et des obus d’artillerie tirés de 4 à 70 km, similaires aux engins que le Hezbollah et le mouvement palestinien Hamas ont lancés sur le territoire israélien.

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Éditorial
Mauvais remake

Si certains se réjouissent des intentions guerrières de l’Occident en Syrie, d’autres, au contraire, en sont consternés. Ce n’est pas qu’ils soient fans du régime syrien ou inquiets de l’avenir de Bachar el-Assad. De toute façon, Washington et ses alliés ont fixé les contours de la frappe avant même qu’elle ne se produise: elle sera «brève et limitée», elle n’aura pas pour objectif de renverser le président syrien mais seulement de le «punir» d’avoir utilisé des armes chimiques. Tout le monde y trouvera son compte. Cette tristesse, mêlée à une profonde déception, vient du fait que l’Occident affiche, une fois de plus, une hypocrisie sans borne, foulant du pied ce qui lui reste comme principes humains, qu’il a lui-même érigés en valeurs universelles. D’ailleurs, l’opinion publique dans les pays occidentaux ne semble pas dupe, puisqu’une majorité affirme être opposée à une nouvelle guerre au Moyen-Orient. Encore une fois, ce n’est pas que les gens ont de la sympathie pour le régime syrien, mais c’est que les arguments, un peu trop hâtivement avancés pour justifier une nouvelle aventure guerrière aux conséquences inconnues, ne sont pas assez convaincants. Les centaines de victimes de la présumée attaque chimique de la Ghouta sont-elles les morts de trop, ceux qui ont donné un coup de fouet à la conscience des grands de ce monde? Les 100000 morts, tombés depuis le début du conflit, n’étaient-ils pas suffisants pour réveiller cette conscience? 100500 semble être le chiffre magique, celui qu’il ne faut pas atteindre ou dépasser, au risque de se voir puni par la très respectable communauté internationale. L’autre prétexte, celui de la «ligne rouge» qu’il ne fallait pas franchir, frôle le ridicule. L’utilisation des armes chimiques est donc prohibée et celui qui oserait violer cet interdit en payera le prix. On peut comprendre, par conséquent, que ce n’est pas l’acte en soi de tuer, d’exterminer, d’annihiler, d’écraser, de découper en morceaux, qui est répréhensible, mais l’outil utilisé pour le commettre. Les avions et les tanks du régime ou les machettes des takfiristes ne semblent pas constituer une transgression de la fameuse ligne rouge. Du moment que les gaz toxiques ne sont pas utilisés, les massacres peuvent continuer en toute tranquillité… et impunité. Poursuivons la réflexion. Cette affaire nous pousse à nous demander si ce n’est pas l’identité des victimes qui réveillerait la conscience du «monde civilisé». Cette remarque est légitime, car il semble que cette conscience reste endormie, comme anesthésiée, lorsque 200 paysans se font massacrer dans la «montagne alaouite» de Lattaquié, que 150 civils pro-régime et militaires sont exécutés froidement à Khan al-Assal et que des dizaines de chrétiens sont passés par les armes à Marmarita et Hawash, dans la région de Homs; pour ne citer que les tueries perpétrées en juillet et août. Mais quand des civils pro-rebelles sont tués, le monde s’émeut et crie vengeance. Il y a enfin une dernière possibilité. Ce ne serait pas l’identité des victimes, mais plutôt celle des tueurs présumés qui servirait d’alarme pour réveiller la conscience internationale. Quand les crimes sont imputés au régime, le monde se révolte, condamne, dénonce et veut jouer le rôle de gendarme et de justicier. Cependant, tous deviennent sourds, aveugles et introuvables, quand les massacres sont l’œuvre des rebelles. Plus affolant encore est le manque d’imagination des décideurs américains. Car c’est exactement le même scénario utilisé en 2003 pour justifier l’invasion de l’Irak qui est reproduit dans le cas syrien. Mais le remake est de moindre qualité que l’original, car le réalisateur, Barack Obama, a été formé sur le tas.


 Paul Khalifeh
   

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