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Nº 3101 du vendredi 3 mai 2019

Santé

Une femme de 34 ans, née sans utérus, a reçu un don de sa mère, âgée de 57 ans, en vue d’une future grossesse. Une prouesse médicale réalisée par l’équipe du professeur français d’origine libanaise, Jean-Marc Ayoubi, à l’hôpital Foch de Suresnes, près de Paris. Il a répondu aux questions de Magazine.

Pour la première fois en France, une femme de 34 ans, infertile, a pu bénéficier d’une greffe d’utérus, grâce à un don de sa mère, a annoncé l’hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine). Une prouesse médicale réalisée avec l’utérus d’une donneuse vivante, celui de la mère de la receveuse, par l’équipe du professeur français d’origine libanaise, Jean-Marc Ayoubi, chef de service d’un des plus grands centres de gynécologie obstétrique et médecine de la reproduction en France, notamment à l’hôpital Foch. Cette technique a déjà été pratiquée en Suède et a permis la naissance d’une dizaine d’enfants en bonne santé depuis 2014. C’est d’ailleurs avec des équipes suédoises que les médecins de Foch préparaient depuis des années la première greffe française.

Pour quelles patientes?
En France, deux équipes ont reçu l’autorisation de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) pour réaliser des greffes utérines. L’équipe du Pr Jean-Marc Ayoubi, qui travaille en collaboration avec l’équipe suédoise du Pr Brännström, a obtenu l’autorisation pour dix greffes utérines sur des femmes atteintes du syndrome MRKH, à partir de donneuses vivantes. Une équipe du CHU de Limoges a eu l’aval pour un essai clinique, afin de réaliser 8 greffes d’utérus prélevés sur huit donneuses en état de mort cérébrale. À la différence de la naissance très médiatisée en décembre 2018 au Brésil d’un bébé issu d’une greffe d’utérus sur donneuse décédée, les transplantations réalisées en Suède et aujourd’hui en France ont été réalisées sur une donneuse en bonne santé (la mère ou la sœur de la receveuse dans la plupart des cas).
«La patiente greffée est née sans utérus à cause d’une maladie congénitale rare, le syndrome de Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser (MRKH). La donneuse est sa mère, une femme ménopausée de 57 ans», explique le Professeur Jean-Marc Ayoubi. «Cette révolution médicale pourrait répondre ainsi aux besoins de milliers de femmes atteintes d’infertilité utérine, et leur offrir la possibilité de mener à bien une grossesse malgré une absence d’utérus, à la suite d’une malformation à la naissance. Une fille sur 4 500 peut naître avec un vagin et des ovaires normaux mais sans utérus (syndrome MRKH). Cette technique concerne également des patientes qui ont subi une hystérectomie (une ablation de l’utérus) consécutive à un cancer de l’utérus ou les cas d’hémorragie de la délivrance…». Et le Pr Ayoubi d’insister que «pour obtenir une grossesse, une greffe d’utérus doit être précédée d’une Fécondation In Vitro (FIV) avec congélation des embryons, avec les ovocytes de la femme greffée. Ainsi, la patiente qu’on vient de transplanter n’est pas encore enceinte et le transfert d’embryons préalablement congelés se fera dans dix mois», annonce-t-il, assurant que les deux femmes, dont les identités n’ont pas été dévoilées, «vont bien». Concernant le profil des donneuses, le professeur Ayoubi déclare «qu’il existe plusieurs procédés pour récupérer un utérus: à partir d’un donneur vivant ou d’une patiente en état de mort cérébrale. En Suède, une quinzaine de femmes au moins ont fait don de leur utérus, de leur vivant. À Suresnes, notre équipe a fait le choix des donneuses vivantes. Il y a des avantages et des inconvénients pour les deux façons de faire. À ce jour, une seule grossesse a été menée à terme avec une donneuse décédée, au Brésil. En France, le don d’organes issu d’une personne vivante est possible s’il ne met pas en danger la vie du donneur (la greffe de l’utérus est une opération très complexe, nécessitant plusieurs heures de chirurgie) et selon des critères stricts comme l’obtention de l’autorisation d’un comité indépendant et d’un juge après s’être assuré du lien de parenté entre la donneuse et la personne qui reçoit l’utérus (mère, sœur, tante, éventuellement amie très proche …) pour écarter tout risque de commercialisation, de chantage ou de pression financière, psychologique...».  «Les donneuses peuvent également être des femmes ménopausées, puisque l’utérus n’a pas d’âge», soulève le gynécologue. «Ce sont les ovaires qui vieillissent; l’utérus étant un organe fonctionnel qui se met au repos à la ménopause, mais qui se réveille et fonctionne normalement à partir du moment où on lui administre de l’œstrogène. Ainsi, on envisage le recours à des utérus prélevés chez des femmes ménopausées entre 40 et 60 ans, ayant eu au moins un enfant».

Des recherches de longue haleine
«Le prélèvement de l’utérus sur la mère donneuse a été réalisé par chirurgie robotique», poursuit le Pr Ayoubi. «Nous possédons une expertise dans le domaine de la chirurgie robotique en gynécologie qui date de plus de dix ans. Nous avons d’une part, collaboré avec l’équipe suédoise dans le cadre d’un projet de recherche européen portant sur l’intérêt de la chirurgie robotique dans le domaine de la greffe utérine et participé, d’autre part, également en Suède, à cinq prélèvements et greffes d’utérus par chirurgie robotique, en attendant les autorisations administratives relativement longues en France. Cette première française est un bel exemple de collaboration à l’échelle européenne et internationale. Le gynécologue met en relief les avantages de la chirurgie robotique: «une précision, une sécurité supplémentaire pour la donneuse et une réduction du temps d’intervention de 12 heures pour une opération ‘classique’, à 8 heures». «Grâce à ces greffes utérines, qui ont nécessité plus de 13 ans de recherche, d’abord sur des animaux (souris puis brebis), la Suède a vu naître plus de 10 bébés en bonne santé depuis 2014, la dernière naissance datant de novembre 2018. Les receveuses sont en moyenne âgées de 27 à 28 ans, non fumeuses et en bonne santé. Les donneuses sont des femmes ménopausées (mères ou sœurs des patientes en priorité), ayant eu des grossesses normales et pas de fausses couches à répétition». Ailleurs dans le monde, plus d’une quinzaine de naissances ont été signalées à la suite de transplantation utérine: deux aux USA (décembre 2017 et février 2018), une au Brésil (décembre 2017), une en Italie (juin 2018), une en Inde (octobre 2018) et une autre en Chine (février 2019).

Une greffe provisoire
«La durée opératoire a été de l’ordre de 14 h pour les deux interventions, celle du prélèvement étant la plus longue. Ce dernier doit être très méticuleux pour que l’utérus soit réimplantable», précise le Pr Ayoubi. «Le robot, offrant une meilleure vision, en 3D, facilite la dissection de vaisseaux très fins. La greffe se fait, elle, par chirurgie classique. Elle n’a pas vocation à être permanente en raison du traitement antirejet. Il s’agit d’une ‘greffe provisoire’ pour avoir un enfant», rappelle le gynécologue. «A ma connaissance, deux ou trois femmes dans le monde ont conservé l’utérus greffé pour mener une deuxième grossesse. Le traitement immunosuppresseur, antirejet, est «moins lourd» que pour d’autres transplantations. Il est adapté à la grossesse, comme on le fait dans le cas des greffées du rein, enceintes», conclut-il. Selon un expert, parmi les pays pratiquant cette greffe figurent bien sûr la Suède (leader dans ce domaine), le Mexique, le Liban, l’Arabie saoudite, l’Allemagne, la République Tchèque, la Belgique, les Etats-Unis, l’Inde, la Chine, le Brésil, la Turquie et l’Italie.

Marlène Aoun Fakhouri

Jeudi, 18 Décembre 2014 03:08

Le vaccin contre la grippe: moins efficace?

Le vaccin contre la grippe pourrait être moins efficace cet hiver. L’efficacité du vaccin contre la grippe varie d’une année à l’autre. L’an dernier, son taux d’efficacité a été de 50 ou 55%, ce que les experts considèrent relativement bon. Le vaccin de cette année devait protéger contre le virus grippal H3N2. Toutefois, l’émergence inattendue d’une toute nouvelle souche du virus pourrait maintenant en réduire l’efficacité. Le vaccin offre une protection efficace contre 48% des échantillons de virus H3N2 analysés jusqu’à présent, ce qui signifie qu’il est moins efficace contre le 52% restant.

 

Les MICI
Touchent aussi les jeunes

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) peuvent se déclarer dès le plus jeune âge. Chez les enfants et les adolescents, le tableau clinique est similaire à celui des adultes. Les premiers signes sont des douleurs abdominales sur des semaines, voire des mois, associées à une perte d’appétit et de poids. Chez les plus jeunes, il y a toutefois une particularité. Ils peuvent présenter un retard de croissance, car ces pathologies peuvent perturber la puberté. Les patients sont fatigués et ont des maux de ventre. Ils ne peuvent plus suivre leurs activités sociales et sportives.

 

 

 

 

 



L’heure de coucher
Liée aux pensées négatives

Les personnes qui dorment moins longtemps et celles qui se couchent tard ont davantage tendance à être submergées par des pensées négatives répétitives. Elles sont enclines à se soucier excessivement de l’avenir, à trop creuser le passé et à souffrir de pensées intrusives désagréables sur lesquelles elles sentent ne pas avoir de contrôle. Ces pensées sont souvent typiques du trouble d’anxiété généralisée, de la dépression majeure, du stress post-traumatique, du trouble obsessionnel compulsif et de l’anxiété sociale. Les personnes atteintes de ces troubles ont tendance à avoir des problèmes de sommeil.

Le régime méditerranéen
Influence l’âge biologique?

Le régime méditerranéen riche en légumes, fruits, noix et huile d’olive et faible en produits laitiers et en viande est lié à des télomères plus longs, ce qui est considéré comme un signe de longévité. Plus l’alimentation des individus se rapproche du régime méditerranéen, plus leurs télomères sont longs. Pour chaque point sur 9 d’adhérence à ce régime, la différence de longueur correspondait en moyenne à 1,5 année de vie. Un changement de 3 points dans l’adhérence correspond à 4,5 ans de vieillissement en moyenne, une différence comparable à celle d’être fumeur et non-fumeur.

Carence en vitamine E
Lien avec la fausse couche

Une carence en vitamine E augmenterait le risque de fausse couche chez les femmes à très faible revenu. Au Bangladesh par exemple, les femmes enceintes qui ont un faible taux de vitamine E sont pratiquement deux fois plus à risque de faire une fausse couche que celles qui ont un taux normal. 10% des femmes avec de faibles taux de vitamine E dans leur sang ont fait une fausse couche, comparativement à seulement 5% chez celles qui démontrent un taux suffisant. Cette vitamine joue donc un grand rôle dans la protection de l’embryon et du fœtus durant la grossesse.

Papillomavirus
Injections de vaccin dès 9 ans

Deux injections de vaccin au lieu de trois dès l’âge de 9 ans pour lutter contre le cancer du col de l’utérus sont les dernières recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La vaccination est conseillée par l’OMS chez les filles âgées de 9 à 13 ans. Le passage de trois à deux injections ne diminue en rien l’efficacité de la protection, assure l’OMS. C’est simplement une garantie de meilleure accessibilité des vaccins aux populations les plus vulnérables dans les pays pauvres. Le cancer du col de l’utérus provoque près de 1000 décès par an. La vaccination HPV est le meilleur moyen de l’éviter avec le dépistage par frottis.


 

NADA JUREIDINI
 

Un groupe de géologues brésiliens a affirmé avoir retrouvé dans l’océan Atlantique des fragments de granite appartenant au légendaire continent submergé. De quoi relancer le mythe.

Voilà une découverte qui a de quoi émoustiller les scientifiques comme les passionnés de mythes et légendes. Un groupe de géologues brésiliens a révélé qu’il aurait retrouvé une partie de l’Atlantide. Pour ceux et celles qui l’ignoreraient, l’Atlantide est ce mystérieux continent qui aurait été submergé lors de la séparation entre l’Afrique et l’Amérique du Sud pour donner lieu à l’océan Atlantique. Mythique, cette histoire a d’ailleurs fait le lit de nombreux romans et films (voir encadré).
Le fameux granite a été découvert par une équipe de géologues brésiliens à quelque 1500 km au large de Rio de Janeiro, dans les profondeurs de l’océan Atlantique. Selon ces scientifiques, cette roche ne se trouve théoriquement qu’en continent. D’où leurs conclusions.
Roberto Ventura Santos, directeur de géologie de ressources minérales du Service géologique du Brésil, a expliqué au site brésilien G1 Globo, que c’est au moment où les géologues effectuaient une analyse du sol océanique, dans la région Elevation du Rio Grande, qu’ils sont tombés sur le granite. Il y a un mois, ils ont donc exploré ses profondeurs à bord d’un sous-marin. «A partir d’une analyse, on a commencé à voir que la région pouvait être un morceau du continent qui est resté perdu dans la mer pendant des millions d’années», a expliqué Roberto Ventura Santos à l’AFP.
Déjà, il y a deux ans, des échantillons de granite avaient été découverts lors d’une opération de drapage, c’est-à-dire de retrait de sol océanique, dans la région Elevation du Rio Grande, une cordillère maritime qui se trouve simultanément dans les eaux maritimes brésiliennes et internationales.
L’équipe de géologues estime n’avoir jamais été aussi proche de dévoiler le mystère. Mais ils prennent toutefois leurs précautions. «Cela peut être l’Atlantide du Brésil. Nous en sommes presque sûrs mais nous devons renforcer notre hypothèse. Nous aurons la reconnaissance scientifique finale cette année, quand nous aurons fait des forages dans la région pour trouver plus d’échantillons de ces roches», précise ainsi Roberto Ventura Santos. Le Brésil s’est associé avec le Japon pour mener à bien les recherches et analyses.
Si cette découverte s’avère, et qu’il s’agit bien de roches de l’Atlantide, les géologues auraient alors accès à de nouvelles informations sur la séparation des continents, un événement qui s’est produit il y a quelque 100 millions d’années…

Jenny Saleh
 

L’Atlantide, entre légendes et réalité
Le philosophe Platon relate l’histoire puis la disparition de l’Atlantide, dans le Timée puis dans le Critias, dès le Ve siècle avant Jésus-Christ. Selon lui, il s’agirait d’une île mystérieuse, située en Méditerranée orientale, non loin de l’actuelle Crète. L’Atlantide aurait abrité, à l’âge du bronze, la fastueuse civilisation minoenne. La cité aux temples recouverts d’or et d’argent aurait été engloutie, une nuit, par une vague géante, selon Platon. Le philosophe décrit un monde idyllique, dont les habitants seraient nés de l’union du dieu Poséidon et d’une mortelle.
Les mythes associés à l’Atlantide pullulent. Pas moins de 40000 ouvrages en parleraient, entretenant ainsi le mystère.
Parmi les plus célèbres, citons Vingt mille lieues sous les mers, de Jules Verne, où l’Atlantide apparaît au cours de la promenade sous-marine du capitaine Nemo. Pierre Benoît lui consacre un roman également, tout comme Conan Doyle, avec Le monde perdu sous la mer. Plus proche de nous, Clive Cussler fait vivre à son héros dans Atlantide, la découverte du continent perdu.
Côté petit et grand écran, le mythe s’étend aussi sur les pellicules. Avec par exemple les séries, L’Homme de l’Atlantide, diffusée en 1977-78, Stargate Atlantis, depuis 2004, ou pour le 7e art, 10000, de Roland Emmerich, sorti en 2008.
Le mythe de l’Atlantide n’a pas fini de fasciner.

 

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Éditorial
Un budget en deçà des ambitions

Le projet de budget 2019 proposé par le ministre Ali Hassan Khalil prévoit une réduction du déficit à travers une compression des dépenses de l’Etat. Toutefois, les mesures envisagées semblent plus motivées par le souci de répondre aux attentes de la communauté internationale afin de débloquer les fonds de la conférence Paris IV que par une réelle volonté d’assainir sérieusement les finances publiques et de jeter les bases d’une réforme sur le long terme. Le texte initial examiné par le Conseil des ministres mardi, et qui sera revu à maintes reprises avant d’être voté par le Parlement, prévoit des dépenses de 26 031 milliards de livres et des recettes de 18 256 milliards, soit un déficit de 5 352 milliards de livres, ou 3,55 milliards de dollars. Conformément à ces chiffres, le déficit s’élèverait à 5,95% du Produit intérieur brut (PIB). Mais c’est sans compter les avances octroyées à l’Electricité du Liban (EDL) pour acheter le fuel, qui seraient de 1,13 milliard de dollars, ce qui signifie que le déficit réel avoisinerait les 8% du PIB. Cette tentative d’enjoliver les chiffres prouve que les préposés à la gestion des deniers publics n’ont pas rompu avec cette fâcheuse manie d’user de mesures cosmétiques pour maquiller la réalité. Mais ce n’est pas la seule tare du projet. Une première lecture montre que les autorités financières tablent plus sur une réduction des dépenses que sur une amélioration des recettes. La tentative de revoir à la baisse les gros budgets et de combattre le gaspillage est certes louable, elle semble cependant sinon arbitraire du moins sélective. Sur les 500 milliards de livres d’économies faites sur les fonds alloués à certains ministères et administrations, la moitié (252 milliards de L.L.) est supportée par le ministère de la Défense, qui voit son budget passer de 3 199 milliards à 2 946 milliards de livres. Le ministère de l’Intérieur, lui, est amputé de seulement 17 milliards de livres (1 652 au lieu de 1 670 milliards); celui du Travail de 24 milliards (365 au lieu de 389 milliards); les Travaux publics perdent 73,6 milliards (368 au lieu de 441 milliards) etc.D’autres ministères voient leurs budgets augmenter, comme celui de l’Energie et de l’Eau, qui passe de 328 milliards à 400 milliards de L.L.; celui des Affaires sociales s’élève à 340 milliards au lieu de 228 milliards. Le plus frappant est l’augmentation du budget de la présidence du Conseil (qui passe de 1 523 à 1 592 milliards de L.L.), alors que les fonds alloués à la présidence de la République et au Parlement baissent respectivement de 2,1 milliards et 5,6 milliards de livres. Cela montre que la «mentalité» des préposés à la gestion des finances publiques n’a pas changé sinon comment expliquer le fait que le Grand Sérail continue de gérer une multitude de caisses et de fonds pour lesquels sont alloués plus d’un milliard de dollars, sans véritable audit et sans qu’aucune coupe ne soit opérée dans ces généreux budgets.La principale augmentation des recettes proviendrait de la hausse de l’impôt sur les dépôts bancaires qui passerait de 7 à 10%, et qui drainerait plus de 900 milliards de livres. Sinon, il y a peu de mesures pour pénaliser ceux qui ont fait des centaines de millions de dollars dans l’illégalité, comme les empiètements sur le domaine public maritime: les exemptions douanières qui permettent aux institutions religieuses d’user et d’abuser de leurs privilèges en important des produits pour le compte de commerçants, qui le revendent sur le marché en faisant du dumping des prix etc…Et évidemment, il n’est nulle part question de récupérer ne serait-ce qu’une infime partie des milliards de dollars détournés ou volés par les pontes du système.  


 Paul Khalifeh
   

Combien ça coûte

Un baptême
L’Eglise «vit», en grande partie, grâce aux quêtes dominicales et aux donations. Il n’existe pas de tarification officielle pour l’organisation d’un baptême. Toutefois, certains frais peuvent être estimés. «Le baptême…

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