Rétro Liban
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Nº 3034 du vendredi 1er janvier 2016

Rétro Liban

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Janvier
5 La tempête Zina frappe le Liban et provoque d’importants dégâts.
7 La 17e séance consacrée à l’élection d’un président de la République est reportée.
10 Yves Nawfal est assassiné à Faraya. Son ami Saba Nader est blessé.
11 Double attentat suicide revendiqué par le Front al-Nosra à Jabal Mohsen. Bilan: neuf victimes.
12 Le Conseil des ministres approuve les amendements de la gestion des déchets ménagers. Six régions doivent accueillir de nouvelles décharges publiques.
Opération coup de poing à Roumieh. Les islamistes sont transférés du bâtiment B au bâtiment D.
18 Attaque israélienne à Qoneitra dans le Golan syrien. Un général iranien est tué, ainsi que six combattants du Hezbollah, dont Jihad Moughnié, fils de Imad Moughnié.
25 L’armée repousse une attaque des jihadistes à Ras Baalbeck. Bilan: huit soldats tombent en martyrs.
26 Assassinat du membre des services du renseignement des Forces de sécurité intérieure, Ghassan Khaled Ajaj, à Miryata.
28 La 18e séance pour l’élection présidentielle est reportée faute de quorum.
Opération du Hezbollah à Chebaa en riposte à l’opération de Qoneitra. Deux soldats israéliens sont tués et un Casque bleu espagnol est victime de la riposte israélienne. Benyamin Netanyahou menace de «dures représailles»… qui n’auront jamais lieu.

 

Février
3 Nouvelle rencontre entre le Hezbollah et le Courant du futur. Leurs réunions avaient commencé fin 2014.
Six Libanais sont tués dans un attentat contre un bus de pèlerins chiites à Damas.
4 Visite à Beyrouth de Jean-François Girault, responsable de la section Moyen-Orient et Afrique du Nord au Quai d’Orsay.
11 Suspension du député Khaled Daher du Bloc du Futur.
La tempête Yohan s’abat sur le Liban. Les pêcheurs en sont les plus grands sinistrés.
15 Arrestations, saisies d’armes, de stupéfiants et de voitures volées dans la Békaa.
18 19e séance électorale. Toujours pas de président.
19 La tempête Windy apporte beaucoup de neige.
26 L’Armée libanaise lance une offensive préventive contre les jihadistes dans le jurd de Ras Baalbeck.

Mars
1er Issam Abou Jamra lance le «Courant indépendant». Rupture institutionnelle avec le Courant patriotique libre.
5 Le Conseil des ministres redémarre sur de nouvelles bases, à la suite d’un règlement de questions de forme.
11 20e séance pour l’élection d’un président. Même scénario et toujours pas de quorum.
12 Plusieurs dizaines de Libanais, chiites en majorité, sont expulsés des Emirats arabes unis.
14 Le Premier ministre, Tammam Salam, est en Egypte pour assister à la Conférence économique internationale de soutien et de développement de l’économie égyptienne.
Le 14 mars annonce la création d’un conseil national.
Témoignage devant le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) chargé de juger l’affaire Hariri du député Ghazi Youssef, du journaliste Ali Hamadé, du président Fouad Siniora et du député Bassem Sabeh.
26 La «tempête de la fermeté» est déclenchée par Riyad contre le Yémen. Réactions mitigées au Liban.
28 Sayyed Hassan Nasrallah critique violemment l’Arabie saoudite mais temporise sur le plan interne. Saad Hariri répond: c’est une tempête de haine qu’il faut ignorer.
30 Visite du Premier ministre, Tammam Salam, au Koweït.

Avril
2 Election présidentielle: 21e séance; toujours pas de quorum.
La dépouille du soldat Ali Bazzal, assassiné par le Front al-Nosra, est remise aux services du renseignement de l’Armée libanaise.
5 Fermeture du passage Nassib entre la Syrie et la Jordanie. Des camionneurs libanais sont enlevés.
12 Mort de l’acteur Issam Breidy dans un accident de voiture.
16 De Bkerké, les ambassadeurs des grandes puissances insistent sur l’urgence d’élire un président.
18 Mutinerie au bâtiment D de Roumieh. Des militaires sont retenus en otages pendant quelques heures.
20 Ouverture du procès de l’ancien ministre Michel Samaha.
22 Application du nouveau code de la route.
21e séance de l’élection présidentielle. Toujours en vain.
23 Grève du comité de coordination syndicale.

Mai
4 Témoignage du député Walid Joumblatt devant le TSL: tous les responsables syriens liés à l’assassinat de Rafic Hariri ont été éliminés, dit-il.
5 Polémique en Conseil des ministres autour de l’échelle des salaires et du budget.
7 Les négociations pour la libération des otages militaires par al-Nosra sont en phase finale. Mais elles se compliquent à nouveau.
13 Michel Samaha est condamné à 4 ans et demi de prison par le tribunal militaire déclenchant de grandes protestations.
23e séance électorale. Même scénario que les précédentes.
14 Saad Hariri est reçu par le président russe Vladimir Poutine à Sotchi. La réunion porte sur les développements régionaux.
18 Visite à Beyrouth du conseiller du guide suprême iranien pour la politique étrangère, Ali Akbar Velayati.

Juin
1er Conseil des ministres: débat sur la stratégie militaire à adopter à Ersal et les nominations sécuritaires.
2 Rencontre-surprise Aoun-Geagea à Rabié: accord sur une déclaration d’intentions.
3 Visite du Premier ministre Tammam Salam en Arabie saoudite.
24e séance électorale reportée.
4 Prorogation du mandat d’Ibrahim Basbous à la tête des Forces de sécurité intérieure.
5 Arrestation du pédiatre Issam Maalouf dans l’affaire de la petite Ella Tannous qui, à la suite d’une grave erreur médicale, a perdu ses quatre membres.
8 Sommet œcuménique à Damas en présence des patriarches maronite, orthodoxe et catholique.
14 La base Kataëb plébiscite Samy Gemayel président du parti.
16 Réouverture du dossier Samaha.
18 Le TSL requiert deux ans de prison contre Karma Khayat et six millions d’euros d’amende pour al-Jadeed.
21 Tortures à Roumieh. Des vidéos de tabassage de détenus sont diffusées sur les réseaux sociaux.
24 25e séance électorale vaine.

Juillet
1er Heurts à Saadiyate entre des membres du Courant du futur et des miliciens des «brigades de la Résistance». Bilan: plusieurs blessés dont un soldat de l’Armée libanaise et trois civils.
Aoun propose un sondage pour préciser lequel des principaux candidats à la présidentielle est le plus populaire sur le plan chrétien.
2 Un Conseil des ministres ne réunit pas la majorité nécessaire pour l’ouverture d’une session parlementaire extraordinaire.
9 Violente altercation entre Tammam Salam et Gebran Bassil au cours du Conseil des ministres. Manifestations du CPL, affrontements avec les forces de l’ordre.
15 26e séance électorale.
17 Georges Rif est assassiné en pleine rue à Gemmayzé par Tarek Yatim devant son épouse pour un conflit sur un droit de passage.
Fermeture de la décharge de Naamé et début de la crise des déchets.
21 Sous le slogan «Vous puez», lancement d’une importante grogne populaire.
23 Séance stérile en Conseil des ministres. Pas de solutions concernant les déchets. Tammam Salam menace de démissionner.
30 Crise des déchets: l’option de l’exportation des ordures est envisagée.

Août
5 Le Conseil des ministres entre dans une phase de congé.
6 Le ministre de la Défense, Samir Mokbel, prend l’initiative de renouveler le mandat du commandant en chef de l’armée, Jean Kahwagi.
11 Visite du chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, à Beyrouth après la conclusion de l’accord nucléaire.
12 27e séance électorale au Parlement sans quorum.
13 Conseil de ministres: règlement de comptes et échange de reproches.
16 Arrestation d’Ahmad el-Assir qui tentait de fuir pour le Nigeria sous un faux nom via l’aéroport de Beyrouth.
22 Manifestation de rues. Le mouvement «Vous puez» perd le contrôle et se retire.
24 Résultats contestés de l’appel d’offres concernant les déchets. Le Conseil des ministres l’annule. Akkar refuse de céder. Naameh n’accepte pas la réouverture. C’est l’impasse.
27 Gebran Bassil élu d’office à la tête du CPL.
29 Des dizaines de milliers de personnes descendent dans la rue à l’appel de collectifs de la société civile. Revendications de démission des deux ministres Nouhad et Mohammad Machnouk.
31 Le ministre Akram Chéhayeb est nommé à la tête d’une commission d’experts pour une solution rapide de la crise des déchets.

Septembre
1er Les militants du collectif «Vous puez» occupent, pendant quelques heures, le ministère de l’Environnement. Ils sont expulsés de force par la police.
2 Nouveau report de la séance électorale.
3 Des militants entament une grève de la faim pour obtenir la démission du ministre de l’Environnement.
4 Manifestation monstre du CPL place des martyrs.
8 Une tempête de sable sans précédent fait 4 morts et 30 cas d’asphyxie.
9 Première réunion de la table de dialogue à l’initiative du président Nabih Berry.
Le plan de Chéhayeb adopté en Conseil des ministres, mais contesté par le mouvement populaire et des experts.
13 Le Premier ministre britannique, David Cameron, à Beyrouth.
15 Treize responsables politiques convoqués par la justice pour des factures impayées d’électricité.
16 Deuxième séance de dialogue national.
18 Le TSL acquitte al-Jadeed. En revanche, Karma Khayat est reconnue coupable d’entrave à la justice. Elle est condamnée, le 28, à une amende de 10 000 euros.
30 Tammam Salam à l’Onu: crise des réfugiés syriens et développement durable au centre de son intervention.
Report de la séance électorale au 21 octobre.

Octobre
4 Mobilisation au Akkar contre la réouverture du dépotoir de Srar.
5 Vive altercation entre les députés du Futur et du CPL à la Commission parlementaire des Travaux publics et de l’Energie. La réunion est suspendue.
8 Jean Kahwagi nomme le général Maroun Kobayati à la tête de la brigade de commandos de l’armée pour succéder à Chamel Roukoz, passé à la retraite.
10 Manifestation du CPL sur les routes du palais présidentiel de Baabda.
11 Décès de l’ancien ministre Elias Skaff.
15 Six mille personnes se rassemblent au centre-ville pour remercier Chamel Roukoz qui part à la retraite.
Des membres de la famille Safwan se noient, alors qu’ils se rendaient clandestinement en Allemagne par bateau.
21 Le Conseil des ministres est bloqué. Plus de réunions.
30e séance électorale sans résultat.
25 Le Liban se noie dans ses déchets à la première tempête.
Le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, à Beyrouth.
26 Un prince saoudien, Walid Ben Abdel-Rahman Al Saoud, est arrêté à Beyrouth pour trafic de drogue.        

Novembre
3 Nouvelle réunion de la table du dialogue.
4 Rejet du Plan Chéhayeb concernant les déchets. Tammam Salam évoque l’option de l’exportation.
10 Arrestation de plusieurs membres d’un réseau d’espionnage israélien.
12-13 Séances législatives dites de nécessité. Seuls les députés du parti Kataëb se retirent dès la première séance. Le Parlement approuve 35 textes de loi, dont celle sur le recouvrement de la nationalité libanaise.
Double explosion à Bourj el-Barajné revendiquée par l’Etat islamique. Bilan: 44 morts et 239 blessés.  
15 Election d’un nouveau bâtonnier de l’Ordre des avocats, Antonio Hachem, indépendant appuyé par le CPL.
17 Nouvelle séance de dialogue. Une commission restreinte est formée pour soumettre un projet de loi basé sur la proportionnelle.
20 Rencontre Hariri-Frangié à Paris. La candidature du député de Zghorta à la présidence est mise sur le tapis.
Moscou veut imposer des restrictions dans l’espace aérien libanais pour trois jours en raison de manœuvres militaires.
25 Nouvelle séance de dialogue national.
26 Report du procès de Michel Samaha.

Décembre
1er Les onze militaires otages détenus par le Front al-Nosra sont libérés dans le cadre d’un échange.
2 32e séance toujours vaine pour élire un président.
3 Rencontres de Sleiman Frangié avec le député Walid Joumblatt et le patriarche Béchara Raï dans le cadre de sa candidature pour la présidence, qui soulève de larges objections chrétiennes.
Saad Hariri reçu à l’Elysée par François Hollande. Ce dernier appuie la candidature de Frangié.
Meurtre de Nathalie Solbane Farhat par l’employée de maison philippine.
7 Le patriarche maronite en visite en Syrie, puis en Egypte.
9 Hannibal Mouammar Kadhafi kidnappé avant d’être arrêté à Beyrouth dans le cadre de l’affaire de l’imam disparu Moussa Sadr.
10 Le Canada accueille près de douze mille réfugiés syriens au Liban.
Le barreau de Tripoli en grève ouverte contre une «ingérence de la justice dans ses affaires».
15  L’annonce par l’Arabie saoudite de la création d’une coalition antiterroriste comprenant 34 pays musulmans, dont le Liban, crée une polémique. Le ministère des Affaires étrangères affirme qu’il n’a pas eu son mot à dire.
16 Les contacts se poursuivent, mais le compromis présidentiel dont on parle après la rencontre Hariri-Frangié connaît de multiples obstacles. Report au 7 janvier 2016 de la 33e séance électorale.
17 Arrestation de l’ancien député Hassan Yaacoub sur ordre du parquet, pour implication dans le rapt et la séquestration d’Hannibal Kadhafi.
19 Assassinat à Jaramana, près de Damas, du résistant Samir Kantar lors d’un raid aérien israélien.
21 Le leader du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, jure de venger la mort de Kantar «au moment et à l’endroit qu’il jugera opportuns».

Chronologie réalisée par Arlette Kassas

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Éditorial
Pays-labo

Tout au long de son histoire contemporaine, le Liban a souvent eu le rôle, peu glorieux pour les uns, flatteur pour les autres, de laboratoire du monde arabe. Un rôle de circuit d’entraînement où les décideurs testent des projets, des idées. Terre d’intrigues, de complots et de conspirations, il a vu les puissances régionales et internationales régler leurs comptes sur son sol, avec, comme carburant, la chair et le sang de ses fils. Certaines séquences du long processus du dépeçage de l’Empire ottoman ont été jouées au Liban, au XIXe siècle. Un des épisodes de la fondation de l’Etat d’Israël, l’exode des Palestiniens en 1948, s’est acté sur son sol. C’est aussi le Liban qui a payé le plus lourd tribut du désengagement de l’Egypte du conflit israélo-arabe, avec la guerre civile de 1975, dont les liens avec la négociation et la signature des accords de Camp David n’ont pas été assez explorés par les historiens.Le présent est comme le passé. Il devient, aujourd’hui, de plus en plus clair que l’élection présidentielle est organiquement liée à l’évolution de la situation en Syrie. Décrypter ce lien est indispensable pour deviner ce que peut nous réserver l’année 2016. L’attitude du Hezbollah à l’égard de la candidature de Sleiman Frangié à la présidence de la République est particulièrement éclairante. Le moins que l’on puisse dire c’est que le parti de Hassan Nasrallah ne semble pas pressé de mettre fin à la vacance présidentielle, sinon il aurait saisi au vol l’initiative de Saad Hariri de faire élire un de ses plus fidèles alliés. En revanche, le Courant du futur s’impatiente et a montré qu’il est disposé à faire de sérieuses concessions, en proposant le nom de M. Frangié.Le Hezbollah n’est pas mécontent de l’éventuelle élection de Sleiman Frangié. Au contraire, cette option lui paraissait inespérée, il y a seulement quelques mois. Mais il estime que le moment n’est pas encore venu de débloquer la présidentielle libanaise. Et ce moment ne viendra pas tant que l’évolution de la situation en Syrie ne se précisera pas. Les grandes lignes du règlement de la crise syrienne ont été agréées entre les Etats-Unis, la Russie et l’Iran, et ont été consignées dans la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies, votée à l’unanimité le 18 décembre dernier. Ce texte contient un calendrier précis et l’esquisse d’un mécanisme d’application, bien que beaucoup de détails restent à régler. La résolution «appuie un processus politique dirigé par les Syriens et facilité par l’Onu, qui met en place, dans les six mois, une gouvernance crédible, inclusive et non sectaire, et arrête un calendrier et des modalités pour l’élaboration d’une nouvelle Constitution, et se dit favorable à la tenue, dans les 18 mois, d’élections libres et régulières, conformément à la nouvelle Constitution, qui seraient conduites sous la supervision de l’Onu». Par ailleurs, le texte ne fait aucune allusion au sort réservé au président Bachar el-Assad.Avant de débloquer la présidentielle libanaise, le Hezbollah, et avec lui l’Iran, veulent s’assurer que le processus politique en Syrie est bien mis sur les rails et qu’il est irréversible. Il faudra donc attendre les premiers mois de 2016 pour que l’image s’éclaircisse en Syrie, afin qu’elle se décante au Liban.Entre-temps, le pourrissement des institutions continue, la crise économique s’aggrave, la sécurité est fragilisée, la crise des déchets reste sans solution et le nombre de non-Libanais ne cesse d’augmenter. Il y aurait aujourd’hui au Liban 2,5 millions d’étrangers pour 4 millions de Libanais. Quels arguments peut-on encore avancer pour convaincre les jeunes qu’il y a toujours un espoir et qu’ils peuvent imaginer leur avenir dans leur pays? Aucun, sinon que le Liban fait preuve d’une capacité de résilience exceptionnelle, et que pour beaucoup moins que cela, d’autres Etats ont disparu de la carte du monde.


 Paul Khalifeh
   

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