Magazine Le Mensuel

Nº 3054 du vendredi 20 mai 2016

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3 questions à Ahmad Fatfat

Vous avez réclamé des preuves de la mort du chef militaire du Hezbollah, Moustafa Badreddine. Que craignez-vous?

Tout le monde a le droit d’avoir la preuve que c’est bien lui qui est inhumé dans la banlieue sud. Il ne faut pas oublier que Badreddine est accusé de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. Pendant les années de guerre, certaines choses arrivent, au niveau de la sécurité ou des services de renseignements. Nous sommes donc en droit de connaître le fin mot de toute l’histoire.

Croyez-vous qu’il y ait de chances que Badreddine soit caché et que l’annonce de sa mort soit fictive? Qu’en pense le Tribunal spécial pour le Liban?

Certaines choses arrivent pour une raison ou une autre et il est nécessaire de connaître la vérité. Quant au TSL, je ne sais pas quelles mesures il prendra, mais je crois que tant qu’il ne sera pas sûr de la mort de Badreddine, le procès suivra son cours.

D’après vous, quel est le moyen le plus sûr d’avoir une preuve? Croyez-vous que le Hezbollah soit prêt à coopérer?

Il faut tout simplement procéder à un examen d’ADN sous le contrôle de l’Etat libanais pour trancher la question du point de vue légal, surtout que les circonstances de sa mort n’ont pas été clarifiées. Tant que cette question n’a pas été résolue, il sera toujours permis de douter. Je pense que cela est dans l’intérêt du Hezbollah de coopérer et de mettre fin au doute qui ne manquera pas de s’amplifier.

Arlette Kassas

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