Cinéma en salles
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Nº 2867 du vendredi 19 octobre 2012

Cinéma en salles

 
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    Looper Science-fiction de Rian Johnson Projeté en clôture du Festival international du film de Beyrouth, Looper a pu rassembler une critique extrêmement positive et unanime à son égard; 92% d’avis favorables sur...
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Looper
Science-fiction de Rian Johnson

Projeté en clôture du Festival international du film de Beyrouth, Looper a pu rassembler une critique extrêmement positive et unanime à son égard; 92% d’avis favorables sur le site Rotten Tomatoes qui recense les critiques du film. Pourtant le réalisateur Rian Johnson n’est pas, ou au moins n’était pas jusque-là, une figure très connue du 7e art. Looper est son 3e film après Brick et The Brothers Bloom. L’histoire nous transporte dans un futur proche. En 2072 plus exactement. La mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous ceux qui la dérangent. Elle envoie sa prochaine victime dans le passé, 30 ans en arrière, où il est attendu par des tueurs d’un genre nouveau. Les «Loopers» ont pour mission de l’éliminer. Joe, un d’eux découvre un jour que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que lui-même, avec 20 ans de plus. Le voilà donc face à face avec son autre moi. Et la machine si bien huilée déraille. Looper met à l’affiche un fantastique Joseph Gordon-Levitt, un acteur qui va de révélation en révélation, et un fascinant Bruce Willis. Une œuvre ficelée à tous les niveaux.
Circuits Empire et Planète – Grand Cinemas

 


Battle for Terra 3D
Animation d’Aristomenis Tsirbas

Fuyant la terre dévastée par des catastrophes environnementales, les êtres humains s’installent sur une magnifique planète nommée Terra, d’où ont été bannies toutes formes de guerres depuis bien longtemps. Dès leur arrivée, la planète est plongée dans le chaos. Mala, une habitante de Terra fait la connaissance d’un pilote humain blessé. Ils se rendront vite compte qu’ils ne sont pas si différents. Mais les ressources limitées de Terra ne peuvent suffire qu’à la survie d’une seule espèce.
Grand Cinemas

 


Bait 3D
Epouvante de Kimble Rendall

Au moment où un braqueur prend en otages les clients d’un supermarché d’une petite ville côtière en Australie, un violent tsunami frappe la côte, engloutissant la bourgade et le magasin. Un groupe d’individus se retrouve piégé dans ce supermarché inondé, sous le coup d’un braquage et menacé en plus par plusieurs requins tigres blancs qui cherchent des proies dans les rayons du supermarché. Avec Julian McMahon, Xavier Samuel, Sharni Vinson, Phoebe Tonkin, Alex Russel…
Circuit Empire – Grand Cinemas


 

 

Paranormal Activity 4
Horreur de Henry Joost et Ariel Schulman

En 2009 est sorti Paranormal Activity d’Oren Peli qui met en scène un jeune couple témoin de phénomènes surnaturels dans leur maison. Tourné à l’aide d’un budget presque dérisoire de 13500 $ et filmé avec le procédé du « found footage » de façon à faire croire que l’histoire est réelle, le long-métrage s’est avéré être un grand succès au box-office. Et la saga débute. Le 4e volet a lieu 5 ans après Paranormal Activity 2, qui se termine par la disparition de Katie et Hunter. Une famille est le témoin d’événements étranges qui surviennent dans leur voisinage quand une femme et un mystérieux petit garçon s’y installent.
Circuit Empire – Grand Cinemas


 


Le palmarès de BIFF
Le Beirut International Film Festival s’est achevé le jeudi 11 octobre par l’annonce et la remise des prix.
Compétition du meilleur court-métrage du Moyen-Orient :
-Bicycle de l’Irakien Rizgar Hussein: Aleph d’or.
-La Femme aux raisins du Libanais Mike Malajalian: Aleph d’argent.
-Leftover de la Libanaise Elham Abi Rached: 3e prix
-Starring Julia du Libanais Elie Fahed: Prix spécial du jury (prix Orbit).
Compétition du meilleur documentaire du Moyen-Orient
-The Gardener de l’Iranien Mohsen Makhmalbaf: meilleur documentaire.
-Goodbye Mubarak de la Libanaise Katia Jarjoura: meilleur réalisateur.
Amal de Nujoon Al Ghanem (Emirats arabes unis) et Eyes of freedom… Street of death des réalisateurs égyptiens Ahmad Salah Sony et Ramadan Salah: Prix spécial du jury ex æquo.

 



Nayla Rached



 

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Éditorial
L’Amérique la Syrie et les salafistes

Quand, en mars 2011, les premières manifestations se déroulent en Syrie, elles revendiquent pacifiquement la fin du régime. Celui-ci n’en a cure, il répond violemment, particulièrement à Daraa, où des enfants sont torturés. Les réformes promises par le président Assad ne convainquent pas et face à la brutalité de la répression, les opposants prennent les armes. Très vite, des dissidents de l’armée rejoignent l’insurrection et l’encadrent. Le colonel Riad el-Assad, commandant de l’Armée syrienne libre déclare, en juin 2011, que ses troupes défendront tous les Syriens, toutes confessions confondues. Alors que le régime dispose d’un arsenal important et que la Russie et l’Iran ne manquent pas de réapprovisionner ses stocks de munitions, la rébellion, elle, est réduite à ses prises de guerre. L’argent qu’envoient des émigrés syriens et des particuliers du Golfe aux insurgés ne peut combler le fossé. Les rebelles attendent que les pays arabes, et surtout l’Occident, à défaut d’intervenir sur le terrain, les approvisionnent en armements sophistiqués et suffisants. Rien n’est fait, les Américains ne veulent pas livrer d’armes, ils craignent que des salafistes les confisquent. Le conflit s’enlise, les insurgés sont débordés, ils reculent à Bab Amr, à Homs, devant la machine implacable de l’armée régulière. C’est alors qu’apparaissent les véritables groupes salafistes organisés. Présents dès le début, ils n’étaient qu’en petit nombre et marginalisés. Face à la violence du régime, leurs discours et leurs manières tout aussi violents, séduisent la population. Il est plus facile de tuer au nom de Dieu qu’au nom des hommes. Les banlieues pauvres et les campagnes sinistrées, abandonnées par le régime et l’islam traditionnel tolérant, plus occupés tous les deux à s’enrichir, prêtent l’oreille désormais aux jihadistes. Un discours simple, des sourates du Coran et des hadiths bien choisis et détournés, nourrissent la haine qui ne demande plus qu’à s’exprimer. Quand ces groupes commencent à se former, le Qatar et l’Arabie saoudite trouvent, en eux, d’excellents agents à leur prosélytisme d’un islam prétendument fondamentaliste. Les vannes des pétrodollars s’ouvrent généreusement, les salafistes sont inondés. Même certains groupes de combattants utilisent un langage islamiste dans leurs communiqués par opportunisme, pour avoir accès à cette manne. L’insurrection dépend de plus en plus des formations jihadistes. L’Amérique craignait que ses armes ne tombent en de mauvaises mains, c’est fait! Et de surcroît, grâce à ses alliés du Golfe. Mais cet argument seul ne tient pas la route. Echaudée par l’expérience libyenne, l’Amérique aurait parié sur un revirement de l’armée qui n’a pas eu lieu. Ne voulant pas s’engager directement, encore traumatisée par le fiasco irakien, elle préfère partager le fardeau avec d’autres. Cette politique qui met un terme à l’unilatéralisme, à l’interventionnisme des deux mandats Bush, est déjà appliquée ailleurs. Dans son conflit feutré avec la Chine, elle ne déploie plus uniquement sa flotte. Elle livre à la Corée du Sud de nouveaux missiles de longue portée, réchauffe ses relations avec le Viêtnam, l’ennemi d’hier, renforce sa présence militaire en Australie et n’est certainement pas loin du dernier conflit territorial entre la Chine et le Japon. Cette répartition des rôles, couplée à une présence physique plus discrète des Etats-Unis dans les zones de conflits, est expliquée en une phrase par Bertrand Badie, dans Le Monde du 6 octobre. Il écrit qu’un des effets de la mondialisation est l’augmentation de la part du commerce extérieur dans le PIB américain, qui passe de 10%, il y a cinquante ans, à 25% aujourd’hui. Il en déduit que «le paramètre stratégique compte infiniment moins que le paramètre économique». Pour corroborer ce propos, j’ajouterai les chiffres parus ce mois dans The American Interest, qui prévoient qu’en 2035, grâce aux nouveaux gisements de gaz et pétrole de schistes découverts en Amérique, ce pays réduira sa dépendance en hydrocarbure de 60% en 2005 à 35%, notamment par rapport au Moyen-Orient. L’Afrique, le Venezuela et le Canada pouvant pourvoir à la plus grande partie de ses besoins. Les Etats-Unis peuvent-ils admettre qu’un régime salafiste s’installe en Syrie et fasse de ce pays un nouvel Afghanistan? Une stratégie est établie pour servir un objectif. Les Américains doivent reconnaître que la leur a échoué puisque les salafistes sont aujourd’hui les mieux armés. Mais une stratégie peut être remplacée. Si, après les élections de novembre, le nouveau président ne change pas de politique, il confirmera ce que ses détracteurs ne cessent de répéter, que l’Amérique n’a, en fait, aucune ambition démocratique pour le Moyen-Orient. La Syrie sombrera définitivement.


 Amine Issa
   

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Les arguments de Hassan Nasrallah sur les Libanais qui ont pris les armes pour se défendre dans leurs villages situés en Syrie vous ont-ils convaincu?

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