Magazine Le Mensuel

Nº 3059 du vendredi 24 juin 2016

Expositions

Hugette Caland, Etel Adnan et Laure Ghorayeb

The doors of perception
Jusqu’au 30 juin, à la galerie Janine Rubeiz.

L’exposition présente les œuvres sur papier de trois artistes femmes très talentueuses: Etel Adnan, Huguette Caland et Laure Ghorayeb. Elles appartiennent à la même génération. Elles ont la même perception des choses et surtout de l’art. Leurs talents se côtoient pour le plus grand plaisir des pupilles.
Etel Adnan est née en 1925. Poétesse, écrivaine et artiste visuelle, elle a vécu aux Etats-Unis, en France et au Liban. Parfaitement trilingue, elle écrit en français, en anglais et en arabe. Elle est chevalier des Arts et des Lettres. Huguette Caland, quant à elle, est née en 1931. Elle commence à peindre à l’âge de 16 ans sous la tutelle de Fernando Manetti, un artiste italien qui réside au Liban. Elle est à la fois peintre, sculptrice et artiste conceptuelle. Elle a exposé son travail un peu partout dans le monde et ses œuvres appartiennent à de nombreuses collections privées. Enfin, Laure Ghorayeb est née en 1931. Elle a participé depuis les années 60 à une centaine d’expositions au Liban, au Moyen-Orient, en Europe et en Asie. Elle a remporté, en 1967, une mention honorifique à la Biennale de Paris et le premier prix en dessin de la Biennale d’Alexandrie en 1997. Elle a publié deux recueils de poèmes et de nouvelles, ainsi qu’un livre d’art. Une exposition qui vaut vraiment le détour.


Yoko Fukushima
Endless Tales
Jusqu’au 29 juillet, à la galerie Alice Mogabgab, Black box.
 
Yoko Fukushima présente pour sa première exposition au Liban trois installations récentes et un petit film. Oración de niña (La prière d’une petite fille), ce sont deux bougies qui représentent les jambes d’une fille qui prie. Berceau des mille lunes, c’est une toile d’araignée créée par la jeune artiste avec des perles blanches et grises. La toile renvoie une ombre mystérieuse sur les murs de la galerie. Swinging Humming est une balançoire soutenue grâce à deux longues mèches blondes. Yoko Fukushima revisite ici Rapunzel des frères Grimm. Elle traite du destin. Enfin, Oveja perdida (La brebis perdue) est une performance filmée lors d’un voyage en Espagne. Une projection montre l’artiste elle-même, ramassant des cailloux qu’elle a trouvés le long de son chemin, en les plaçant dans un panier sur son dos. Les cailloux s’accumulent et commencent à peser sur le corps tout comme la vie.
Yoko Fukushima est née en 1976 à Gumma, au Japon. En 1994, elle est admise à l’Université de Tokyo Kasei pour suivre des études d’arts plastiques et appliqués. En 1997, elle quitte le Japon pour s’installer à Paris où elle découvre la culture française, tout en étudiant la langue. En 1999, elle s’inscrit à l’Ecole des beaux-arts de Versailles d’où elle sort, en 2002, diplômée avec félicitations du jury.

Christiane Tager Deslandes
 

Agenda

Andrée Hochar Fattal.
Fruit défendu.     
Jusqu’au 25 juin, à la galerie Alice Mogabgab.

Nabil Nahas.
Toiles récentes.
Jusqu’au 30 juillet, à la galerie Saleh Barakat.

Exposition collective.
The arab nude: the artist as awakener.
Jusqu’au 1er août, à la galerie Rose and Shaheen Saleeby. AUB.

Exposition collective.
Esma’. Listen.
Jusqu’au 21 août, au Beirut Art Center.

Yto Barrada.
Faux guide.
Jusqu’au 26 août, à la galerie Sfeir-Semler.

Nadim Asfar.
Where I end and you begin.
Jusqu’au 5 août, à la galerie Tanit.

Jean-Michel Vinay.
Coccinelle.
Jusqu’au 15 juillet, à la galerie The Alternative.

 

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