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Nº 2942 du vendredi 28 mars 2014

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    Mahmoud Ghazal Libération. Jusqu’au 2 avril, à la galerie Zamaan. Cette exposition se tient en mémoire de l’artiste syrien au talent certain Mahmoud Ghazal, né à Alep en 1968 et décédé en 2010....
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Mahmoud Ghazal
Libération.

Jusqu’au 2 avril, à la galerie Zamaan.

Cette exposition se tient en mémoire de l’artiste syrien au talent certain Mahmoud Ghazal, né à Alep en 1968 et décédé en 2010. Les œuvres de ce peintre parti trop tôt mêlent la technique d’une part et les sentiments et la poésie d’autre part. La forme à la fois fluide et fondue dans l’espace est omniprésente dans ses œuvres. Ces dernières font partie de collections en France, en Espagne, en Hollande, aux Etats-Unis et en Arménie. Une exposition qui vaut certainement le détour.

Christiane Tager Deslandes
 

Sader, Roelandt, Ling Yong, Carrera
Parenthèse multilingue.

Jusqu’au 10 avril, à la galerie Exode.


Quatre artistes-peintres exposent leurs œuvres à la galerie Exode. Chacun à sa manière et avec sa technique propre révèle ses sentiments et ses émotions. Le résultat: des toiles variées qui font plaisir à voir. Ainsi Christel Roelandt, portraitiste autodidacte belge, a découvert son don pour la peinture lorsque son amie l’artiste May Ling Yong lui a offert son premier kit de toile et de la peinture. «Je ne soupçonnais pas que ce serait une telle passion, et je ne m’arrête pas depuis», explique-t-elle. C’est pour elle une source de grande joie. Bernard Sader, pour sa part, nous révèle ses toiles qui dévoilent un talent certain. May Ling Yong, artiste sino-allemande, a atterri au Liban lorsque ses parents ont ouvert le premier restaurant chinois au Moyen-Orient. Ses thèmes de prédilection sont le visage et le corps humain d’où les nombreux portraits et les nus. May Ling s’intéresse particulièrement aux thèmes et personnages religieux. Enfin, Sylvia Carrera, originaire de Barcelone, mélange différentes techniques: aquarelle, acrylique et huile. Elle s’inspire des couleurs, des lumières et de ses nombreux voyages. Selon Sylvia, «la vie dans toute sa perfection imparfaite est un cadeau entre nos mains».

Christiane Tager Deslandes
 

Agenda

Lara Zankoul. The unseen.
Jusqu’au 30 mars, à la galerie Ayyam.

Georges Daoud Corm. 1896-1971: Lebanese Painterly Humanism.
Jusqu’au 19 avril, à la galerie de l’AUB.

Mounira Al Solh.
Jusqu’au 22 juillet, à la galerie Sfeir-Semler.

Labyrinth.
Jusqu’au 20 avril, à la galerie Mark Hachem.

Anas Homsi. Effect.
Jusqu’au 29 mars, à l’Art Circle.

Alexandre Polozov.
Jusqu’au 29 mars, à l’Alba.

 

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Éditorial
Un monde décadent

Triste spectacle que celui qu’offraient les Arabes réunis au Koweït. Alors que la région bouillonne et que le monde, même occidental, souffre d’une crise économique et même sociale aiguë, le sommet qui réunissait les représentants des Etats arabes au Koweït sonne creux. Une fois de plus, il n’aura fait que confirmer les divergences qui opposent les pays de la région, divergences qu’ils ont tenté en vain de mettre en sourdine, faute de pouvoir les occulter. En quête de solutions à toutes ces crises, ils n’ont réussi qu’à confirmer, quasi officiellement, leurs faiblesses. Preuve de leur impuissance, la crise syrienne qui entre dans sa quatrième année, avec un bilan de milliers de morts et des millions de déplacés et de réfugiés, au milieu d’un silence assourdissant des dirigeants arabes impuissants à faire aboutir des négociations entre les rebelles et le régime syrien. Ils s’en sont remis au Conseil de sécurité après l’échec des rencontres de Genève et la navette du médiateur Lakhdar Brahimi. On a toujours dit que les Arabes étaient forts en engagements, mais incapables de les respecter. Ainsi, ils jurent, chose rare, d’une même voix, ne pas accepter de reconnaître Israël en tant qu’Etat juif. Mais cela ne reste que de l’encre qui sèche sur le papier. Même si le sujet a été abordé au Koweït et, une fois de plus, confirmé. Les participants au sommet ont voulu donner le change et éviter de mettre en avant leurs profondes dissensions. Ils ont échoué là aussi car celles-ci sont apparues du fait que sur les vingt-deux membres de la Ligue, seuls treize chefs d’Etat ont répondu «présents» au Koweït. Les autres se sont fait représenter par leurs ministres des Affaires étrangères, refusant visiblement de se retrouver côte à côte avec des homologues que tout divise. Ainsi Riyad, les Emirats et Bahreïn sont à couteaux tirés avec Doha d’où ils ont rappelé leurs ambassadeurs respectifs en signe de protestation contre ce qu’ils qualifient d’ingérences du Qatar dans leurs affaires internes, mais aussi pour son soutien aux Frères musulmans que l’Egypte et l’Arabie inscrivent dans le registre des terroristes. Enfin, comme on pouvait s’y attendre après des débats profondément stériles, le communiqué final ne pouvait être que ce qu’il fut et, comme a titré un média européen, ce ne furent que des paroles, et encore des paroles. Les Etats membres de la Ligue rassemblés au Koweït, loin d’être unis, se sont contentés de vagues recommandations classiques sans contenu réel. Les dirigeants censés évoquer et dénoncer l’offensive israélienne sur Gaza, se sont, sans grande surprise et sans illusions, limités à rappeler des mesures que les économistes préconisent, depuis plus de trente ans et qui concernent, notamment, l’agriculture, l’eau, les réseaux routiers, des projets industriels dans la Bande… Autant de sujets que l’on ressasse à chaque sommet arabe et qui demeurent lettre morte. Ainsi vont les Arabes qui, outre leurs antagonismes irrémédiables, souffrent d’un laxisme à toute épreuve. Il faut cependant relever la seule décision concrète votée par les participants au sommet du Koweït: la mise en place d’un fonds doté de deux milliards de dollars destinés à financer les petites et moyennes entreprises. «Une goutte d’eau dans un océan», commente un observateur. Au milieu de ce sombre tableau, le Liban, par la voix de son président, a évoqué son dilemme et ses difficultés à continuer à accorder un abri aux Palestiniens chassés de leurs terres depuis 1948 et rejoints, il y a déjà quatre ans, par des Syriens fuyant les combats particulièrement meurtriers de leur pays. Promesse d’aide lui a été faite. Reste à la remplir. Le Liban, comme chacun le sait et le dit depuis la nuit des temps, est pauvre en ressources naturelles, et riche en ressources humaines. Hélas nos cerveaux sont allés, à leur corps défendant, servir les pays arabes si riches en pétrole et si pauvres en compétences. Le monde est vraiment mal fait, on s’en rend compte malheureusement à travers toute la planète où les peuples de toutes origines connaissent une sorte de décadence, même si elle est particulièrement éclatante dans les pays auxquels nous appartenons.


 Mouna Béchara
   

Santé

Allergies respiratoires. En constante augmentation
L’incidence des maladies allergiques est en constante augmentation. La pollution figure en bonne place dans les explications pour la flambée…

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