22e édition du Festival du cinéma européen. Des films et des événements
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Nº 3038 du vendredi 29 janvier 2016

22e édition du Festival du cinéma européen. Des films et des événements

 
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    22e édition du Festival du cinéma européen. Des films et des événements
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Lancée le 25 janvier, la 22e édition du Festival du cinéma européen se poursuit jusqu’au 6 février au cinéma Métropolis, à l’Empire Sofil. Au programme, une quarantaine de films, reflet d’une diversité culturelle européenne et locale.

C’est avec le film néerlandais Borgman d’Alex van Warmerdam, nommé pour la Palme d’or 2013, qu’a été inaugurée la 22e édition du Festival du cinéma européen. Une édition qui propose aux Libanais, cinéphiles et amateurs du grand écran, une fenêtre ouverte sur la production la plus récente des pays membres de l’Union européenne (UE), ainsi que l’organisation d’autres événements spéciaux.
La chef de la Délégation de l’UE au Liban, l’ambassadeur Christina Lassen, qui présente ce festival pour la première fois, affirme que le monde que les spectateurs découvriront tout au long de ce festival, «n’est pas seulement un monde d’activités artistiques, mais aussi un monde d’une sensation familière de diversité, un monde où les émotions humaines, la peur, la joie, les rêves, les désespoirs, les difficultés et la victoire sont aussi universels que l’humanité elle-même».
Riche en films et en événements, la programmation de l’édition 2016 propose trente-trois longs métrages récents provenant des Etats membres de l’UE, permettant ainsi au public de voir des films primés aux grands festivals internationaux, ainsi que des premiers ou deuxièmes films de jeunes réalisateurs prometteurs. Certaines projections constituent des avant-premières avant la sortie des films dans nos salles de cinéma. A titre non exhaustif, citons Youth de Paolo Sorrentino, Trois souvenirs de ma jeunesse d’Arnaud Desplechin, Tale of tales de Matteo Garrone, Marguerite de Xavier Giannoli, 45 years d’Andrew Haigh, Inbetween worlds de Feo Aladag, Ida de Pawel Pawlikowski… et tant d’autres productions d’Espagne, d’Italie, de France, du Royaume-Uni, Grèce, Allemagne, Finlande, Danemark… ainsi que trois films pour jeune public.
Les trois pays invités du festival, la Suisse, la Serbie et la Norvège, proposent chacun un long métrage, respectivement Une cloche pour Ursli de Xavier Koller, Enclave de Goran Radovanovic et Louder than bombs de Joachim Trier. En clôture du festival, une production libanaise, 3 000 nights de Mai Masri, qui suit l’histoire de Layal, jeune Palestinienne. Layal se fait arrêter et incarcérer dans une prison israélienne hautement sécurisée. Elle y donne naissance à un garçon qu’elle élève dans cet espace carcéral où, tiraillée entre son instinct de mère et les décisions difficiles qu’elle doit prendre, elle trouve dans sa relation avec les autres prisonnières, palestiniennes et israéliennes, le moyen de s’assumer et devenir une jeune femme.

 

Un monde d’émotions universelles
Parmi les autres événements prévus au programme, un hommage à Omar Sharif, à travers la projection de Lawrence of Arabia, et la célébration du 400e anniversaire de la mort de Shakespeare avec de The taming of the shrew. A signaler également la sélection La comédie à l’européenne, qui propose quatre comédies européennes de France, d’Italie, d’Espagne et du Royaume-Uni.
Pour la 15e année consécutive, des projections de courts métrages des étudiants d’écoles libanaises d’audiovisuel auront lieu le vendredi 29 janvier, à 22h15, et le samedi 30 janvier, à 17h30. Afin d’encourager les jeunes talents, le festival décernera deux prix récompensant les meilleurs courts métrages, offrant ainsi aux gagnants la possibilité d’assister à l’un des grands festivals internationaux de courts métrages en Europe, grâce à la contribution du Goethe-Institut et de l’Institut français du Liban.
Le jury est composé de responsables culturels des ambassades et instituts culturels des Etats membres de l’UE au Liban, ainsi que de critiques de cinéma libanais. Christina Lassen remettra les prix le samedi 6 février.
Tant attendue, la soirée ciné-concert, qui aura lieu le lundi 1er février, à 20h, permettra aux cinéphiles-mélomanes d’assister à la projection du film Blackmail d’Alfred Hitchcock (1929) dans sa version restaurée, accompagnée d’une musique composée et interprétée par l’artiste d’électronique libanais Sary Moussa (Radiokvm). Cette année, autre événement spécial, ô combien d’actualité, hélas!, la projection du documentaire Trashed de la réalisatrice Candida Brady sur la pollution par les déchets solides, suivie d’une discussion sur le thème de la gestion des déchets au Liban et des efforts de l’UE pour aider le pays à lutter efficacement contre ce problème très pressant.
Finalement, à mentionner également que le festival sera transposé de région en région afin de s’adresser à l’audience la plus large possible à travers le pays. A l’issue de son déroulement à Beyrouth, des projections de certains films auront lieu à Saïda (4-5 février), Nabatiyé (4-6 février), Tyr (4-6 février), Jounié (8-12 février), Tripoli (11-13 février), Zahlé (16-18 février) et Deir el-Qamar (16-19 février), en collaboration avec l’Institut français du Liban sur place.

Nayla Rached
 

Billets en vente au cinéma-Métropolis: 5 000 L.L.
2 000 L.L. pour les courts métrages d’étudiants et 10 000 L.L. pour le ciné-concert.

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Éditorial
Tous coupables

Nous, citoyens libanais sans exception, sommes tous coupables et méritons la classe, dite dirigeante, que nous avons élue et réélue. Nous sommes coupables d’avoir attendu si longtemps, que cela soit devenu trop tard, pour leur réclamer des comptes que nous n’avons d’ailleurs pas obtenus. Il est vrai qu’une partie de la population a hurlé sa colère, au nom d’une majorité silencieuse, et lancé contre la caste politicienne des accusations de pollution aussi bien morale que politique. A quoi cela a-t-il servi? A des déchets qui s’amoncellent de plus en plus à tous les coins de rues, accompagnés de promesses mensongères, de solutions reportées de mois en mois et même d’année en année, dans un tourbillon de coûts faramineux qui valsent sans cesse laissant, encore une fois, planer des soupçons de magouilles.A des candidats à la présidence, affichés ou potentiels, l’un chassant l’autre, avec autant de succès annoncés pour les uns ou les autres. Et autant d’échecs garantis laissant la place vide. De «l’initiative» de Saad Hariri, laquelle, dit-on, mettait le général Michel Aoun sur le chemin du palais présidentiel, au même Saad Hariri qui, soudain, prenait sous ses ailes le leader des Marada, petit-fils de l’ancien président Sleiman Frangié, la réaction immédiate, et certainement calculée, de Samir Geagea a fait prendre le chemin de Maarab au général Aoun, accompagné cette fois de toute sa smala politique, pour sabler le champagne de la rencontre interchrétienne et à la gloire du supposé futur chef de l’Etat… Dans cet imbroglio, chacun puise ce qu’il veut. Même si les doutes ont la dent dure, tous les souhaits vont vers une réelle réconciliation des deux pôles maronites politiques que rien ne semblait, il n’y a pas si longtemps, devoir rapprocher. Quelles seront les relations futures de Michel Aoun et des principales composantes du 8 mars? A-t-il le feu, sinon vert, du moins orange, de la coalition à laquelle il est allié pour se lancer dans cette aventure? Comme on ne peut pas croire que Samir Geagea se soit passé d’un assentiment, aussi discret qu’il puisse être, de ses alliés du 14 mars. A ce sujet, les démentis vont bon train, chacun assurant sauvegarder ses affinités politiques, ce qu’on peut difficilement croire et, peut-être surtout, se faire accepter par les alliés de l’un ou l’autre. Tout cela en attendant qu’émerge de la manche d’on ne sait quel courant, un troisième prétendant à un fauteuil qui n’est pas près d’être occupé. Rares sont les optimistes, les plus crédules, qui y croient encore, du moins à court terme.Certains ont jubilé devant le spectacle des larges sourires de la réconciliation de deux leaders que les tendances politiques séparaient depuis une trentaine d’années. Il aura fallu la crise aiguë que vit le pays pour croiser les chemins parallèles de deux adversaires de très longue date. Rien ne nous fera croire, malgré notre ingénuité politique, que l’Esprit saint a éclairé soudain les anciens rivaux et les a fait se retrouver en nouveaux complices sinon en amis.Mais la faiblesse du pouvoir, pour ne pas dire son absence quasi totale, ne peut qu’avoir des répercussions nocives sur tous les secteurs. Le Conseil des ministres censé, selon la Constitution, gouverner en l’absence du chef de l’Etat, est lui-même paralysé par ses contradictions internes.Ne resterait-il à nos «ténors» qu’à se tourner vers l’étranger le plus influent? La Syrie étant hors circuit, il fallait trouver un autre parrain. Est-ce la France de Hollande? N’a-t-elle pas d’autres chats à fouetter? Est-ce l’Iran avec son clair parti pris? Le général Aoun sera-t-il encore un privilégié du camp du 8 mars? Est-il déclassé par Sleiman Frangié? N’y a-t-il pas dans la course à la présidence d’autres candidats au moins aussi valables que les deux chevaux actuellement en piste?Le fait est que, chaque fois qu’un nom est mis en avant, tous les pronostics misent sur un autre gagnant. Et tout est remis en question. Les médias, presse et télévisions, toutes tendances confondues, prévoient et annoncent un report prolongé d’une élection tant disputée. Reste, qui sait, le miracle qui viendrait de la rencontre au Vatican du patriarche maronite et du chef de l’Eglise catholique.Y aurait-il, enfin, de nouvelles coalitions imprévisibles? Les pronostics sont difficiles, mais vont bon train.


 Mouna Béchara
   

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