Beirut Waterfront. Les investissements se multiplient !
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Nº 3079 du vendredi 7 juillet 2017

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Un petit Dubaï au cœur de Beyrouth, c’est par ces mots que les experts immobiliers décrivent la région foncière la plus prisée du pays, Beirut Waterfront. La région est en plein développement avec le début des travaux de la marina est ainsi que d’un futur parc près de Zaytuna Bay.



C’est l’une des plus belles et des plus chères régions foncières du pays. Beirut Waterfront ou le front de mer de Beyrouth connaît depuis quelques années déjà, des investissements en série jusque là concentrés dans le secteur de la nightlife avec des lieux devenus emblématiques comme la discothèque The One, Seven Sisters ou encore le Music Hall Waterfront.
Aujourd’hui, les investissements se diversifient au résidentiel et à l’activité commerciale. Le développement de la région ne fait que commencer. Solidere dispose en effet encore d’1,7 millions de mètres carrés constructibles ou à développer sur le front de mer. En attendant de trouver des acheteurs, la société rentabilise son espace en louant certains terrains pour le développement de grands projets. La société travaille actuellement sur la seconde marina, la marina est, dont les travaux devraient débuter très prochainement pour être finalisés d’ici deux ou trois ans. Coût de l’opération: environ 50 millions de dollars.
Par la suite, l’aménagement d’un parc, situé à proximité de Zaytuna Bay, débutera, un projet qui s’étendra sur une superficie de 70 000 m2, tandis que le prolongement de la corniche sur le front de mer s’étalera sur 1,3 km2.
Autant de projets qui donnent des idées aux investisseurs que ce soit dans le domaine résidentiel ou commercial. En septembre prochain, c’est un autre projet de grande envergure qui devrait voir le jour juste à côté du Music Hall Waterfront, initié par l’homme d’affaires, Bilal Nahouli. A l’heure de mettre sous presse, il était encore en quête d’un nom pour ce qui constituera un cluster d’un nouveau genre à Beyrouth.
«Il y aura le mot ‘park’ dans le nom puisque l’idée est de créer un espace vert en plein air mais nous planchons encore sur le nom définitif. Je ne voulais pas d’un autre centre commercial avec de grandes enseignes franchisées, mais un lieu où je pourrais aller promener mon chien, me balader, boire un verre, déjeuner et pourquoi pas, danser jusqu’au bout de la nuit», avoue-t-il.

Locations sélectives
La société de Bilal Nahouli, Beirut urban development, a ainsi investi 2 millions de dollars pour ce projet qui s’étendra sur 3 800 m2 et comprendra 11 boutiques, 13 restaurants ou cafés, un nightclub AHM et une piscine. Il devrait engendrer quelque 500 emplois. «Les loyers prélevés varieront entre 600 et 800 dollars par mètre carré et par an, ce qui est comparable à certains quartiers comme Hamra, alors que nous sommes dans la région la plus chère de la ville», souligne l’entrepreneur.
«L’idée de ce nouvel espace est de créer une sorte de  famille, une communauté. C’est pour cette raison que nous ne louerons pas à qui le souhaitera. Nous privilégierons plutôt les marques locales, start-up ou designers émergents et talentueux afin de faire rayonner Beyrouth comme une destination artistique et influente dans le monde de la création, de la musique, des nouvelles technologies», insiste Bilal Nahouli.
Face au développement fulgurant de la région, la question se pose alors de savoir comment le marché immobilier pourrait évoluer dans cette région de Beyrouth. «C’est une zone parmi les plus prisées du Liban, insiste Guillaume Boudisseau, expert immobilier à Ramco. Elle concerne surtout des projets à très long terme. Les investisseurs sont ceux qui croient au potentiel de Beyrouth. Les projets portent sur de très grandes surfaces pour de très gros montants. Il faut souligner que les investisseurs sont de grands groupes qui bénéficient de paiements échelonnés sur plusieurs années avec Solidere. Plusieurs projets résidentiels sur cette partie de la ville sont ainsi en cours. Il sera possible d’acquérir un appartement sur le front de mer pour des prix d’achat qui avoisineront les 8 000 à 10 000 dollars le mètre carré. A titre de comparaison, au centre-ville, dans un quartier comme Starco par exemple, le mètre carré varie entre 6 000 et 7 000 dollars».

Soraya Hamdan

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Éditorial
Confiance déficitaire

Face aux immenses défis, notamment économiques, auxquels le Liban est confronté, les hommes politiques font figure de nains essayant, comme Atlas, de soulever sur leurs épaules la voûte céleste. Le temps précieux perdu en verbiage et en fanfaronnades autour de la loi électorale aurait pu être investi dans une profonde réflexion pour imaginer des idées, élaborer des plans et trouver des ressources permettant à l’économie de se redresser. Au lieu de cela, la classe politique a dilapidé, à coups de polémiques inutiles et de chamailleries stériles, une grande partie du capital-confiance du nouveau mandat, clé de voûte de tout projet d’avenir.De fausses batailles sont menées au nom de la défense du destin du Liban, qui résiderait, à en croire certains hommes politiques, dans le code-barre d’une carte magnétique. Pendant ce temps, la dette publique continue de gonfler et les capacités de l’Etat à trouver des ressources pour son financement deviennent de plus en plus aléatoires. L’ingénierie financière imaginée il y a presque un an par le gouverneur de la BDL serait à bout de souffle. C’est l’Association des banques du Liban (ABL) qui l’annonce, dans son rapport annuel. L’ABL exprime sa crainte de voir les dépôts, attirés l’année dernière par le montage de Riad Salamé, refaire le chemin inverse.Cette mise en garde illustre une inquiétude à peine voilée de la part des banques de ne pas voir affluer au Liban, en 2017 et 2018, des capitaux en quantités suffisantes pour couvrir les besoins de l’Etat libanais en financement, et du secteur privé en investissements. L’incertitude est alimentée par des facteurs régionaux, nés de la profonde division qui a frappé le Conseil de coopération du Golfe (CCG) après le bras de fer entre l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis d’un côté, le Qatar de l’autre. L’absence de perspectives positives concernant une remontée du prix du pétrole n’améliore pas la situation. Les émigrés, qui ont longtemps contribué généreusement aux transferts de capitaux vers la mère-patrie, sont contraints de se serrer la ceinture à cause de ces fâcheux développements. D’ailleurs, un début de mouvement de retour des familles de travailleurs libanais du Golfe, dissuadés par la cherté de vie, est enregistré.Le moins que l’on puisse dire est que la conjoncture n’est pas favorable au Liban. Il y a certes des éléments positifs, comme le redémarrage du tourisme après cinq années de recul. Cela reste toutefois insuffisant pour relancer des pans entiers de l’économie.Une meilleure gouvernance, la lutte contre la corruption, l’amorce de réformes et le début de l’exploitation des ressources en hydrocarbures auraient pu apporter, partiellement, des solutions de rechange. Mais ce ne sont pas des hommes politiques comateux ou qui jouent aux Don Quichotte qui seront capables de le faire.


 Paul Khalifeh
   

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