Banques commerciales. Hausse de 0,72% des actifs consolidés
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Nº 3002 du vendredi 22 mai 2015

Banques commerciales. Hausse de 0,72% des actifs consolidés

 
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    Banques commerciales. Hausse de 0,72% des actifs consolidés
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Les avoirs consolidés des banques commerciales se sont élevés à 176,95 milliards de dollars à fin mars 2015, soit une croissance de 0,72% depuis le début de l’année en cours et une progression de 6,47% sur un an. Le total des réserves, qui représentent une part de 36,47% des actifs, s’est accru de 1,02% au premier trimestre 2015, à 65,54 milliards $. Les prêts au secteur privé, dont la part est de 28% des avoirs consolidés, ont augmenté de 0,48% aux trois premiers mois de 2015, atteignant 51,14 milliards $. Cette progression était tributaire à la hausse de 2,13% des avances consenties au secteur privé en livres. Toutefois, cette amélioration a été allégée en partie par un recul de 0,05%, à 38,44 milliards $ de prêts accordés au secteur privé en devises étrangères sur la période couverte. Quant aux créances du secteur public, représentant 22,01% du total des actifs, elles ont enregistré une hausse de 4,27% de janvier à mars 2015, représentant 38,94 milliards $ fin mars dernier. Par conséquent, les bons du Trésor en livres ont reculé de 0,79%, à 20,77 milliards $, alors que les euro-obligations ont progressé de 10,84 milliards $ au premier trimestre 2015, représentant 20,39 milliards $ fin mars dernier.

Port de Beyrouth
L’activité augmente de 10,5% en avril

L’activité au port de Beyrouth a connu une hausse exceptionnelle en avril de l’ordre de 10,5% sur un an, atteignant 21,47 millions de dollars, soit le niveau le plus élevé enregistré au cours des derniers cinq mois. Ce phénomène serait dû à un apaisement du conflit entre les antagonistes concernant le remblaiement du IVe bassin, à la hausse de 15% des prix de l’or noir sur les marchés internationaux au 4e mois de l’année en cours, en plus des difficultés d’acheminement des marchandises par voie terrestre, dopant le transport maritime aux dépens du transport routier. La progression des revenus du port en avril dernier a tiré à la hausse ses recettes, qui ont totalisé 72,17 millions $ au cours des quatre premiers mois de 2015, soit une croissance de 5,98% en dépit de la faible performance au premier trimestre.

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Éditorial
La fin de l’Histoire

Les hordes de l’Etat islamique se sont emparées de la magnifique cité antique de Palmyre, l’un des sites archéologiques les plus riches et les mieux conservés du Levant. Au-delà de la beauté des pierres, de la majesté des temples, de la splendeur des colonnades torsadées et des impressionnants monuments funéraires vieux de 2000 ans, Palmyre est un symbole. Celui d’un Machrek, berceau et creuset d’illustres civilisations, dont l’apport à l’Humanité fut crucial; symbole d’un passé glorieux, trait d’union entre l’Orient de Zénobie et l’Occident d’Aurélien, d’une continuité dans la marche de l’Histoire, d’un pluralisme ethno-religieux, qui fait la richesse de cette partie du monde. Les armées du conquérant de la Syrie, Khaled Ibn el-Walid, tout droit sorties du désert d’Arabie, n’ont pas tenté de détruire Palmyre ou d’autres sites du Levant. Les califes omeyades et abbassides, les Fatimides, les croisés, Saladin, les Mongols, les Mamelouks, les Ottomans, les colonisateurs franco-britanniques, aucun de ceux qui ont occupé, ou dominé, notre région au fil des siècles n’a songé à démolir ces vestiges du passé. Certains ne s’y intéressaient pas, d’autres, en revanche, les ont mis en valeur, estimant que pour grandir, il fallait savoir apprécier les grandes choses.Les crimes perpétrés par Daech contre les peuples du Levant et leur patrimoine archéologique n’ont pas d’équivalent dans le passé des Arabes et de l’islam. Pour cette excroissance monstrueuse d’al-Qaïda, l’Histoire commence il y a quatorze siècles, et tout ce qui vient avant doit disparaître, ce qui vient après doit faire l’objet d’une impitoyable révision afin d’en éliminer les impuretés. C’est cela l’islam du désert, dont la vocation est bien loin des préceptes du prophète Mohammad et de ceux qui, après lui, ont dirigé sa Oumma. En effaçant les traces du passé, Daech veut détruire les symboles qu’elles représentent, pour que domine sa vision d’un monde uniforme, plat, formaté, monotone, totalitaire, injuste, arbitraire, lassant et désespérant. Et c’est en construisant cet enfer, à coups de têtes tranchées, de femmes et d’enfants réduits à l’esclavage, de minorités déracinées, et de populations martyrisées, qu’Abou Bakr el-Baghadadi promet à ses hommes le paradis.Le monde n’a pas encore pris la mesure du danger que représente ce groupe pour l’Humanité. Certains pays dits «civilisés» ne déploient pas les moyens nécessaires pour endiguer sérieusement l’avancée de Daech. Sinon comment expliquer le fait que cette organisation, soumise depuis neuf mois à des bombardements aériens quotidiens menés par des dizaines d’avions, parvient toujours à agrandir son territoire? Des Etats de la région continuent de trouver des convergences d’intérêts avec Abou Bakr el-Baghdadi, partant du principe que «l’ennemi de mon ennemi est mon ami». Le plus dangereux est cette tentative pernicieuse de réhabilitation du Front al-Nosra, la branche syrienne d’al-Qaïda, que certains espèrent voir rayé de la liste des organisations terroristes des Nations unies. Même au Liban, il existe des naïfs qui se croient à l’abri de la menace de Daech dans toutes ses versions, et pensent jouir d’une marge de manœuvre assez large pour jouer aux malins, dans l’espoir de régler des comptes politiques avec leurs adversaires locaux. Ils n’ont pas compris que la menace est globale, que personne n’y échappera, et que l’heure de l’union sacrée a sonné depuis longtemps. 



 Paul Khalifeh
   

Santé

Les conséquences de l’accident vasculaire cérébral. Lésions, séquelles, handicaps
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