Troubles mnésiques. Lutter contre l’oubli
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Nº 3079 du vendredi 7 juillet 2017

Troubles mnésiques. Lutter contre l’oubli

 
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    Vous est-il déjà arrivé d’oublier vos clés? De perdre votre téléphone? De manquer un rendez-vous? Soyez rassurés: les troubles mnésiques concernent tout le monde. À partir de l’âge de 20 ans,...
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Vous est-il déjà arrivé d’oublier vos clés? De perdre votre téléphone? De manquer un rendez-vous? Soyez rassurés: les troubles mnésiques concernent tout le monde.

À partir de l’âge de 20 ans, la vitesse de capacité mentale baisse, notamment en raison du stress, comme le précise le Dr Fadi Abou Mrad, neurologue. Pour comprendre le phénomène des troubles de la mémoire, il faut rappeler les quatre étapes du processus de mémorisation :

● L’apprentissage, qui consiste en l’analyse d’une «information» sensorielle.
● La mémoire immédiate ou le maintien d’une trace sensorielle au niveau cérébral.
● Le stockage mnésique se fait dans le lobe temporal. Il s’agit d’un processus associatif permettant de consolider l’information dans le temps et d’éviter sa perte.
● Le rappel mnésique a lieu dans le lobe frontal et est relatif aux souvenirs.
Couvrant à la fois les troubles de l’acquisition d’un souvenir (encodage), les troubles du maintien du souvenir (stockage) et les troubles de réutilisation de l’information stockée (récupération), les troubles mnésiques sont très fréquents dans la population générale. A quoi sont-ils dus? Les causes sont multiples. La mémoire peut, en effet, être affectée par le manque de sommeil, un trouble psychologique transitoire comme le stress ou la dépression, un traumatisme crânien, un accident vasculaire cérébral, une maladie neurologique (tumeur au niveau du cerveau, anomalie des vaisseaux sanguins, etc.), une prise de certains médicaments ou de toxiques (somnifères, intoxication alcoolique chronique, etc.), une carence nutritionnelle (surtout une carence en vitamine B1).

Symptômes et traitements
Il existe plusieurs types de troubles mnésiques. Seuls une consultation médicale et un bilan neuropsychologique permettent d’en déterminer les causes et les symptômes pour procurer au patient un traitement adéquat. Toutefois, la prise en charge est généralement pluridisciplinaire. Il faut d’abord commencer par distinguer l’amnésie antérograde de l’amnésie rétrograde. La première touche la mémoire immédiate. L’individu éprouve alors des difficultés à enregistrer des souvenirs récents, mais se remémore parfaitement de ceux de son enfance. En revanche, une personne atteinte d’amnésie rétrograde est incapable de se souvenir des faits survenus avant l’apparition des troubles mnésiques. Ce type de «dysfonctionnement de la mémoire» concerne donc les souvenirs anciens. Malheureusement, il n’existe pas de médicaments ou de traitements pharmacologiques contribuant à une «guérison» totale. Une fois le bilan paramédical établi, il est possible de déterminer le type d’atteinte de la mémoire ainsi que les problèmes qui lui sont associés. La prise en charge repose alors sur la «rééducation». Il s’agira là de d’abord renforcer la mémoire déficitaire en la faisant travailler sur des exercices spécifiques. Le patient devra ensuite «apprendre» à développer sa capacité de compréhension et d’organisation des informations et à hiérarchiser ses dernières. Dans un troisième temps, place à l’assimilation des automatismes. Cette étape concerne ceux qui sont atteints de déficits mnésiques sévères. Ces derniers devront être «initiés» aux gestes de la vie quotidienne, sans avoir recours à la conscience. Ajoutons à cela les aide-mémoires, comme les alarmes, les agendas, les indications, etc. qui contribuent fortement à l’amélioration de la performance mnésique.

Natasha Metni

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Éditorial
Confiance déficitaire

Face aux immenses défis, notamment économiques, auxquels le Liban est confronté, les hommes politiques font figure de nains essayant, comme Atlas, de soulever sur leurs épaules la voûte céleste. Le temps précieux perdu en verbiage et en fanfaronnades autour de la loi électorale aurait pu être investi dans une profonde réflexion pour imaginer des idées, élaborer des plans et trouver des ressources permettant à l’économie de se redresser. Au lieu de cela, la classe politique a dilapidé, à coups de polémiques inutiles et de chamailleries stériles, une grande partie du capital-confiance du nouveau mandat, clé de voûte de tout projet d’avenir.De fausses batailles sont menées au nom de la défense du destin du Liban, qui résiderait, à en croire certains hommes politiques, dans le code-barre d’une carte magnétique. Pendant ce temps, la dette publique continue de gonfler et les capacités de l’Etat à trouver des ressources pour son financement deviennent de plus en plus aléatoires. L’ingénierie financière imaginée il y a presque un an par le gouverneur de la BDL serait à bout de souffle. C’est l’Association des banques du Liban (ABL) qui l’annonce, dans son rapport annuel. L’ABL exprime sa crainte de voir les dépôts, attirés l’année dernière par le montage de Riad Salamé, refaire le chemin inverse.Cette mise en garde illustre une inquiétude à peine voilée de la part des banques de ne pas voir affluer au Liban, en 2017 et 2018, des capitaux en quantités suffisantes pour couvrir les besoins de l’Etat libanais en financement, et du secteur privé en investissements. L’incertitude est alimentée par des facteurs régionaux, nés de la profonde division qui a frappé le Conseil de coopération du Golfe (CCG) après le bras de fer entre l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis d’un côté, le Qatar de l’autre. L’absence de perspectives positives concernant une remontée du prix du pétrole n’améliore pas la situation. Les émigrés, qui ont longtemps contribué généreusement aux transferts de capitaux vers la mère-patrie, sont contraints de se serrer la ceinture à cause de ces fâcheux développements. D’ailleurs, un début de mouvement de retour des familles de travailleurs libanais du Golfe, dissuadés par la cherté de vie, est enregistré.Le moins que l’on puisse dire est que la conjoncture n’est pas favorable au Liban. Il y a certes des éléments positifs, comme le redémarrage du tourisme après cinq années de recul. Cela reste toutefois insuffisant pour relancer des pans entiers de l’économie.Une meilleure gouvernance, la lutte contre la corruption, l’amorce de réformes et le début de l’exploitation des ressources en hydrocarbures auraient pu apporter, partiellement, des solutions de rechange. Mais ce ne sont pas des hommes politiques comateux ou qui jouent aux Don Quichotte qui seront capables de le faire.


 Paul Khalifeh
   

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