Maladie de Parkinson Une durée de vie prolongée de 15 à 20 ans
Logo

Nº 3076 du vendredi 7 avril 2017

Maladie de Parkinson Une durée de vie prolongée de 15 à 20 ans

 
  • taille de la police diminution de la taille de police diminution de la taille de police augmentation de la taille de police increase font size
  • A
    De
    Message
    Maladie de Parkinson Une durée de vie prolongée de 15 à 20 ans
    Maladie dégénérative causée par une défaillance de sécrétion de la dopamine, le Parkinson touche 1% de la population libanaise. Même si cette pathologie reste encore incurable, les traitements actuels permettent...
  •  
Notez cet article
(0 votes)
A- A+

Maladie dégénérative causée par une défaillance de sécrétion de la dopamine, le Parkinson touche 1% de la population libanaise. Même si cette pathologie reste encore incurable, les traitements actuels permettent au malade de vivre plus longtemps.  


Comme tout autre phénomène, le vieillissement des populations présente des avantages et des inconvénients, dont le développement accru de la maladie de Parkinson, qui survient notamment avec l’âge. C’est dans une région anatomique bien définie dans le cerveau, le locus niger ou ce qu’on appelle la substance noire, que tout se déclenche, comme l’explique le Dr Halim Abboud, neurologue. Cette zone, qui fait partie des noyaux du système nerveux, joue un rôle important dans la sécrétion de la dopamine, l’hormone responsable de la régulation des mouvements du corps. Une destruction des neurones de la substance noire mène inéluctablement à une insuffisance en dopamine, provoquant les tremblements si caractéristiques de cette maladie, ainsi qu’une dégénérescence progressive.
Si elle est généralement plus fréquente chez les personnes âgées, la maladie de Parkinson est aussi susceptible d’apparaître chez les jeunes, par hérédité. En effet, la mutation d’un gène bien spécifique, le gène Parkin, peut déclencher la maladie précocement et bouleverser profondément le quotidien de l’individu qui en est atteint, d’autant qu’il s’agit d’un sujet jeune. D’autres facteurs, tels que les traumatismes répétés au niveau de la tête (ce fut le cas du grand boxeur Mohamed Ali, décédé de complications survenant, en raison du Parkinson) et certains produits toxiques, pouvant attaquer une région bien ciblée du cerveau, sont au cœur de cette maladie dégénérative.

La triade de la maladie de Parkinson
Trois symptômes cardinaux caractérisent la maladie, d’après le Dr Abboud : les tremblements, la raideur et la lenteur. Les tremblements agissent sur le corps durant le temps de repos et de manière asymétrique. En d’autres termes, ce ne sont pas, par exemple, les deux mains qui «vibrent» (dans ce cas, il s’agira de tremblement essentiel, maladie neurologique qui touche le corps au repos ou lors de gestes précis, à ne pas confondre avec la maladie de Parkinson), mais une seule. Ajoutons à cela que tout «Parkinsonien» court le risque de devenir amimique (subissant, dans ce sens, une réduction de la mobilité du visage, indépendante de toute paralysie).

La «lune de miel»
Comme le manque de dopamine est à l’origine de la maladie, le meilleur traitement consistera à combler cette «carence». Ainsi, en prenant de la dopamine par voie orale, le «Parkinsonien» récupère son état normal. Cette «guérison», qui s’inscrit dans une phase qu’on appelle la «lune de miel», n’est toutefois pas indéfinie. Passé un certain nombre d’années, le processus qui a déclenché, au départ, la mort des neurones fabriquant la dopamine, est réactivé et la maladie devient alors incontrôlable. Bien que d’autres moyens existent aussi pour lutter contre le Parkinson, le malade arrivera toujours à un stade où le traitement ne donnera plus d’effet, mais gagnera 15 à 20 ans supplémentaires.
La chirurgie fait aujourd'hui partie des traitements auxquels on a recours pour se soigner. Le Dr Abboud explique ainsi que «le cerveau de l’individu qui souffre de Parkinson comporte des parties hyperactives». Pour limiter cela, une électrode, reliée à un pacemaker ou stimulateur cardiaque (dispositif introduit dans l’organisme, fournissant des impulsions électriques), est implantée dans la région en question, provoquant une nette amélioration, notamment au niveau des symptômes cliniques de la maladie.

Nouvelles découvertes. La dégénérescence de la structure cérébrale se trouvant à l’origine de la maladie de Parkinson, de récents essais ont permis de montrer qu’une greffe de neurones, rendue possible grâce à une transplantation de cellules capables de remplacer les neurones perdus et de sécréter de la dopamine, pourrait se substituer à toute prise de médicaments.

Natasha Metni

Plus dans cette rubrique:

Ecrivez un commentaire

Assurez-vous d’avoir inscrit les informations requises, là où c’est indiqué.

Éditorial
Saturation et indécence

Les interprétations optimistes des indicateurs économiques et les déclarations rassurantes des dirigeants ne cachent pas la réalité: l’économie tarde à prendre son envol. Les pronostics des institutions financières internationales et des cabinets d’études restent d’ailleurs assez modestes, même s’ils prévoient une légère amélioration. Le Fonds monétaire international (FMI) s’attend à une croissance de 2% en 2017, Business Monitor International (BMI, Grande-Bretagne) prévoit un taux de 2,2% et le fournisseur de données indépendant, Economena Analytics, pense que la croissance s’établira autour de 2,5%.Comment pourrait-il en être autrement lorsque les moteurs de croissance traditionnels du Liban, que sont le tourisme, l’immobilier et la construction, «ont subi des revers», comme le souligne le FMI dans son rapport sur le pays du Cèdre.Il n’y a d’ailleurs nul besoin de lire ce rapport pour mesurer l’étendue du marasme économique. Rien ou presque n’encourage les Libanais à reprendre la consommation, et ce ne sont pas les quelques milliers de clients des restaurants – ce sont les mêmes qui tournent d’un établissement à l’autre –, qui démentiront cette réalité.      Certes, l’approbation du projet de budget 2017 par le gouvernement, le vote des décrets sur le pétrole et le gaz, les propositions de loi pour lutter contre la corruption au sein de l’administration publique et pour protéger les lanceurs d’alertes, le plan de réforme du secteur de l’électricité… sont des mesures louables. Mais il y a tellement à faire dans tous les domaines, que tous les efforts entrepris jusqu’à présent, semblent insuffisants pour que redémarre l’économie.Et même si des réformes structurelles étaient lancées tous azimuts, le Liban continuera à traîner un énorme boulet, celui des réfugiés syriens, qui représentent plus d’un tiers de la population. Cela «est éprouvant pour les communautés locales, créant de la pauvreté, du chômage, et ajoutant de la pression sur les infrastructures et les finances publiques déjà fragilisées», souligne le FMI. Selon l’institution internationale, le coût indirect de la présence des réfugiés syriens aurait dépassé les 2,5 milliards de dollars en termes de dégradation des services publics.Les conséquences de la présence de ce nombre de réfugiés sont encore plus pernicieuses. L’Association des commerçants de Beyrouth (ACB) dénonce la compétition déloyale des Syriens installés au Liban pour les sociétés, les entreprises, les petites entreprises, les usines et les divers chantiers. L’ACB évoque un «cycle économique syrien qui prospère et se développe à l’intérieur de l’économie libanaise» et à ses dépens. «Même si tous les touristes du monde venaient au Liban, cela ne règlerait pas la crise car nous sommes confrontés à un problème structurel provoqué par la concurrence faite à l’économie libanaise par une autre économie», prévient l’ACB.Le Liban a donc atteint le point de saturation aussi bien au plan démographique qu’économique. La situation est d’autant plus grave que la communauté internationale n’a jamais tenu ses engagements financiers, ce qui a poussé le FMI à l’interpeler, en estimant qu’elle «doit jouer un rôle-clé pour répondre à la crise des réfugiés». «Le Liban a besoin et mérite un appui important», indique le rapport de l’institution financière internationale.A défaut d’une aide directe au Liban, qui pourrait ne jamais arriver, les agences de l’Onu et autres ONG devraient au moins avoir la décence d’acheter sur le marché libanais et aux entreprises locales les produits alimentaires, médicaux et autres, fournis aux réfugiés, au lieu d’aller s’approvisionner sur les marchés extérieurs. Cela permettrait de remplir quelques lignes dans les carnets de commandes, désespérément vides, de l’industrie libanaise.


 Paul Khalifeh
   

LES CHIFFRES

Hôpitaux: pas assez de lits
Entre 2005 et 2015, le nombre de patients admis dans les hôpitaux privés est passé de 550 000 à 850 000 par an. Cette progression est tributaire de plusieurs facteurs, dont celui…

Combien ça coûte

Le permis de conduire
En théorie, le permis de conduire coûte 268 000 L.L., soit 179 dollars. En passant par les bons soins d'une auto-école, ce coût peut grimper jusqu'à 450 000 L.L.. «C’est le prix…

Bannière
Designed and Developed by:   iBaroody
© Magazine.com.lb 2016 All Rights Reserved